Blancpain

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Blancpain
logo de Blancpain

Création 1735
Dates clés 1983
Fondateurs Jehan-Jacques Blancpain
Personnages clés Jean-Claude Biver
Forme juridique Société anonyme (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Paudex
Drapeau de Suisse Suisse
Direction Marc A. Hayek
Actionnaires Swatch Group
Activité horlogerie
Produits montres
Société mère Swatch Group
Site web http://www.blancpain.ch

Blancpain est une entreprise horlogère suisse de prestige faisant partie du Swatch Group. Aujourd'hui, elle connaît le même positionnement marketing Prestige et luxe que Breguet, l'autre marque de luxe du groupe.

Histoire[modifier | modifier le code]

La marque aurait été fondée en 1735 à Villeret par Jehan-Jacques Blancpain. En 1815, l’arrière-petit-fils de Jehan-Jacques Blancpain, Frédéric-Louis, alors dirigeant de Blancpain, transforme l'atelier artisanal en unité de production en série. Il innove en remplaçant le dispositif à roue de rencontre par un échappement à cylindre. En 1865, Blancpain fait bâtir une usine de deux étages sur le bord de la rivière Suze qui fonctionne à l'énergie hydraulique. En 1926, Blancpain s'associe avec l'horloger John Harwood pour créer la première montre-bracelet automatique[1].

Lors de la crise horlogère des années 1970, elle est entre les mains de la SSIH. Elle est finalement rachetée et relancée en 1983 par Jean-Claude Biver[2] et Jacques Piguet. Ils en feront une marque de luxe, cultivant l'esprit de la tradition horlogère. Le succès venu, ils la revendront au Swatch Group.

La manufacture de la marque est située dans le village du Brassus, dans la vallée de Joux, sur le lieu d'origine de la marque, ainsi qu'à Paudex. En 2007, son patron est Marc A. Hayek, petit-fils de Nicolas Hayek.

En août 2009, le premier ministre russe Vladimir Poutine offre une Blancpain à un modeste berger devant les flashs des journalistes, un modèle Léman Aqualung Grande Date estimé à dix mille euros. Du coup, le mois suivant, un ouvrier interpelle Poutine, en visite dans une usine, et lui demande sa nouvelle Blancpain qu'il a au poignet. Il ne refuse pas et lui donne[3].

En 2010, pour célébrer les 275 ans de Blancpain, l'enseigne sort une nouvelle collection de montres, la collection Villeret[4].

Modèles emblématiques[modifier | modifier le code]

Une montre Blancpain.

Les boîtiers de la marque sont toujours ronds. Dans les années 1990, le slogan de la marque (aujourd'hui abandonné, mais toujours d'actualité) proclamait : « Depuis 1735, il n'y a pas eu de montre Blancpain à quartz. Et il n'y en aura jamais. »

Sous la direction de Jean-Claude Biver, la marque a axé sa communication sur un respect intangible de la tradition horlogère et valorisé son savoir-faire technique : en particulier, avec la série des « Six Pièces Maîtresses de l'Art Horloger »[5]. À savoir :

  • l'Ultraplate ;
  • la Phase de lune ;
  • le Quantième perpétuel ;
  • le Chronographe à rattrapante ;
  • le Tourbillon ;
  • la Répétition minutes.

En 1991, la marque a poursuivi sa démarche vers la technicité en produisant le modèle « 1735 » qui réunit en un seul boîtier les complications de la série.

Actuellement, la série « Apothéosis temporis » a quelque peu remplacée celle des « six pièces maîtresses », en y ajoutant encore deux complications : second fuseau horaire et « équation marchante pure à quantième perpétuel »[6].

La fabrication des montres est presque 100% suisse, seuls les bracelets en cuir et les étrins sont produits à l'international[7].

La Fifty Fathoms[modifier | modifier le code]

En 1952, l'espion français Robert Maloubier est chargé par la défense française de créer l'unité d’élite Nageurs de combat. Robert Maloubier se tourne alors vers Blancpain pour concevoir une montre résistante aux conditions extrêmes des interventions de l'unité spéciale. La montre alors conçue par Blancpain résiste à une profondeur de 50 brasses anglaises (91,45m), d'où son nom[8].

La Fifty Fathoms apparait au poignet de l'équipe du commandant Jacques-Yves Cousteau dans le film Le Monde du silence. En 1997, Blancpain présente la nouvelle génération de Fifty Fathoms, qui peut maintenant descendre à 300 mètres de profondeur[8].

En 2007, une nouvelle Fifty Fathoms automatique avec 144 heures de réserve de marche, étanche à 300 m, en acier ou or rouge, est lancée[8]. En 2017, une nouvelle édition du modèle Bathyscaphe est lancée[9].

Montres érotiques[modifier | modifier le code]

La marque Blancpain est aussi connue pour ses montres érotiques. Grâce à l'automatisme de leurs horlogeries, ces montres mettent en scène des situations érotiques animées. Les scènes érotiques sont toujours au verso du cadran pour préserver une certaine discrétion[10],[11].

Le , plusieurs dizaines de montres érotiques de Blancpain furent dérobées lors d'un cambriolage au Deutsches Museum à Munich. Les montres furent partiellement retrouvées à Neuchâtel en 1998, alors que des receleurs tentaient d'écouler le butin sur le marché. Les pièces étaient dans un très mauvais état[12].

Sport[modifier | modifier le code]

En 2011, Blancpain donne son nom aux Blancpain Endurance Series, une compétition de voitures de grand tourisme basée autour des 24 Heures de Spa.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Histoire », sur Blancpain.com
  2. Actuel patron de la marque horlogère Hublot
  3. Marie Jégo, « Moscou vaut bien une montre », sur Lemonde.fr,
  4. « Montre Blancpain : une renaissance baptisée Villeret », sur Masculin.com,
  5. Catalogue Blancpain, édition 2008, tome 1 : Savoir-faire, p. 43
  6. Catalogue 2008, p. 44
  7. « Les horlogers suisses prêts à la nouvelle règle sur le swiss made », sur Bilan.ch,
  8. a, b et c « Fifty Fathoms de Blancpain : Marc A. Hayek présente en exclusivité mondiale à Cannes les 30 premiers modèles de cette nouvelle collection », sur Montres-de-luxe.com,
  9. « Plongée en eaux profondes », sur Lepoint.fr,
  10. « Blancpain, l’horloger suisse de montres érotiques », sur Buzz-europa.com,
  11. Interview de Jean-Claude Biver dans Le Matin (15.01.2001)
  12. Voir Article de 24 Heures du 28.08.1998

Liens externes[modifier | modifier le code]