Forêt du Risoux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Vue depuis la Dôle en direction des Rousses et de la forêt du Risoux en haut à droite de la localité.
Vue du lac des Rousses et la forêt du Risoux à gauche
Vue du lac de Joux, du lac de Brenet et, à droite, de la forêt du Risoux sur le versant sud du mont Risoux

La forêt du Risoux (ou Risoud) est une forêt située dans le massif du Jura, qui s'étend des deux côtés de la frontière, en Suisse et en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La forêt du Risoux recouvre la partie sud de l'anticlinal du Mont Risoux, sur le territoire du département français du Jura et des communes de Hauts de Bienne, Les Rousses, Bois-d'Amont, Morbier et Bellefontaine[1]. La partie centrale de la forêt est protégée par un site Natura 2000 dénommé "Massif du Risoux"[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La forêt du Risoux fut un haut-lieu de résistance durant l'occupation de la France par l'Allemagne. En effet, c'est par cette forêt que de nombreux Juifs ont pu échapper à la déportation grâce à une filière imaginée, entre autres, par les Françaises Victoria et Madeleine Cordier et les Suisses Anne-Marie Im-Hof Piguet[3] et Fred Reymond[4], entre 1941 et 1944 : Victoria Cordier traversait avec eux le Risoux de nuit, et ils arrivaient au refuge de L'Hôtel d'Italie, dans la commune de Chenit en Suisse. Tous sont des Juste parmi les nations. Un monument inauguré en 2014 au Pont est dédié aux passeurs du Risoud.

Activité[modifier | modifier le code]

Dans le canton de Vaud, la forêt du Risoux fournit notamment du bois d'harmonie pour la lutherie grâce à des épicéas plusieurs fois centenaires. La très lente croissance de ces conifères leur confère un bois très serré et très tonique bien adapté à la fabrication de tables d'harmonie.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Des itinéraires de randonnée en ski de fond sont aménagés dans le massif. La circulation de véhicules à moteurs y est interdite sur la partie suisse en vertu de l'article 15 alinéa 1 de la loi fédérale du 4 octobre 1991 sur les forêts[5], mais certains tronçons restent ouverts à la circulation[6] (détails sur site web de la Commune du Chenit).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Adolphe Gurnaud, Étude des forêts du Risoux, Besançon, Imprimerie de J. Jacquin, (lire en ligne), p. 5
  2. « FR4301319 - Massif du Risoux », sur inpn.mnhn.fr (consulté le )
  3. Lucienne Hubler, « Im Hof [-Piguet, Anne-Marie] » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du ..
  4. Espions, résistants et aventuriers, Association Les passeurs de mémoire.
  5. Loi fédérale du 4 octobre 1991 sur les forêts, admin.ch
  6. « Règles de circulation sur les routes et chemins forestiers - Commune du Chenit », sur www.communeduchenit.ch (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Filière. En France occupée 1942-1944, Anne-Marie Im Hof-Piguet, Collection Parcours, (ISBN 2-8283-0019-6)
  • Le rendez-vous des sages : Itinéraire d'un passeur-résistant : Bernard Bouveret, Gisèle Tuaillon-Nass, Édition Mon Village, 2011
  • Swiss Map 25.(2005-2007) [DVD]. Wabern: Office fédéral de la topographie.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]