Forêt du Risoux

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Vue depuis la Dôle en direction des Rousses et de la forêt du Risoux en haut à droite de la localité.
Vue du lac des Rousses et la forêt du Risoux à gauche
Vue du lac de Joux, du lac de Brenet et, à droite, de la forêt du Risoux sur le versant sud du mont Risoux

La forêt du Risoux (ou Risoud) est une forêt située dans le massif du Jura, à la fois sur la Suisse et la France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le sud-ouest de la forêt, dans le département du Jura, se nomme spécifiquement forêt du Risoux, elle se trouve au nord du lac des Rousses, au nord-est des Rousses et à l'est de Morez. La forêt située sur le versant nord du mont Risoux dans le département du Doubs s’appelle mont Risoux ou forêt domaniale du Risol.

Dans le canton de Vaud, la partie de la forêt située au nord du Brassus et du Sentier à l'extrémité sud-ouest du lac de Joux est appelée Grand Risoux, alors que le Petit Risoux désigne la forêt située au nord du Lieu et de L'Abbaye au nord-est du lac.

Le point culminant du massif est le Gros Crêt à 1419 m d'altitude. Il est situé sur une ligne de crêtes de l'anticlinal du Risoux, entre le lac de Joux et le Doubs. Sur son versant sud les eaux coulent dans l'Orbe, sur son versant nord dans le Doubs.

Il est constitué uniquement de calcaires du Kimméridgien supérieur qui composent toute la ligne de crête.

Histoire[modifier | modifier le code]

La forêt du Risoux fut un lieu important durant l'occupation de la France par l'Allemagne. En effet, c'est par cette forêt que de nombreux Juifs ont pu échapper à la déportation dans des camps d'extermination nazis grâce à une filière imaginée, entre autre, par les françaises Victoria et Madeleine Cordier et les suisses Anne-Marie Im-Hof Piguet[1] et Fred Reymond[2], entre 1941 et 1944 : Victoria Cordier traversait avec eux le Risoux de nuit, et ils arrivaient au refuge de L'Hôtel d'Italie, sur la commune de Chenit en Suisse. Tous sont des Juste parmi les nations. Un monument inauguré en 2014 au Pont est dédié aux passeurs du Risoud.

Activité[modifier | modifier le code]

Dans le canton de Vaud, la forêt du Risoux fournit notamment du bois d'harmonie pour la lutherie grâce à des épicéas plusieurs fois centenaires. La très lente croissance de ces conifères leur confère un bois très serré et très tonique bien adapté à la fabrication de tables d'harmonie.

Loisir[modifier | modifier le code]

Des itinéraires de randonnée en ski de fond sont aménagés dans le massif. La circulation de véhicules à moteurs y est interdite sur la partie suisse en vertu de l'article 15 alinéa 1 de la loi fédérale du 4 octobre 1991 sur les forêts[3], mais certains tronçons restent ouverte a la circulation[4] (détails sur site web de la Commune du Chenit).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sites internet[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lucienne Hubler, « Im Hof [-Piguet, Anne-Marie] » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du ..
  2. Espions, résistants et aventuriers, Association Les passeurs de mémoire.
  3. Loi fédérale du 4 octobre 1991 sur les forêts, admin.ch
  4. « Règles de circulation sur les routes et chemins forestiers - Commune du Chenit », sur www.communeduchenit.ch (consulté le 12 juin 2017)


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Filière. En France occupée 1942-1944, Anne-Marie Im Hof-Piguet, Collection Parcours, (ISBN 2-8283-0019-6)
  • Le rendez-vous des sages : Itinéraire d'un passeur-résistant : Bernard Bouveret, Gisèle Tuaillon-Nass, Édition Mon Village, 2011
  • Swiss Map 25.(2005-2007) [DVD]. Wabern: Office fédéral de la topographie.