Dio-et-Valquières

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Dio-et-Valquières
Dio-et-Valquières
Blason de Dio-et-Valquières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes de Grand Orb
Maire
Mandat
Yvelise Descamps
2020-2026
Code postal 34650
Code commune 34093
Démographie
Gentilé Diociens pour Dio et Valquierois pour ceux habitants à Valquières
Population
municipale
146 hab. (2019 en diminution de 1,35 % par rapport à 2013)
Densité 7,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 06″ nord, 3° 14′ 02″ est
Altitude 250 m
Min. 256 m
Max. 701 m
Superficie 18,77 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bédarieux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Clermont-l'Hérault
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Dio-et-Valquières

Dio-et-Valquières (en occitan Dian e Valquièiras) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte
Plan cadastral de la section de Valquières datant de 1827.

La commune de Dio-et-Valquières se situe dans l'arrière pays héraultais, proche de Bédarieux et de Lodève. Située entre les communes de La Tour-sur-Orb, Lunas, Lavalette, Brenas et Carlencas, elle présente des paysages variés comportant des vallons de terres rouges (les ruffes), des châtaigneraies, un plateau sauvage (le Pioch).

Elle compte quatre ruisseaux : le Vernoubrel, le Garel, le Nombringuières et le Brayou. Située en zone de basse montagne, elle est particulièrement exposée au vent du nord et au marin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Dio-et-Valquières
Lunas
Lunas Dio-et-Valquières Octon
La Tour-sur-Orb Carlencas-et-Levas Brenas
Dio, vue générale : château et église.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[1].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 12,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 303 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 8,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lunas », sur la commune de Lunas, mise en service en 1998[6]et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[7],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,4 °C et la hauteur de précipitations de 1 146 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Sete », sur la commune de Sète, mise en service en 1949 et à 47 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 15 °C pour la période 1971-2000[10], à 15,4 °C pour 1981-2010[11], puis à 15,8 °C pour 1991-2020[12].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[13],[14].

Un espace protégé est présent sur la commune : le parc naturel régional du Haut-Languedoc, créé en 1973 et d'une superficie de 307 184 ha, qui s'étend sur 118 communes et deux départements[15]. Implanté de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre Océan Atlantique et mer Méditerranée, ce territoire est un véritable balcon dominant les plaines viticoles du Languedoc et les étendues céréalières du Lauragais[16],[17].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 4] est recensée sur la commune[18] : le « plateau de Carlencas-et-Levas » (6 239 ha), couvrant 11 communes du département[19].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Dio-et-Valquières est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[20],[I 1],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bédarieux, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (84 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (32 %), zones agricoles hétérogènes (20,2 %), prairies (3,2 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, le château de Dio et les terres de Valquières faisaient partie de la seigneurie de Boussagues.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jean-Paul Arnaud    
mars 2014 En cours Yvelise Descamps SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24].

En 2019, la commune comptait 146 habitants[Note 7], en diminution de 1,35 % par rapport à 2013 (Hérault : +7,63 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
349343413397423443410423405
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
371330313306298282283261234
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
21922421917316915914010684
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
78706698134136154156159
2014 2019 - - - - - - -
148146-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Dio-et-Valquières comporte un patrimoine multiple et varié comprenant :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Dio-et-Valquières (Hérault).svg

Les armoiries de Dio-et-Valquières se blasonnent ainsi :

De sinople au pairle losangé d'or et d'azur.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  5. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  6. « Station Météo-France Lunas - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Dio-et-Valquières et Lunas », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France Lunas - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Orthodromie entre Dio-et-Valquières et Sète », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique de Sete - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Sete - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Sete - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Les différents espaces protégés. », sur http://www.observatoire-biodiversite-centre.fr/ (consulté le )
  14. « Liste des espaces protégés sur la commune », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  15. « Le parc naturel régional du Haut-Languedoc en chiffres », sur https://www.parc-haut-languedoc.fr/ (consulté le )
  16. [PDF]« Le parc naturel régional du Haut-Languedoc – charte 2011-2023 », sur https://www.parc-haut-languedoc.fr/ (consulté le )
  17. « - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  18. « Liste des ZNIEFF de la commune de Dio-et-Valquières », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  19. « ZNIEFF le « plateau de Carlencas-et-Levas » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  20. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  27. « Eglise paroissiale Saint-Etienne de Dio », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  28. « Eglise paroissiale Saint-André de Valquières », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luc Dejean, « Dio, Valquières et Vernazobres à travers le compoix de 1858 », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 5,‎ , p. 78-105
  • Kateline Ducat, Le hameau castral de Dio (commune de Dio-et-Valquières, Hérault), première approche pour l'archéologie du bâti : mémoire de Master II, Paris, Université de Paris I,
  • Louis Fargier, « Notes d'archéologie et d'histoire relatives à la seigneurie, à la communauté et aux châteaux de Dio en Languedoc », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 2,‎ , p. 50-63
  • Louis Fargier, « Notes d'archéologie et d'histoire relatives à la seigneurie, à la communauté et aux châteaux de Dio en Languedoc (suite) », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 3,‎ , p. 69-78
  • Louis Fargier, Dio en Languedoc : notes d'histoire et d'archéologie relatives à la seigneurie, à la communauté et aux châteaux de Dio en Languedoc, Lodève, Impr. des Beaux-arts, sd, 110 p.
  • Georges Auxietre, Commune de Dio-et-Valquières : monographie agricole, Montpellier, Éd. du regain, , 50 p.
  • Claude Parado, « Coup d'oeil sur le passé : Vernazoubres, commune de Dio-et-Valquières », Bulletin du Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 61-62-63,‎ , p. 36-38
  • Robert Gourdiole, « Les Gisements gallo-romains des alentours de Montjoux (communes de Lunas et Dio et Valquieres) », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 1,‎ , p. 42-50
  • J. Brunel, « Le Cap Barré et la Grotte de Montjaux (communes de Lunas et Dio et Valquières, Hérault) », Bulletin de la Société préhistorique française, no 5,‎
  • Georges Auxietre, « Commune de Dio-et-Valquières (34650) : une vue sur le monde agricole en Hérault au début du XXe siècle », Bulletin du Groupe de recherches et d'études du Clermontais, nos 149-150-151,‎ , p. 57-72
  • Michel Salvaire et Robert Gourdiole, « Le Castel Vielh de Dio », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 23,‎ , p. 41-84

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]