Le Bousquet-d'Orb

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Le Bousquet-d'Orb
Le Bousquet-d'Orb
Hôtel de ville
Blason de Le Bousquet-d'Orb
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Clermont-l'Hérault
Intercommunalité Communauté de communes Grand Orb
(siège)
Maire
Mandat
Yvan Cassili
2014-2020
Code postal 34260
Code commune 34038
Démographie
Gentilé Bousquetains
Population
municipale
1 574 hab. (2016 en diminution de 1,19 % par rapport à 2011)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 37″ nord, 3° 10′ 02″ est
Altitude Min. 236 m
Max. 787 m
Superficie 11,83 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lebousquetdorb.fr/

Le Bousquet-d'Orb (en occitan Lo Bosquet d'Òrb) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Bousquet-d'Orb
Avène Lunas
Camplong du Bousquet-d'Orb Lunas
La Tour-sur-Orb

Histoire[modifier | modifier le code]

Château du hameau de Cazilhac
Château du Hameau de Cazilhac
Au premier plan, Saint-Martin et au fond la Séguinerie
Village du Bousquet d'Orb
Hameau de Fontenilles

Rapide aperçu. L'histoire de la commune du Bousquet d'Orb est un temps soit peu atypique. Au début il existait deux entités,le domaine de Clémensan et Le mas du Bousquet , séparées par le ruisseau du Rouffiac.La première dépendait administrativement de Lunas, la seconde de Boussagues.

Pourquoi Clemensan ? Clemens est la forme latine du prénom ou nom Clément d'aujourd'hui. Les Romains appelaient fréquemment les propriétés rurales du nom de leur propriétaire. En France depuis l'époque romaine il en fut souvent ainsi. La plupart du temps le vocable du domaine rural était un adjectif formé sur le nom du propriétaire à l'aide du suffixe latin -anus formation identique aux noms gallo-romains avec le suffixe gaulois -acus. Il serait donc fort possible qu'un certain Clement(s)ius ait donné le nom Clement(s)ianus à sa propriété qui deviendra plus tard Clémensan. Après avoir construit la première église les religieux choisirent Martin comme saint patron. Ainsi s'est sûrement construite Saint-Martin de Clémensan.

Saint-Martin de Clémensan[modifier | modifier le code]

Il est fort probable que ce soit vers la fin du XIe début du XIIe siècle que fut construite peut-être sur un premier lieu de culte, la première église Saint-Martin de Clemensan de style Roman. En 1614, le prieur de Saint-Martin fait construire accolé à l'église, le presbytère sur les ruines d'un ancien lieu de culte. Le dernier acte inscrit sur les registres paroissiaux de cette église est un acte de baptême daté du 29 septembre 1792. Le registre a été clos le 30 décembre 1792 sur ordre du procureur de la commune de Boussagues. Le mauvais état d'entretien de l'église et les effets néfastes de la révolution de 1789, surtout dans ses débuts, eurent pour effet qu'en 1851, vu le piteux état dans lequel elle devait se trouver, le prêtre de la paroisse Gustave Lacassaigne fit reconstruire, à l'emplacement de l'ancienne, l'église actuelle. En 1867, on construit le clocher. En 1925 un vitrail est offert par la verrerie du Bousquet d'Orb . Jusqu'en 1789, Saint-Martin était gérée de façon administrative et juridictionnelle par les seigneurs de Lunas. Le "Compoix Terrier" de Saint-Martin est consultable sur celui de Lunas aux archives en ligne de l'Hérault.


Les origines de l'existence de l'église. On peut lire dans le Cartulaire (livre noir) de Béziers[Note 1].

  1. Que dans une bulle du pape Eugène III datée du 27 avril 1153, celui-ci confirme les possessions de l'évêque de Béziers dont l'église Sancti de Martini de Clemenciano (avec un C) ;
  2. Que dans le Gallia Cristiana[Note 2], une bulle du pape Alexandre III y rappelle les possessions de l'évêque de Béziers en 1178 dont Sancti Martini de Clementiano[Note 3] ;
  3. Que dans les "Lettres communes des Papes d'Avignon" , dont une intitulée " De Bénéficiis Vacantibus Anni IV 1338" datée du 4 janvier 1339 envoyée par Benoit XII troisième pape d'Avignon à l'évêque Bernard de Béziers lui donnant son accord pour la nomination de Guilhaume de Beaulieu au titre de curé de l'église de Sancti Martini de Clementiano (Saint Martin de Clémensan).
  4. En 1539, les ordonnance de Villers-Cotterêts (François 1er) obligent la rédaction des actes de Justice et administratifs en Français [Note 4]. Ainsi, Saint-Martin devint Saint-Martin de Clémensan.
  5. Nous trouvons pour la période 1541-1574, dans « Les archives ecclésiastiques de l'Hérault antérieures à 1790 »[Note 5], le classement de documents concernant les « Arrantements et Collation du Bénéfice» des prieurés tels que celui de Saint-Martin de Clémensan appartenant au chapitre de l'église de Saint-Jean de Libron domaine des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
  6. Dans les archives ecclésiastiques de l'Hérault antérieures à 1790 » dans la série G en G527, on la retrouve sous cette appellation, dans des documents concernant le Service Divin, les Dîmes et Arrantements pour la période 1602 – 1694.
  7. En 1660, apparaissent et débutent les registres paroissiaux (Baptêmes, mariages, sépultures) de Saint-Martin aux archives départementales à Montpellier qui nomment l'église paroissiale de Saint-Martin de Clémensan.
  8. Dans certains actes on voit aussi que les masages de La Séguinerie, Cazilhac[Note 6] et Sérieys font partie (cléricalement parlant) de cette paroisse, et que les masages du Bousquet de Grajau et de Fontenilles font partie de la paroisse de Saint-Xist et ce jusqu'en 1789.

Le Bousquet de Grajau[modifier | modifier le code]

Origines du nom[Note 7] :

  • Le Bosc ⇒ Le Bois, Le Bosquet, le Bousquet ⇒ Petit bois. (Occitanie).
  • Grajau : la plus vraisemblable est sa forme occitane Granja ⇒ La Grange, qui au fil du temps a subi quelques modifications écrites ou verbales.

Donc pourquoi pas la Grange du Bousquet. Ce lieu fut plus souvent appelé le Bousquet (même encore aujourd'hui) ou le mas du Bousquet (vu dans les archives), d'où le Bousquet de la Grange ou le Bousquet de Grajau. Ce mas n'ayant que peu d'importance (pas d'église et peu de foyers), il est peu cité dans les textes si ce n'est dans les registres paroissiaux et dans le "Compoix Terrier" de Camplong de 1737 sous le nom de "Lou Bousquet de Grajal", (Grajal signifiant Grain en occitan) et dans lequel on trouve six propriétaires qui paient des impôts sur leurs biens. Sous le hameau de Fontenilles (ancienne déchetterie), il y avait une chapelle Saint-Vincent dont il ne reste plus rien et qui a donné son patronyme à l'église actuelle du Bousquet-d'Orb.

Après la révolution de 1789[modifier | modifier le code]

Hameau de la Séguinerie - Séguinarié Occitan
  • À la révolution de 1789 (loi du 14/12/1789), le Bousquet de Grajau devient Le Bousquet d'Orb et Saint-Martin de Clemensan devient Saint-Martin d'Orb. Avec les hameaux de Cazilhac, la Séguinerie, et Fontenilles tous furent rattachés à la commune de Camplong. Le hameau de Sérieys (autrefois appelé, mas de Sareillan) intégra de fait la commune et la paroisse de Lunas.
  • En 1843 naît le projet de créer la commune de Saint-Martin d'Orb en y incorporant les hameaux du Bousquet d'Orb, de Fontenilles, de la Séguinerie et de Cazilhac en la séparant de celle de Camplong. Le député André Kœchlin soumet le projet à l'assemblée, et par la loi du 2 juin 1844 le projet est adopté.
  • Le 10 juin 1854, la commune de St Martin d'Orb est distraite du canton de Bédarieux au bénéfice de celui de Lunas.
  • En date du 28 octobre 1874, la brigade (de gendarmerie) à cheval établie à Lunas est transférée au Bousquet d'Orb commune de Saint-Martin d'Orb.
  • Le 3 avril 1880, fut créé, à Saint-Martin d'Orb, le Bureau de Poste.
  • Le 10 avril 1880, fut créée, à Saint-Martin, l'école des garçons.
  • Le 30 septembre 1883, fut créée au Bousquet d'Orb l'école des filles.
  • Enfin et non sans mal (réticence des populations), et grâce au développement de l'industrie minière et des industries et services induits (verreries, commerces, etc.) par la loi du 21 février 1881, la commune de Saint-Martin d'Orb devint commune du Bousquet d'Orb.
  • Le nouveau groupe scolaire scolaire fut construit à cheval sur la limite (ruisseau du Rouffiac) des communes du Bousquet d'Orb et de Saint-Martin d'Orb et inauguré en octobre 1912. Aujourd'hui, les locaux de la mairie se trouvent au centre de ce bâtiment.
Église paroissiale de Saint-Martin d'Orb commune du Bousquet d'Orb
Église de Saint-Martin d'Orb
  • Rappel : La loi du 13 avril 1908, modifiant l’art. 9 de la loi de 1905, précise d'ailleurs que les églises construites entre 1802 et 1905 appartiennent à la commune si elles sont construites sur un terrain communal. C'est pourquoi, dans la plupart des cas, les églises construites avant 1905 restent propriété des communes et les cathédrales de l'État. La mise à disposition est gratuite, la commune ne peut exiger une redevance en échange de son usage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 décembre 1943
(démission d'office)
Pierre Campo
(?-1945)
SFIO Ouvrier verrier, puis employé des mines
Révoqué par le Gouvernement de Vichy[1]
1945 1953      
1953 1971 Adrien Vernet SFIO-PS Coiffeur, membre du MLN
1971 1989 René Campo
(1912-2005)
DVG Fils de Pierre Campo
Commissaire de police, ancien résistant FFI
Chef de la section économique et financière du SRPJ (1945-1970)
1989 1995 Robert Thomas PS  
juin 1995 mars 2008 Francis Boutet PCF Viticulteur
mars 2008 En cours
(au avril 2014)
Yvan Cassili SE Retraité Fonction publique
Carte postale de la mine (1977) - Archives départementales de l'Hérault - 1850 W 212.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1846. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2016, la commune comptait 1 574 habitants[Note 8], en diminution de 1,19 % par rapport à 2011 (Hérault : +6,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
6796997797558891 2781 8422 4151 825
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
1 7631 9291 7731 8072 1012 3162 4242 5412 262
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
2 2612 5822 5022 2701 9441 8161 7021 4831 571
2007 2008 2013 2016 - - - - -
1 5841 5961 5731 574-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Galabru a passé son enfance dans cette commune.
  • Marc Galabru, frère de Michel Galabru, est inhumé au cimetière vieux de la commune auprès de leur père Paul Galabru.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Bousquet-d'Orb Blason Parti de un coupé de deux d'argent et de gueules: aux 1er et 2e à l'étoile de l'un en l'autre surbrochant sur trois éclairs, d'azur sur l'argent, et d'argent sur le gueules, au 3e à une lettre capitale anglaise B d'or, au 4e à la lampe de mineur brochant sur un pic et une pelle passés en sautoir, le tout de gueules, au 5e au chalumeau de verrier de sable brochant sur deux felles en sautoir de gueules avec leur boule de pâte de verre du même en pointe, au 6e à la lettre capitale anglaise O d'or.
Détails
Ces armes ont été créées dans les années 1950 par Gaston Gachon

Sports[modifier | modifier le code]

Le , l'équipe bousquetaine de rugby à XV est entrée dans l'histoire en perdant 0 à 240 face à celle de Puisserguier[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cartulaire : recueil de copie des actes civils ou religieux ayants traits a la gestion administrative ou historique des biens d'un évêché.
  2. Gallia Cristiana : ensemble encyclopédique détaillé, rédigé en latin, sur l'histoire de l'Ancienne France chrétienne, de la totalité des diocèses et des monastères français avec listes biographiques des archevêques, évêques, abbés et abbesses.
  3. Clementiano avec un T
  4. pas celui que nous parlons aujourd'hui.
  5. Série G Clergé séculier - Évêché de Béziers -, dans la série G 668.
  6. À ne pas confondre avec la commune Cazilhac, dans le même département.
  7. Il est possible que tous nos hameaux et mazades existent depuis très longtemps et que leur patronyme se soit formé soit en fonction du nom de leur premier habitant, ou de leur situation géographique ou de l'activité que l'on y exerçait et selon des origines différentes (Celtes, Romaines, Chrétiennes, Germaniques).
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal officiel de l'Etat français, 16 décembre 1943 disponible sur Gallica.
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. Sylvie Lauduique-Hamez, Les Incroyables du rugby, Paris, Calmann-Lévy, coll. « Les Incroyables du sport », [1re éd.], 140 p., 22 cm [13,5 × 21,5 cm] (ISBN 2-7021-3750-4 et 978-2-7021-3750-5, OCLC 470668567, notice BnF no FRBNF40937481, présentation en ligne) [lire en ligne (page consultée le 5 juin 2016)].
  7. Olivier Villepreux (publié sous la dir. de Gilles Verlant, préf. de Walter Spanghero), Les Miscellanées du rugby, Paris, Fetjaine, [1re éd.], 342 p., 21 cm (ISBN 2-35425-228-5 et 978-2-35425-228-1, OCLC 718712456, notice BnF no FRBNF42387791) [lire en ligne (page consultée le 5 juin 2016)].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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