Démographie de Mayotte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Démographie de Mayotte
Dynamique
Population (2017) 256 518 hab.
Accroissement naturel 3,1 %
Indice de fécondité 5,01 enfants par
Taux de natalité 38,9 
Taux de mortalité 7,7 
Taux de mortalité infantile 13,5 
Espérance de vie à la naissance 76,3 ans
Âge médian
Homme 18 ans
Femme 16 ans
Structure par âge
0-14 ans 46,0 %
15-64 ans 52,3 %
65 ans et plus 1,7 %
Sex-ratio
À la naissance 103 /100
Moins de 15 ans 101 /100
15-64 ans 118 /100
65 ans et plus 102 /100

Mayotte est une île qui connaît une forte expansion démographique : la population est passée de 11 000 habitants en 1911 à 212 645 en 2012[1] et elle est recensée à 256 518 en 2017[2].

Mayotte est le département le plus jeune de France : la moitié de la population a moins de 18 ans. En 2016, le taux de fécondité s'élève à 5,01 enfants par femme[3], très au-dessus des autres départements français, et similaire à celui de l'Union des Comores voisine. Environ 40 % de la population est de nationalité étrangère, essentiellement comorienne[4].

Mayotte, un département d'outre-mer singulier[modifier | modifier le code]

Mayotte est le plus petit département d'outre-mer français, et le moins peuplé ; cependant c'est aussi le territoire avec la plus forte croissance démographique[5], et la population de l'île devrait bientôt dépasser celle de la Guyane. Mayotte est cependant déjà largement en tête en termes de densité de population, avec 682 hab./km2 (devant la Réunion, avec seulement 682 hab./km2)[6].

Une île historiquement peu peuplée[modifier | modifier le code]

La population mahoraise est le fruit de l'histoire mouvementée des îles Comores, à la croisée des civilisations de l'Afrique noire, de l'Arabie musulmane, du monde indien et Malgache. Il faut aussi prendre en compte les nombreux migrants venus de l'Insulinde, parfois à des époques fort éloignés. L'esclavage y est une donnée incontournable.

Les estimations du seizième siècle oscillent autour de 16 000 habitants. Lorsque la France par achat prend possession de l'île de Mayotte (1841-1843), la population comptabilisée ne dépasserait pas 3 000 habitants.

Le long conflit entre les quatre sultans batailleurs des Comores avait laissé définitivement une Mayotte dépeuplée, de plus victimes de fréquentes razzias malgaches. Le sultan d'Anjouan avait depuis longtemps imposé son contrôle sur l'île, qui était alors un royaume reposant sur une organisation clanique. Mais la possession de l'île ne lui était nullement acquise et des guerriers de la dynastie malgache des Sakalava ou des Antalaotsi pouvaient longtemps lui tenir tête.

La composition de la population mahoraise peut s'établir comme suit :

  • 700 Mahorais (1/5 de la population)
  • 600 Malgaches
  • 300 Arabes
  • 1200 à 1300 esclaves venus d'Afrique noire (environ 40 %)

Cette composition démographique est à prendre avec précaution dans la mesure où beaucoup de Mahorais s'étaient réfugiés dans les îles voisines lors des razzias et des tensions émanant des introductions de princes malgaches dans les trônes de ces îles. Si les données sont cohérentes pour le rivage et les plantations, elle minore fortement la population mahoraise de pauvres cultivateurs réfugiés à l'intérieur de l'île. Longtemps peu accessible, l'intérieur de l'île, tout en étant soumis à l'autorité dominante et protectrice, n'a pas fait l'objet d'un comptage rigoureux[7].

En 1846, l'abolition de l'esclavage mis en place par l'autorité militaire française provoque une émigration massive des maîtres et de leurs esclaves. Désormais la population de Mayotte est insuffisante pour fournir de la main d'œuvre. Aussi la mise en place de travail forcé, pour le monopole de compagnie française, amène une insurrection dès 1856. Le repeuplement s'opère pourtant rapidement dès 1860. Mais l'administration ne favorise pas seulement le retour des Mahorais, elle laisse s'installer des familles d'Anjouanais qui, disposant de plus grande richesse, achètent des terres et assurent une mainmise de plus en plus hégémonique sur l'économie de l'île au grand lagon.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

La croissance démographique est aujourd'hui extrêmement forte à Mayotte, du fait de la fécondité et de l'immigration importantes : la population a été multipliée par 7 entre 1950 et nos jours[5].


Année Population Accroissement
annuel en %
dû au
solde naturel
dû au
solde migratoire
1911 11 000
1958 23 364
1966 32 607 4,3 2,7 1,6
1978 47 246 3,1 2,9 0,2
1985 67 205 5,2 3,8 1,4
1991 94 410 5,8 4,1 1,7
1997 131 320 5,7 4,0 1,7
2002 160 265 4,1 3,6 0,5
2007 186 452 3,1 3,8 -0,7
2012 212 645 2,7 3,1 -0,4
2017 256 518 3,8
Sources : recensements de la population de 2002[8], de 2007[9], de 2012[10], de 2017[11] et fiches démographique de l'INSEE[12].

source 1958-2017[13].

Ces chiffres font de Mayotte le département français avec la plus importante densité de population de France (hors Paris) avec 690 hab./km2[2].

Ces chiffres de l'INSEE sont toutefois contestés par certains acteurs locaux, qui avancent parfois des estimations de population beaucoup plus importantes, entre 300 000 et 500 000 habitants. Cependant, ces chiffres fondés essentiellement sur un ressenti populaire sont considérés comme fantaisistes par l'INSEE[2], et appuyés par aucune étude de terrain sérieuse.

Le taux d'accroissement annuel de la population est le plus élevé de France avec 3,8 %, devant la Guyane qui est à 2,4 %[2]. Cela en fait le territoire avec la plus forte croissance démographique de tout le continent africain, après seulement le Niger[6]. Selon une projection de l'ONU, la population pourrait atteindre 497 000 habitants en 2050[14].

Espérance de vie[modifier | modifier le code]

L'espérance de vie moyenne à Mayotte est très basse pour un département français : 74,7 ans pour les hommes et 77,9 ans pour le femmes[15], soit une moyenne de 76,3 ans contre 82,4 ans en Métropole. Il s'agit donc du département à l'espérance de vie la plus faible. Ce chiffre est cependant nettement supérieur à ceux des Comores (64 ans[16]) et de Madagascar (65,5 ans), et placerait Mayotte, à l'échelle mondiale, parmi les pays en développement, à égalité avec l'Argentine à la 50e place du classement mondial, la France dans son ensemble occupant la 10e place (sur 194 pays).

Malgré une très faible proportion de personnes âgées (1,7 % de plus de 65 ans), Mayotte compte toutefois quelques personnes très âgées, dont la doyenne des Français, Tava Colo, née le 22 décembre 1902 à Passamaïnty et donc âgée de plus de 115 ans[17].

Mortalité[modifier | modifier le code]

L'amélioration des conditions d'hygiène, de santé publique (médecine rurale, préventive, gratuite pour tous jusqu'en 2005) et du niveau de vie a eu pour conséquence une diminution du taux de mortalité passé de 25  habitants lors du recensement de 1958, à 7,36  en 2008 puis 2,9  (ce qui reste important par rapport à l'extrême jeunesse de la population)[16].

La mortalité infantile est estimée en 2017 à 13,5  (soit 1,35 %), ce qui est quatre fois supérieur à la moyenne française, et le maximum national[18].

Natalité[modifier | modifier le code]

Mayotte est le département français où le taux de natalité est le plus élevé. L'amélioration des conditions de santé et d'éducation, parallèle au maintien de traditions natalistes, expliquent en partie la croissance très rapide de la population mahoraise.

En 2007, l'indice de fécondité était de 5 enfants par femme : 6,4 pour les mères nées à l’étranger (principalement aux Comores) et 3,4 pour les mères nées en République française (à Mayotte ou ailleurs sur le territoire national)[19]. En 2016, l'indice de fécondité s'élève à 5,01 enfants par femme[3].

Actuellement, plus d'un habitant sur deux a moins de 20 ans à Mayotte (contre 1/3 à la Réunion et 1/4 en métropole)[5]. Sur les 9 800 naissances répertoriées en 2018 (soit 3% de hausse), trois quart des mères sont de nationalité étrangère, dont 69% comoriennes et 4% malgaches[20]. Dans la moitié des cas le père déclaré est français, mais les autorités soupçonnent une pratique répandue de la reconnaissance frauduleuse de paternité[20]. Une mère sur 20 est mineure (soit 470 naissances par an), dont 120 mères de moins de 15 ans, et deux de 12 ans[20].

Évolution de la natalité à Mayotte
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Naissances 7 941 7 617 7 518 7 356 6 776 6 736 6 644 7 306[21] 8 997[22] 9 496[23] 9800[20]
Indice de fécondité
(enfants par femme)
5,0 4,1[24] 4,22[3] 5,03[3] 5,01[3]
Taux de natalité
(naissances pour mille habitants)
32,7 ‰[23] 38,9 ‰[23] 38,9 ‰[23] 38.2‰

Note : ces chiffres correspondent aux naissances enregistrées par le Centre hospitalier de Mayotte[25] sauf depuis 2014 où les chiffres de l'Insee sont utilisés.

Croissance urbaine[modifier | modifier le code]

Longtemps petite île aux nombreux villages de brousse, Mayotte voit la croissance démographique rapide changer ses paysages. L'urbanisation rapide est marquée par la multiplication des villes moyennes que l'État doit équiper des infrastructures communes aux autres villes de la République:

Les dix principales communes de l'île sont, en 2017[26] :

  • Mamoudzou, 71 437 h. contre 53 022 h. en 2007
  • Koungou, 32 156 h. contre 19 831 h. en 2007
  • Dzaoudzi, 17 841 h. contre 15 339 h. en 2007
  • Dembéni, 15 848 h. contre 10 141 h. en 2007
  • Bandraboua, 13 989 h. contre 9 013 h. en 2007
  • Tsingoni, 13 934 h. contre 9 200 h. en 2007
  • Pamandzi, 11 442 h. contre 9 077 h. en 2007
  • Sada, 11 156 h. contre 8 007 h. en 2007
  • Bandrele, 10 282 h. contre 6 838 h. en 2007
  • Ouangani, 10 203 h. contre 6 577 h. en 2007

Originalité mahoraise, une grande partie de la population est encore rurale[6].

Conditions matérielles[modifier | modifier le code]

Les conditions matérielles d'une importante partie de la population demeurent très faibles, avec une extension des bidonvilles qui est sans doute la première d'Europe : « 28 % des logements ne disposent pas d'eau courante, 59 % n'ont pas de toilettes à l'intérieur de l'habitation et 52 % n'ont ni baignoire ni douche »[27].

On estime que 84 % de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté à Mayotte[28]. L'indice de développement humain pour Mayotte a été estimé à 0,75[29], ce qui selon les auteurs de l'estimation placerait Mayotte à la soixante-dixième place du classement mondial.

Les minorités ethniques et religieuses[modifier | modifier le code]

Environ 95 % de la population mahoraise est musulmane. La tradition sunnite y fut introduite par des populations arabo-persanes tandis que la culture africaine est venue la teinter d'animisme[30]. Dès l'âge de six ans, une grande partie des enfants fréquentent en parallèle l'école coranique et l'école primaire de la République. Ceci dit cette double fréquentation est en perte de vitesse du fait de l'influence croissante de la République française et des médias français. La madrassa est donc de moins en moins une formalité nécessaire pour les Mahorais.

La communauté catholique, très minoritaire, formée d'environ 4 000 personnes, ne dispose que d'une seule paroisse avec deux lieux de cultes : l'église Notre-Dame-de-Fatima à Mamoudzou et l'église Saint-Michel à Dzaoudzi[31]. S'ils se sentent « tolérés dans le cadre de témoignages ou de missions auprès des exclus », les catholiques n'ont toutefois pas le droit de faire sonner leurs cloches avant la messe[32].

L'immigration clandestine[modifier | modifier le code]

Un kwassa kwassa, canot de pêche utilisé par les migrants pour se rendre à Mayotte.

Mayotte compte 50 000 à 60 000 clandestins pour 186 452 habitants officiellement recensés. Le nombre d'expulsions de personnes en situation irrégulière, qui était de 8 536 en 2004, a atteint 16 040 en 2008 (soit plus de la moitié des expulsions réalisées par la France)[33].

La disparité énorme entre les conditions économiques de cette île française soutenue par la métropole et les autres îles de l'Union des Comores dont Mayotte ne fait pas partie, en fait une région frontière entre les Pays du Nord et les Pays du Sud. Chaque année au moins une dizaine de milliers de clandestins franchissent le bras de mer large de 70 km dans de frêles embarcations appelées kwassa kwassa (bateaux de pêche en résine à très faible coût produits dans une usine spécialisée à Anjouan et financés par l'ONU, initialement dans le but d'augmenter l'effort de pêche comorien).

Il est difficile d'estimer la part de l'immigration clandestine dans la population mahoraise. Elle n'est pas un phénomène récent. Déjà en 1978, suite aux dramatiques troubles internes au nouvel État comorien, Mayotte, restée française, avait accueilli en quelques années plus de 8 000 réfugiés. On avance parfois aujourd'hui les chiffres de 30 à 40 %. La majorité des immigrants viendraient d'Anjouan et plus récemment de Grande Comore. La maternité de Mamoudzou est la plus grosse maternité de France avec 7 000 naissances annuelles. 65 à 75 % de ces naissances seraient en fait issues de l'immigration clandestine[34].

Malgré les 8 500 reconduites à la frontière effectuées en 2004, on note, de par cette arrivée massive de clandestins, un développement anarchique de l'habitat spontané sur des terrains squattés, comme le quartier de Kawéni, un des plus vastes bidonvilles de France[35].

À la suite de la reconquête d'Anjouan par les autorités comoriennes (évacuation du colonel Mohamed Bacar par la France le 27 mars 2008), le conseil général de Mayotte estime que l'afflux de réfugiés atteint 400 nouveaux clandestins par jour, soit 12 000 pendant le mois d'avril. Mayotte serait donc un territoire français où le nombre de clandestins serait supérieur à l'effectif des immigrants en situation régulière[36].

L'émigration vers les Comores[modifier | modifier le code]

On enregistrerait fin 2005 un vaste mouvement de retour au pays d'un certain nombre de Comoriens inquiets quant à l'augmentation du ressentiment qu'ils suscitent.

À la suite des événements marqués par les tentations séparatistes en particulier d'Anjouan, l'Union des Comores refuse le retour de ses ressortissants illégaux expulsés par les autorités françaises[réf. nécessaire].

La diaspora mahoraise[modifier | modifier le code]

Entre 13 000 et 35 000 Mahorais vivraient désormais à La Réunion. 35 000 en métropole.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Insee - 212 600 habitants à Mayotte en 2012 : La population augmente toujours fortement
  2. a, b, c et d Ornella Lamberti, « Mayotte remporte le record démographique de France », sur Mayotte Hebdo, .
  3. a, b, c, d et e Insee - Indicateur conjoncturel de fécondité en 2016 : comparaisons régionales et départementales
  4. http://www.insee.fr/fr/insee_regions/mayotte/themes/dossiers/tem/tem_2-4-migrations.pdf
  5. a, b et c « Au rythme de la vie mahoraise », Caribou à Mayotte - magazine spécial nouveaux arrivants,‎ , p. 12.
  6. a, b et c Gérard-François Dumont, « Découvrir Mayotte, une géopolitique singulière », sur DiploWeb.com, .
  7. Les Mahorais non comptabilisés, dispersés et abrités à l'intérieur de l'île, pourraient être plus d'un millier. L'estimation grossière est la même pour les exilés susceptibles de rentrer.
  8. INSEE Première no 940 - Mayotte : recensement de la population du 30 juillet 2002
  9. Insee - Populations légales à Mayotte au recensement de 2007
  10. Insee - Populations légales à Mayotte au recensement de 2012
  11. Insee - 256 500 habitants à Mayotte en 2017
  12. Insee Mayotte -Karibou Maore
  13. https://www.insee.fr/fr/statistiques/3286558#graphique-figure1
  14. La Cour des comptes s’alarme de la situation à Mayotte, la-croix.com, 13 janvier 2016
  15. Commission nationale consultative des droits de l’homme, « Avis sur le droit à la protection de la santé dans les territoires ultramarins », sur cncdh.fr, .
  16. a et b Anne Perzo-Lafont, « INSEE : Espérance de vie de 77 ans pour les femmes et 74 ans pour les hommes à Mayotte », sur Le Journal de Mayotte, .
  17. Ornella Lamberti, « La doyenne des Français serait Mahoraise », sur Mayotte Hebdo, .
  18. Ornella Lamberti, « La commission des droits de l’homme sévère sur l’accès aux soins à Mayotte », sur Mayotte Hebdo, .
  19. http://www.insee.fr/fr/insee_regions/mayotte/themes/dossiers/tem/tem_2-5-natalite-fecondite.pdf
  20. a, b, c et d Yohann Deleu, « 9800 naissances l’an dernier, un nouveau record pour Mayotte », sur lejournaldemayotte.yt.
  21. Insee - Natalité en 2014 : comparaisons régionales et départementales
  22. Insee - Les naissances en 2015
  23. a, b, c et d Insee
  24. Insee - Mayotte, département le plus jeune de France
  25. CHM - Rapport d'activité 2013
  26. « 256 500 habitants à Mayotte en 2017 », Insee Focus, n° 105, 14 décembre 2017, consulté le 18 décembre 2017.
  27. Ornella Lamberti pour l'AFP, « Mayotte relève le défi de recenser sa population dans les bidonvilles », sur lepoint.fr, .
  28. Renaud Février, « Crise sociale à Mayotte : 4 questions pour tout comprendre », L'Obs, .
  29. [PDF] L'indice de développement humain : une évaluation pour Mayotte (2012), par Michaël Goujon (Univ. Auvergne) et François Hermet (Univ. de la Réunion).
  30. Voir sur leparisien.fr.
  31. Bienvenue à la paroisse Notre-Dame de Fatima - Paroisse Notre-Dame de Fatima à Mayotte, 7 janvier 2012
  32. Visite d’un nonce apostolique en terre musulmane
  33. A Mayotte, futur département français, tout reste à construire, Le Monde, 27 mars 2009
  34. Patrick Roger, Une brèche dans le droit du sol de Mayotte, dans Le Monde du 20 juin 2018 p. 9
  35. Benoît Hopquin, « Mayotte - Porte dérobée de l'Europe », Le Monde, 21 octobre 2005 [1]
  36. Déclaration de Ahamed Attoumani Douchina, président du conseil général de Mayotte, Les Échos, 2 mai 2008, p. 4.

Voir aussi[modifier | modifier le code]