Démographie des Comores (pays)

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Démographie des Comores
Pyramide des âges des Comores en 2005
Pyramide des âges des Comores en 2005
Dynamique (2016)
Population 794 678 hab.
Accroissement naturel 1,71 %
Indice de fécondité 4,3 enfants par
Taux de natalité 26,9 
Taux de mortalité 7,4 
Taux de mortalité infantile 61,8 
Espérance de vie à la naissance 64,2 ans
Âge médian (2016)
Homme 19 ans
Femme 20,2 ans
Structure par âge (2016)
0-14 ans 40,1 %
15-64 ans 56,01 %
65 ans et plus 3,89 %
Sex-ratio
À la naissance 103 /100
Moins de 15 ans 101 /100
15-64 ans 98 /100
65 ans et plus 84 /100
Migration (2016)
Solde migratoire −2,5 
Composition linguistique
Arabe (officiel)  
Français (officiel)  
Comorien  
Composition ethnique
Grands Comoriens  
Anjouanais  
Mohéliens  
Sabénas  
Composition religieuse
Islam sunnite 98[1] %
Catholicisme 2[2] %

La population comorienne est estimée à 794 678 en 2016. L'île la plus dense est Anjouan avec 517 habitants/km2, puis celle de Grande Comore avec 240 hab./km2 et enfin Mohéli avec 99 hab./km2[3].

Les deux tiers de la population vit en milieu rural, mais l’urbanisation progresse au rythme de 6,5 % par an. La population est jeune, 56 % des habitants ont moins de 20 ans avec un taux de croissance démographique d'environ 2 %[3].

Les projections annoncent plus de 1 500 000[4] personnes pour 2050 ce qui donnerait une densité de 862 hab./km2.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

Natalité[modifier | modifier le code]

D'après l'enquête démographique et de santé de 2012, le taux de fécondité est estimé à 4,3 enfants par femme, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne africaine. Ce chiffre pourrait cependant être faussé par le grand nombre de comoriennes venant accoucher en France, notamment à Mayotte.

Émigration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : comoriens de France.

La démographie des Comores est marquée par un fort solde migratoire négatif, avec une fraction importante de la population vivant essentiellement sur le territoire français, de manière régulière ou clandestine (notamment à Mayotte, qui compte près de 50% de population étrangère, essentiellement des comoriens en situation irrégulière[5]).

Environ 12 000 personnes auraient trouvé la mort en tentant de rejoindre Mayotte dans des embarcations de fortune (kwassa kwassa)[6], ce qui fait du bras de mer séparant Mayotte d'Anjouan le premier cimetière marin au monde[7].

De nombreuses associations (comme l’Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers) et personnalités dénoncent une complicité active de l’État comorien dans ce drame[8] : l'usine qui produit les fragiles embarcations à Anjouan n'a jamais été inquiétée, et sur les 450 à 500 départs estimés chaque année, les autorités comoriennes en interceptent à peine un, laissant ainsi prospérer cette sinistre industrie de mort[9], et abandonnant l'ensemble de la gestion de ce drame humanitaire à l’État français, de l'autre côté de l'océan[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]