Tsingoni

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Tsingoni
Le minaret de la mosquée de Tsingoni
Le minaret de la mosquée de Tsingoni
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Mayotte
Département Mayotte
Canton Tsingoni
Intercommunalité Communauté de communes du Centre-Ouest (siège)
Maire
Mandat
Bacar Mohamed
2014-2020
Code postal 97680
Code commune 97617
Démographie
Population
municipale
10 454 hab. (2012)
Densité 304 hab./km2
Géographie
Coordonnées 12° 47′ 15″ sud, 45° 06′ 10″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 480 m
Superficie 34,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Mayotte

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Tsingoni

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Tsingoni

Tsingoni est une commune du département d'outre-mer de Mayotte, peuplée de 10 454 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type tropical.

La commune est composée de quatre villages : Tsingoni (Tsingonien), Combani (Combanien), Mroalé (Mroalais), Miréréni (Mirérénien).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Tsingoni est une localité occupée à partir du VIIe siècle[1]. La tradition, rapportée par Sheik Adinani, évoque la fondation de ce village par une princesse, Matsingo, originaire du village de Kwalé. Celle-ci, se serait établie sur ce site avec les siens après avoir suivi un coq portant à son cou un talisman (hirizi). On y verrait alors l'étymologie du nom du village, Shingo désignant en swahili le « cou ». La tradition rapporte aussi que Matsingo aurait épousé un arabe (Mwarabu) originaire de la côte swahili, et qui aurait introduit à Mayotte l'islam sunnite chafiite. Sa sépulture remaniée est visible dans le cimetière à l'entrée du village. Tsingoni, devient un point d'entrée à Mayotte de nombreux clans Hadrami et swahili.

En 1521, Tsingoni est mentionnée pour la première fois dans le Kitab-i Bahrije de l'amiral turc Piri Reis sous l'appellation Chinkoni. Quelques années plus tard, vers 1530, le troisième sultan shirazi de Mayotte, Aïssa ben Mohamed, quittant Mtsamboro, y établit la capitale du sultanat. En 1538 est achevée la mosquée royale (en partie conservée aujourd'hui), une inscription arabe scellée dans le mihrab de la mosquée porte en effet la date 944 de l'Hégire et non 844 comme certains auteurs l'avaient avancée. Un palais et un rempart sont érigés (disparus aujourd'hui). Des sépultures shirazi sont visibles actuellement aux abords de la mosquée. Datées de la fin du XVIe siècle, elles s'apparentent aux sépultures à dôme de l'archipel de Lamu. Tsingoni est alors l'une des principales cités de l'île pourvue d'une medina[1]. Son hinterland occupant le plateau de Combani jusqu'au pied du massif du Benara permet à son aristocratie d'exporter des vivres et des esclaves en direction des côtes swahili et sudarabique, et quelquefois d'approvisionner les navires européens de passage. La baie de Soulou abrite en effet un site archéologique attestant d'une présence européenne à la fin du XVIIe siècle.

Le XVIIIe siècle voit le déclin du sultanat et de sa capitale : celle-ci d'après le romancier Defoe aurait été attaquée par le pirate North en 1701. Les guerres qui opposent le sultanat d'Anjouan à celui de Mayotte à partir des années 1740 ont certainement contribué à l'abandon du site. Selon la chronique de Cadi Omar Abubacar, la ville est détruite lors des razzias malgaches qui frappent l'archipel des Comores entre 1790 et 1820. D'après Jean-Claude Hébert, l'année 1795 est celle de la destruction de la cité par les Malgaches. Cependant, la naissance de Cadi Omar Aboubacar en 1805 dans cette localité puis la bataille de Zidacani opposant des clans mahorais quelques années plus tard laissent entendre une plus longue longévité de la ville qui ne semble jamais avoir été totalement abandonnée ou du moins l'avoir été qu'une courte période.

Le site est encore mentionné à l'état de ruine en 1841 lorsqu'il reçoit la visite du Français Vincent Noël. Il faut attendre les années 1850 pour que le site soit à nouveau occupé. Les habitants ont alors entrepris la restauration de la mosquée, couverte d'une toiture en feuilles de cocotier comme le décrit Alfred Gevrey en 1860. Ayant servi de carrière de pierre, c'est toute sa moitié Sud-Ouest qui a été remaniée tandis que des pignons sont ajoutés pour supporter une toiture à deux pans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1994 Zoubert Adinani    
1994 2001 Allaoui Ahamada    
2001 2008 Souf Ali Souf UMP  
2008 2014 Amedi Ibrahim SE  
2014 en cours Bacar Mohamed UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[3].)
Liste des erreurs :
• Aucune année fournie au modèle
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique
1985 1991 1997 2002 2007 2012
3 007 3 950 5 532 7 779 9 200 10 454
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Insee[4])

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2012, légale en 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La mosquée de Tsingoni : Plusieurs siècles d’histoire à Mayotte, Mayotte, Mairie de Tsingoni, .
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années .
  4. Fiches Insee - Populations légales des communes de Mayotte pour les années 1985, 1991, 1997, 2004, 2007 et 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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