Démographie des Pays de la Loire

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Au premier janvier 2015, la population des Pays de la Loire était estimée à 3 718 512 habitants, soit 117 399 habitants de plus depuis 4 ans, dont presque les deux tiers rien que pour la Vendée et la Loire-Atlantique [1]. Depuis le recensement du premier janvier 1995 (soit 20 ans), la région a progressé de 572 755 habitants l'équivalent d'un département comme la Sarthe, pour moitié entre l'accroissement naturel et l'immigration. À l'échelle de la France, la région se situe dans le peloton de tête pour son dynamisme démographique, et détient le record de fécondité au sein de la métropole.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant présente artificiellement des données antérieures à la création de la région administrative des Pays de la Loire, fondée en 1956. Avant cette date, cet espace géographique ne représente rien. Le tableau n'a pour but que de permettre de visualiser l'évolution démographique de cette zone.

Années Population des départements Évolution
département de
Loire-Atlantique
département de
Maine-et-Loire
département de
la Mayenne
département de
la Sarthe
département de
la Vendée
Pays de la Loire
1801 369 305 375 544 305 654 388 143 243 426 1 682 072
1851 535 664 516 197 374 566 473 071 383 734 2 283 232 + 601 160
1901 664 971 515 431 313 103 422 699 441 311 2 357 515 + 74 283
1921 649 691 475 485 262 447 389 235 397 292 2 174 150
1936 659 428 478 404 251 348 388 519 389 211 2 166 910
1946 665 064 496 068 256 317 412 214 393 787 2 224 163
1954 733 575 518 241 251 522 420 393 395 641 2 320 177
1962 803 372 535 122 250 030 443 019 408 928 2 440 471
1968 861 452 585 563 252 762 461 839 421 250 2 582 866
1975 934 499 629 849 261 789 490 385 450 641 2 767 163
1982 995 498 675 321 271 784 504 768 483 027 2 930 398 + 163 235
1990 1 050 539 704 668 277 748 513 280 508 962 3 055 197 + 124 799
1995 1 096 033 720 569 281 443 522 462 525 250 3 145 757
1999 1 133 247 732 624 285 218 529 782 539 089 3 219 960
2008 1 255 871 774 823 302 983 559 587 616 906 3 510 170 + 290 210
2009 1 266 358 780 082 305 147 561 050 626 411 3 539 048 +28 878
2010 1 282 052 784 810 306 337 563 518 634 778 3 571 495 +32 447
2011 1 296 364 790 343 307 031 565 718 641 657 3 601 113 +29 618
2012 1 313 321 795 557 307 453 567 382 648 901 3 632 614 +31 501
2015 1 365 227 810 186 307 940 568 445 666 714 3 718 512 +85 898

Sources : IAURIF[2] et[3] ; SREF[4].http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/france-departements.asp?annee=2012

Années récentes[modifier | modifier le code]

La population régionale connaît une évolution soutenue, liée à sa forte fécondité et à l'attraction qu'elle exerce, donnant lieu à une appréciable immigration de Français d'autres régions et d'étrangers.

Population au 1er janvier
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
Loire-Atlantique 1 133 247 1 144 516 1 157 238 1 170 350 1 183 758 1 196 888 1 208 761 1 234 085 1 246 798 1 255 871 1 266 358
Maine-et-Loire 732 624 736 098 740 459 744 621 748 192 751 597 754 997 766 659 770 777 774 823 780 082
Mayenne 285 218 287 126 289 466 291 711 293 950 295 796 297 854 299 000 300 643 302 983 305 147
Sarthe 529 782 532 966 536 648 540 594 544 390 548 075 551 971 553 484 556 946 559 587 561 050
Vendée 539 664 545 952 553 492 561 837 570 866 579 688 587 162 597 185 607 430 616 906 626 411
Pays de la Loire 3 219 960 3 246 658 3 277 303 3 309 113 3 341 156 3 372 044 3 400 745 3 450 413 3 482 594 3 510 170 3 539 048

Sources : évaluations de l'INSEE au 1er janvier depuis 1999[5] et Estimation de l'INSEE[1]

Naissances et décès par département[modifier | modifier le code]

Chiffres fournis par l'INSEE[6],[7],[8] et[9] .

Département 2000 2004 2005 2006
Naiss. Décès Solde Naiss. Décès Solde Naiss. Décès Solde Naiss. Décès Solde
Loire-Atlantique 15 860 9 378 6 482 15 988 9 313 6 675 16 301 9 487 6 814 16 530 9 402 7 128
Maine-et-Loire 10 408 6 377 4 031 10 085 6 045 4 040 10 148 6 214 3 934 10 548 5 826 4 722
Mayenne 4 190 2 644 1 546 3 932 2 540 1 392 3 981 2 522 1 459 4 118 2 565 1 553
Sarthe 6 878 5 027 1 851 6 935 4 864 2 071 6 770 5 023 1 747 7 133 4 824 2 309
Vendée 6 703 5 528 1 175 7 062 5 358 1 704 7 299 5 395 1 904 7 589 5 642 1 947
Pays de la Loire 44 039 28 954 15 085 44 002 28 120 15 882 44 499 28 641 15 858 45 918 28 259 17 659

Fécondité par département[modifier | modifier le code]

Entre 1999 et 2004, le nombre moyen d'enfants par femme ou indice conjoncturel de fécondité a évolué comme suit pour chaque département et pour l'ensemble de la région :

Département Fécondité
1999[10]
Fécondité
2000
Fécondité
2001
Fécondité
2002
Fécondité
2003[11]
Fécondité
2004[12]
Loire-Atlantique 1,84 1,96 1,92 1,93 1,92 1,93
Maine-et-Loire 1,86 2,05 1,99 1,93 1,97 1,99
Mayenne 2,05 2,29 2,15 2,18 2,17 2,22
Sarthe 1,84 1,96 1,99 1,94 2,01 2,02
Vendée 1,83 2,00 1,98 2,02 2,06 2,11
Pays de la Loire 1,86 2,01 1,97 1,96 1,98 2,01
France métropolitaine 1,79 1,87 1,88 1,87 1,87 1,90

Le taux de fécondité de la France métropolitaine était estimé à 1,98 en 2006.

Les Pays de la Loire, de forte tradition catholique[réf. nécessaire] formaient dans les années 1950-1960 l'extrémité occidentale de ce qu'on appelait le « croissant fertile » par allusion à la fertilité des femmes qui y résidaient[13]. Ce croissant de haute fécondité, partait de Vendée et de Bretagne, remontait les côtes de la Manche vers le nord-est et contournait l'Île-de-France par le nord, englobant le Nord-Pas-de-Calais, d'où il s'incurvait vers le sud-est, passant par la Champagne, la Lorraine et l'Alsace, puis s'infléchissait vers le sud et se terminait en Franche-Comté. Aujourd'hui la partie nord-est du croissant s'est affaissée (Lorraine et partiellement Champagne) et ce croissant n'existe donc plus. Cependant tout le nord-ouest de la France depuis la Vendée et la Bretagne jusqu'au Nord-Pas-de-Calais et aux département des Ardennes et de la Meuse, comprenant en plus l'Île-de-France et le nord de la région Centre (Eure-et-Loir, Loir-et-Cher et Loiret), constitue toujours la zone de plus haute fécondité du pays. Et dans ce cadre la région des Pays de la Loire est avec la Picardie la plus performante[14].

Évolution récente de la fécondité[modifier | modifier le code]

Les données de fécondité postérieures à 2004 sont très fragmentaires. L'INSEE Bretagne nous révèle cependant qu'en 2005, la fécondité a dépassé le seuil du taux de fécondité de 2,0 dans 5 régions[15], avec en tête les Pays de la Loire. Il s'agit en outre du Nord-Pas-de-Calais, de la Picardie, de la Franche-Comté et de la région Centre. Les Pays de la Loire confortent ainsi leur première place au sein des régions les plus fécondes du pays.

Pour l'année 2007, les indicateurs conjoncturels de fécondité sont, par départements, les suivants:

  • Loire Atlantique: 2,04
  • Maine-et-Loire 2,10
  • Mayenne: 2,21
  • Sarthe: 2,07
  • Vendée: 2,21

Si pour 2007, la France avait un taux de 1,96, pour la région des Pays de la Loire, cet indicateur était à 2,09. Cela signifie que la région voyait ses générations renouvelées, fait très rare en Europe des 27. On notera plus particulièrement la bonne prestation de la Mayenne et de la Vendée[16].

Immigration[modifier | modifier le code]

Étrangers et immigrés[modifier | modifier le code]

Est défini comme « immigré » une personne résidant en France, né étranger à l'étranger. Il peut être devenu français par acquisition ou avoir gardé sa nationalité étrangère. Par contre le groupe des étrangers est constitué par l'ensemble des résidents ayant une nationalité étrangère, qu'ils soient nés en France ou hors de France.

Les Français de naissance nés hors de France ne sont pas des immigrés.

Note :
Le code de la nationalité française déclare que toute personne née d'au moins un parent français est française à la naissance (par filiation). Est également française à la naissance, toute personne née en France d'au moins un parent lui-même né en France (double droit du sol). Ainsi donc tout enfant d'un étranger né lui-même en France est Français de plein droit.
Les enfants nés en France de parents étrangers nés tous deux à l'étranger sont donc étrangers, mais deviennent Français de plein droit à 18 ans, s'ils y résident et y ont résidé de manière continue ou discontinue pendant cinq années depuis l'âge de 11 ans et s'ils ne désirent pas conserver leur nationalité d'origine. Cependant le mineur de 16 ans accomplis peut faire la demande d'acquisition anticipée de la nationalité sans l'accord de ses parents et sous les mêmes conditions de durée de résidence en France durant cinq années depuis l'âge de 11 ans. De plus, dès l'âge de 13 ans, les parents peuvent demander la nationalité française pour leur enfant, avec son accord (sous condition d'avoir résidé cinq ans en France depuis l'âge de 8 ans).

Au premier janvier 2005, la population étrangère de la région était estimée à 57.000 personnes, soit 1,7 % de la population totale[17]. Les immigrés, quant à eux étaient au nombre de 87.000 (2,6 % de la population) [18].

Les immigrés[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, jusqu'aux années 1970, l'ouest de la France, prolifique et essentiellement agricole accueillit très peu d'immigrants, étrangers ou non. À cette époque l'immigration en France était avant tout composée de travailleurs industriels, or la région était une terre essentiellement agricole, et le peu d'industrie qui s'y était installé trouvait sur place la main d'œuvre nécessaire. Comme les régions environnantes, les Pays de la Loire étaient une terre d'émigration, alimentant notamment la région parisienne. Au total une faible immigration de travailleurs étrangers s'était quand même installée dans quelques centres industriels comme Nantes, Saint-Nazaire, Angers, Le Mans ou Cholet. En 1975, année de l'arrêt de l’immigration massive de main-d’œuvre en France, la région comptait ainsi à peine 1,2 % d'immigrés. Dès ce moment c'est l'immigration pour regroupement familial ou motifs politiques qui va prendre le pas. L'attractivité objective de la région se renforçant peu à peu, les immigrés seront 1,9 % en 1999, soit 62 400 personnes. On compte alors 42 800 étrangers. 42 % des immigrés sont devenus français par acquisition. Les principaux groupes d'immigrés sont les Portugais, les Marocains et les Algériens. On y trouve aussi, en plus grand nombre que de coutume des ressortissants de l'ancienne Indochine française et des Africains noirs. Parmi les Européens, il y a existence d'un courant d'origine britannique (plus ou moins 200 immigrants par an).

Origine Immigrés
arrivés entre
1990 et 1999
Total des immigrés
en 1999
Immigrés en 1999
Pourcentage
Pays de la Loire
Pourcentage
métropole
Européens 5 490 23 738 38,0 44,9
--dont Britanniques 1 688 2 988 4,8 1,7
-- dont Portugais 387 7 228 11,6 13,3
-- dont Espagnols 250 2 561 4,1 7,3
Africains 5 733 24 063 38,6 39,3
--dont Marocains 1 088 8 285 13,3 12,1
-- dont Algériens 1 337 5 795 9,3 13,3
-- dont Tunisiens 292 2 591 4,2 4,7
-- Afrique noire 3 015 7 392 11,8 9,2
--dont Madagascar 327 963 1,5 0,7
-- dont Sénégal 247 938 1,5 1,2
-- dont Cameroun 380 696 1,1 0,6
-- Côte d'Ivoire 206 541 0,7 0,9
Asiatiques 2 477 10 941 17,5 12,8
--dont Turcs 617 3 113 5,0 4,0
-- dont Vietnamiens 588 1 830 2,9 1,7
Américains
Océaniens
1 741 3 673 5,9 3,0
Total 15 441 62 415 100,0 100,0

On constate en 1999, une arrivée d'Espagnols et d'Algériens nettement moindre que dans l'ensemble de la métropole, mais une arrivée de ressortissants d'Afrique noire nettement supérieure à la moyenne française, et en particulier en ce qui concerne Madagascar, le Cameroun et la Côte d'Ivoire.

Immigration de conjoints et de femmes[modifier | modifier le code]

Actuellement, les principaux motifs d’immigration relèvent de la vie privée et familiale, qui représente principalement l'immigration de conjoints étrangers venus rejoindre en France un(e) citoyen(ne) français(e), catégorie qui représente 64 % des arrivées en Pays de la Loire hors Europe. Ainsi, les mariages mixtes représentent désormais la majeure partie des nouvelles entrées de migrants permanents hors union européenne, contre moins d’un tiers au niveau national[19].

De 1990 à 1999, 42 % des arrivants avaient moins de 25 ans. Il y avait 8 500 femmes pour 6 900 hommes parmi les nouveaux immigrés. Entre les âges de 20 et 35 ans, on comptait trois femmes pour deux hommes.

Soulignons enfin le poids relativement important de l'immigration d'Afrique noire au sein de l'immigration locale. Les ressortissants de ces pays représentaient 19,5 % du total des immigrants de la période, contre 15,3 % pour la France entière.

Et ce nouveau type d'immigration semble continuer de façon encore plus intense depuis 1999

Effectif annuel moyen de l'immigration hors Union Européenne (à 15) de 1999 à 2003 [20]

Note :
Est défini comme« regroupement familial », l'immigration du conjoint et des enfants de moins de 18 ans autorisés à rejoindre le parent ressortissant étranger
Un mariage mixte comporte l'immigration d'un étranger à la suite de son mariage avec un citoyen de nationalité française. Au départ ce conjoint, s'il n'est pas ressortissant de l'Union européenne des quinze, ne reçoit habituellement qu'un titre de séjour valable un an appelé titre Vie privée et familiale.
Motif d'admission Effectif annuel
moyen (1999-2003)
Pourcentage
Pays de la Loire
Pourcentage
métropole
Vie privée et familiale 995 64 50
-- dont mariages mixtes 763 49 29
Regroupement familial 285 18 32
Travailleurs permanents 167 11 9
Réfugiés 113 7 9
Total 1560 100 100

Les immigrants venus de France[modifier | modifier le code]

Il s'agit du solde migratoire avec les autres régions métropolitaines. Durant la période 1999-2004, ce solde positif s'est élevé en moyenne à 0,25 % de la population de la région (plus ou moins 8 000 personnes par an, soit 41 000 au total). Entre 1999 et 2004, 181 000 résidents ont quitté la région pendant que 222 000 s’y installaient[21].

Dans le tableau suivant, les régions voisines des Pays de la Loire ont été regroupés sous la mention "régions voisines". Il s'agit des régions de Bretagne, Centre, Poitou-Charentes et Basse-Normandie.

Les chiffres couvrent la période de cinq ans allant du 1er janvier 1999 au 1er janvier 2004 :

Régions Immigration
depuis
Émigration
vers
Solde
migratoire
Île-de-France 69 000 40 000 +29 000
Régions voisines 71 000 68 000 +3 000
-- dont Bretagne 34 000 38 000 -4 000
Autres régions 82 000 73 000 +9 000
Total 222 000 181 000 +41 000

Cependant un nombre important de jeunes adultes quittent la région, surtout à destination de la région parisienne. Entre 1999 et 2004, les Pays de la Loire ont ainsi compté 17 000 départs nets de personnes de 20 à 29 ans. Par contre les échanges migratoires sont excédentaires pour toutes les autres tranches d’âges : + 32 000 pour les actifs de 30 à 59 ans, + 15 000 pour les enfants et + 11 000 pour les personnes âgées de 60 ans et plus.

Répartition des naissances par nationalité de la mère[modifier | modifier le code]

Les chiffres suivants sont fournis par l'INSEE pour l'année 2004[22] :

Ensemble Françaises Étrangères
Total
étrangères
Algérie Espagne Italie Portugal Maroc Tunisie
Loire-Atlantique 15 988 15231 757 114 14 7 30 71 36
Maine-et-Loire 10 085 9 717 368 22 5 3 14 55 14
Mayenne 3 932 3 802 130 19 0 2 3 20 1
Sarthe 6 935 6 692 243 14 2 2 8 64 9
Vendée 7 062 6 967 95 5 2 1 6 16 0
Pays de la Loire 44 002 42 409 1 593 174 23 15 61 226 60
-- légitimes 23 219 22 085 1 134 146 12 5 36 202 57
-- hors-mariage 20 783 20 324 459 28 11 10 25 24 3

Il y a fort peu de naissances de mère étrangère dans la région (plus ou moins 3,6 % du total), ceci bien sûr en relation avec leurs faibles effectifs. Comme presque partout ailleurs en France, le nombre de naissances de mère espagnole et italienne est quasi insignifiant. Il y a également fort peu de naissances de mère portugaise, ce qui est lié à la faible présence de cette nationalité dans la région. Enfin on relève à peine 1 % de naissances de mère maghrébine.

Les naissances légitimes sont encore majoritaires dans la région.

Les mariages[modifier | modifier le code]

En 2004, on a enregistré 14.112 mariages en Pays de la Loire, dont :

  • 12.829 entre deux conjoints français
  • 94 entre conjoints étrangers
  • 434 mariages mixtes entre époux français et épouse étrangère
  • 755 mariages mixtes entre épouse française et époux étranger

Ventilation des mariages mixtes

Total mariages
mixtes
Nationalité du conjoint étranger
Italienne Espagnole Portugaise Algérienne
Époux français 434 3 4 8 21
Épouse française 755 7 2 22 162

Source : [23].

Compte tenu du très faible nombre d'étrangers dans la région (42 800 en 1999), le nombre de mariages mixtes est vraiment très élevé en Pays de la Loire, ce qui correspond aux nouvelles tendances de l'immigration régionale basées sur les mariages mixtes et décrites plus haut (voir paragraphe concernant les immigrés). On assiste à une fusion rapide des étrangers au sein du creuset français. En effet sur 1.377 conjoints étrangers ayant contracté mariage, 1.189 (soit plus de 86 %) l'avaient fait dans des mariages mixtes. Le nombre d'étrangers en date du premier janvier 2005 étant estimé à 57.000 personnes, le taux de nuptialité au sein du groupe des étrangers atteint ainsi des sommets étonnants dans la région.

Projections de population à l'horizon 2030-2040[modifier | modifier le code]

D'après les calculs de l'Insee, si les tendances actuelles (de 2005) se maintiennent, la population devrait atteindre 3 949 000 habitants en 2030. Pour cela il faudrait que la fécondité, la baisse de la mortalité et les courants migratoires se maintiennent tels qu'en 2005. C'est donc une augmentation de 563 000 résidents que l'on prévoit entre 2005 et 2030, soit 16,6 %. Cependant le taux d'augmentation sera fort différent pour chacun des départements.

Département Population
en milliers
en 2005 en 2030 en 2040
Loire-Atlantique 1 203 1 477 1 630
Maine-et-Loire 752 819 940
Mayenne 297 326 340
Sarthe 550 601 640
Vendée 585 726 840
Pays de la Loire 3 386 3 949 4 389

Source : Insee[24],[25].

Les principales aires urbaines & espace urbain [modifier | modifier le code]

Les espaces urbains des Pays de la Loire et Bretagne sont les plus importants en nombre, sur les 30 premiers espaces urbains neuf font partie d'une de ces deux régions. espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire 1 006 306 Rennes 896 446 Espace urbain de Lorient-Vannes 340 260 Espace urbain du Mans 339 077 Espace urbain d'Angers 332 624 Brest 326 516 Espace urbain du Sud-Finistère 187 485 Saint-Brieuc 158 616 Espace urbain de La Roche-sur-Yon-Les Sables-d'Olonne 141 108 Les populations suivantes se réfèrent aux aire urbaines dans leur extension définie lors du recensement de 1999[26]. Entre 1990 et 1999, la région avait gagné près de 165 000 habitants. Nantes s'en attribue pas moins de 65 000 (40 %) et Angers 24 000 (près de 15 %). Angers et Nantes bénéficient d'une forte population étudiante grâce à de très bonnes infrastructures, ce qui n'est pas le cas des autres grandes villes de cette région. Le Mans progresse également avec 16 000 habitants supplémentaires. La ville reste durant la fin des années 1990, sous l'influence nocive de la désindustrialisation. De toute évidence la population se concentre dans les trois aires urbaines les plus importantes, ainsi que dans quelques entités plus petites mais très dynamiques, en Vendée surtout (notamment La Roche-sur-Yon et des Sables-d'Olonne)[27].

L'aire urbaine de Nantes connaît une période de dynamisme démographique entre 1990 et 1999, comparable dans le grand Ouest à ce qui se produit à Rennes dans la même période[28].

Aires urbaines Date du recensement
1982 1990 1999 2007 2008 2010 Code insee

aire urbaine 2010

Nantes[29] 597 734 644 317 711 241 768 305 772 406 862 111 insee 008
Angers[30] 283 473 308 387 332 737 345 788 345 071 394 710 insee 023
Le Mans[31] 276 684 283 849 293 094 304 938 305 949 338 981 insee 028
Saint-Nazaire 163 299 166 586 172 421 186 195 185 787 207 559 insee 046
Laval 92 009 97 758 102 560 109 727 110 952 119 475 insee 069
La Roche-sur-Yon 86 233 90 893 98 179 109 454 111 488 113 619 insee 075
Cholet 72 379 74 309 74 068 74 716 74 517 103 289 insee 084
Les Sables-d'Olonne[32] 35 318 38 769 42 950 47 272 47 455 47 401 insee 152
Saumur[33] 48 399 47 853 47 504 46 430 46 653 45 285 insee 158
Sablé-sur-Sarthe[34] 24 398 26 005 28 276 30 440 30 440 31 102 insee 195
Fontenay-le-Comte[35] 25 544 25 399 24 935 26 625 26 644 27 642 insee 205
Mayenne[36] 23 033 24 050 25 254 26 407 26 373 27 579 insee 206
Saint-Hilaire-de-Riez[37] 16 935 19 323 22 207 26 549 26 987 27 212 insee 209
Challans[38] 12 845 14 203 16 136 18 035 18 338 25 507 insee 226
Château-Gontier[39] 19 004 20 381 21 528 22 987 23 349 24 843 insee 227
Châteaubriant[40] 24 115 23 334 22 423 23 827 23 722 24 125 insee 229
Ancenis[41] 16 580 17 134 17 390 19 801 20 220 10 211 insee 375
La Flèche[42] 16 929 17 294 17 657 18 182 18 357 17 122 insee 277
Saint-Brevin-les-Pins 13 880 14 312 16 335 20 189 21 224 21 607 insee 245
La Ferté-Bernard[43] 16 113 16 601 16 931 17 852 17 953 21 298 insee 247
Pornic 11 196 12 382 14 940 17 886 insee 273
Clisson[44] 12 612 13 637 14 427 16 737 17 032
Les Herbiers[45] 12 049 13 413 13 937 14 893 14 811 17 494 insee 279
Montaigu 9 682 10 330 11 451 12 977 insee 329
Saint-Jean-de-Monts 8 461 9 019 10 227 12 047 insee 347
Luçon 10 516 10 890 11 180 11 930 insee 348
Segré[46] 10 720 10 293 10 342 10 898 11 003 10 393 insee 371

Répartition par âge[modifier | modifier le code]

Proportion des habitants moins de 20 ans en 1999 au sein de la population :-20ans1999-canton legende.jpg

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b INSEE - Estimation de population au 1er janvier, par région, sexe et grande classe d'âge [xls]
  2. IAURIF - Ressources documentaires [PDF]
  3. Le recensement de 1801
  4. SREF - Les recensements en France de 1801 à 1999
  5. INSEE - évolution de la population au 1er janvier depuis 1999
  6. INSEE - La population de la France en 2000 [PDF]
  7. INSEE - Naissances et décès par département et région [PDF]
  8. INSEE - Naissances vivantes et décès domiciliés par département et région (juin 2007)
  9. INSEE Pays de la Loire - La région en faits et chiffres : Une natalité toujours dynamique (mai 2007) [PDF]
  10. INSEE - Indicateurs généraux de population par département et région [xls]
  11. INSEE - La population française en 2003 (septembre 2005) [PDF]
  12. INSEE - Situation démographique en 2005 (page 238) [PDF]
  13. Sud-INSEE l'essentiel (juin 2004 no 71) - carte du "croissant fertile" en page 2 [PDF]
  14. INSEE Pays de la Loire - La région la plus féconde de France métropolitaine (septembre 2006) [PDF]
  15. INSEE Bretagne - Flash d'Octant no 118 - Michel Rouxel : Bilan démographique 2005 (y compris carte de France de la fécondité par région) [PDF]
  16. Source : INSEE - En Pays de la Loire, les femmes concilient famille et vie professionnelle
  17. INSEE - Enquêtes annuelles du recensement 2004-2006 - Etrangers par région [xls]
  18. INSEE - Enquêtes annuelles du recensement 2004-2006 - Immigrés par région [xls]
  19. INSEE Pays de la Loire - Études - Renouveau de l'immigration (no 32 janvier 2005) [PDF]
  20. INSEE Pays de la Loire - Renouveau de l'immigration (page 4) [PDF]
  21. INSEE Pays de la Loire - Une région dynamique et attractive (no 37 juillet 2005) [PDF]
  22. INSEE - Nés vivants par département, qualité juridique et nationalité de la mère [xls]
  23. INSEE - Tableau M7D - Mariages suivant la nationalité combinée des époux [xls]
  24. « Pays de la Loire en 2030, 4 millions d’habitants », sur insee.fr (consulté le 25 juillet 2011) [PDF]
  25. « Loire-Atlantique : 380 000 habitants de plus en 2040 », sur insee.fr (consulté le 25 juillet 2011)
  26. INSEE - Recensement 1999
  27. Aires urbaines des Pays de la Loire : 1999 - 2006
  28. INSEE Première no 766 - Les grandes villes françaises étendent leur influence [PDF]
  29. « Aire urbaine 1999 : Nantes (008) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  30. « Aire urbaine 1999 : Angers (023) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  31. « Aire urbaine 1999 : Le Mans (028) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  32. « Aire urbaine 1999 : Sables-d'Olonne (152) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  33. « Aire urbaine 1999 : Saumur (142) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  34. « Aire urbaine 1999 : Sablé-sur-Sarthe (205) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  35. « Aire urbaine 1999 : Fontenay-le-Comte (227) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  36. « Aire urbaine 1999 : Mayenne (224) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  37. « Aire urbaine 1999 : Saint-Gilles-Croix-de-Vie (243) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  38. « Aire urbaine 1999 : Challans (298) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  39. « Aire urbaine 1999 : Château-Gontier (252) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  40. « Aire urbaine 1999 : Châteaubriant (241) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  41. « Aire urbaine 1999 : Ancenis (283) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  42. « Aire urbaine 1999 : Flèche (280) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  43. « Aire urbaine 1999 : Ferté-Bernard (291) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  44. « Aire urbaine 1999 : Clisson (314) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  45. « Aire urbaine 1999 : Herbiers (321) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)
  46. « Aire urbaine 1999 : Segré (346) », sur insee.fr (consulté le 26 juillet 2011)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]