Démographie de l'Isère

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Jouissant d'une composition géographique diversifiée, l'Isère reste avec ses 1 252 912 habitants, un des départements les plus peuplés de France. La croissance démographique du département est d'environ 0,8 % par an. Une population majoritairement urbaine puisque plus de 76 % des Isérois vivent en ville. Au cœur du département, l'agglomération de Grenoble, où résident plus de quatre Isérois sur dix, compte 512 000 habitants.

L'évolution de la population au cours des recensements est la suivante: (à partir de 1967, le département a été emputé de quelques communes entourant la ville de Lyon) (chiffres INSEE)

1801 1806 1831 1841 1851 1856 1861 1866 1872
435 888471 660550 258588 660603 497576 637577 748581 386575 784
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
581 099580 271581 680572 145568 933568 693562 315555 911525 522
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
558 079584 017572 742574 019626 116729 789768 490860 339936 771
1990 1999 2006 2007 2011 2015 2016 - -
1 016 2281 094 0061 169 4911 178 7141 215 2121 251 0601 252 912--

Source Splaf [1] jusqu'en 2007, INSEE à partir de 2006[2]

Les communautés étrangères en Isère[modifier | modifier le code]

La communauté anglo-saxonne[modifier | modifier le code]

L'Isère abrite la deuxième communauté anglo-saxonne de France (après Paris). Il s'agit souvent de cadres travaillant pour des entreprises internationales comme HP, Caterpillar ou STMicroelectronics. Originaires d'Angleterre ou des États-Unis, ils sont attirés par la qualité de vie et en particulier par les activités qu'offre la montagne toute proche. Ils sont principalement installés en vallée du Grésivaudan. Depuis quelques années, un magazine isérois bilingue leur est dédié. Une partie de cette population n'est que de passage dans la région, de l'ordre de 2 ou 3 ans. Le flux de nouveaux arrivants est aujourd'hui encore important.

La communauté italienne[modifier | modifier le code]

Arrivés souvent au lendemain de la seconde guerre mondiale, les Italiens se sont installés en Isère pour y trouver du travail et gagner leur vie. Le quartier Saint-Laurent et les nombreuses pizzerias, sur les quais de l'Isère à Grenoble, en sont les témoins. À l'époque, ils se sont souvent vus confier les terres réputées infertiles des coteaux de la Chartreuse (Meylan, Saint-Ismieretc.). De nombreux Isérois portent aujourd'hui un nom italien, sans compter ceux originaires du Val d'Aoste qui portent un nom français.

Le flux de nouveaux arrivants est aujourd'hui quasiment tari.

La communauté grecque[modifier | modifier le code]

Implantée notamment dans l'agglomération grenobloise, la communauté grecque de l'Isère est l'une des plus importantes en France. Plusieurs vagues d'immigration se succèdent au cours du XXe siècle[3] qu'il s'agisse de fuir les massacres d'Asie mineure au début du siècle ou d'être contraint à l'exil au temps du régime des colonels. La présence d'un consulat grec à Grenoble, de plusieurs associations départementales et de l'église orthodoxe Saint-Georges de Grenoble démontrent la vigueur de la communauté. Il faut noter également que Georges Kioulou, natif de Grèce fut maire d'Échirolles, deuxième commune du département en nombre d'habitants de 1945 à 1981.

La communauté maghrébine[modifier | modifier le code]

Arrivés en deuxième vague après les Italiens, plutôt dans les années 1970, les Maghrébins se sont installés en Isère à la recherche de meilleures conditions de vie et de travail. Elle est à l'origine du 'quartier maghrébin' de Grenoble et des restaurants algériens et marocains.

La communauté polonaise[modifier | modifier le code]

C'est à la fin de la deuxième guerre mondiale et l'arrivée des immigrés polonais que la société Pomagalski a vu le jour.

La communauté russe[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, dans les années 1920, de nombreux réfugiés de la révolution d'Octobre (1917) se sont installés en Isère. Les anciens officiers de l'armée blanche, les cosaques ou des roturiers ont travaillé comme simples ouvriers aux usines. A Rives, il existe un ancien château (château de l'Orgère, fermé actuellement) où habitait une grande communauté russe. Le cimetière de Rives en est aussi témoin. A Grenoble, on peut trouver une église orthodoxe russe (Église de la Résurrection du Christ) qui rassemble les croyants pour les grandes fêtes religieuses. Il existe aussi un magasin de produits alimentaires russes et un restaurant Kalinka.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le SPLAF », sur splaf.free.fr (consulté le 20 juin 2019)
  2. « Populations légales 2006 − Populations légales 2006 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 20 juin 2019)
  3. [PDF] Aperçu historique de l’immigration grecque à Grenoble Sur le site revues-plurielles.org

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Mavridis, Les Grecs à Grenoble, des pionniers à nos jours - Deux siècles de liens historiques avec la France, L'Harmattan 2009
  • Jean-Claude Duclos, Des Grecs : Les Grecs de Grenoble, les costumes de la Grèce traditionnelle - Éditions Musée dauphinois 1993