Démographie de l'Isère

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Jouissant d'une composition géographique diversifiée, l'Isère reste avec ses 1 252 912 habitants, un des départements les plus peuplés de France. La croissance démographique du département est d'environ 0,8 % par an. Une population majoritairement urbaine puisque plus de 76 % des Isérois vivent en ville. Au cœur du département, l'agglomération de Grenoble, où résident plus de quatre Isérois sur dix, compte 512 000 habitants.

L'évolution de la population au cours des recensements est la suivante: (à partir de 1967, le département a été emputé de quelques communes entourant la ville de Lyon) (chiffres INSEE)

1936 572 742
1946 574 019
1954 626 116
1962 725 703
1968 767 678
1975 860 339
1982 936 771
1990 1 016 228
1999 1 093 786
2009 1 197 038

Que serait la population de l'isère avec l'ancien découpage de 1967?

En 2015, l'Isère serait alors classé 8eme département de par sa population.

Année Découpage actuel 23 communes Découpage avant 1967
1968 767 678 83 201 852 847
1975 860 339 129 149 991 463
1982 936 771 162 225 1 100 978
1990 1 016 228 184 782 1 203 000
1999 1 093 786 193 639 1 289 424
2009 1 197 038 206 422 1 405 469
2015 1 251 060 223 009 1 476 084

Les communautés étrangères en Isère[modifier | modifier le code]

La communauté anglo-saxonne[modifier | modifier le code]

L'Isère abrite la deuxième communauté anglo-saxonne de France (après Paris). Il s'agit souvent de cadres travaillant pour des entreprises internationales comme HP, Caterpillar ou STMicroelectronics. Originaires d'Angleterre ou des États-Unis, ils sont attirés par la qualité de vie et en particulier par les activités qu'offre la montagne toute proche. Ils sont principalement installés en vallée du Grésivaudan. Depuis quelques années, un magazine isérois bilingue leur est dédié. Une partie de cette population n'est que de passage dans la région, de l'ordre de 2 ou 3 ans. Le flux de nouveaux arrivants est aujourd'hui encore important.

La communauté italienne[modifier | modifier le code]

Arrivés souvent au lendemain de la seconde guerre mondiale, les Italiens se sont installés en Isère pour y trouver du travail et gagner leur vie. Le quartier Saint-Laurent et les nombreuses pizzerias, sur les quais de l'Isère à Grenoble, en sont les témoins. À l'époque, ils se sont souvent vus confier les terres réputées infertiles des coteaux de la Chartreuse (Meylan, Saint-Ismieretc.). De nombreux Isérois portent aujourd'hui un nom italien, sans compter ceux originaires du Val d'Aoste qui portent un nom français.

Le flux de nouveaux arrivants est aujourd'hui quasiment tari.

La communauté grecque[modifier | modifier le code]

Implantée notamment dans l'agglomération grenobloise, la communauté grecque de l'Isère est l'une des plus importantes en France. Plusieurs vagues d'immigration se succèdent au cours du XXe siècle[1] qu'il s'agisse de fuir les massacres d'Asie mineure au début du siècle ou d'être contraint à l'exil au temps du régime des colonels. La présence d'un consulat grec à Grenoble, de plusieurs associations départementales et de l'église orthodoxe Saint-Georges de Grenoble démontrent la vigueur de la communauté. Il faut noter également que Georges Kioulou, natif de Grèce fut maire d'Échirolles, deuxième commune du département en nombre d'habitants de 1945 à 1981.

La communauté maghrébine[modifier | modifier le code]

Arrivés en deuxième vague après les Italiens, plutôt dans les années 1970, les Maghrébins se sont installés en Isère à la recherche de meilleures conditions de vie et de travail. Elle est à l'origine du 'quartier maghrébin' de Grenoble et des restaurants algériens et marocains.

La communauté polonaise[modifier | modifier le code]

C'est à la fin de la deuxième guerre mondiale et l'arrivée des immigrés polonais que la société Pomagalski a vu le jour.

La communauté russe[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, dans les années 1920, de nombreux réfugiés de la révolution d'Octobre (1917) se sont installés en Isère. Les anciens officiers de l'armée blanche, les cosaques ou des roturiers ont travaillé comme simples ouvriers aux usines. A Rives, il existe un ancien château (château de l'Orgère, fermé actuellement) où habitait une grande communauté russe. Le cimetière de Rives en est aussi témoin. A Grenoble, on peut trouver une église orthodoxe russe (Église de la Résurrection du Christ) qui rassemble les croyants pour les grandes fêtes religieuses. Il existe aussi un magasin de produits alimentaires russes et un restaurant Kalinka.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Aperçu historique de l’immigration grecque à Grenoble Sur le site revues-plurielles.org

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Mavridis, Les Grecs à Grenoble, des pionniers à nos jours - Deux siècles de liens historiques avec la France, L'Harmattan 2009
  • Jean-Claude Duclos, Des Grecs : Les Grecs de Grenoble, les costumes de la Grèce traditionnelle - Éditions Musée dauphinois 1993