Fraimbault de Lassay

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Fraimbault de Lassay
Statue Saint-Frambourg Ivry-sur-Seine.JPG

Statue de Fraimbault de Lassay devant l'église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Ivry-sur-Seine.

Biographie
Naissance
Décès
Autres informations
Étape de canonisation

Fraimbault de Lassay, né vers 500 en Auvergne et mort le à Saint-Fraimbault), appelé aussi Fraimbaud ou Fraimbourg ou Frambaud ou Frambourg ou Frambour ou Frambaldus en latin, dit l'Auvergnat, est un saint catholique.

Ermite, évangélisateur et fondateur de monastères dans le Maine, c'est un saint chrétien fêté le 16 août.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fraimbault est né dans une famille sénatoriale. Son père exerce, au nom du roi Clovis, un pouvoir judiciaire, fiscal et militaire.

À l'âge de 15 ans, son père le place à la cour du roi Childebert Ier, fils aîné de Clovis ; cependant très tôt Fraimbault s'engage dans la voie du renoncement.

Vers 517, il mène une vie de contemplation, de méditation et devient ermite. Il trouve abri dans une grotte à Ivriac au bord de la Seine. Son père veut le dissuader de choisir cette vie. Mais, selon la tradition, lorsqu'il le retrouve un signe se produit : les eaux se mettent à enfler au point de transformer les abords de la caverne en véritable lac.

En 518, il entre à l'abbaye de Micy, fondée par Clovis aux abords d'Orléans. Pendant des années, il est formé à l'évangélisation. Il devient prêtre et, répondant à l'invitation de saint Innocent évêque du Mans, il se rend dans le Maine. En 532, il suit la voie romaine accompagné de saint Constantien de Javron. Ils font une première étape à Saint-Georges-de-la-Couée où ils construisent des cellules rudimentaires qui sont les bases d'un monastère pour les futurs disciples, selon la règle rédigée par Fraimbault. Son séjour dans le Haut-Maine est de courte durée, car l'évêque du Mans leur demande de se rendre dans le Passais.

Les deux amis se séparent. Constantien se fixe à Javron où il fonde un monastère qu'il dirige jusqu'à la fin de ses jours. Fraimbault choisit comme lieu de retraite une grotte sur la rive gauche de la Mayenne, toute proche de l'actuel village de Saint-Fraimbault-de-Prières dans la forêt de Nuz. Les fidèles attirés par ses vertus viennent en nombre et son évêque lui demande d’évangéliser la contrée ; il fonde ensuite un nouveau monastère sur le plateau de Lassay. Son zèle infatigable lui vaut d'être considéré comme l’apôtre de toute la contrée. Selon son hagiographie, il apprend aux habitants à défricher et à travailler la terre.

Fraimbault consacre le reste de sa vie à visiter ses anciens monastères et ses amis de Micy : saint Constantinien ; saint Bômier, saint Avée, et saint Siviard. Il poursuivit ses courses évangéliques et c'est au cours de l'une d'elles qu'il succombe à Saint-Fraimbault dans l'Orne en 570.

Il est enterré dans son monastère de Lassay. De nombreux miracles eurent lieu sur son tombeau et les foules de pèlerins ne cessèrent d'affluer jusqu'à la fin du VIe siècle.

Culte[modifier | modifier le code]

Saint Fraimbault est fêté le lundi de Pentecôte. Ses reliques sont portées en procession de l'église de Saint-Fraimbault à l'église de Lassay où est chantée une grand-messe. Il protège les biens de la terre. On attribue sa pierre tombale à une pierre intégrée dans un angle de la façade nord de l'église de Saint-Fraimbault-de-Lassay (pierre portant trèfle et graal). Il est le saint tutélaire de la commune d'Ivry sur Seine.

Rouleau des morts[modifier | modifier le code]

Selon Léopold Delisle, dans un article publié par la société de l'histoire de France, Le nom de saint Fraimbault apparaît deux fois dans un rouleau des morts. La première fois dans le rouleau mortuaire de saint Vital de Mortain décédé en 1122, et la seconde dans celui de Guillaume des Barres, qui fut présenté, en 1223, à la collégiale de Saint-Fraimbault de Senlis. Les religieux de Savigny firent porter le rouleau de saint Vital, leur fondateur, à un monastère qui s'inscrivit sous cette forme : « Titulus sancti Frambaldi abbatis. Anima piissimi Vitalis et animae omnium fidelium defunctorum requiescant in pace. Amen. Septem ei plena officia faciemus. Orate pro nobis. » (Titre de Saint Fraimbault abbé. Que l'âme du très pieux Vital et que les âmes de tous les fidèles défunts reposent en paix. Amen. Nous lui ferons sept offices pleins. Priez pour nous).[réf. incomplète]

Léopold Delisle a cru, du moins si l'on s'en rapporte à la table, que les deux communautés portant le vocable de saint Fraimbault n'en faisaient qu'une et attribue l'une et l'autre à Senlis. Le titre de Saint Fraimbault abbé, avec l'inscription précédente, doit être attribué à Saint Fraimbault du Maine, et à Saint-Faimbault-de-Lassay. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire le nom des couvents visités qui précèdent et suivent cette citation. On verra que les messagers viennent de Bourgueil, Fontevrault, Angers, quand ils arrivent à Saint-Fraimbault, et lorsqu'ils en repartent, c'est pour se rendre au Mans, puis à Séez.[réf. incomplète]

Lancelot du Lac[modifier | modifier le code]

Le personnage de saint Fraimbault est associé par certains auteurs modernes à celui du personnage de la Légende arthurienne Lancelot du Lac. Pour René Bansard, la reine Adélaïde d'Aquitaine, épouse d'Hugues Capet consacra une église (la collégiale royale Saint-Fraimbourg de Senlis) à ce saint en 990, parce qu'il contribuait à la prospérité de la famille royale et à la tranquillité du royaume. Le corps du saint fut déposé dans une chasse d'argent, hormis le chef demeuré à Lassay. Plus tard, Louis VII lui consacra un plus bel édifice en signe de reconnaissance. L'estime de la dynastie allait s'exprimer différemment avec l'une de ses filles, Marie de Champagne, qui avait créé une sorte d'académie, où paraissaient les meilleurs écrivains dont Chrétien de Troyes. Favori de la comtesse, transforma-t-il en vers courtois l'histoire du saint ? C'était l'avis de René Bansard repris et développé depuis 40 ans par une équipe de chercheurs regroupés au sein du CENA. voir La Légende arthurienne et la Normandie, Corlet, 1983. Bertin Georges, La Quête du saint Graal et l'Imaginaire, Corlet, 1998 et le site http://cena12.fr

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Angot, « Notes sur saint Fraimbault », dans le Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1892 (t. IV), p. 56-64. [1]
  • Jean Jollain (1674) & Joseph Garin (1925) , Le Patron d'Ivry-sur-Seine : Saint Frambour, sa vie (500-470), son culte à Ivry (600-1924), Librairie Victor Lecoffre, J. Gabalda éditeur, 1925.

Liens externes[modifier | modifier le code]