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Bibliothécaire

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Bibliothécaire
« Le Bibliothécaire » de Giuseppe Arcimboldo.
Présentation
Secteur
Public, privé
Métiers voisins
Compétences
Compétences requises
Information
Technologie
Communication
Management
Autres savoirs
Codes
CITP
CNP (Québec)
5111
IDEO (France)
ROME (France)

Le bibliothécaire assume les tâches de gestion des collections documentaires et d'aide aux usagers dans une bibliothèque, mais aussi des fonctions d'administration générale (gestion du personnel, informatique, finances, action culturelle).

Le mot est plus particulièrement employé dans de nombreux pays pour désigner des personnes assurant des fonctions d'encadrement et la gestion du savoir au sein des bibliothèques, même si l'on emploie aussi dans d'autres le terme de conservateur pour désigner tout ou partie d'entre eux.

Il existe encore des bibliothécaires bénévoles (en particulier pour des bibliothèques rurales ou de quartier) ; c'est parfois un héritage des bibliothèques populaires créées à partir du XIXe siècle. Toutefois, les bibliothécaires sont souvent des professionnels expressément formés pour ce métier. Dans la plupart des pays occidentaux, il faut acquérir un diplôme universitaire de deuxième cycle (maîtrise) en bibliothéconomie et sciences de l'information afin d'accéder à la profession. En France, les bibliothécaires et les conservateurs sont formés à l’École Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques (Enssib)[1].

Les bibliothécaires assurent la bonne marche en général de la bibliothèque, afin de répondre le plus adéquatement possible aux besoins d'information des usagers. Ils et elles occupent souvent des fonctions de gestion dans les domaines des ressources humaines, financières et documentaires et peuvent également être responsables du service de référence dans plusieurs institutions.

Les bibliothécaires dans l'antiquité

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Le rôle de bibliothécaire émerge dès les premières civilisations lettrées. Ce rôle était principalement de conserver et d’organiser les textes. Les prêtres et les scribes sumériens, babyloniens et assyriens en Mésopotamie furent les premiers à exercer des fonctions semblables à celles d’un bibliothécaire. Ils s’assuraient de conserver dans les temples des tablettes d’argile remplies d’écritures cunéiformes. Au VIIe siècle av. J.-C., à Ninive, ces érudits s’occupaient du classement et de la copie des textes techniques, religieux et littéraires. Ils occupaient un rôle essentiel à la fois d’archivistes, de copistes et d’interprètes de symboles. En Égypte, les prêtres tenaient le rôle de bibliothécaire. Ils s’occupaient des collections de rouleaux de Papyrus et leur rôle dépassait la simple garde des textes ils tenaient les catalogues et participaient à la transmission du savoir sacré. Dans le monde grec, au VIe siècle av. J.-C au fur et à mesure que les collections s’agrandissaient, les premières bibliothèques firent leur apparition entre autres celles de Samos ou d’Athènes. Le rôle du bibliothécaire prit toute son ampleur avec la bibliothèque d’Alexandrie, elle devient un véritable centre d’étude. Le bibliothécaire y était à la fois érudit, conservateur et enseignant. Callimaque, poète et érudit du IIIe siècle av. J.-C., incarne la figure du bibliothécaire antique. Il a conçu un catalogue, la « Table des auteurs », premier outil de classification raisonnée. L’usage du parchemin, fit son apparition à Pergame au IIe siècle av. J.-C. suite à la fin de l’exportation de Papyrus d’Égypte se nouveau support permettra, aux bibliothécaires de l’époque, le perfectionnement des techniques de conservation et l’organisation des collections. À Rome, le métier de bibliothécaire se développe davantage. Dans les grandes demeures comme celles de Cicéron ou de Varron, le bibliothécaire surveillait la disposition des rouleaux et en facilitait l’accès. Lorsque Rome se dota de bibliothèques publiques, à partir de celle d’Asinius Pollion (39 av. J.-C.), des bibliothécaires administraient les sections grecques et latines, géraient la consultation des œuvres et veillaient à leur préservation. Avec l’essor du christianisme au IIIe siècle, les clercs et lettrés étaient chargés de rassembler, copier et classer les textes sacrés et théologiques. L’usage du codex facilita leur travail et transforma la manière de concevoir la collection. Dans les communautés chrétiennes et les églises, les bibliothécaires se firent gardiens de la connaissance religieuse, les commentaires liturgiques et les textes sacrés. Cette évolution marque le passage du bibliothécaire antique, au bibliothécaire clérical, médiateur entre le texte et la foi, annonçant la fonction savante et institutionnelle qu’il occupera au Moyen Âge[2],[3].

Du gardien des livres au professionnel de l’information

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Bibliothécaire ivoirien
Bibliothécaire ivoirien au travail.

Depuis une trentaine d’années, la profession de bibliothécaire a connu une révolution majeure à la mesure du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. La bibliothéconomie est un des domaines de l’activité humaine qui ont subi le plus de changements importants ces dernières années, en passant du fichier cartonné aux bases de données en hypertexte en quelques décennies : ainsi, la communauté universitaire a eu accès à une bibliothèque virtuelle dans le réseau Internet au cours des années 2000.

Les bibliothèques regroupent des informations à la fois textuelles, audiovisuelles et numériques. Des bibliothèques universitaires et de recherches proposent des abonnements pour accéder à distance à leurs collections.

Les transformations sur les plans organisationnel, informationnel et technologique entrainent une évolution du métier de bibliothécaire. L'impact des intelligences artificielles sur le métier est difficile à prévoir.

Dans ces conditions, certains pensent qu’il faut changer le titre de la profession — dont l’étymologie première provient du grec biblion (livre) et de thêkê (lieu de dépôt), soit gardien du dépôt des livres — pour « professionnel des sciences de l’information » ou quelque chose de semblable, afin de tenir compte des évolutions récentes du métier. C’est ainsi, par exemple, que l’Association des documentalistes et bibliothécaires spécialisés (ADBS) est devenue l’Association des professionnels de l’information, sans pour autant changer de sigle, ou que l'École nationale supérieure des bibliothèques est devenue en 1991 l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques.

Le personnel des bibliothèques en Belgique

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En Fédération Wallonie-Bruxelles, trois statuts de personnel existent dans les bibliothèques publiques[4] :

  • le personnel dirigeant est chargé de la conception, de l'organisation et de l'administration ;
  • le personnel technique est chargé des tâches administratives ;
  • le personnel auxiliaire assiste le personnel technique.

Pour être reconnu par le service de la lecture publique, le personnel doit avoir suivi une formation supérieure de type long (master ou licencié en sciences et technologies de l’information et de la communication), ou de type court (bachelier ou gradué bibliothécaire-documentaliste) ou une formation de promotion sociale de type court (bibliothécaire breveté), ou disposé d'une expérience ou d'une formation reconnue équivalente[5].

Le personnel des bibliothèques en France

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L'appellation générique de « bibliothécaire » recouvre, en France, des grades et des statuts différents. On distingue quatre catégories de personnels dans les bibliothèques : les conservateurs (catégorie A+ de la fonction publique), les bibliothécaires (catégorie A de la fonction publique), les bibliothécaires assistants spécialisés (catégorie B de la fonction publique), et les magasiniers de bibliothèque (catégorie C de la fonction publique). D'autres noms étaient autrefois utilisés, comme « commis de bibliothèque », « assistant de bibliothèque », « bibliothécaire adjoint », « bibliothécaire associé », « adjoint du patrimoine » ou d'autres encore[6].

Le cadre d'emploi des bibliothécaires d’État en France, entendu au sens de catégorie, est défini par le décret du 9 janvier 1992. Selon l'article 2, les « bibliothécaires participent à la constitution, à l'organisation, à l'enrichissement, à l'évaluation, à l'exploitation et à la communication au public des collections de toute nature des bibliothèques. Ils concourent également aux tâches d'animation et de formation au sein des établissements où ils sont affectés et peuvent être appelés à assurer des tâches d'encadrement. Ils exercent leurs fonctions dans les services techniques et les bibliothèques relevant du ministère chargé de l'enseignement supérieur ou d'autres départements ministériels »[7].

Le cadre d'emploi des bibliothécaires territoriaux[8] en France, entendu au sens de catégorie, est défini par le décret du 2 septembre 1991[9]. Selon l'article 2, les "bibliothécaires territoriaux sont affectés, en fonction de leur formation, dans un service ou établissement correspondant à l'une des spécialités suivantes : 1. Bibliothèques ; 2. Documentation. Ils participent à la constitution, l'organisation, l'enrichissement, l'évaluation et l'exploitation des collections de toute nature des bibliothèques, à la communication de ces dernières au public ainsi qu'au développement de la lecture publique. Ils concourent également aux tâches d'animation au sein des établissements où ils sont affectés. Ils ont vocation à assurer la recherche, la constitution, le classement, la conservation, l'élaboration, l'exploitation et la diffusion de la documentation nécessaire aux missions des collectivités territoriales et de leurs établissements publics. Ils peuvent être nommés aux emplois de direction des services de documentation et des établissements contrôlés assurant les missions mentionnées aux deuxième et troisième alinéas du présent article. Dans les services ou établissements dirigés par un conservateur de bibliothèques, les bibliothécaires territoriaux ont vocation à remplir les fonctions d'adjoint du conservateur de bibliothèques ou à diriger l'un des secteurs d'activités de l'établissement"[10].

Agents publics

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Un métier aux facettes multiples.

Le personnel des bibliothèques est constitué en grande partie de fonctionnaires et d'agents contractuels de droit public. Selon l'Inspection générale des bibliothèques, la filière regroupait 54 701 titulaires en 2012 : 33 640 d'entre eux étaient issus de la fonction publique territoriale ; 13 400 certifiés de documentation et enseignants documentalistes ; 6 157 personnes rattachées à la fonction publique d’État[11].

Le personnel de la Bibliothèque nationale de France, de la Bibliothèque publique d'information, des bibliothèques d’enseignement supérieur et des autres bibliothèques des administrations d'État relève de la fonction publique d'État (FPE).

Celui des bibliothèques municipales ou intercommunales et des bibliothèques départementales relève de la fonction publique territoriale (FPT).

Celui de la Ville de Paris relève d'un statut spécifique.

Toutefois, en conséquence d'un processus de nationalisation lancé dans les années 1930, qui concernait les bibliothèques provinciales nées des confiscations révolutionnaires, des conservateurs des bibliothèques relevant de la fonction publique d'État et rémunérés par lui exercent dans les bibliothèques municipales et intercommunales classées, principe réaffirmé en dernier lieu par l'article 1er de la loi no 90-1067 du 28 novembre 1990[12].

Les corps (FPE) ou cadres d'emplois (FPT) sont les suivants :

Catégories Corps (fonction publique d'État) Cadres d'emplois (fonction publique territoriale)
A
(encadrement, conception, expertise)
Conservateurs généraux des bibliothèques pas de cadre d'emplois correspondant[13]
Conservateurs des bibliothèques Conservateurs des bibliothèques
Bibliothécaires Bibliothécaires
B
(tâches techniques)
Bibliothécaires assistants spécialisés Assistants de conservation du patrimoine et des bibliothèques
C
(tâches d'exécution)
Magasiniers des bibliothèques Adjoints du patrimoine

Des conservateurs de bibliothèque occupent d'autres postes, comme ceux de conseiller Livre et Lecture dans les Directions régionales des affaires culturelles, Directeur régional des affaires culturelles, etc.

La filière ITRF

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À ces corps s'ajoutent ceux des personnels ingénieurs et techniques de recherche et de formation de la filière ITRF qui sont représentés dans les bibliothèques des établissements d'enseignement supérieur, des établissements publics de recherche ou d'enseignement supérieur et de recherche, des grands établissements, des établissements sous tutelle des ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur et de la recherche (Canopé, CNED, ONISEP, CEREQ) et des rectorats d'académie. Ces personnels sont principalement représentés dans les bibliothèques des écoles d'ingénieurs et des établissements sous tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le projet de loi de finance de 2009 avait, par ailleurs, prévu l'intégration des personnels de la filière bibliothèque de catégorie B et C (assistants des bibliothèques et magasiniers des bibliothèques) aux corps de la filière ITRF des catégories équivalentes[14]. Le retrait de ce projet d'intégration n'a pu être qu'en raison de la forte mobilisation des personnels de la filière bibliothèque[15]. Cependant, le mouvement de modernisation de la fonction publique, qui prône la réduction du nombre de corps de fonctionnaires, laisse supposer que l'existence d'une filière métier indépendante uniquement dédiée à la documentation sera, à plus ou moins court terme, mise en cause. Déjà le décret sur le statut des enseignants-chercheurs de 1984 prévoit explicitement que les enseignants-chercheurs - professeurs des universités et maîtres de conférences- peuvent être chargés de conserver et enrichir les collections et être chargés de questions documentaires[16]. Mais le décret no 2009-460 du 23 avril 2009, en supprimant les mots « dans son unité, son école ou son institut », fait craindre aux bibliothécaires comme aux enseignants-chercheurs que ces derniers puissent désormais être nommés par le président de l'Université, dans le cadre des pouvoirs élargis que lui a donné la loi LRU, sur des postes de cadre A des bibliothèques à temps plein au sein des bibliothèques dépendant de l'Université. Outre des modalités de recrutement qui divergent, notamment par les concours uniques, les corps de catégorie A d'ingénieurs d'études et d'ingénieurs de recherche de la filière ITRF ont la particularité d'assumer un niveau de responsabilité supérieur aux corps de la filière bibliothèque à corps équivalents. Ceci s'explique certainement par le fait que les bibliothèques dans lesquelles les personnels de la filière ITRF exercent sont celles d'établissements de taille moyenne.

Du personnel administratif et technique travaille également dans les bibliothèques. Les postes les moins qualifiés sont souvent occupés par des agents provenant d'autres filières, principalement de la filière ASU pour les établissements relevant de l'Enseignement supérieur. Dans les bibliothèques territoriales, les filières administrative et technique sont très représentées.

Les centres de documentation et d’information de l’enseignement secondaire sont tenus par des professeurs documentalistes et des professeurs documentalistes de l'enseignement agricole. Les BCD (bibliothèques centres documentaires) de l'enseignement primaire ne disposent pas de personnel statutaire (selon les cas un jeune en service civique, un assistant d'éducation, un enseignant, des bénévoles ou un employé municipal peut en assumer la gestion).

Les plus petites bibliothèques publiques, ainsi que la majorité des bibliothèques du tiers réseau sont souvent tenues par des bénévoles.

Le personnel des bibliothèques françaises est majoritairement féminin. Pour les fonctionnaires de l'État, le taux de féminisation dépasse les deux tiers avec 68 %[17].

Le personnel des bibliothèques au Québec

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Évolution du métier de bibliothécaire au Québec

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Au Québec, l’émergence du métier de bibliothécaire remonte vers la fin du 19e siècle, où la fonction était occupée par des écrivains et intellectuels sans véritable formation spécialisée. Les figures marquantes de cette période pour n’en nommer que quelques-uns sont, Étienne Parent, Pamphile LeMay et Narcisse-Eutrope Dionne. Leurs rôles étaient principalement, la gestion et l’enrichissement des collections publiques, au sein des bibliothèques parlementaires et religieuses. À partir des années 1930, la profession se structure progressivement grâce à la reconnaissance académique, la création d’une association la Quebec Library Association (1932), et l’apparition d’une formation avec l’école de bibliothéconomie de McGill. L’ouverture de l’école de bibliothécaires francophones à l’Université de Montréal en 1937 a marqué un pas important qui permet d’instaurer des standards scientifiques et techniques. Dans les années 1960, une première loi sur les bibliothèques publiques est adoptée en 1959, suivie d’une croissance rapide des bibliothèques universitaires, collégiales et publiques. La bibliothèque nationale est créée en 1967. La discipline s’éloigne alors du contrôle religieux et tend vers une mission d’accès à la culture et à l’information, avec la création de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec en 1969. Depuis, le métier de bibliothécaire au Québec est défini par une formation universitaire poussée et une expertise scientifique, qui répond aux besoins en évolution de la société en matière d’information, de documentation et de recherche. L’évolution de la profession est soutenue par des politiques publiques, la diversification des missions et la réflexion constante sur son rôle et son identité dans un environnement de plus en plus technologique. L’histoire des bibliothécaires au Québec illustre une profonde transformation de la profession, en passant d’un rôle de gardien de la morale et du patrimoine à celui de professionnel reconnu et engagé pour la diffusion du savoir ainsi que l’accompagnement des communautés dans le monde de l’information contemporaine[18],[19].

Il existe trois principaux corps d’emploi qui œuvrent dans les bibliothèques québécoises. Ces trois types d’emplois sont les suivants : les commis aux prêts (aussi appelés aide-bibliothécaires ou préposés), les techniciens en documentation et les bibliothécaires[20] :

Éva Circé-Côté, bibliothécaire québécoise
Éva Circé-Côté, bibliothécaire québécoise.
Catégories Formation Exemple de tâches[21]
Commis aux prêts Diplôme d’études secondaires
  • Trier et classer les documents.
  • S’occuper des retours et des prêts.
  • Accueillir les usagers.
  • Répondre aux besoins de renseignements généraux des usagers[22].
Technicien en documentation Diplôme d’études collégiales en techniques en bibliothéconomie et en technologie de l'information (3 ans, CÉGEP)

Cette formation est offerte dans six établissements[23] :

Dans les services d'archives publiques, il faut aussi avoir un diplôme ou un certificat collégial en services techniques d'archives et gestion de documents.

  • Faciliter l'accès, pour les usagers, aux livres, aux films, aux photographies, aux cartes, aux documents papier, aux documents électroniques et à tous autres matériels de la bibliothèque.
  • Contribuer à la description des nouvelles acquisitions en cataloguant, classifiant, codifiant et classant des documents disponibles pour le prêt et des documents d'archives.
  • Travailler à microfilmer des documents d'archives, afin de les rendre plus facilement accessibles en les déposant dans des bases de données.
  • Organiser les fonds d’archives en les triant, rejetant et échantillonnant.
  • Participer à la formation et aux services d'aide offerts aux usagers.
  • Effectuer des recherches de références pour les usagers.
  • Créer et mettre à jour des plans de classification et des calendriers de conservation à l’aide des normes et des politiques de conservation des documents[24],[25].
Bibliothécaire Baccalauréat de premier cycle dans n’importe quelle discipline, ainsi qu'un diplôme de deuxième cycle à l’université (maîtrise) en bibliothéconomie et en sciences de l'information.

Deux universités offrent cette maîtrise (2 ans) au Québec :

L'Université d'Ottawa offre également un programme bilingue de maîtrise en sciences de l'information[27].

  • Élaborer des systèmes d'accès pour rendre accessibles aux usagers les collections de la bibliothèque.
  • Préparer des outils facilitant la recherche pour les usagers : des bibliographies, des index, des listes de livres recommandés, des guides, etc.
  • Fournir des services de référence aux usagers.
  • Mettre en place des services spécialisés (pour les enfants, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, etc.).
  • S’assurer de la maintenance des collections en achetant, classant, cataloguant et élaguant les documents de la bibliothèque.
  • Planifier, gérer, organiser, diriger, coordonner et contrôler les activités et les ressources matérielles, financières et humaines de la bibliothèque.
  • Offrir un service d’animation et de formation auprès du personnel et des usagers.
  • S’occuper des technologies de l’information et des communications TIC.
  • Recommander l'acquisition de documents (livres, périodiques, audiovisuel, etc.), afin de les ajouter à la collection de la bibliothèque[26],[28].*

La description des tâches du bibliothécaire se distingue ensuite selon le milieu de travail au sein duquel il ou elle évolue :

  • Gouvernemental : Ministères, Hôpitaux, Assemblée Nationale, Bibliothèques Nationales
  • Municipal : Villes et Bibliothèques publiques
  • Scolaire : Écoles primaires et secondaires
  • Enseignement supérieur : Collèges et Universités
  • Privé : Entreprises et à titre de consultant
  • Spécialisé : Musées, Organismes et Associations.

Comme aux États-Unis, les femmes au Québec ont tardé avant d'accéder à des postes de direction[29].

Compétences en bibliothèques de recherche au Canada

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Il existe douze familles de compétences pour les bibliothécaires qui œuvrent en bibliothèques de recherche. Elles se définissent sous l’angle des connaissances à maîtriser, des capacités à développer et des comportements à adopter.

  • Apprentissage actif et adaptation : Capacité à intégrer de nouveaux savoirs et s’ajuster à un environnement en constante transformation.
  • Collaboration : Développer des relations stratégiques et travailler en équipe avec des usagers et partenaires.
  • Consultation et communication : Compétences en communication interpersonnelles et gestion efficace de l’information.
  • Conservation et préservation : Maîtrise du cycle de vie des documents et des données, en particulier à l’ère numérique.
  • Équité, diversité et inclusion : Engagement à promouvoir et défendre la diversité, l’inclusion, l’accessibilité et l’équité dans les pratiques et les services.
  • Engagement et participation : Implication et participation dans la vie professionnelle, dans les instances décisionnelles et dans la formation continue.
  • Évaluation et analyse : Capacité à mesurer l’efficacité des services, à analyser les besoins et à piloter des démarches d’amélioration.
  • Leadership et mobilisation : Aptitude à inspirer, encadrer et accompagner l’innovation.
  • Vision et innovation : Développer et mise en œuvre des projets novateurs, anticiper l'évolution du milieu[30].

Le personnel des bibliothèques en Suisse

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La Suisse possède plusieurs filières qui permettent d'accéder au métier de bibliothécaire. Le certificat fédéral de capacité d'agent/agente en information documentaire, le Bachelor of Science HES en information documentaire, et plusieurs filières postgrades. Ces filières permettent plus largement d'accéder au divers métiers de l'information documentaire, tels que le travail en archives, en centre de documentation, dans les médias, etc.

Quelques bibliothécaires célèbres

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À l'occasion de la remise des insignes de chevalier de la Légion d’honneur à la bibliothécaire Maria Teresa De Bellis, Frédéric Mitterrand, alors ministre de la Culture et de la Communication, prononce ces mots :

« À la manière d’un Lucien Herr rue d’Ulm au temps de l’affaire Dreyfus ou de Noëlle de La Blanchardière dans la si proche École française de Rome, vous faites partie de ces figures qui dessinent un paysage et façonnent un univers. Comment oublier que Marcel Proust fut bibliothécaire à la Mazarine de 1895 à 1900 ? Comment oublier que Leconte de Lisle et Anatole France furent bibliothécaires du Sénat ? Et que dire d’Hector Berlioz, bibliothécaire du Conservatoire, de Théophile Gautier, bibliothécaire de la princesse Mathilde ou encore de Robert Musil; bibliothécaire de l’Université technique de Vienne de 1910 à 1914 ?[31] »

Personnages célèbres en tant que bibliothécaires

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Autres bibliothécaires connus

Personnages célèbres ayant été bibliothécaires

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Notes et références

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  1. « L’Enssib forme les conservateurs et les bibliothécaires d’Etat », sur Emploipublic.fr, (consulté le )
  2. Dunlap, Leslie W, Readings in library history, New York,, R.R. Bowker, (lire en ligne), p.2-41
  3. Henard, C., Gaillard, R., Renaudin, C., & Villenet-Hamel, M., Le métier de bibliothécaire, Éditions du Cercle de la librairie 13e édition, coll. « Association des bibliothécaires français », (ISBN 978-2-7654-1578-7), p. 27-33
  4. « Fiche métier : Bibliothécaire », Métiers, sur SIEP, (consulté le ).
  5. Dossier : Le métier de bibliothécaire en Fédération Wallonie-Bruxelles, vol. 184, FWB, coll. « Lectures », , 116 p..
  6. Charlotte Henard, Coline Renaudin, Mélanie Villenet-Hamel et Association des bibliothécaires français, Le métier de bibliothécaire (ISBN 978-2-7654-1578-7 et 2-7654-1578-1, OCLC 1127388780)
  7. « Décret n°92-29 du 9 janvier 1992 », sur Legifrance, (consulté le )
  8. « Le cadre d’emploi de bibliothécaire territorial », sur Emploi-Collectivités, (consulté le )
  9. Clotilde Vaissaire-Agard, Françoise Quaire et Alain Patez, Préparer le concours de bibliothécaire Externe. État et Territorial, Édition 2015, Mont-Saint-Aignan, Éditions Klog, , 298 p. (ISBN 979-10-92272-08-6), p. 13
  10. « Décret n°91-845 du 2 septembre 1991 », sur LegiFrance, (consulté le )
  11. Les bibliothèques publiques face à leur avenir, Bruno Texier, archimag, no 265, juin 2013, page 4.
  12. Texte de la loi du 28 novembre 1990
  13. À l'exception de la Ville de Paris
  14. Projet de loi de finance pour 2009, mission « Recherche et enseignement supérieur », p. 70.
  15. Actualités sur le site du SGEN-CFDT.
  16. Décret du 6 juin 1984, version consolidée
  17. Inspection générale des bibliothèques, La filière Bibliothèques de la fonction publique d'État : situation et perspectives, juin 2008, p. 10 (Le rapport).
  18. M. Lajeunesse, « Le bibliothécaire québécois : d’un homme de lettres à un professionnel de l’information. », Documentation et bibliothèques, vol. 51, no 2,‎ , p. 139-148 (DOI https://doi.org/10.7202/1030095ar)
  19. Collectif, Bibliothécaire : passeurs de savoirs., Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec, (ISBN 978-2-89590-145-7, lire en ligne)
  20. « Travailler en bibliothèque », sur abpq.ca (consulté le ).
  21. Les tâches attribuées aux différents corps d’emploi diffèrent selon les milieux.
  22. « Commis et assistants/assistantes dans les bibliothèques », sur imt.emploiquebec.gouv.qc.ca (consulté le ).
  23. « Programmes d’études », sur aptdq.org (consulté le ).
  24. « Définition », sur aptdq.org (consulté le ).
  25. « Techniciens/techniciennes dans les bibliothèques et les services d'archives publiques », sur imt.emploiquebec.gouv.qc.ca (consulté le ).
  26. a et b « Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec », sur cbpq.qc.ca (consulté le ).
  27. « Maîtrise en sciences de l'information », sur catalogue.uottawa.ca (consulté le ).
  28. « Bibliothécaires », sur imt.emploiquebec.gouv.qc.ca (consulté le ).
  29. Marcel Lajeunesse, Éric Leroux et Marie D. Martel, Pour une histoire des femmes bibliothécaires au Québec : portraits et parcours de vies professionnelles (ISBN 978-2-7605-5251-7 et 2-7605-5251-9, OCLC 1125152315), p. 4.
  30. Collectif, Compétences des bibliothécaires issus des bibliothèques de recherche canadiennes. (Publication de l'ABRC.), Groupe de travail de l’ABRC sur les compétences, (lire en ligne)
  31. Frédéric Mitterrand, « Discours à l'occasion de la remise des insignes de chevalier de la Légion d’honneur à Maria Teresa De Bellis », ministère de la Culture et de la Communication.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Association des bibliothécaires de France et Yves Alix (dir.), Le métier de bibliothécaire, Paris, Éditions du Cercle de la Librairie, , 12e éd., 565 p. (ISBN 978-2-7654-0977-9)
  • Bertrand Calenge (dir.), Bibliothécaire, quel métier ?, Paris, Éditions du Cercle de la Librairie, coll. « Bibliothèques », , 314 p., 24 cm x 17 cm (ISBN 2-7654-0890-4)
  • Michel Melot, La sagesse du bibliothécaire, Paris, l’Œil neuf éditions, , 109 p., 20 cm (ISBN 2-915543-03-8)
  • Claudine Belayche, Emplois publics des bibliothèques : concours et formation, Paris, coll. « Médiathèmes » (no 1), , 11e éd., 64 p., 24 cm (ISBN 2-900177-26-X)
  • Guylaine Beaudry, Profession, bibliothécaire, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, coll. « Profession », , 68 p. (ISBN 978-2-7606-3117-5)
  • Yann Sordet, Apparition et disparition du bibliothécaire. Une lecture d'Arcimboldo, Paris, Éditions de l'INHA, coll. « Dits », 2018, 48 p. (ISBN 978-2-917902-43-1).
  • Isabelle Antonutti, Bâtisseuses de la lecture publique, une histoire des premières bibliothécaires 1900-1950, Presses de l'Enssib, 2024.

Articles connexes

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Liens externes

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