Belœil (Belgique)

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Belœil
Le château des princes de Ligne
Le château des princes de Ligne
Blason de Belœil
Héraldique
Drapeau de Belœil
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Ath
Bourgmestre Luc Vansaingèle
Majorité PS - Ensemble 2012
Sièges
PS
MR
Ensemble 2012
23
12
7
4
Section Code postal
Belœil
Basècles
Ramegnies
Thumaide
Wadelincourt
Aubechies
Ellignies-Sainte-Anne
Quevaucamps
Stambruges
Grandglise
7970
7971
7971
7971
7971
7972
7972
7972
7973
7973
Code INS 51008
Zone téléphonique 069
Démographie
Gentilé Belœillois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
13 771 ()
48,94 %
51,06 %
224 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,01 %
63,00 %
15,98 %
Étrangers 5,16 % ()
Taux de chômage 15,21 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 356 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 33′ N 3° 44′ E / 50.55, 3.733 ()50° 33′ Nord 3° 44′ Est / 50.55, 3.733 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
61,55 km2 (2005)
58,81 %
24,21 %
15,33 %
1,65 %
Localisation
Situation de la ville au sein del'arrondissement d'Ath et dela province de Hainaut
Situation de la ville au sein de
l'arrondissement d'Ath et de
la province de Hainaut

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Belœil

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Belœil
Liens
Site officiel beloeil.be

Belœil (du picard Beuleul ou baileul signifiant barrière, palissade) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, ainsi qu’une localité qui en fait partie.

Elle est célèbre pour son château et son parc, appartenant à la Maison de Ligne, l'une des plus illustres familles nobles belges. L'actuel propriétaire est Michel, 14e prince de Ligne depuis le décès de son père en août 2005. Le domaine de Belœil est ouvert au public et accueille deux importantes manifestations culturelles : l'exposition d'amaryllis dans les salons du château (en mai) et Les Musicales de Belœil dans le parc (en août).

La commune de Belœil abrite un parc archéologique : l'Archéosite d'Aubechies.

Villages de la commune[modifier | modifier le code]

Aubechies, Basècles, Belœil, Ellignies-Sainte-Anne, Grandglise, Quevaucamps (maison communale), Ramegnies, Stambruges, Thumaide et Wadelincourt.

Village de Beloeil[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Selon Jacques de Guyse, Beloeil était un bois dans lequel quelques fugitifs élevèrent un fort appelé Baluel. Au XIIe siècle, on écrivait Bailloeul. Tout ce que l’on peut dire est que ce nom signifie : Belle vue.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason Beloeil.svg
Blason de Belœil
Blasonnement : D’or à la bande de gueules[1].
  • Délibération communale : 26 septembre 1990
  • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 18 décembre 1991



Situation[modifier | modifier le code]

Village agricole et touristique, d’une altitude de 31 à 92 m, Beloeil appartient à la commune de Belœil, est situé dans le Hainaut, à 21 km de Mons et à 28 km de Tournai. Celui-ci est borné au Nord par Ladeuze et Huissignies, à l’Est par Grosage, au Sud par Sirault et Stambruges, et à l’Ouest par Quevaucamps et Ellignies-Saint-Anne.

Historique[modifier | modifier le code]

Appartenance[modifier | modifier le code]

Beloeil formait une seigneurie importante. Ce fief appartint d’abord à une famille du nom de la localité, puis à partir de 1020, elle est la propriété de la famille de Ligne. Les français investirent le village de Beloeil en 1478, mais le château n’est pas tombé en leur pouvoir grâce à l’écuyer Montaigle qui en était capitaine. Pendant la Révolution française, Belœil fût le siège d’un comptoir. A l’heure actuelle, ce village est toujours associé au prestigieux domaine du château de Ligne. C’est bien connu dans le village, Beloeil est le berceau de la famille de Ligne dont le plus illustre représentant fut, au XVIIIe siècle, Charles-Joseph de Ligne, diplomate, auteur littéraire et constructeur du château.

Rues[modifier | modifier le code]

Toutes les rues de Belœil ont une origine et généralement elles la doivent à une personne importante. Ce sont, le plus souvent, des docteurs en médecine :

  • La rue verte rue, dédiée au docteur Ronflette. Très tôt, il tombe amoureux de la nature, il fait beaucoup de grandes recherches sur différentes plantes pour la médecine. Cette rue sera ensuite bordée de hêtres et de haies, d’où son appellation de « rue verte ».
  • Rue docteur Roland, il s’agit de Joseph Roland, né à Grosage le 1er février 1861, il était docteur en médecine et a été bourgmestre de Beloeil à deux reprises. Il est décédé accidentellement dans ce village, happé par le train le 26 mars 1935.
  • Rue « CHAUDE » ou « HAUTE », appelée aussi rue Docteur Jadot. Les beloeillois disaient anciennement « caulde rue » (chaude rue). Mais officiellement, il s’agit de la Rue Haute, car son sommet est le point culminant du village. On y mesure en effet une dénivellation de 60 m jusqu’à la rue de Farvacq. Le docteur Jadot était le docteur privé du Prince Eugène Ier de Ligne. Il a aussi été bourgmestre avant le docteur Roland, de 1903 à 1907.

Monuments[modifier | modifier le code]

Château et son domaine[modifier | modifier le code]

Le château de Belœil est implanté depuis le XIVe siècle au milieu de ses douves et viviers. En 1721, un potager est aménagé puis complété par le pavillon Pomone. Vers 1770, la partie nord-ouest du parc est transformée en jardin anglais avec l'aide de F.J. Bélanger. Le château comptait, en 1794, 24 appartements de 36 quartiers au-dessus des remises et écuries. Par la suite, le seigneur de Beloeil construit l’orangerie. En 1900, un vaste incendie détruit la forteresse, mais les collections du château sont abritées dans des dépendances. De 1901 à 1906, le nouveau manoir est édifié sur le modèle de son prédécesseur, c'est-à-dire flanqué, et est érigé selon la forme d’un quadrilatère irrégulier.

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre a été construite au XXe siècle, elle est de style néo-gothique en brique et grès de Grandglise.

Fontaines[modifier | modifier le code]

La plus vieille fontaine de Beloeil date de 1824, la pompe du château. Elle compte ensuite 4 autres fontaines qui sont la fontaine à lattes, la fontaine du Major, la fontaine du gendarme et la fontaine bouillante.

Hameau des écacheries[modifier | modifier le code]

Le hameau des écacheries est une sorte de village dans un village. Celui-ci possède sa propre église, un pont-levis sur le canal, et une forêt qui permet de rejoindre Stambruges par les sentiers et qui renferme la célèbre Fontaine bouillante.

Langage des habitants[modifier | modifier le code]

Le patois beloeillois est un patois quasi sans accent. Le langage n’est ni plat, ni grossier, comme le borain. Bref, il est plus près du français dont il utilise la construction des phrases et des mots. Ce patois présente peu d'expressions qui soient typiquement belœilloises.

Sobriquets[modifier | modifier le code]

À Belœil, comme dans toute la région, les habitants se connaissaient mieux entre eux par leur surnom que par leur nom. Presque tout le monde portait un sobriquet qui se transmettait de père en fils : il se précédait de l’article « du » ou « d’el ». Chose curieuse, les personnes qui portaient un sobriquet noble (el plafonneur,…), habitaient le village (donc près du château) tandis que celles qui avaient un surnom d’oiseau (Emile Pirot El moineau…) habitaient Favarcq ou Ecacheries (à la lisière du bois).


Cinéma[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux notables[modifier | modifier le code]

Le parc du château des princes de Ligne

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 157

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Château de Belœil », in Parcs et Jardins
  • J. Ballant, Province du Hainaut, Bruxelles, Ed. Racine, 2009
  • C. Breuse, « Belœil, terre d'accueil » in Belœil
  • C. Bronne, Belœil et la Maison de Ligne, Paris, Tournai, éd. Gamma, 1979
  • I. Cachoire, « Château de Belœil, le Versailles belge », in Château de Belœil
  • F. Crucq, Les rues de Belœil, leurs origines, Belœil, 1998
  • M. Haurez, « Le magnifique et champêtre Belœil », in Terre et Géographie n° ?, 1952, pp. 7-9
  • Charles-Joseph de Ligne, Coup d'œil sur Belœil, 1781

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]