André Joseph Boussart

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André Joseph Boussart
Le général Boussart portant la Légion d'honneur et l'Ordre de la Couronne de Fer
Le général Boussart portant la Légion d'honneur et l'Ordre de la Couronne de Fer

Naissance
Binche
Décès (à 54 ans)
Bagnères-de-Bigorre
Origine Drapeau de la Belgique Belgique
Allégeance Drapeau des Pays-Bas autrichiens Pays-Bas autrichiens
Drapeau des États belgiques unis États belgiques unis
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17891813
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement 20e dragons
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Ordre de la Couronne de Fer
Baron de l'Empire

André Joseph Boussart, né le à Binche (Province de Hainaut) et mort le à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), est un général français d'origine belge de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Boussart s'enrôle fort jeune dans les troupes autrichiennes. Il est sous-officier dans un corps de cavalerie, lorsqu'en 1789 les provinces belges se soulevent pour conquérir leur indépendance. Ayant pris parti pour les insurgés, il reçoit d'eux le commandement d'une compagnie, où il sert, en qualité de capitaine jusqu'en 1791. Cet acte de patriotisme l'oblige trois ans après à se réfugier en France, afin d'échapper aux vengeances des agents de l'Autriche victorieuse.

Il vit quelque temps, sans se marier avec Marguerite Henriette Joséphine Mouren[1].

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Il obtient d'entrer dans l'armée révolutionnaire française, il est fait lieutenant le 28 juillet 1792, dans le régiment de dragons du Hainault. Capitaine le 1er octobre suivant, il fait la campagne de cette année-là. Le 1er mars 1793, nommé lieutenant-colonel, il soutient au combat de Laroche, l'attaque d'une colonne autrichienne devant laquelle, accablé par le nombre, il opére sa retraite en bon ordre. Étant passé pendant la même année au 20e régiment de dragons comme chef d'escadron, il va rejoindre l'armée d'Italie, où, le 27 germinal an IV, à la bataille de Mondovi, il culbute avec 2 escadrons toute la cavalerie piémontaise. Dans cette affaire, il est blessé de trois coups de sabre en se faisant un passage à travers les rangs ennemis.

Le 21 floréal suivant, il effectue sous le feu de l'ennemi, et à la nage, le passage de l'Adda. Les 11 et 17 messidor, à Castiglione, à la tête d'un faible détachement, il fait prisonnier un parti de hussards.

Ces diverses actions lui attirent l'attention du général Bonaparte, qui le fait nommer chef de brigade le 18 nivôse an V. Boussard, déjà digne d'une distinction aussi flatteuse, continue de la mériter pendant la campagne d'Égypte, principalement à la prise d'Alexandrie, au combat de Chebreiss, aux batailles des Pyramides et d'Aboukir. Plusieurs fois, il a à combattre seul contre les Mamelouks : souvent vainqueur, jamais les échecs que cette cavalerie redoutable lui fait éprouver ne le découragent. À la bataille livrée le 4 nivôse an VIII à l'armée anglaise, sous les murs d'Alexandrie, il charge la première ligne de l'ennemi et la met en déroute. Il reçoit dans cette journée trois blessures qui le retient pendant sept mois dans un repos forcé. Aussitôt après son rétablissement, le général en chef Menou lui confére le grade de général de brigade le 1er vendémiaire an IX, et en cette qualité, il signe la capitulation d'après laquelle l'armée française abandonne l'Égypte. Un arrêté des consuls du 23 frimaire an X, confirme la nomination de Boussard.

Employé, à son retour en France, dans la 2e division de dragons à l'armée des côtes, il a en l'an XI un commandement dans la 11e division militaire (Bordeaux). En l'an XII, il est compris comme membre de la Légion d'honneur dans la promotion du 19 frimaire, et comme commandant de l'Ordre dans celle du 25 prairial de la même année.

Il commandait la 2e division de dragons au camp de Compiègne et devient membre du collège électoral du département de Jemmapes.

Guerres de l'Empire[modifier | modifier le code]

Lors de la campagne de Prusse (1806), il se distingue d'abord à Iéna, ensuite le 30 octobre à la prise de Lübeck. Le 6 novembre, il poursuit jusque dans Anklam les débris d'une colonne ennemie commandée par le général Rila, colonne qu'il a en grande partie détruite. Blessé à l'attaque des retranchements de Cznarnowo, le 22 décembre, il l'est encore, et plus grièvement à Pułtusk le 26 du même mois.

Malgré l'altération que ces nombreuses blessures ont fait éprouver à sa constitution, et malgré son âge, il se rend en Espagne après la paix de Tilsitt. Ce vétéran des armées du Nord et d'Orient, que l'Empereur a fait baron de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 10 février 1809), déploie dans plusieurs circonstances une intrépidité et une audace des plus extraordinaires.

En 1810, il disperse en peu d'heures, avec 2 escadrons de cuirassiers et de hussards, un nombreux rassemblement de paysans formé à Castellón de la Plana en Catalogne.

Quelque temps après, tandis que les troupes françaises assiégent Lérida, le général O'Donnel, à la tête de 15 000 hommes se présente devant la place pour la dégager. La division Meunier, à laquelle le général Boussard est attaché, s'avance pour repousser l'ennemi : alors s'effectue l'une des plus brillantes charges de cavalerie que mentionnent les annales militaires. Boussard, suivi du 13e de cuirassiers, fond sur les Espagnols, sans leur donner le temps d'étendre leur ligne de bataille, et les oblige à prendre la fuite dans le plus affreux désordre. Cette action, que l'armée comble d'éloges, met au pouvoir des Français 8 colonels, 271 officiers, 5 600 soldats, 1 000 chevaux, 2 caissons, 2 étendards et 5 000 cartouches.

Le 26 novembre de la même année, la tentative de Bassecourt sur le camp de Vinaròs fournit à Boussart une nouvelle occasion de gloire. Il fond sur les assaillants à la tête de quelques escadrons de cuirassiers, les enfonce et les poursuit, le sabre aux reins, jusqu'à Benicarló, les bandes d'insurgés valençais, qui, conduits par Bassecourt, leur chef, ont tenté de surprendre pendant la nuit le camp de Vinaros, près d'Ulldecona.

À la bataille de Sagonte, le 25 août 1811, avec 1 500 cavaliers, il dégage des mains de l'ennemi des pièces qu'il ont enlevées et lui prend sa propre artillerie. Il fait encore des prodiges de valeur à Belara, en forçant l'ennemi à franchir le Guadalquivir, et dans plusieurs affaires qui survient durant le siège de Valence.

Mais cet homme héroïque n'apporte pas toujours dans ses expéditions la prudence et le sang-froid nécessaires à un officier de son rang. C'est un brave soldat, rien de plus. En effet, le 26 décembre, non loin en avant de Torrente, il est à la tête d'un seul escadron (une soixantaine de hussards), lorsqu’il rencontre vingt escadrons espagnols en bataille, et cependant il fait sonner la charge et se précipite sur l'ennemi avec un abandon sans exemple. Mais la disproportion est trop grande : presque aussitôt enveloppé, il voit la plupart de ses braves cavaliers tomber autour de lui, et lui-même, entouré, est désarmé et couvert de coups de sabre. Il aurait été assassiné sans le général Delort qui, survenant avec la grosse cavalerie le dégage.

Nommé général de division le 16 mars 1812, sur le rapport du maréchal Suchet, mais épuisé, couvert de cicatrices, il vient à Bagnères-de-Bigorre pour s'y rétablir, et y meurt le 11 août 1813 des suites de ses nombreuses blessures.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason famille fr André Joseph Boussart (baron).svg
Armes du baron Boussart et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 10 février 1809 (Paris))

D'azur, au chevron d'argent, accompagné en chef à dextre d'une tête de cheval d'argent, bridée de sable, et en pointe d'un palmier d'or terrassé de même et fruité d'argent, quartier des barons tirés de l'armée.[2],[3],[4]

Livrées : les couleurs de l'écu[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Correspondance d'André Boussart avec le Ministre de la Guerre - Dossier du SHAT
  2. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr
  3. Classement hiérarchique des personnages présentés sur napoleon-monuments.eu
  4. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).