Fleurus

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Fleurus
L'église Saint-Victor
L'église Saint-Victor
Blason de Fleurus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Bourgmestre Jean-Luc Borremans
Majorité PS
Sièges
PS
cdH
MR
Front national
Ecolo
27
16
5
3
2
1
Section Code postal
Fleurus
Heppignies
Lambusart
Wangenies
Saint-Amand
Brye
Wagnelée
Wanfercée-Baulet
6220
6220
6220
6220
6221
6222
6223
6224
Code INS 52021
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Fleurusien(ne)[1],[2]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
22 742 ()
48,3 %
51,7 %
384 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,18 %
62,61 %
16,20 %
Étrangers 12,40 % ()
Taux de chômage 19,01 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 843 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 29′ nord, 4° 33′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
59,28 km2 (2005)
70,34 %
4,71 %
21,75 %
3,20 %
Localisation
Situation de la ville au sein de l’arrondissement de Charleroi et de la province de Hainaut
Situation de la ville au sein de l’arrondissement de Charleroi et de la province de Hainaut

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Fleurus
Liens
Site officiel fleurus.be

Fleurus (en wallon Fleuru) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut au nord-est de Charleroi.

Elle comptait 22 324 habitants en 2002, sa superficie est de 5 912 ha et l'altitude moyenne est de 156 m. La densité est d'environ 377 habitants/km2. La commune est située dans l'arrondissement de Charleroi, le code postal est 6220. Fleurus est souvent appelée la « cité des Bernardins ».

Outre la ville de Fleurus, la commune est composée de 7 villages : Brye, Heppignies, Lambusart, Saint-Amand, Wagnelée, Wanfercée-Baulet et Wangenies.

Toponymie[modifier | modifier le code]

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La première mention du toponyme date de 868-869 dans le polyptyque de l'abbaye de Lobbes, sous la forme Fledelciolum ou Flederciolum qui est devenu Fleurjoux (petit Fleurus). Au Xe siècle, dans la Chronique de Waulsort, on trouve Flerus et dans le décret de Notger en 980, Flerosium. On rencontre aussi la forme Flerusium en 1033, latinisation de la forme romane de Flerus. Quant à la Charte des libertés communales de 1155, elle mentionne Flerus, et celle de 1247, Fleru.

Le toponyme Fleurus viendrait de Fleder ou Fledera augmentée du suffixe celtique aus, qui a donné Flederaus, par contraction Fleeraus, Fleraus, puis plus tard Flerues, Fleruis, Flerus, et finalement Fleurus. En bon latin, le nom de l'entité était Flerosium ou Flerosiensis, mais on trouve aussi notamment Flerucensis, Flerucensium. Ce n'est qu'au XVIIe siècle qu'apparaît le toponyme Fleurus, antérieurement c'était généralement Fleruis, Flerues et Fleru qui étaient utilisés ou l'une de ses nombreuses variantes. Le mot celtique Fledera, formé du radical Fled et du suffixe hydronymique era, affaiblissement de ara, était utilisé pour désigner un cours d'eau. Fledera désignait probablement le ruisseau qui traversait Fleurus et qui était plus important que de nos jours. Au Moyen Âge, il était appelé li riu, puis li ry, puis le ry et le rieu[3].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville be Fleurus (Hainaut).svg
Blason de Fleurus
Blasonnement : D'or au lion de sable, armé, lampassé et couronné de gueules[4].



Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'agriculture datant du Néolithique ont été retrouvées, notamment dans les lieux-dits de Fleurjoux et de Neuve Baraque. Sous la domination romaine, grâce à la construction d'une chaussée romaine (la chaussée Brunehaut, reliant Bavay à Cologne), nous retrouvons les premières traces d'activités à Fleurus.

En octobre 1155, Henri l'Aveugle, comte de Namur, affranchit la commune qui devient la ville franche de Fleurus. Henri l'Aveugle possédait le château d'Heppignies. C'est de ce moment-là que date le premier étage de l'église Saint-Victor. Sa Charte fut confirmée en 1247 par Baudouin de Constantinople, et son sceau, au XIVe siècle, « écu au lion à une cotice brochant, accompagnée dans le champ de deux crosses adossées » témoigne de ses appartenances au Comté de Namur. En effet, le lion (de sable) à une cotice (de gueules, sur fond d'or) était le blason des comtes de Namur, les crosses rappelant la juridiction et les droits seigneuriaux qu'y possédait le chapitre de Saint-Lambert de Liège, après l'abbaye de Lobbes.

La bataille de Fleurus en 1794

Du fait de son emplacement stratégique, la ville fut le théâtre de nombreuses batailles (on en connaît plus de 140, et 31 dévastèrent la ville). Les plus connues eurent lieu :

Article détaillé : Bataille de Fleurus (1622).
Article détaillé : Bataille de Fleurus (1690).
Article détaillé : Bataille de Fleurus (1794).

La dernière bataille (de l'époque française) dite de Fleurus a lieu en 1815 à Ligny. C'est en effet de Fleurus que Napoléon Ier emporte sa dernière victoire avant la défaite de Waterloo.

Article détaillé : Bataille de Fleurus (1815).

Les batailles de Fleurus les plus connues sont les plus récentes, il n'en est généralement cité que trois. Encore pendant les deux guerres mondiales, Fleurus fut le théâtre d'affrontements, mais pas de bataille à proprement parler sauf au Vieux Campinaire où eut lieu une bataille de chars en septembre 1944.

Économie[modifier | modifier le code]

Institut National des Radioéléments

L'Institut National des Radioéléments (IRE) se trouve à Fleurus. Créée en 1971, cette institution d'utilité publique produit des radio-isotopes à usages médicaux.

Le 22 août 2008, une fuite d'iode radioactif s'est produite dans les installations de l'IRE, qui a été critiquée pour sa réaction tardive, le manque d'information au public et une série d'erreurs commises pendant et après cette fuite[6]. Cette fuite a été classée au niveau 3 sur une échelle de gravité qui va jusque 7[7]. Depuis ce jour, des mesures de sécurité supplémentaires sont prises pour éviter tout autre fuite.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Complexe sportif

La section de Fleurus dispose d'un centre sportif. Il comporte une piscine et accueille un club proposant différents sports pour personnes handicapées, tennis de table, natation, psychomotricité, haltérophilie et water-polo[8],[9].

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec : Drapeau de la France Couëron (France)

Personnalités[modifier | modifier le code]

Folklore[modifier | modifier le code]

Bernardins[modifier | modifier le code]

Les bernardins, biscuits typiques de Fleurus, semblables à des macarons aux amandes, s'appellent les « sans pareils[réf. nécessaire] ». Ils existent depuis plus d'un siècle et sont toujours vendus dans quelques pâtisseries de la rue des Bourgeois.

Henri Pétrez[modifier | modifier le code]

Henri Pétrez (wa), un des plus grands auteurs wallons du XXe siècle, né et mort à Fleurus, est connu pour ses cinq recueils de fables, les "Fauves du Baron d' Fleûru", écrites sous un pseudonyme (Baron d' Fleûru) qui était le sobriquet de sa maman, Cicîle du Baron. Il a également publié ses souvenirs dans un ouvrage intitulé "Fleûru dins m' vikérîye".

Son tombeau, dans le cimetière de Fleurus, porte la maxime suivante: "Passant, eûchîz ène pinséye an walon" (Passant, ayez une pensée en wallon).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Lépine, Les charbonnages du Pays noir en cartes postales anciennes, Cahier du Musée de Cerfontaine n° 503, 100 vues, 1996. — Au début du XXe siècle, le bassin houiller de Charleroi était partagé en 31 concessions.
  • Jean-Loup Robaux, Un "occasionnel" sur la bataille de Fleurus (1622) (Libelle de Jean de Robaulx, seigneur de Daussois, gouverneur de la ville de Beaumont, sur cette bataille contre Mansfeld), cahier du Musée de Cerfontaine n° 424, 31 pages, 1998.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne), p. 34.
  2. Le blason populaire Bernardin(e) désigne également les habitants de Fleurus. (ibid.)
  3. Histoire de la Ville de Fleurus, par le Chanoine A. Theys, Couillet, 1938
  4. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 341
  5. La rue de Fleurus à Paris commémore cette bataille depuis 1795
  6. Le Point : Incident nucléaire en Belgique: un ministre dénonce des "erreurs effarantes"
  7. Le Soir Fleurus : l’origine de la fuite d’iode recherchée
  8. « Sports adaptés », sur Administration communale de Fleurus (consulté le 22 octobre 2014)
  9. « Nos sections », sur S.P.H. Fleurus (consulté le 22 octobre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]