Lobbes

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Lobbes
Lobbes
La Sambre et la collégiale Saint-Ursmer.
Blason de Lobbes
Héraldique
Drapeau de Lobbes
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Bourgmestre Lucien Bauduin (PS)
Majorité PS - LOB2.0 (MR) - ECOLO
Sièges
Ecolo
PS
cdH
LOB2.0 (MR)
17
2
5
5
5
Section Code postal
Lobbes
Mont-Sainte-Geneviève
Sars-la-Buissière
Bienne-lez-Happart
6540
6540
6542
6543
Code INS 56044
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Lobbain(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
5 862 ()
49,03 %
50,97 %
183 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,04 %
63,78 %
15,18 %
Étrangers 3,63 % ()
Taux de chômage 11,90 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 538 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 46″ nord, 4° 15′ 56″ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
32,08 km2 (2005)
65,74 %
20,06 %
11,89 %
2,30 %
Localisation
Localisation de Lobbes
Situation de la commune dans l'arrondissement de Thuin et la province de Hainaut
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Lobbes
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Lobbes
Liens
Site officiel lobbes.be
Lobbes : ancienne maison communale.

Lobbes est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Elle est située près de la Sambre, un affluent de la Meuse.

Patrimoine majeur et curiosités[modifier | modifier le code]

La collégiale qui porte le nom de Saint-Ursmer fondée au IXe siècle (la plus ancienne collégiale de Belgique), la Collégiale Saint-Ursmer de Lobbes relève du Patrimoine majeur de Wallonie.

La Portelette (XVIe siècle).

Lobbes est traversée par un tramway touristique qui rejoint Thuin. Cependant la commune a récemment voté une résolution demandant qu'une section importante, et d'un intérêt historique de haut rang, de son parcours soit déferrée pour faciliter le parking d'automobiles, ce qui conduit à s'interroger sur l'intérêt que la commune porte au patrimoine technique et industriel représenté par ce tramway touristique et historique.

L'ancien pensionnat de la Visitation aujourd'hui subside la façade. L'ancien pensionnat de la Visitation, rue Paschal. Il a été édifié entre 1874 et 1876. Aujourd'hui le couvent a été démoli sauf la façade qui donne sur la rue. À l'arrière se trouve une maison de retraite et une crèche.

Les vestiges de l'ancienne abbaye.

La maison communale construite par Alexis Dumont qui remplace l'ancienne détruite pendant la guerre de 1914-1918 par les troupes allemandes. Aujourd'hui elle se trouve en le pont de la Sambre et le pont du chemin de fer[2]

Voir aussi la liste du patrimoine immobilier classé de Lobbes.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Pour certains spécialistes, le nom de Lobbes trouve son origine dans le terme Laubacum signifiant ruisseau, d’autres y voient une origine germanique se rapprochant du terme lauh-baki ou lauha-baki signifiant généralement ruisseau des bois[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

Elle comptait, au , 5 851 habitants (2 843 hommes et 3 008 femmes), soit une densité de 180,70 habitants/km2[4] pour une superficie de 32,38 km2.

Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de chaque année[5].


Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source : DGS - Remarque : 1806 jusqu'à 1970 = recensement ; depuis 1971 = nombre d'habitants chaque 1er janvier[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lobbes est une commune dont l’origine remonte au Moyen Âge puisque son histoire se confond avec celle du monastère bénédictin fondé en 654 par Landelin, un brigand converti au christianisme par saint Aubert, évêque de Cambrai. Landelin était un descendant du roi Mérovée et sa précieuse ascendance l'a certainement aidé à édifier le monastère qui deviendra le berceau de la cité que nous connaissons aujourd’hui. À peine deux siècles après sa fondation, le monastère devient non seulement une pépinière de savants et de saints mais aussi le centre d’un immense domaine dont fait mention le fameux polyptyque de Lobbes (un document rédigé par l’évêque de Cambrai à l’initiative de Lothaire II en 868-869). On sait d’ailleurs aujourd’hui que les cent septante-quatre villages qui composaient le domaine avaient été donnés à l’abbaye par les souverains de l'époque et notamment par le roi des Francs Dagobert et par Pépin de Herstal dit le Vieux. Charlemagne fonda une école à Lobbes en 776, dont la riche bibliothèque valut à la ville d'être surnommée « Lobbes la Savante ». Saint Landelin ne fut pas la seule grande figure de l’abbaye de Lobbes : saint Ursmer en assuma la charge de 689 à 713 et la collégiale porte aujourd’hui encore son nom. En 888, l'abbaye passa sous l'autorité de l'évêché de Liège.

Au cours des siècles l'abbatiale fut détruite à plusieurs reprises, mais l’église funéraire des moines située sur la colline voisine de l'abbaye, d'époque carolingienne, fut préservée et devint ensuite collégiale.

Lobbes fut notamment assiégée par les Normands danois en 882 et les nomades magyars en 955.

Au XVe siècle la prospérité de l'abbaye fut tellement mise à mal par les guerres que les chanoines furent obligés de quitter l’endroit pour aller se réfugier à Binche. Toutefois le monastère bénédictin continua sa mission jusqu’au , date à laquelle les troupes républicaines, menées par le général Charbonnier, l’envahirent et y mirent le feu au cours d’un pillage qui dura trois jours. Les moines durent fuir en Allemagne, alors que Napoléon accordait la propriété des biens de l'abbaye à Charbonnier.

En août 1914, en effet, les envahisseurs allemands mire à sac le quartier de la Place Communale et du couvent de la Visitation. Puis, sur les hauters de Heuleu, ils, livrèrent un combat acharné aux troupes françaises qui leur barraient la route. Des centaine d'hommes trouvèrent la mort. Leur corps furent rassemblés par après dans deux cimetières dont un seul, celui des Français, demeure aujourd'hui.[7]

Le , pendant la bataille de France, un chasseur de la Luftwaffe mitraille des réfugiés sur les routes de Lobbes, faisant 43 tués[8]. Cette année-là et en 1944 la commune eut aussi à subir des bombardements causant d’importants dégâts et faisant de nombreuses victimes.

Accident de bateau en 1915[modifier | modifier le code]

Le 16 décembre 1915 une crue de la Sambre provoque une catastrophe, le pont-levis (aujourd'hui n'existe plus) une péniche s'est écraser entre les piles du pont, il se brisa et s'échoua. On dut faire appel aux soldats allemands pour retirer l'épave de la rivière.

Folklore et traditions[modifier | modifier le code]

Le carnaval de Lobbes est particulier : les Hottes (costume d'une grand'mère) transportent dans leur hotte leurs maris.

Les Nonancourts formant une société de musique originale, tant par son habit revisité que par ses interprétations.

Il y a aussi des autres société : les Sorcières lobbaines les Gilles les Paysans etc.

Chaque dernier week-end de septembre a lieu à Lobbes la Ducasse 1900[9].Durant les mois d'été, la tradition des joutes nautiques se maintient au pont de Sambre au travers des deux sociétés lobbaines[10].

Remise à l'honneur par le père Luc en 1995, la procession conduite par la confrérie des archers de saint Apolline, trouve son origine au 17ème siècle[11].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lobbes est composée de circuits de randonnées à travers la commune. Visite guidée de la collégiale Saint-Ursmer et des activités pendent l'année. Le syndicat d'initiative se trouve au n°17 place Communale.

La Portelette (XVIe siècle).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Les Bonniers, hameau qui se situe au nord de la commune une église dédiée au Sacré-Cœur a été édifiée en 1913.
  • La Grattière, se situe au sud du pont de la Sambre.
  • Le Calvaire.
  • L'Entreville.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Heuleu, lieu-dit sur les hauteurs de Lobbes un cimetière militaire de la guerre de 1914-1918 dominer par une tour blanche.
  • Gaux, ce lieu-dit se trouve près du centre de la commune.
  • Trou des Loups.
  • Les 4 Chemins.
  • Les Crochets.
  • Champ du Loup, une ferme qui porte le même nom datant du XVIIIe et XIXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à Dessiner.svg
La commune ne possède pas d'armoiries.
Source du blasonnement : Heraldy of the World[12].



Alexandre DU PONT, seigneur des LOBBES est cité dans l'Armorial de France - Tome 2 - Artois et Picardie d'André Borel de Hauterive (Paris - 1866) p. 2759 (https://www.geneanet.org/archives/ouvrages/action=detail&book_type=livre&livre_id=360363&page=294&name=DU+PONT+DES+LOBBES&with_variantes=0&tk=74ba6576c0a33cf6) Ses armes sont "D'argent à une bande de gueules chargée d'une croisette d'or"

Économie[modifier | modifier le code]

La collégiale Saint-Ursmer.

Ce sont les petits artisans qui de tout temps constituèrent la trame du tissu socio-économique d’une région qui attira toujours une population fort nombreuse mais que ses ressources agricoles ne furent pas toujours capables de nourrir. Ce manque de ressources explique d’ailleurs la grande pauvreté de Lobbes qui fit éclater de grands désordres à la veille de la Révolution liégeoise. Ce ne fut qu’en 1919 que la commune vit s’ouvrir un chantier de bateaux qui fonctionna jusqu’après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui c’est la qualité de vie de l’endroit qui y attire non seulement une population avide de calme et d’air sain mais aussi des touristes épris par la beauté de ses sites naturels et architecturaux de la Thudinie.


Transport et communication[modifier | modifier le code]

Lobbes est traversée par de nombreux voies : La nationale 559, la nationale 59 qui est intérumput par le tronsont manquant et la nationale 562.

Par train la gare de Lobbes.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne), p. 39.
  2. Note : celle de la place est devenue un poste de police et une salle d'expositions.
  3. (nl) A. Carnoy, « Het woord beek vóór, in en buiten het Germaans », Verslagen en mededelingen, Koninklijke Vlaamse Academie voor Taal- en Letterkunde,‎ , p. 213
  4. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  5. 3_Population_de_droit_au_1_janvier,_par_commune,_par_sexe_2011_2014_G_tcm326-194205 sur le site du Service Public Fédéral Intérieur
  6. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/population-bevolking-20190101.pdf
  7. Pierre-Jean Foulon, Lobbes en cartes postales anciennes, Pays-Bas, Bibliothèque Européenne - Zaltbommel, , 38 p.
  8. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 301
  9. « La ducasse 1900. », sur Lobbes.be
  10. « Les joutes nautiques », sur Lobbes.be
  11. « Procession Sainte-Apoline », sur Lobbes.be
  12. https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Lobbes

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]