Anceaumeville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Anceaumeville
Anceaumeville
L'épicerie du village vers 1910.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Communauté de communes Inter-Caux-Vexin
Maire
Mandat
Jean-Marie Langlois
2020-2026
Code postal 76710
Code commune 76007
Démographie
Gentilé Anceaumevillais
Population
municipale
661 hab. (2018 en diminution de 3,22 % par rapport à 2013)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 33″ nord, 1° 03′ 50″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 181 m
Superficie 4,68 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bois-Guillaume
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Anceaumeville
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Voir sur la carte topographique de la Seine-Maritime
City locator 14.svg
Anceaumeville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Anceaumeville
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Anceaumeville
Liens
Site web https://www.mairie-anceaumeville.fr/

Anceaumeville [ɑ̃somvil] est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Anceaumeville est un village périurbain du pays de Rouen ou Rouënnais situé à 14 km au nord de Rouen. L'altitude moyenne d'Anceaumeville est de 165 mètres environ. Sa superficie est de 4.68 km². Sa latitude est de 49.575 degrés Nord et sa longitude de 1.065 degrés Est[1]. Trois petites vallées forment le relief de la commune.

Il est desservi par la RD 927.

Le territoire communal est traversé par la ligne de Malaunay - Le Houlme à Dieppe dont la station la plus proche est la gare de Montville, desservie par des trains TER Normandie reliant Rouen-Rive-Droite à Dieppe, ainsi que par l'Autoroute A151.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sierville Clères Rose des vents
Fresquiennes N Mont-Cauvaire
O    Anceaumeville    E
S
Montville

Les villes et villages proches d'Anceaumeville sont : Sierville (76690) à 2.47 km, Montville (76710) à 2.96 km, Eslettes (76710) à 3.00 km, Mont-Cauvaire (76690) à 3.31 km, Le Bocasse (76690) à 3.62 km[2]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est drainée par la Clérette, un sous-affluent de la Seine par le Cailly[3].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune d'Anceaumeville a connu 377 millimètres de pluie en 2020, contre une moyenne nationale des villes de 372 millimètres de précipitations.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Données 2018[4] Anceaumeville : superficie Anceaumeville : pourcentage Moyenne nationale
Occupation humaine 39 ha 8,4 % 7,7 %
Agriculture 353 ha 75,5 % 63,8 %
Forêt 76 ha 16,2 % 23,6 %
Espace naturel 0 ha 0,0 % 4,0 %
Zone humide 0 ha 0,0 % 0,2 %
Eau 0 ha 0,0 % 0,7 %

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Anceaumeville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Anselmi villam (Cartulaire de Trinité du Mont, n°1, page 2; édition A. Deville, page 422)[10],[11] ou Anselmivillam en 1030[12], puis romanes Anseaumeville en 1319 (Archives de la Seine-Maritime G. 3267) Ansiaumeville en 1392 - 1431; Anseaumeville en 1715; Anceaumeville en 1757[10].

Il s'agit d'une formation toponymique en -ville, élément dont le sens ancien est « domaine rural » (voir villa rustica et vilain). Il est précédé, selon le cas général, d'un anthroponyme[11],[12]. Les toponymistes identifient le nom de personne germanique Anselmus[12] (comprendre Anselme, la désinence -us latinise dans les textes rédigés en latin médiéval) ou, sous sa forme germanique d'origine, Anshelm[11] (cf. vieux haut allemand Anshelm[13]) qui est en allemand un zweigliedriger Rufname, qui veut dire en français « nom usuel en deux parties », composé des éléments ans- « divinité » + -helm « casque »[13]). Il se perpétue dans les noms de familles Anselme, Anseaume, Ansiaume, Anserme, ainsi que dans le prénom Anselme (forme savante)[12],[14].

Remarques : la forme normande Ansiaumeville attestée au XIVe - XVe siècle ne s'est pas maintenue, contrairement à la graphie aberrante Anceaumeville actuelle qui apparait vers le milieu du XVIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Durant le Haut Moyen-Âge, des cercueils, des vases ainsi que des objets en fer et en bronze datant probablement de l'époque carolingienne, témoignent d'une occupation du territoire[15][16].
  • Au XIe siècle, dès 1030, Anceaumeville est placée, avec son l'église et son moulin, sous le patronage de l'abbaye Sainte-Catherine-du-Mont par Robert le magnifique[17],[18],[19] puis des chartreux de Gaillon au XVIIe siècle[20] jusqu'en 1790[21]. Un autre document témoigne de l’intégration de la cure d'Anceaumeville au doyenné rural de Pavilly[22].
  • En 1091, Herbert d'Anseaumeville fait son apparition sous le règne de Guillaume le Roux[23],[24], la noblesse normande s'étant liée à celle d'Angleterre (voir baronnage anglo-normand).
  • Durant l'Ancien Régime, la paroisse d'Anceaumeville était comprise dans la baronnie de Montville.
  • En 1717, Mgr Claude-Maur d'Aubigné, archevêque de Rouen, réalise une visite pastorale dans la paroisse. Il dresse un état des lieux qui nous informe de l'état de l'intérieur de l'église ainsi que d'un enseignement pour les garçons et les filles octroyé dans le presbytère, sous l'égide respectivement du curé et d'une femme de la confrérie de la charité de St Gilles et St Martin.
  • En 1726, Alexandre Bigot, baron de Montville, engage deux soeurs "gratuites et charitables" chargées d'instruire les jeunes filles tant de la paroisse de Montville, d'Anceaumeville, Eslettes et du Tot[25] "à lire et de leurs devoirs et exercice de religion ainsi que des ouvrages convenables à leur sexe".
  • Au début des années 1780, transfère dans la paroisse d'Anceaumeville du relai de Poste aux chevaux anciennement situé à Fresquiennes.
  • Durant la Révolution française, la commune est rattachée au district de Rouen et au canton de Montville[26].
  • Le 6 février 1791, Joseph Thorel de Nollet, vicaire de la paroisse depuis neuf ans, est nommé curé. Il refusa de prêter serment après la grand-messe dominicale, avant de s'exiler en Angleterre.
  • Le 14 thermidor de l'An IV, le presbytère est vendu par adjudication.
  • En 1802, la cure est réunie à Montville jusqu’en 1869. Durant cette période, l’église du village n'a que la qualité de chapelle et est desservie par le vicaire de Montville.
  • 1813, l'établissement d'une chapelle dépendante de la succursale de Montville y est autorisé[27].
  • En 1818, la commune est desservie par des services de transports en diligence puis de tournées de facteurs ruraux en 1830.
  • Le 29 novembre 1824, Hyppolite Boissel, Baron de Montville, demande l’autorisation pour l’établissement d’une usine à l’usage de papeterie sur la rivière de Clères, au hameau de Gruchy.
  • En 1833, durant la monarchie de Juillet, le conseil municipal dépasse le champ d'application de la loi Guizot adoptée la même année et décide d'établir une école primaire gratuite et mixte, dans l'ancien presbytère. Avant cette date, l'instruction religieuse des garçons était assurée par le vicaire de Montville, distinctement de celle des filles, assurée par une femme. Le déplacement de l'école en face de l'église (dans une maison servant jusqu'alors de café-épisserie) en 1865 permit de rendre au presbytère ses fonctions de maison curiale en 1866.
  • En 1845, une violente tornade (classée F5 sur l'échelle de Fujita) en provenance de Montville, frappe Anceaumeville, arrachant des arbres et toitures (dont celle du maire de l'époque, M. Duval). Mort des jeunes Désirée Valtier, 17 ans, et Caroline Théodore, 22 ans, ouvrières aux filatures et décédées des suites de la tornade.
  • En 1848, la ligne Rouen - Dieppe, traversant la commune d'Anceaumeville sans s'y arrêter[16], est mis en service par la Compagnie des chemins de fer de Dieppe et de Fécamp. Fermeture du relai de Poste aux chevaux la même année. Forte instabilité politique de la commune.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Rouen du département de la Seine-Maritime[28].

Elle faisait partie du canton de Bois-Guillaume[29]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Bois-Guillaume[30]

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de la Seine-Maritime[31].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Anceaumeville était membre de la communauté de communes des Portes Nord-Ouest de Rouen, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales[32].

Dans le cadre de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe) du prescrivant la constitution d'intercommunalités d'au moins 15 000 habitants, sauf exception), cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Inter-Caux-Vexin[33].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[réf. nécessaire]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1794 Jacques Laurent    
1808 1813 André Leseigneur   Propriétaire, cultivateur
1813 1815 Pierre Simon   Couvreur en paille, fonctionnaire
1815 1821 André Leseigneur   Propriétaire, cultivateur
1821 1834 Jacques Barthélémy Laurent   Cultivateur, maître de poste, propriétaire
1834 1840 Charles Sédille   Filateur, capitaine de la garde
1840 1870 Pierre Duval   Papetier au moulin de Gruchy
1871 1876 Jules Laurent    
12 août 1876 18 mai 1884 Evode Chevalier Républicain filateur, cultivateur
Conseiller général de Clères (1883 → 1889)
Maire de Montville (1884 → 1896)
1884 1890 Jules Laurent    
1890 1892 Amédée Duval   Fils de Pierre Duval, papetier au moulin de Gruchy
1892 1908 Louis Chantepie    
1908 1911 Charles Evode Chevalier   Démissionnaire
1911 1919 Pierre Gest    
1919 1924 Séverin Quesnel    
1924 1942 Adolphe Lefaux    
1942 1961 Raymond Alexandre    
Les données manquantes sont à compléter.
1961 mars 1989 Georges Saucé    
mars 1989 mars 2001 Jean-Yves Flaux[34] PCF Professeur des écoles spécialisé
mars 2001 2014[35] Christophe Jobard SE Ingénieur
2014 En cours
(au 4 juin 2020)
Jean-Marie Langlois   Réélu pour le mandat 2020-2026[36] Retraité salarié privé

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, la commune détient le label "Ville Internet @" [37]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2018, la commune comptait 661 habitants[Note 3], en diminution de 3,22 % par rapport à 2013 (Seine-Maritime : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415297340370450500481527450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
450415402370384376339333359
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
388399422307310292295326349
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
317350367521566714668699655
2018 - - - - - - - -
661--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le recensement (2011) fait état de 698 habitants pour la localité d'Anceaumeville. Son taux de natalité s'élève à 11,46 ‰. Comparé au taux de l'année précédente (8,58 ‰), celui-ci a augmenté et il est plus faible que le taux national (12,62 ‰). A propos des décès, la commune enregistre un taux de mortalité en baisse puisqu'il est passé de 8,58 ‰ à 2,87 ‰. Le taux de mortalité français est, quant à lui, supérieur à celui de la ville (8,35 ‰)[41].

Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,4 % au niveau national et 48,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 24,4 %, plus de 60 ans = 17,6 %) ;
  • 49,1 % de femmes (0 à 14 ans = 19,5 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 25,6 %, plus de 60 ans = 16,2 %).
Pyramide des âges à Anceaumeville en 2007 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,0 
4,4 
75 à 89 ans
3,4 
12,9 
60 à 74 ans
12,8 
24,4 
45 à 59 ans
25,6 
20,3 
30 à 44 ans
24,7 
15,0 
15 à 29 ans
14,0 
22,6 
0 à 14 ans
19,5 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un groupe scolaire nommé Camille Claudel[44].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité

Le revenu médian de la commune en 2016 s'élève à 22 528 € annuels, un total plus élevé (+13,86 %) que le revenu médian national (19 785 €). La localité compte 27,6 % de foyers fiscaux non imposables. Le revenu médian annuel des habitants de Anceaumeville était de 23 779 euros en 2017. C'est 14,27 % de plus que dans l’ensemble de la France métropolitaine (20 809 euros).[45]

Le taux de chômage dans la zone d’emploi d'Anceaumeville au premier trimestre 2020 est de 8% (la moyenne est de 8,1 % au quatrième trimestre 2019 en France métropolitaine).

Au niveau des impôts locaux, les foyers fiscaux d'Anceaumeville s'acquittent en moyenne d'une taxe de 839 €, soit un résultat plus élevé que la moyenne du département (827 € par foyer fiscal). Le produit total des impôts locaux collecté par Anceaumeville s'élève à 271 000 €. Concernant l'impôt sur le revenu, la population est taxée à hauteur de 1 436 € en moyenne et par foyer. Il s'agit d'un chiffre plus élevé que l'impôt moyen du département (1 211 €).[46]

Les habitants d'Anceaumeville (Seine-Maritime) déclarent en 2019 des revenus annuels de 2 938 € / par mois pour un foyer fiscal moyen, soit 35 256 € par an et par foyer[47].

La taxe d'habitation communale en 2019 était à un taux de 28,94%, plaçant la commune en 148eme position dans le classement national.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-et-Saint-Martin d'Anceaumeville, dédiée à Saint-Martin et à Notre-Dame[48]
    L'édifice (qui a été profondément remaniée au fil des siècles) est de plan allongé avec un seul vaisseau. La tour-clocher surmontée d'une flèche polygonale sert d’entrée à cet édifice. Ses murs sont en calcaire, silex, grès, brique, moellon, brique avec pierre en remplissage ainsi que de l'enduit. Le toit est à double pente en ardoise et s’achève en croupe jusqu'au chevet circulaire. Le grand volume principal de la nef est accolé à d'autres parties plus modestes (sacristie) ou importantes [comme la tour-clocher]. Le baptistère, en pierre, date du XIIIe siècle, et a été retaillé sous le règne de Louis XIV. Le portail et le pignon ont été édifiés en 1781, et la nef renferme des parties du XVIe siècle.
    En 1792, l'église d'Anceaumeville possédait deux cloches. L'une d'elles, d'un poids de 505 livres (soit environ 229 kg), est réquisitionnée pour les besoins de la Nation durant la Révolution française. La cloche restée seule dans le clocher a été refondue en 1807.
    L'église comporte deux chapelles: l'une dédiée au Sacré-Coeur, l'autre à Notre-Dame-de-Bon-Secours. Sa cloche, nommée Julie-Marie-Hyacynthe, fut bénite en 1873 en remplacement de la précédente. On peut y lire gravé dessus: "J'étais mortellement blessée; J'ai été guérie et augmentée aux frais de ma marraine" [49].
    L’église est également rénovée en 1990, car un orage s'est abattu sur le clocher. L’église est dédiée à la sainte Vierge et à saint Martin, et possède un pèlerinage de saint Gilles, fixé au 1er Septembre pour la guérison des enfants boîteux.
  • Ruines d'un château du XIXe siècle autrefois habité par Adolphe Debouïs, docteur en médecine[50], co-fondateur de la Société botanique de France[51],[52] et son parent éloigné Evode Chevalier. Le bâtiment est reconstruit en 2018 par son descendant Sébastien Champallou.
  • Manoir de la ferme des Murs, propriété construite sur une ancienne vavassorie, datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle abritait un colombier du XVIIIe siècle et un magasin d'antiquités en lieu et place de l'actuel lotissement.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « PLAN ANCEAUMEVILLE - Plan, carte et relief d'Anceaumeville 76710 », sur www.cartesfrance.fr (consulté le 8 février 2021).
  2. « ANCEAUMEVILLE - Carte plan hotel village d'Anceaumeville 76710 - Cartes France.fr », sur www.cartesfrance.fr (consulté le 8 février 2021).
  3. « La clerette [H5041000] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le 8 février 2021).
  4. « Pollution Anceaumeville (76710) », sur www.linternaute.com (consulté le 8 février 2021).
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Rouen », sur insee.fr (consulté le 4 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  10. a et b Charles de Robillard de Beaurepaire et Dom Jean Laporte, Dictionnaire topographique de la Seine-Maritime, 2. t., Paris, 1982 - 1984, p. 7. [1]
  11. a b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 16a.
  12. a b c et d François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 28.
  13. a et b Anshelm sur Nordic Names (lire en ligne) [2]
  14. Albert Dauzat, Noms et prénoms de France, Librairie Larousse 1980, édition revue et commentée par Marie-Thérèse Morlet, p. 10b
  15. Joseph-Prudent Bunel , Albert-Eugène-Ernest Tougard, Géographie du département de la Seine-Inférieure, Impr. de E. Cagniard, coll. « American Libraries », , 542 p. (lire en ligne), (P166).
  16. a et b Jean Benoît Désiré Cochet, La Seine-Inférieure historique et archéologique, le Portulan, (lire en ligne), p. 191.
  17. Jean Adigard des Gautries, « Les noms de lieux de la Seine-Maritime attestés entre 911 et 1066 », Annales de Normandie, vol. 6, no 2,‎ , p. 119–134 (DOI 10.3406/annor.1956.4308, lire en ligne, consulté le 9 février 2021).
  18. Auguste Le Prévost, Mémoires et notes pour servir à l'histoire du département de l'Eure: Recueillis et publiés sous les auspices du Conseil Général et de la Société Libre d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres de l'Eure par M. M. Leopold Delisle et Louis Passy. III, Aug. Hérissey, , 582 p., p. 504.
  19. Pierre François Le Coq de Villeray, Abrégé de l'histoire ecclesiastique, civile et politique de la ville de Rouen, F. Oursel, , 599 p., p. 378.
  20. Joseph-Prudent Bunel , Albert-Eugène-Ernest Tougard, Géographie du département de la Seine-Inférieure, Impr. de E. Cagniard, coll. « American Libraries », , 542 p. (lire en ligne), (P166).
  21. Sandret, Louis, L'ancienne église de France; ou, État des archevêchés et évêchés de France, avant la constitution civile du Clergé de 1790, Paris, Dumoulin, , 350 p. (lire en ligne), p. 113.
  22. Michel Toussaint Chrétien Duplessis, Le Vexin, Le Portulan, (lire en ligne).
  23. « Chartularium Monasterii Sanctae Trinitatis de Monte Rothomagi », dans Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Bertin, Cambridge University Press, coll. « Cambridge Library Collection - Medieval History », (ISBN 978-1-108-01943-9, DOI 10.1017/cbo9780511734571.015, lire en ligne), p. 421–470.
  24. (la + en) Great Britain. Sovereign, Regesta regum anglo-normannorum, 1066-1154, , 214 p. (lire en ligne), p. 82.
  25. Archives départementales de la Seine-Maritime, Inventaire-sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Seine-Inférieure: Archive ecclésiastiques Série G, Impr. et librairie administratives de P. Dupont, , 479 p., p. 2.
  26. François BURCKARD, Guide des archives de la Seine-Maritime, t. 1 : Généralité archives antérieurs à 1990, Rouen, Archives départementales, , 412 p. (ISBN 2-86076-004-0, lire en ligne), chap. 3 (« Les communes et leurs rattachements adrministratifs »), p. Chapitre 3.
  27. Jean Henri Romain Prompsault, Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile ecclésiastique, vol. Volume 38, J.-P. Migne, (lire en ligne), p. 1469.
  28. « Décret n° 2014-266 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Seine-Maritime - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 9 février 2021).
  29. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. « Canton de Bois-Guillaume (7602) − COG | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 9 février 2021).
  31. « SEINE-MARITIME », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 9 février 2021).
  32. https://www.banatic.interieur.gouv.fr/V5/recherche-de-groupements/fiche-raison-sociale-PDF.php?siren=247600760&arch=01/01/2015&dcou=
  33. « Les 64 communes », sur www.intercauxvexin.fr (consulté le 9 février 2021).
  34. « Au service des idéaux portés par Jaurès : Chaque jour, rencontre avec un acteur de la défense de l’Humanité. Aujourd’hui : Jean-Yves Flaux, de la campagne normande aux contreforts des Alpes, cet "Ami de l'Humanité" veut boucher les "trous noirs" de la diffusion de l’Humanité. Un passionné qui allie engagement militant et soif de culture », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2021).
  35. « Anceaumeville : le maire ne se représente pas », Le Courrier cauchois,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2021) « Le maire, arrivant à la fin de son second mandat, a déclaré ne pas postuler à sa propre succession. En effet, après treize années à gérer la commune, malgré l'usage intensif du mail, d'Internet, du téléphone et des documents dématérialisés, la fonction de maire devient incompatible avec ses nouvelles activités professionnelles ».
  36. « Anceaumeville. Jean-Marie Langlois est réélu », Le Courrier cauchois,‎ (lire en ligne, consulté le 14 août 2020).
  37. « Anceaumeville », sur Villes Internet (consulté le 8 février 2021).
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  41. « Anceaumeville - 76710 », sur Le Monde.fr (consulté le 8 février 2021).
  42. « Évolution et structure de la population à Anceaumeville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010).
  43. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010).
  44. « Ecole primaire Camille Claudel », sur Ministère de l'Education Nationale de la Jeunesse et des Sports (consulté le 8 février 2021).
  45. « Structure et distribution des revenus, inégalité des niveaux de vie en 2016 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 8 février 2021).
  46. « Données fiscales et impôts pour Anceaumeville », sur Le Monde.fr (consulté le 8 février 2021).
  47. Calculs JDN d'après ministère de l'Economie, 2019
  48. « Eglise paroissiale Notre-Dame, Saint-Martin », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le 8 février 2021).
  49. Eglise catholique. Diocèse (Rouen), La Semaine religieuse du diocèse de Rouen, Rouen, Edmond Fleury, , 552 p. (lire en ligne), p. 542.
  50. Les médecins normands du XIIe au XIXe siècle ... Biographie et bibliographie, Paris, G. Steinheil, (lire en ligne), p. 304.
  51. Léopold Delisle, Mélanges de paléographie et de bibliographie, Mans-Edmond Monnoyer, Champion, , 440 p. (lire en ligne), p. Champion.
  52. Société nationale d'horticulture de France, Jardins de France, , 779 p. (lire en ligne), p. 714.