Thylacine

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Thylacinus cynocephalus

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Thylacine
(Thylacinus cynocephalus)

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Super-ordre Marsupialia
Ordre Dasyuromorphia
Famille Thylacinidae
Genre Thylacinus

Nom binominal

Thylacinus cynocephalus
(Harris, 1808)

Description de l'image  Image:Thylacinus.jpg .

Thylacinus cynocephalus au zoo
de New York en 1902

Statut CITES

Sur l'annexe  I  de la CITES Annexe I , Rév. du 22 mai 2009
Probablement éteint

Statut de conservation UICN

( EX)
EX : Éteint

Le thylacine[1], appelé également loup marsupial, loup de Tasmanie ou encore tigre de Tasmanie[N 1], est un mammifère marsupial carnivore de la taille d’un loup, au pelage tigré. Depuis 1936, l’espèce est considérée comme éteinte.

Son nom scientifique est Thylacinus cynocephalus. Il appartient à la famille des thylacinidés. C'était la dernière espèce survivante de son genre mais on a trouvé de nombreux fossiles d’espèces voisines dont les plus anciens remontent au début du Miocène. L’animal apparenté le plus proche encore en vie est le Diable de Tasmanie.

Il était largement répandu en Australie et en Nouvelle-Guinée il y a plusieurs milliers d’années. Des bouleversements, notamment l’introduction du dingo vers le 3e millénaire av. J.‑C., réduisirent son habitat à la Tasmanie, au sud-est de l’Australie. On attribue sa disparition de Tasmanie à sa chasse intensive encouragée par des primes d’abattage, mais elle est due aussi à l’introduction des chiens et à l’enracinement des colons dans son milieu naturel.

Chassant généralement seul, le thylacine se nourrissait de toutes sortes d’animaux, notamment de kangourous, de wallabies et d’oiseaux nichant à terre. Maladroit dans ses mouvements, se déplaçant lentement, il était plutôt nocturne ou semi-nocturne.

Évolution[modifier | modifier le code]

Illustration du Thylacinus potens, le Thylacine puissant, qui vivait au Miocène. C’est le plus grand cousin du thylacine actuel.

Les scientifiques font remonter l’apparition du tigre de Tasmanie à environ 4 millions d’années[2]. Les autres espèces de la famille des Thylacinidae remontent au début du Miocène, il y a 23 millions d’années. Depuis le début des années 1990, au moins sept espèces fossiles ont été découvertes dans le site fossilifère de Riversleigh qui appartient au Parc national Boodjamulla dans le nord-ouest du Queensland[3],[2]. Le Thylacine de Dickson (Nimbacinus dicksoni) est la plus ancienne des sept espèces fossiles découvertes, datant de 23 millions d’années. Ce thylacinidé était beaucoup plus petit que ses plus récents cousins[4]. La plus grande espèce, le Thylacine puissant (Thylacinus potens) qui avait la taille d’un loup, était la seule espèce à survivre à la fin du Miocène[5]. À la fin du Pléistocène et au début de l’Holocène, le Thylacine contemporain vivait (mais jamais en grand nombre) dans toute l’Australie et la Nouvelle-Guinée[6].

Les crânes du Thylacine (à gauche, en rouge) et du Loup (Canis lupus) (à droite, en vert), sont presque identiques bien que les espèces ne soient pas liées. Les études montrent que la forme du crâne du Renard roux (Vulpes vulpes) est encore plus proche de celle du Thylacine.

Exemple de convergence évolutive, le thylacine montrait de nombreuses similitudes avec les membres de la famille des canidés vivant dans l’hémisphère Nord : dents, mâchoires puissantes, talons décollés fortement du sol et même forme générale du corps. Puisque le thylacine occupait la même niche écologique en Australie que le loup sur d'autres continents, il a développé un grand nombre de caractéristiques communes avec ce dernier. Malgré cela, le thylacine n’est pas apparenté aux prédateurs de l’hémisphère Nord, son plus proche parent vivant étant le diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii)[7]. Des études phylogénétiques pratiquées sur l'ADN mitochondrial de spécimens de Thylacine ont démontré en 1989 sa parenté avec les marsupiaux carnivores australiens[8].

Découverte et taxonomie[modifier | modifier le code]

Dessin original du XIXe siècle représentant un thylacine. Le dessin n’est pas anatomiquement correct.

Les Aborigènes australiens connaissaient le thylacine. De nombreuses gravures et peintures rupestres de l’animal ont été découvertes dont certaines remontant au moins à mille ans avant notre ère[9]. On peut voir des pétroglyphes de tigres de Tasmanie sur la presqu’île de Burrup dans le nord de l’Australie-Occidentale. Lors de l’arrivée des premiers explorateurs, l’animal était déjà rare en Tasmanie. Les Européens l’ont peut-être rencontré dès 1642 lorsqu’Abel Tasman est arrivé en Tasmanie. Lorsqu’il mit pied à terre, il signala avoir vu sur le rivage les traces de « bêtes sauvages ayant des griffes comme un Tygre »[10]. Marc-Joseph Marion du Fresne, en arrivant en Tasmanie à bord du Mascarin en 1772, signala avoir vu un « chat-tigre »[11] mais on ne peut garantir qu’il s’agisse d’un thylacine car il y parle aussi du Chat marsupial à queue tachetée (Dasyurus maculatus). La première rencontre avérée d’un tigre de Tasmanie a été faite par des explorateurs français, le 13 mai 1792, comme l’a noté le naturaliste Jacques Labillardière dans son journal de l’expédition dirigée par Antoine Bruny d'Entrecasteaux. Cependant, ce n’est qu’en 1805 que William Paterson, le vice-gouverneur de Tasmanie, envoya une description détaillée pour publication dans la Sydney Gazette et le New South Wales Advertiser[12].

La première description scientifique détaillée du thylacine a été rédigée par l’adjoint du géomètre en chef de la Tasmanie, George Harris en 1808, cinq ans après l’implantation de la première colonie sur l’île[13]. Harris avait classé le thylacine dans le genre Didelphis créé par Linné pour les opossums américains, le décrivant comme Didelphis cynocephala, l’« opossum à tête de chien ». La reconnaissance du fait que les marsupiaux australiens étaient fondamentalement différents des genres de mammifères connus a conduit à la création du système de classification moderne. En 1796, Geoffroy Saint-Hilaire a créé le genre Dasyurus dans lequel il a placé ce thylacine en 1810, sous le nom de Dasyurus cynocephalus. Pour résoudre le problème de mélange de grec et de latin dans le nom de l’espèce, ce dernier a été modifié en « cynocephalus ». En 1824, il a été classé dans son propre genre dédié, Thylacinus, par Temminck[14]. Le nom vernaculaire découle directement du nom de genre, lui-même d’origine grecque θύλακος (thylakos), signifiant sac ou valise diplomatique[14].

Description[modifier | modifier le code]

Les descriptions du loup de Tasmanie sont assez variables, fondées uniquement sur les spécimens conservés, les témoignages écrits, les peaux et les squelettes restants, les photographies et les films noir et blanc de l’animal en captivité et les histoires locales.

L’étude du squelette du thylacine suggère que l’animal comptait plus sur son endurance que sur sa pointe de vitesse pour la chasse.

Le loup de Tasmanie ressemblait à un grand chien, au poil court avec une longue queue raide, serpentiforme et soyeuse tendue dans le prolongement du corps comme celle des kangourous. De nombreux colons européens l’ont comparé à la hyène, en raison de sa posture inhabituelle et de son attitude générale[7]. Son pelage jaune-brun portait 15 bandes sombres bien distinctes sur le dos, la croupe et la base de la queue, qui ont valu à l’animal son surnom de « tigre de Tasmanie ». Les rayures étaient plus marquées chez les jeunes spécimens, pâlissant au fur et à mesure que l’animal vieillissait[15]. L’une des bandes s’étendait jusqu’à la face externe de la cuisse. Son pelage était serré et doux, d’environ 15 mm de long, les jeunes avaient une touffe de poils à l’extrémité de la queue. Les oreilles, arrondies et dressées, mesuraient environ 8 cm de long et étaient couvertes d’une courte fourrure[16]. Le pelage avait une coloration variant du beige clair au marron foncé, le ventre étant de couleur crème[17].

Les thylacines adultes mesuraient entre 100 et 180 cm de longueur, y compris la queue d’environ 50 à 65 cm[18]. Le plus grand spécimen jamais mesuré faisait 290 cm du nez à l’extrémité de la queue[17]. Ils mesuraient environ 60 cm au garrot et pesaient de 20 à 30 kg[18]. Il existait un faible dimorphisme sexuel, les mâles étant en moyenne plus gros que les femelles[19].

La femelle avait une poche marsupiale avec quatre mamelles, mais contrairement à de nombreux autres marsupiaux, la poche s’ouvrait vers l’arrière de son corps. Les mâles possédaient une poche scrotale, fait unique en son genre chez les marsupiaux australiens[N 2] dans laquelle ils pouvaient rentrer leur scrotum[15].

 v · d · m  Formule dentaire
mâchoire supérieure
4 3 1 4 4 1 3 4
4 3 1 3 3 1 3 4
mâchoire inférieure
Total : 46
Dentition du thylacine

Le loup de Tasmanie était en mesure d’ouvrir ses mâchoires jusqu’à 120 degrés, valeur inhabituelle chez les autres carnivores[20]. On peut l’observer sur une courte séquence de film réalisé par David Fleay en 1933 sur un thylacine en captivité. Les mâchoires, puissantes, avaient une forte musculature et possédaient 46 dents[16]. Sa denture est particulière, parmi celle des marsupiaux car elle ne possède que 7 prémolaires-molaires par côté au lieu de 8, à comparer à celles des canidés qui possèdent respectivement 6 et 7 prémolaires-molaires supérieurs et inférieurs.

Ses empreintes étaient facilement reconnaissables, différentes de celles des autres animaux autochtones (diables de Tasmanie, wombats) ou introduits (renards, chats, chiens). Les thylacines avaient un très grand coussinet plantaire avec quatre doigts (aux pattes postérieures (hindfoot), cinq aux pattes antérieures (forefoot)) placés presque en ligne droite[21]. Les griffes étaient non rétractables[15].

Les empreintes du tigre de Tasmanie sont caractéristiques de l’animal et facilement reconnaissables.

Les premières études scientifiques sur l’animal donnaient à penser qu’il possédait un odorat puissant, ce qui lui aurait permis de suivre facilement ses proies[21] mais l’analyse de la structure de son cerveau a révélé que ses bulbes olfactifs n’étaient pas bien développés. Toutefois, il disposait d’une bonne vue et d’une ouïe excellente pour s’adonner à la chasse[15]. Certains observateurs l’ont décrit comme ayant une forte odeur distinctive, d’autres une odeur animale légère, agréable, et certains pas d’odeur du tout. Il est possible que le loup de Tasmanie, à l’instar de son cousin, le diable de Tasmanie, ne dégageait une odeur que lorsqu’il se sentait menacé[22].

Sa démarche paraissait un peu raide et maladroite, ce qui le rendait incapable de courir à grande vitesse. Il pouvait également effectuer des bonds, de la même façon qu’un kangourou - ce qui a été vu à plusieurs reprises chez des spécimens en captivité[15]. Guiler pense que ce type de déplacement rapide n’était utilisé par l’animal que lorsqu’il se sentait en danger. L’animal était également en mesure de se tenir en équilibre sur ses pattes postérieures pendant de courtes périodes[23].

Bien qu’il n’y ait pas d’enregistrement des cris du thylacine, des observateurs de l’animal dans la nature et en captivité ont noté qu’il émettait des grognements et des sifflements lorsqu’il se sentait agressé, souvent accompagnés par un écartement menaçant des mâchoires. Au cours de la chasse, il émettait une série de petits sons gutturaux rapides et répétés, des sortes d’aboiements, qui devaient probablement servir pour la communication entre les membres de la famille[24] Il avait aussi un long cri gémissant probablement utilisé pour l’identification à distance et un faible bruit de reniflement utilisé pour la communication rapprochée entre les membres de la famille[25].

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Thylacine au musée national de la science (Ueno) au Japon.

On sait peu de choses sur le comportement ou l’habitat du thylacine. Quelques observations ont été réalisées sur l’animal en captivité, mais elles sont limitées, difficilement extrapolables à son comportement dans la nature. La plupart des observations ont été faites durant la journée alors que le thylacine était un animal nocturne. Elles datent du début du XXe siècle et sont certainement biaisées car l’espèce était très stressée par les conditions de vie qui lui étaient imposées et qui allaient bientôt conduire à son extinction. Certaines caractéristiques comportementales ont été déduites à partir du comportement de son proche parent, le diable de Tasmanie.

Sur le continent australien, le thylacine préférait probablement vivre dans les forêts sèches d’eucalyptus, les zones humides et les prairies[21]. Les peintures rupestres aborigènes montrent que le thylacine a vécu dans toute l’Australie et en Nouvelle-Guinée. Une preuve de l’existence de l’animal en Australie vient d’une carcasse desséchée découverte dans une grotte dans la plaine de Nullarbor en Australie occidentale en 1990. La datation au carbone 14 a révélé qu’elle avait environ 3 300 ans[26].


En Tasmanie, il préférait les zones boisées clairsemées, sur les côtes ou à l’intérieur du pays, c’est-à-dire les endroits les plus recherchés par les colons britanniques à la recherche de zones de pâturage pour leur bétail[27]. L’animal avait un territoire de chasse allant de 40 à 80 km²[17] mais on a observé sur un même territoire des groupes trop nombreux pour être tous de la même famille[28].

Le thylacine chassait la nuit ou au crépuscule, se reposant le jour dans une petite grotte ou le creux d’un tronc d’arbre, sur un nid de brindilles, d’écorces ou de fougères. Il avait tendance à se replier dans les collines et les forêts pour se reposer dans la journée et à chasser la nuit dans des prairies. Les premiers observateurs ont noté que l’animal était généralement timide et secret, effrayé par la présence de l’homme et évitant son contact, même si, parfois, il a montré quelques traits de curiosité à son égard[24].

On a des preuves qu’il se reproduisait tout au long de l’année (découverte de petits dans la poche marsupiale toute l’année), bien que le pic de la saison de reproduction se soit situé en hiver et au printemps[15]. Il y avait jusqu’à quatre jeunes par portée (généralement deux ou trois), que la mère transportait dans sa poche marsupiale pendant trois mois au maximum puis protégeait jusqu’à ce qu’ils aient au moins la moitié de leur taille d’adulte. Au départ, les jeunes étaient sans poils et aveugles, mais ils avaient les yeux ouverts et étaient couverts de poils au moment où ils quittaient la poche[15]. Après leur sortie de la poche marsupiale et jusqu’à ce qu’ils soient aptes à aider leurs parents à la chasse, les jeunes restaient dans leur tanière pendant que la mère chassait[29]. En captivité, on n’a pu élever et faire reproduire qu’une seule fois avec succès le thylacine, au zoo de Melbourne en 1899[30].

L'examen des articulations du coude des os conservés de cet animal laissent penser que son comportement de chasse était de type affût en solitaire plutôt qu’en meute[31].

On estime que son espérance de vie dans la nature était de 5 à 7 ans, bien que des spécimens aient survécu en captivité jusqu’à 9 ans[21].

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Le thylacine était exclusivement carnivore. Son estomac musclé avait la capacité de se distendre pour permettre à l’animal de manger de grandes quantités de nourriture quand il en avait la possibilité, probablement une adaptation pour compenser les longues périodes au cours desquelles la chasse était infructueuse et la nourriture rare[15]. L’analyse de sa trame osseuse et son observation en captivité donnent à penser qu’il repérait d’abord sa future proie et la poursuivait jusqu’à épuisement. Certaines études concluent que l’animal pouvait chasser en petits groupes familiaux, avec un groupe principal rabattant les proies vers un individu qui attendait en embuscade[13]. Des trappeurs ont rapporté qu’il chassait en embuscade[15].

Parmi ses proies, on trouvait des kangourous, des wallabies, des wombats, des oiseaux et des petits animaux comme des potoroos et des opossums. Une de ses proies favorites semble avoir été l’émeu de Tasmanie autrefois très courant dans la région. L’émeu était un grand oiseau qui partageait son habitat avec le thylacine et a été chassé par les Européens jusqu’à son extinction vers 1850, ce qui coïncide peut-être avec le déclin du nombre de tigres de Tasmanie[32]. On a d’ailleurs signalé que dingos[33] et renards[34] pouvaient aller à la chasse à l’émeu sur le continent[N 3]. Tout au long du XXe siècle, on a souvent décrit le thylacine comme un animal assoiffé de sang, mais peu de documents sérieux rapportent de tels faits ; l’origine de cette légende semble en réalité se trouver dans un récit de seconde main[35]. Les premiers colons européens croyaient que l’animal se nourrissait de moutons et de volaille[N 4]. En captivité, ils étaient nourris avec une grande variété de viandes, comme des lapins et des wallabies morts ainsi que du bœuf, du mouton, de la volaille et, occasionnellement, du cheval[36].

Extinction[modifier | modifier le code]

Le dernier thylacine sauvage fut abattu par un fermier en 1930, la cause de la disparition de cette espèce fut provoquée par les primes offertes depuis les années 1830 pour chaque tête, entre 1888 et 1909, près de 2 200 thylacines ont été tués. Mais la déforestation, la concurrence avec les chiens errants et la raréfaction de ses proies auraient été les principaux facteurs de sa disparition.

Disparition[modifier | modifier le code]

Cette photo de 1921 prise par Henry Burrell d’un thylacine avec un poulet dans la gueule a été largement diffusée et a probablement contribué à donner à l’animal la réputation d’un voleur de volailles. En fait, l’image est découpée de manière à cacher la clôture et la maison en arrière. L’analyse de la photo par un chercheur a conclu que ce Thylacine était un animal empaillé[37].

Le thylacine semble avoir disparu d'Australie il y a 2 000 ans environ (peut-être plus en Nouvelle-Guinée)[N 5]. Sa disparition est attribuée à la concurrence des Aborigènes aidés par les dingos arrivés en Australie « il y a environ 3 500 à 4 000 ans »[38], sans doute amenés par des navigateurs austronésiens.

Des doutes existent quant au rôle exact du dingo dans cette disparition car les deux espèces n’auraient pas toujours été en concurrence directe. Le dingo est un prédateur essentiellement diurne, alors qu’on estime que le thylacine chassait surtout la nuit. En outre, le thylacine était plus puissant que le dingo, ce qui lui aurait donné l’avantage dans des confrontations[39].

Des peintures rupestres du parc national de Kakadu montrent clairement que les thylacines ont été chassés dans la région dès l’arrivée de l’homme[40] et on croit que les dingos et les thylacines se nourrissaient du même type de proie. Leurs territoires de chasse se chevauchaient manifestement : on a trouvé des fossiles de thylacines à proximité de ceux de dingos. Mais l’adoption du dingo comme compagnon de chasse par les Aborigènes aurait mis les thylacines sous une pression accrue[6].

Bien que disparus depuis longtemps du continent australien au moment où les colons européens sont arrivés, les thylacines ont survécu jusque dans les années 1930 en Tasmanie. Au début de la colonisation européenne, on les trouvait surtout dans les régions du nord de l’État[27]. Mais s’ils ont rarement été aperçus, ils ont été lentement crédités de nombreuses attaques sur les moutons, ce qui a conduit à la création de primes d’abattage pour contrôler leur nombre. La société Van Diemen’s Land Company a ainsi offert des primes dès 1830 et, entre 1888 et 1909, le gouvernement de Tasmanie payait une livre par tête d’animal abattu (10 shillings pour un jeune). Il fut ainsi versé 2 184 primes, mais on estime que de nombreux thylacines ont été tués sans qu’une prime ne soit versée[21]. Dans l’opinion publique, sa disparition est attribuée aux inlassables efforts déployés par les agriculteurs et les chasseurs de prime[21]. Toutefois, il est probable que plusieurs facteurs aient conduit à son déclin et son extinction : la concurrence avec les chiens sauvages (introduits par les colons)[41], la destruction de son habitat, la raréfaction concomitante de ses proies et une maladie analogue à la maladie de Carré qui a tué de nombreux spécimens en captivité à l’époque[17],[42].

Quelle que soit la raison de leur diminution, les spécimens étaient devenus très rares dans la nature à la fin des années 1920. Il y a eu plusieurs efforts pour sauver l’espèce de l’extinction. Des documents du comité de gestion du cap Wilson datant de 1908 comportaient des recommandations pour réintroduire des thylacines dans plusieurs lieux appropriés du Victoria, sur le continent. En 1928, le Comité consultatif pour la protection de la faune originaire de la Tasmanie avait recommandé la création d’une réserve afin de protéger les thylacines survivants, en proposant des sites potentiels d’habitats appropriés, comme la région de l’Arthur-Pieman dans l’ouest de la Tasmanie[43].

Le dernier thylacine sauvage à avoir été abattu le fut en 1930 par l’agriculteur Wilf Batty à Mawbanna, dans le nord-est de l’État. L’animal (supposé être un mâle) avait été vu tourner autour du poulailler de Batty depuis plusieurs semaines[44].

La dernière photographie connue d’un thylacine vivant a été prise au zoo d’Hobart en 1933. Le scrotum n’est visible sur aucune prise de vues de la série, ce qui laisse à penser que « Benjamin » était une femelle, mais l’intériorisation du scrotum étant possible chez le thylacine, on ne peut en être certain.

Des particuliers possèdent parfois des peaux de thylacine, comme la peau Wilson rachetée par le National Museum of Australia en 1987[43].

Cause[modifier | modifier le code]

Il semblerait que l'homme soit la cause de l'extinction. Lors de l'arrivée des colons il fut classé comme tueur de mouton et chassé intensivement. À cause de ce titre, les colons offraient une prime à tous ceux qui abattaient des spécimens de thylacine[45].

« Benjamin » et ses successeurs ?[modifier | modifier le code]

Le dernier tigre de Tasmanie à vivre en captivité, dénommé par la suite « Benjamin » (bien que son sexe n’ait jamais été confirmé), a été capturé en 1933 et envoyé au zoo de Hobart où il a vécu pendant trois ans. Frank Darby, affirmant avoir été gardien au zoo de Hobart, a expliqué dans un article de journal de mai 1968 que l’on avait donné « Benjamin » comme nom à l’animal. Toutefois, il n’existe aucune documentation permettant de penser qu’il ait jamais eu un nom et Alison Reid (le conservateur du zoo à l’époque) et Michael Sharland (alors journaliste pour le zoo) ont nié que Frank Darby ait déjà travaillé au zoo ou que le nom de Benjamin ait jamais été utilisé pour l’animal. Darby semble également être la source de l’affirmation selon laquelle le dernier thylacine était un mâle ; les photographies donnent à penser qu’il s’agissait d’une femelle[46],[N 6]. Ce thylacine est décédé le 7 septembre 1936. Il aurait succombé à la suite de négligences : on l’aurait empêché de pouvoir rejoindre son abri et laissé soumis aux conditions météorologiques extrêmes de la Tasmanie (chaleur accablante pendant la journée, températures glaciales la nuit)[47]. La dernière séquence cinématographique d’un spécimen vivant (62 secondes d’images en noir et blanc prises en 1933 par le naturaliste David Fleay) montrent un animal faisant des va et vient derrière sa clôture[48],[N 7]. Depuis 1996, le 7 septembre est devenu en Australie la « journée nationale des espèces menacées » et ce pour commémorer la mort du dernier thylacine[49].

Bien qu’un mouvement de protection du tigre de Tasmanie se soit fait jour en 1901 dans le pays, mouvement favorisé en partie par la difficulté croissante à obtenir des spécimens pour les collections d’outre-mer, les difficultés politiques ont empêché l’entrée en vigueur de toute forme de protection jusqu’en 1936. Le gouvernement de Tasmanie a présenté seulement le 10 juillet 1936 son projet de protection officielle de l’espèce, 59 jours avant la mort en captivité du dernier spécimen connu[50].

Statut officiel[modifier | modifier le code]

Le Thylacine avait le statut d'espèce menacée jusque vers 1980, les standards internationaux de l'époque demandant qu'une espèce ne soit déclarée éteinte qu'après que 50 ans se soient écoulés sans témoignage confirmé. Ce critère officiel étant alors atteint, il fut déclaré officiellement éteint par l'UICN en 1982[51] et par la Tasmanie en 1986. La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) l'a déclaré comme espèce éteinte en 2013[52]»[53].

Recherche de spécimen vivant[modifier | modifier le code]

Thylacine ou pas ?[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Cryptozoologie.

Bien que le loup de Tasmanie soit officiellement considéré comme disparu, de nombreuses personnes pensent que l’animal existe encore. Des personnes prétendent régulièrement l’avoir vu en Tasmanie, sur le continent australien et même dans la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée près de la frontière avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée. La mort accidentelle d'un jeune mâle sur la côte occidentale de la Tasmanie en 1961[54], soit 25 ans après sa date d'extinction officielle, contribua à enflammer les imaginations. L’association pour la recherche sur les espèces rares de la faune australienne[55] déclare disposer de 3 800 rapports de personnes ayant déclaré avoir vu l’animal en Australie depuis 1936, date de sa disparition officielle[56], tandis que le centre australien sur la recherche des animaux mystérieux[57] en a enregistré 138 jusqu’en 1998, et que l'administration chargée de l'environnement en Australie-Occidentale en a enregistré 65 dans son secteur sur la même période[24]. Les chercheurs indépendants Buck et Joan Emburg, après compilation d’un certain nombre de sources, déclarent disposer de 360 observations en Tasmanie et 269 sur le continent australien après la dernière observation officielle[58]. Sur le continent, les observations sont le plus souvent signalées dans le sud du Victoria[59].

Représentation artistique de deux thylacines (1883).

Des rapports déclarant avoir vu des renards (introduits pour la première fois en 1864, puis aux environs de l’an 2000)[60],[61] sont pris très au sérieux en Tasmanie alors qu’on a peu de preuves de la présence de l’espèce sur l’île[62],[63],[N 8]. Alors que le groupe de travail sur la présence de renards en Tasmanie reçoit des subventions gouvernementales, il n’y en a plus pour les recherches sur le loup de Tasmanie. La difficulté de localiser les renards dans la nature sauvage tasmanienne donne des chances à la survie du thylacine dans des zones non habitées par l’homme[60].

Bien que de nombreuses observations aient été immédiatement récusées, certaines ont retenu fortement l’attention. En 1982, un chercheur du département des parcs et de la faune de Tasmanie, Hans Naarding, a pu observer pendant trois minutes un animal qu’il pensait être un thylacine, la nuit dans un site près d’Arthur River dans le nord-ouest de l’État. L’observation a conduit à une vaste campagne de recherche d’une durée d’une année financée par le gouvernement, mais en vain[64]. En janvier 1995, un autre agent des parcs et de la faune a déclaré avoir vu un thylacine dans la région de Pyengana dans le nord-est de la Tasmanie aux premières heures du matin. Mais les recherches entreprises n’ont révélé aucune trace de l’animal[65]. En 1997, des habitants et des missionnaires vivant près du Puncak Jaya en Nouvelle-Guinée occidentale[N 9], ont déclaré avoir vu des thylacines. La population locale connaissait apparemment leur existence depuis de nombreuses années, mais n’en avait jamais parlé[66].

En février 2005, Klaus Emmerichs, un touriste allemand, a affirmé avoir pris des photos numériques d’un thylacine vu près du lac Saint Clair mais l’authenticité des photos n’a pas été établie[67]. Les photos n’ont été publiées qu’en avril 2006, quatorze mois après l’observation. Les photographies, qui ne montrent que l’arrière de l’animal, ne sont pas, pour ceux qui les ont étudiées, une preuve de son existence[68],[69].

Primes[modifier | modifier le code]

En 1983, Ted Turner a offert une récompense de 100 000 dollars australiens à qui apporterait la preuve de l’existence actuelle du loup de Tasmanie[70]. Mais, en réponse à une lettre envoyée par un chercheur sur le thylacine, Murray McAllister, en 2000, Turner a indiqué que la récompense avait été supprimée[71]. En mars 2005, le magazine australien d’information The Bulletin, dans le cadre de son 125e anniversaire, a offert 1 250 000 dollars de récompense à qui capturerait un thylacine vivant sans le blesser. Lorsque l’offre est arrivée à son terme, fin juin 2005, personne n’avait pu produire de preuve de l’existence de l’animal. Une prime de 1,75 million de dollars a, par la suite, été offerte par un voyagiste de Tasmanie, Malcolm Stewart[68]. Mais le piégeage du loup de Tasmanie est illégal aux termes de la loi, de sorte que toute récompense pour sa capture n’est pas valide, car aucun permis de piégeage n’a été accordé[70].

Projet de clonage[modifier | modifier le code]

Spécimen taxidermisé au Walter Rothschild Zoological Museum, Tring, Angleterre. Une liste de tous les spécimens connus, dont bon nombre se trouvent dans des collections européennes, est désormais détenue par l’International Thylacine Specimen Database.

L’Australian Museum de Sydney a entamé un projet de clonage en 1999[72]. L’objectif était d’utiliser du matériel génétique prélevé à partir de spécimens conservés au début du XXe siècle, notamment un embryon de thylacine conservé dans l’éthanol depuis 1866, afin de cloner de nouveaux individus et de restaurer l’espèce.

La plupart des spécialistes estiment cependant que ce projet, au coût estimé à 48 millions de dollars, est difficilement réalisable (20 % de chance de réussite)[73]. Plusieurs microbiologistes sérieux ont quitté le projet lorsque le professeur Mike Archer, directeur du muséum à l’époque, fut nommé en 2002 pour le Bent Spoon Award, une pseudo-récompense attribuée aux idées pseudo-scientifiques ou paranormales paraissant les plus absurdes[74].

En 2002, les chercheurs du projet parvinrent à extraire de l’ADN réplicable à partir des spécimens conservés[75]. Le 15 février 2005, le muséum annonça qu’il arrêtait le projet après que des tests eurent démontré que l’ADN collecté était trop dégradé pour être utilisable[76],[77]. En mai 2005, le professeur Michael Archer, doyen de la faculté des sciences de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud, anciennement directeur de l’Australian Museum et chercheur en biologie de l’évolution, annonça que le projet allait être relancé par un groupe d’universités intéressées et un institut de recherche[68],[78],[N 10].

L’International Thylacine Specimen Database (ITSD) a été achevée en avril 2005 et constitue l’aboutissement d’un projet de recherche de quatre ans visant à cataloguer et photographier, si possible, tous les spécimens connus de Thylacine préservés dans les muséums, universités ou collections privées.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Le blason de la Tasmanie est porté par deux tigres de Tasmanie.

Le tigre de Tasmanie a été largement utilisé comme symbole par la Tasmanie. L’animal est présent sur les armes officielles de la Tasmanie. On le trouve aussi sur les logos officiels de l’office de tourisme de Tasmanie et sur ceux de la ville de Launceston. Depuis 1998, il figure sur les plaques d’immatriculation des véhicules de Tasmanie. Il a figuré sur les timbres-poste de l’Australie, de la Guinée équatoriale, et de la Micronésie[79]. C’est la mascotte de l’équipe de cricket nationale, les Tigres de Tasmanie.

L’animal figure sur les bouteilles de bière de la Brasserie Cascade[80] et dans leurs publicités télévisées. Le sort du loup de Tasmanie a été présenté dans une campagne en faveur de la Société pour la protection de la nature (The Wilderness Society) intitulée « Nous avions l’habitude de chasser le thylacine »[81].

Au début des années 1990, dans le dessin animé télévisé Taz-Mania, le personnage Wendell T. Wolf était censé être le dernier loup de Tasmanie[82]. Dans les jeux vidéo, Ty est la vedette de sa propre trilogie de jeux de plates-formes, Ty, le Tigre de Tasmanie, et Tiny Tiger est un tigre de Tasmanie, personnage de la série de jeux vidéo Crash Bandicoot.

Dans le dessin animé Flo et les Robinson suisses, les naufragés sont plusieurs fois attaqués par des animaux qu'ils baptisent "loups" mais qui ressemblent plus à des Thylacines.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Eric R. Guiler, Thylacine: The Tragedy of The Tasmanian Tiger., Oxford University Press, 1985 (ISBN 978-0195546033)
  • (en) Robert Paddle, The Last Tasmanian Tiger. The History and Extinction of the Thylacine, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 2002 (ISBN 978-0521782197)
  • (en) Eric R. Guiler, Col Bailey, Tiger Tales: Stories of the Tasmanian Tiger, HarperCollins Australia, 2003 (ISBN 978-0732269258)
  • (en) David Owen, Thylacine, Allen and Unwin, 2003 (ISBN 978-1865087580)
  • (en) David Owen, Tasmanian Tiger: The Tragic Tale of How the World Lost Its Most Mysterious Predator, Johns Hopkins University Press, 2004 (ISBN 978-0801879524)
  • (en) Margaret Mittelbach, Michael Crewdson, Alexis Rockman, Carnivorous Nights: On The Trail Of The Tasmanian Tiger, Villard Books, 2005 (ISBN 978-1400060023)
  • (en) Bill Cromer, Thylacine Conspiracy, Just My Best, 2003 (ISBN 978-0972034487) (Roman sur la recherche des derniers thylacines)
  • (fr) Marc Wasterlain, Le tigre de Tasmanie et autres récits, Dupuis, 1994 (ISBN 978-2800121031) (Bande dessinée)
  • (fr) Bernard Simonay, Les tigres de Tasmanie, Coll. Sud lointain, Presses de la Cité, 2003 (ISBN 978-2258059450) (Roman)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • The Hunter (Daniel Netheim, 2011), film dramatique qui aborde la capture d'un Thylacine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le thylacine a reçu de nombreux surnoms, on peut citer en dehors de ceux déjà avancés : loup rayé, loup kangourou, opossum rayé, tigre marsupial, chat tigre…
  2. La poche scrotale est un cas presque unique chez les marsupiaux ; le seul autre marsupial à présenter la même caractéristique est l’Opossum aquatique, Chironectes minimus, que l’on trouve au Mexique, en Amérique centrale et du Sud.
  3. Certains écrivains vont plus loin et expliquent que la grande ouverture de gueule et la possibilité de sauts des thylacines étaient une adaptation de l’animal à la chasse des émeus qui leur permettait de casser le cou de ces derniers ou de sectionner les vaisseaux du cou.
  4. Sur la base de l’absence de données fiables de première main, Robert Paddle fait valoir que la prédation sur les moutons et les volailles existait mais a été exagérée, suggérant que le loup de Tasmanie a été utilisé comme bouc émissaire commode pour la mauvaise gestion des exploitations d’élevage ovin, et l’image de celui-ci comme tueur de volailles a été gravée dans la conscience du public par la photo prise par Henry Burrell en 1921 - (Paddle, 2002, p. 79–138).
  5. Des récits sur les thylacines vivant en Australie-Méridionale se retrouvent dans les années 1840 aussi bien de source européenne que de source aborigène - (Paddle, 2002, p. 23–24).
  6. Robert Paddle, auteur de The Last Tasmanian Tiger, n’a pas trouvé de traces d’un quelconque Frank Darby qui aurait été employé par le zoo d’Hobart à l’époque où Reid ou son père en avaient la charge et a relevé plusieurs invraisemblances dans les propos tenus par Darby lors de son interwiew en 1968 - (Paddle, 2002, p. 198–201).
  7. Fleay fut mordu à la fesse tandis qu’il tournait le film, après avoir ignoré les menaces (attitudes et cris) de l’animal - Leigh Dayton, Rough Justice, New Scientist, 19 mai 2001 Lire en ligne. Consulté le 28 juin 2008.
  8. Quatre cadavres, un tas d’excréments et des empreintes pouvant correspondre à celles du renard ont été découverts sur l’île depuis 2001.
  9. Les dingos, les possibles rivaux des thylacines, sont devenus très rares et ont même probablement complètement disparu de l’ouest de la Nouvelle-Guinée - (en) L.K. Corbett, IUCN Red List: Canis lupus ssp. dingo, IUCN, 2004 Lire en ligne. Consulté le 28 juin 2008.
  10. Cette équipe, dirigée par Andrew Pask, de l'université de Melbourne, a annoncé avoir réussi à incorporer un gène récupéré sur de l'ADN de thylacine dans le génome d'embryons de souris et observé qu'il intervenait dans le développement des cartilages mais l'équipe reconnait que cette technique ne permettra pas de "ressusciter" le thylacine in Le tigre de Tasmanie, espèce éteinte, pourrait réapparaître, Le Nouvel Observateur, édition du 23 juin 2008 Lire en ligne, et Andrew J. Pask, Richard R. Behringer, Marilyn B., Resurrection of DNA Function In Vivo from an Extinct Genome Renfree Lire en ligne (consultés le 6 juillet 2008).

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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