Spurs de San Antonio

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Spurs de San Antonio
Logo du club
Généralités
Nom(s) précédent(s) Dallas Chaparrals
1967-1970, 1971-1973
Texas Chaparrals
1970–1971
San Antonio Spurs
1973–Aujourd'hui
Date de fondation 1967
Couleurs Noir, blanc et argent
Salle AT&T Center
(18 797 places)
Siège San Antonio, Texas
Drapeau des États-Unis États-Unis
Manager R. C. Buford
Entraîneur Gregg Popovich
Palmarès
National[1] 1999, 2003, 2005, 2007 et 2014

Les Spurs de San Antonio (en anglais : San Antonio Spurs, « les éperons de San Antonio ») sont une franchise de basket-ball basée à San Antonio dans l'État du Texas, aux États-Unis.

Fondée en 1967 sous le nom des Dallas Chaparrals, la franchise fait partie des onze équipes à disputer la première saison de American Basketball Association (ABA), ligue concurrente de la National Basketball Association, NBA. Lors de la fin d'activité de l'ABA, la franchise fait partie des quatre équipes à rejoindre la ligue concurrente. Elle devient la première de ces quatre équipes à remporter un titre NBA, lors de l'édition de 1999, avec son duo d'anciens numéro un de la draft[Note 1] David Robinson et Tim Duncan. Les joueurs remportent un deuxième titre en 2003 avec le support de Tony Parker et Emanuel Ginóbili. Le trio Duncan, Parker, Ginóbili remporte trois nouveaux titres en 2005, 2007 et 2014, et s'incline en finale lors de l'édition de 2013. Ces cinq titres NBA sont obtenus sous la direction de Gregg Popovich.

Historique de la franchise[modifier | modifier le code]

Débuts en ABA (1967-1976)[modifier | modifier le code]

La franchise est créée en 1967 sous le nom de Dallas Chaparrals, en même temps que l'ABA, ligue concurrente de la NBA. Mais l'intérêt de la ville pour son nouveau club de basket est faible. Durant la saison 1970-71, le club est même renommé en Texas Chapparals, pour se donner une dimension régionale, en évoluant également dans les villes texanes de Fort Worth et Lubbock. Ce changement est un échec et les Chapparals retournent à Dallas pour la saison 1971-72[2].

Les résultats sportifs sont moyens : après avoir échoué aux portes des finales lors de la saison inaugurale, les Chapparals sont éliminés quatre saisons de suite au premier tour des playoffs, et manquent les playoffs pour la première fois de leur histoire en 1972-73 (la ligue ne comptant que dix clubs, seule la plus mauvaise équipe de chaque division n'est pas qualifiée)[2].

La franchise est alors revendue pour être relocalisée à San Antonio, et renommée en San Antonio Spurs (les Éperons de San Antonio)[3]. Le rouge, blanc et bleu des Chapparals est abandonné au profit du noir et argent qui sont aujourd'hui encore les couleurs du club.

Les Spurs, en étant la seule franchise d'une ligue majeure de la ville, vont enfin réussir à attirer le public[3]. Menés par le futur Hall of Famer George Gervin, acquis en cours de saison au cours d'un échange avec les Squires de la Virginie[4], et secondé par James Silas, Les Spurs terminent leur première saison régulière disputée à San Antonio avec un bilan de 45 victoires et 39 défaites, obtenant ainsi une place pour les playoffs. Cette première saison parvient à convaincre BJ Reds McCombs et les autres copropriétaires de mettre un terme à la période d'essai de trois ans qu'ils avaient négociés lors du rachat du club[4],[Note 2].

Les Spurs, grâce à un jeu attractif, et par ses excellents résultats sportifs, ont de nombreux fans. Grâce à un bon nombre de spectateurs, les résultats financiers sont bons, au contraire de la plupart des autres franchises de la ABA, les Spurs sont perçus comme une solide équipe de l'ABA[5]. En 1976, quand l'ABA fait faillite, les Spurs sont récupérés par la NBA avec trois autres équipes (les Nuggets, les Pacers, et les Nets)[5]. Toutefois, ces franchises doivent payer un droit d'entrée de 3,2 millions de dollars[6] pour rejoindre la NBA. Elles doivent de plus s'associer pour payer 3,2 millions de dollars à chacun des propriétaires de deux autres franchise de ABA, les Colonels du Kentucky et les Spirits of St. Louis[6]. Le propriétaire de ces derniers Ozzie Silna reçoit seulement 3 millions de dollars, mais négocie un contrat préalable à la décision de la NBA sur le choix des franchises : celui-ci lui permet de toucher chaque année, tant que la NBA existe, une compensation de la part des quatre franchises choisies égales à un septième des droits de télévision[7].

Les premières saisons en NBA (1976-1980)[modifier | modifier le code]

George Gervin en 2008, debout en costume, d'un drapeau américain derrière lui.
George Gervin en 2008

En dépit du scepticisme des spécialistes qui doutent des chances de succès des équipes issues de l'ABA, et de contraintes imposées par la NBA aux anciennes franchises de ABA - impossibilité de recruter les joueurs des autres franchises ABA lors d'une draft de dispersion et non accès aux retombées des droits de télévision[8] - les Spurs vont prouver leur valeur dès leur première saison NBA avec un honorable bilan de 44 victoires pour 38 défaites. Pour sa première saison, la franchise dispute les playoffs, s'inclinant au premier tour face aux Celtics de Boston sur un sweep[Note 3],[9].

Durant la saison suivante, les Spurs terminent en tête de division centrale avec 52 victoires et 30 défaites. Ils s'appuient sur George Gervin qui dispute le titre de meilleur marqueur au joueur des Nuggets de Denver David Thompson, la décision entre les deux joueurs se faisant lors de la dernière journée, Thompson inscrivant 73 points puis Gervin inscrivant plus tard dans la journée 63 points pour obtenir le titre[10]. Lors des playoffs, les Spurs s'inclinent en demi-finale de conférence sur le score de quatre à deux face aux Bullets de Washington. De nouveau champions de division en 1978-1979, avec un bilan de 48 victoires et 34 défaites, ils s'imposent quatre à trois face aux Sixers de Philadelphie puis s'inclinent sur le même score en finale de conférence, de nouveau face à Washington.

Les années 1980 (1980-1989)[modifier | modifier le code]

Le début des années 1980 continue sur le même rythme que la fin des années 1970 : le bilan en saison régulière avoisine souvent les 50 victoires, mais les Spurs sont battus en finales de Conférence par les Rockets de Houston en 1981, puis par les Lakers de Los Angeles en 1982 et 1983.

Après la saison 1984-85, George Gervin, la star des Spurs sur le déclin, est transféré à Chicago[11] : son départ marque la fin d'une ère commencée onze ans plus tôt avec le déménagement à San Antonio.

Les quatre saisons à venir seront les pires de l'histoire du club : le bilan de ces quatre années est de 115 victoires pour 215 défaites. Les chutes d'audience font même du club un candidat potentiel au déménagement vers une nouvelle ville. Néanmoins, les mauvais résultats assurent aux Spurs le premier choix de la draft de 1987 avec lequel ils sélectionnent un pivot très prometteur : David Robinson. Mais les Spurs doivent attendre deux ans avant que Robinson ne puisse intégrer l'équipe, ce dernier devant finir son cursus à l'US Navy[12].

Robinson rejoint finalement les Spurs pour la saison 1989-90, et est à l'origine de la renaissance du club. Aidé par Terry Cummings, fraîchement arrivé, et Sean Elliott, troisième choix de la draft 1989, les Spurs vont réaliser la meilleure progression sur une seule saison de l'histoire de la NBA, en remportant 56 matchs, soit 35 de plus que la saison précédente[13]. David Robinson, avec 24 points et 12 rebonds de moyenne, est nommé NBA Rookie of the Year, meilleur débutant de l'année (ou recrue de l'année), en étant le premier depuis Ralph Sampson en 1984[14] à être nommé à l'unanimité. L'aventure s'arrête au septième match du second tour des playoffs (aussi appelé séries éliminatoires dans certains pays francophones), où les Spurs chutent contre les futurs finalistes, les Blazers de Portland, sur le score de quatre à trois lors d'une série où ils s'inclinent à deux reprises en prolongation : défaite 138 à 132 après deux périodes supplémentaires lors de la cinquième rencontre, défaite 108 à 105 en prolongation lors de la manche décisive[15].

Les années 1990 et le premier titre (1990-1999)[modifier | modifier le code]

vue de face de Tim Duncan, en tenue d'échauffement, avec un ballon.
Tim Duncan, grand artisan des titres texans

Malgré les bons résultats, les Spurs ne dépassent pas le second tour des playoffs. L'entraîneur Larry Brown est alors remplacé durant la saison 1991-92 par Bob Bass[16] qui assure l'intérim jusqu'à la fin de la saison. Pour la saison 1992-93, c'est Jerry Tarkanian, l'ancien entraîneur de l'université de Nevada Las Vegas qui est nommé[17]. Mais l'expérience est très rapidement un flop, et après 20 matchs pour un bilan de 9 victoires et 11 défaites, il est remplacé par John Lucas, entraîneur débutant qui s'est constitué une solide réputation au sein de la ligue en aidant plusieurs joueurs à suivre leur réhabilitation après condamnation pour usage de drogue[18]. Sa première saison est satisfaisante en dépit d'une élimination au second tour face aux Suns de Phoenix.

La saison suivante, les Spurs sont éliminés au premier tour des playoffs par le Jazz de l'Utah, Lucas est limogé et laisse sa place à Bob Hill[19]. Durant l'intersaison, Sean Elliott est transféré à Détroit pour l'excentrique et controversé Dennis Rodman[20]. Toutefois, cet apport est alors accueilli favorablement par Robinson qui vante les qualités de guerrier Rodman, celui-ci pouvant aussi libérer Robinson des tâches plus obscures, rebonds ou écrans, pour se focaliser sur son jeu offensif[20]. C'est ainsi que la moyenne de points de Robinson est de 28,1 lors de cette saison contre des moyennes de 23,2 à 25,6 points lors des quatre saisons précédentes[20].

La saison 1994-95 est la meilleure de l'histoire des Spurs : ils remportent 62 rencontres, tandis que David Robinson est élu meilleur joueur de la saison régulière, devant Shaquille O'Neal[21]. Favoris pour le titre, les Spurs sont finalement battus en finales de Conférence par les Rockets de Houston, seulement sixième en saison régulière. Hakeem Olajuwon surclasse totalement David Robinson[22]. Rodman, bien qu'étant le meilleur rebondeur de la NBA depuis 1992, est trop difficile à gérer pour son entraîneur : il est finalement « donné » aux Bulls de Chicago en échange de Will Perdue.

La saison 1995-96 se solde une nouvelle fois par une excellente saison régulière (59 victoires) et une déception en playoffs (défaite au second tour face au Jazz de l'Utah). Et contre toute attente, les Spurs vont s'enfoncer durant la saison 1996-97 : les Spurs accumulent une cascade de blessures, dont celle de leur joueur majeur David Robinson lors d'un match de présaison. Après seulement 18 rencontres, 3 victoires et 15 défaites[23], Brian Hill est limogé. Il est remplacé quelques heures avant le retour sur les parquets de Robinson par Gregg Popovich, alors manageur général et ancien assistant des Spurs du temps de Larry Brown, ce remplacement étant alors très controversé en raison de la simultanéité entre les deux événements[24]. Robinson rechute peu après et est ensuite absent pour le reste de la saison. Les Spurs ne remportent que 20 matchs, soit le pire bilan de l'histoire du club, seulement deux ans après avoir établi son record de victoires. Avec le troisième plus mauvais bilan de la ligue, les Spurs remportent à la loterie le premier choix de la draft[25]. Ils sélectionnent un autre pivot surdoué : Tim Duncan[26].

Duncan s'affirme dès sa première saison comme l'un des meilleurs joueurs de la ligue : il est nommé NBA Rookie of the Year et est élu dans la All-NBA First Team, devenant le neuvième débutant à terminer dans le premier cinq, le précédent étant Larry Bird[27]. L'entente avec Robinson est parfaite, et l'équipe réalise la meilleure progression d'une équipe NBA lors d'une saison régulière par rapport à la saison précédente : les Spurs passent de 20 victoires 62 défaites à 56 victoires et 26 défaites[26]. Malgré cette association, les Spurs sont de nouveau battus par le Jazz en demi-finales de Conférence sur le score de quatre à un[28].

Avec l'addition de vétérans tels que Mario Elie et Jerome Kersey, les Spurs remportent 37 victoires pour 13 défaites dans la saison 1998-99 raccourcie à 50 matchs à cause du Lock-out, fermeture de la ligue décidée par les propriétaires, le désaccord entre ceux-ci et les joueurs portant essentiellement sur le salary cap et sur la Larry Bird exception[29]. Les Spurs sont inarrêtables en playoffs et accèdent à la finale de la NBA en ne perdant qu'un seul match. Face aux Knicks de New York, classés huitième de leur conférence, et diminués par l'absence de Patrick Ewing, les Spurs remportent leur premier titre de champion en cinq manches[30].

La saison 1999-2000 est gâchée par une blessure de Tim Duncan au ménisque à quelques matchs du début des playoffs, où les Spurs sont éliminés par les Suns de Phoenix[31].

Les années 2000 (2000-2009)[modifier | modifier le code]

Les saisons 2000-01 et 2001-02 sont similaires : après avoir remporté 58 matchs en saison régulière, les Spurs sont éliminés par les futurs champions, les Lakers de Los Angeles, quatre à zéro en finale de conférence en 2001, quatre à un en demi-finale de conférence en 2002. Le club réalise néanmoins un bon coup en sélectionnant Tony Parker en 28e position de la draft 2001, qui devient rapidement le meneur titulaire de l'équipe[32]. Lors de cette dernière saison, Tim Duncan obtient le titre de NBA Most Valuable Player, meilleur joueur de la saison[33].

Trois trophées des Spurs dans une vitrine, chacun avec une couverture de presse correspondant au titre derrière lui.
Trois des cinq trophées de champions des Spurs

À l'entame de la saison 2002-03, David Robinson annonce qu'il effectue sa dernière saison avant de prendre sa retraite[34]. Cette année est aussi la toute première où les Spurs jouent dans le SBC Center[35]. L'équipe est bien équilibré entre un secteur intérieur imposant représenté par les tours jumelles Duncan, Robinson et des joueurs extérieurs efficaces Stephen Jackson, Bruce Bowen, meilleur pourcentage pour le tir à trois points sur la saison[36]. De plus l'Argentin Emanuel Ginóbili, signé pendant l'été 2002 après avoir été sélectionné par San Antonio lors de la draft de 1999, s'avère déjà efficace avec 7,6 points en 20 minutes 7 de moyenne. Tony Parker continue son éclosion et l'équipe remporte 60 matchs, propulsée par Tim Duncan qui est élu meilleur joueur de la saison[37]. Après avoir éliminé Phoenix sur le score de quatre à deux, ils mettent un terme à une série de deux échecs consécutifs en playoffs face aux Lakers en s'imposant sur le même score. Ils éliminent ensuite les Mavericks pour se qualifier pour les Finales NBA. Opposés aux Nets du New Jersey, ils remportent finalement la série sur le score de quatre à deux[38]. Duncan, auteur d'un triple double lors de la sixième rencontre avec 21 points, 20 rebonds et 10 passes, est nommé National Basketball Association Finals Most Valuable Player Award, meilleur joueur des finales[38]. David Robinson prend sa retraite sur un titre de champion, le deuxième de sa carrière.

En 2003-2004, Les Spurs sont bien partis pour remporter un second titre d'affilée, après une saison à 57 victoires, troisième bilan de la ligue. Après une victoire quatre à zéro face aux Grizzlies de Memphis et avec des victoires dans les deux premières manches de la demi-finale de Conférence les opposant aux Lakers, ces derniers mettent un terme à une série en cours de dix-sept victoires consécutives[39]. La cinquième manche est particulièrement connue par la manière dont la le vainqueur est désigné : Tim Duncan, malgré une grosse défense de Shaquille O'Neal qui l'empêche de voir le panier, réplique à Kobe Bryant pour donner l'avantage à son équipe à quatre dixièmes de seconde de la fin du match. Toutefois, la victoire revient aux Lakers qui inscrivent le panier de la victoire par Derek Fisher qui tire dès la réception de la balle sur la remise en jeu effectuée dans le demi-terrain des Spurs[39].

En 2004-2005, avec la signature de Brent Barry, en provenance de Seattle, de Nazr Mohammed, acquis en cours de saison contre Malik Rose et de Glenn Robinson, signé comme agent libre à la fin de la saison régulière, les Spurs terminent à la deuxième place de la conférence Ouest avec 59 victoires. Après avoir successivement éliminé les Nuggets de Denver, Supersonics de Seattle et Suns de Phoenix, les Spurs accèdent à la finale de la NBA face au champion en titre : les Pistons de Détroit. Après les quatre premières rencontres entre les deux derniers champions NBA, le score est de deux à deux. Les Spurs semblent prendre un avantage décisif en s'imposant sur le score de 96 à 95 à Detroit lors du match suivant grâce à un panier à trois points décisif de Robert Horry lors de prolongation[40]. Les Pistons empêchent les Spurs de célébrer le titre NBA dès la rencontre suivante en s'imposant dans le Texas 95 à 86 mais les Spurs remportent la septième manche, toujours à domicile, sur le score de 81 à 74[41]. Tim Duncan remporte son troisième titre de MVP des finales.

Joueur des Spurs en costume sur le perron de la maison blanche, avec Georges Bush.
Les Spurs à la Maison-Blanche

Les dirigeants parviennent encore à renforcer l'équipe pour la saison suivante : Robert Horry prolonge pour trois ans[42] puis signent deux vétérans All-Star, Nick Van Exel en provenance de Portland et Michael Finley de Dallas[43]. La franchise des Spurs termine la saison avec un bilan de 63 victoires pour 19 défaites, s'offrant ainsi la première place de la conférence Ouest devant Dallas. Seuls les Pistons de Detroit, à l'Est, présentant un meilleur bilan avec une victoire de plus. Toutefois, la revanche annoncée entre ces deux franchise n'a pas lieu : les Spurs, après une victoire quatre à deux plus difficile que prévue face aux Kings de Sacramento, s'inclinent lors du deuxième tour face aux Mavericks de Dallas, deuxième bilan de la conférence mais classés en tant que tête de série numéro quatre de la conférence[44]. Cette série s'avère l'une des plus serrée de l'histoire, avec cinq des sept rencontres se terminant avec un écart de deux points ou moins, dont deux dont la décision se fait en prolongation[45]. C'est ainsi que la manche décisive se termine sur le score de 119 à 111 après une prolongation obtenue par Dirk Nowitzki[46].

Après un bon début de saison 2006-2007, suivi par une période moins fructueuse, les Spurs enchaînent de bons résultats après le All Star break dont une série d’invincibilité de treize rencontres[47]. Au final San Antonio termine à la troisième place de la Conférence Ouest, avec un bilan de 58 victoires et 34 défaites. En playoffs, les Spurs, après une défaite lors de la première rencontre les opposant aux Nuggets de Denver de Carmelo Anthony, remportent les quatre matchs suivants pour conclure la série. L'opposition lors de la demi-finale de Conférence entre les Spurs et les Suns de Phoenix s'avère équilibrée avec un score de deux à deux après quatre matchs. Le quatrième match de cette série, remporté par les Suns sur le parquet de San Antonio sur le score de 104 à 98[48], s'avère déterminant pour la suite de la série : Amar'e Stoudemire et Boris Diaw écopent d'un match de suspension pour s'être levé du banc et avoir pénétré sur le terrain au moment de l'altercation[48],[Note 4] après une faute grossière du joueur des Spurs Robert Horry sur Steve Nash, suivie d'une légère altercation. Horry prend deux matchs de suspension pour ce geste. San Antonio reprend l'avantage du terrain le match suivant après une victoire 88 à 85 dans une ambiance très chaude à Phoenix puis l'emporte 114-106 pour clore la série (4-2)[49]. En finale de conférence, les Spurs s'imposent facilement face au Jazz de l'Utah sur le score de quatre à un. San Antonio se qualifie pour sa quatrième finale en neuf ans.

En finale de la NBA, les Spurs sont opposés aux Cavaliers de Cleveland qui disputent pour la première fois de leur histoire les Finales NBA. Grâce à un très bon trio Duncan - Ginóbili - Parker, San Antonio remporte les deux premiers matchs à domicile (85-76 et 103-92). Le match trois disputé à Cleveland est marqué par de grosses défenses de part et d'autre : San Antonio l'emporte 75-72, soit le deuxième plus faible total de l'histoire (147) pour un match de finale de la NBA après Fort Wayne - Syracuse (145) en 1955 et à égalité avec San Antonio-New York en 1999[50]. Les Spurs remportent la finale de la NBA en réalisant un sweep (4-0), et Tony Parker est élu NBA Finals Most Valuable Player, meilleur joueur des Finales NBA[51].

Durant la saison 2007-2008, les Spurs finissent troisième de la conférence ouest pour un bilan de 56 victoires et 26 défaites. Les Spurs s'appuient toujours autant sur leur trio composé de Ginóbili, Parker et Duncan. Les playoffs débutent face aux Suns de Phoenix emmenés par Steve Nash, Shaquille O'Neal et Amar'e Stoudemire. Ils l'emportent 4-1 et se donnent le droit d'affronter les Hornets de la Nouvelle-Orléans au deuxième tour. Ils l'emportent quatre à trois dans cette série très serrée grâce à la victoire glanée lors du dernier match se disputant à La Nouvelle-Orléans[52]. Cependant, en finale de conférence, ils s'inclinent 4-1 face aux Lakers de Los Angeles emmenés par le trio Kobe Bryant (élu meilleur joueur de la saison régulière), Pau Gasol et Lamar Odom[53].

Peu avant la draft NBA 2009, les Spurs se séparent de trois de ses vétérans, Bruce Bowen, Kurt Thomas, et Fabricio Oberto, pour obtenir des tours de drafts, choisissant notamment DeJuan Blair en trente-sixième position, sa petite taille pour un intérieur et ses problèmes de ligaments ayant découragé les autres franchises[54]. Les Spurs sont handicapés par des blessures, Tony Parker est absent à vingt-six reprises, et terminent à la septième place de la saison régulière[55]. Après avoir éliminé Dallas en six rencontres, les Spurs sont éliminés sur un sweep par les Suns[55].

Les années 2010 (2010-)[modifier | modifier le code]

Pour la saison 2010-2011, les Spurs déjouent les pronostics des observateurs qui annoncent leur déclin. Ils font la course en tête de la conférence Ouest emmenés par Manu Ginóbili, qui retrouve une place au NBA All-Star Game 2011, disputé en compagnie de Tim Duncan. Ils bénéficient des bonnes prestations de DeJuan Blair, sélectionné au deuxième tour de la draft 2009. Malgré une très bonne saison régulière (61 victoires pour 21 défaites) ce qui leur permet de finir premier de la conférence Ouest, ils échouent dès le premier tour des playoffs face aux Grizzlies de Memphis en six matchs. Les médias américains mettent alors en avant l'âge avancé de l'équipe pour expliquer cette élimination rapide.

Les Spurs confirment les résultats de la saison précédente en finissant premier de la conférence Ouest de la saison 2011-2012. Cette saison est récompensée par le deuxième Red Auerbach Award, trophée récompensant l'entraîneur NBA de l'année, obtenu par Gregg Popovitch[56]. Les Spurs débutent les playoffs par un sweep, quatre victoires à zéro, face au Jazz de l'Utah, puis s'imposent de la même manière en demi-finale de conférence face aux Clippers, devenant la douzième équipe de l'histoire à remporter deux séries de playoffs consécutives sans encaisser la moindre défaite, et la première depuis plus d'une décennie et les trois sweeps réalisés en 2000-2001 par les Lakers[57]. Lors de la première rencontre de la finale de la conférence Ouest les opposant au Thunder d'Oklahoma City, les Spurs enchainent par une dix-neuvième victoire consécutive[58] et le 29 mai lors du match 2, les Spurs gagnent encore portant leur nombre de victoires consécutives à 20, battant ainsi le record des Lakers de Los Angeles de 19 victoires en 2001[59],[Note 5]. Toutefois, Kevin Durant et ses coéquipiers remportent les quatre matchs suivant pour se qualifier pour les Finales NBA[60].

Avec cinquante-huit victoires et vingt-trois défaites lors de la saison 2012-2013, les Spurs terminent au deuxième rang de la conférence et au troisième rang de la NBA. Ils se qualifient de nouveau pour les Finales NBA après avoir balayé les Grizzlies de Memphis. Les trois joueurs de l'équipe ayant remporté le dernier titre de la franchise six ans auparavant, Duncan, Parker, Ginóbili, sont toujours présents. Les Spurs arrivent en finale avec un bilan de 12-2 lors des playoffs, avec un sweep contre les Lakers de Los Angeles, puis une victoire sur le score de 4 à 2 contre les Warriors de Golden State. Lors du troisième match des Finales les opposant au Heat de Miami, ils réalisent la meilleure performance de l'histoire des Finales NBA avec 16 tirs à trois points réussis[61], le précédent record étant de 14 tirs primés. Ils remportent ce match avec 36 points d'écart, soit le troisième plus grand écart de l'histoire pour un match des finales[62]. Ils s'inclinent finalement lors du match décisif des Finales, disputé sur le parquet de Miami, après avoir frôlé remporter le titre lors de la sixième rencontre cinq points d'avance à vingt secondes de la fin du temps réglementaire. Les Spurs échouent finalement en prolongation sur le score de 103 à 100, malgré un match important de Tim Duncan qui réussit 30 points et 17 rebonds[63]. Le match décisif est très serré, le score étant de 90 à 88 en faveur des floridiens à deux minutes de la fin, mais Miami s'impose finalement sur le score 95 à 88 pour remporter un deuxième titre successif, LeBron James remportant le tire de MVP des finales[64].

Les Spurs s'assurent de la première place à l'Ouest lors de la saison 2013-2014, terminant également avec le meilleur bilan de la ligue. Celui-ci est du en partie en restant invaincu sur le mois de mars et une série de dix-neuf victoires consécutives[65], plus grande série de l'histoire de la franchise, le record de celle-ci datant de dix-sept ans avec dix-sept victoires[66]. Après un premier tour conclu lors de la septième et ultime rencontre face aux Mavericks de Dallas, ils s'imposent lors du tour suivant face aux Trail Blazers de Portland par quatre victoires à une, obtenant ainsi le droit de participer pour la troisième fois consécutive à la finale de sa conférence, et la neuvième fois depuis 1997, première saison de Tim Duncan[67]. En remportant sa 111e victoire en playoffs lors du deuxième match de la finale de Conférence face au Thunder d'Oklahoma City, le trio composé de Duncan, Ginobili et Parker établit un nouveau record pour le nombre de victoires en playoffs, le précédent étant détenu par Magic Johnson, Karim Abdul-Jabbar et Michael Cooper[68]. Ils l'emportent quatre victoires à deux, après un sixième match gagné en prolongation à Oklahoma City, pour disputer les finales NBA face au Heat de Miami dans un remake des finales 2013. Possédant l'avantage du terrain, les Spurs s'imposent la première manche, puis s'incline lors de la deuxième rencontre disputée à San Antonio. Ils vont ensuite s'imposer deux fois sur le parquet de Miami. De retour à San Antonio, ils remportent la cinquième rencontre sur le score de 104 à 87. Les Spurs s'imposent ainsi dans la série par quatre victoires à une, remportant leur cinquième titre[69].

La franchise[modifier | modifier le code]

Logotypes[modifier | modifier le code]

Maillots[modifier | modifier le code]

Salles[modifier | modifier le code]

Vue extérieure du SBC Center, de nuit.
Le SBC Center (aujourd'hui appelé AT&T Center)

La première salle où évolue la franchise à San Antonio est la HemisFair Arena, salle de 16 000 places[70]. Durant la dernière année de la ABA, des fuites au plafond nécessitent de faire évoluer les règles du jeu lors d'une rencontre contre les Pacers de l'Indiana : les joueurs sont interdits de toute pression défensives en dehors de la ligne à trois points. De même, les contre attaques sont interdites. Enfin l'horloge n'est pas interrompue lors des arrêts de jeu afin de récupérer le retard occasionné par cette fuite[71]. La salle fait l'objet de travaux en 1977 : le conseil municipal de San Antonio accorde une subvention de 4 millions de dollars pour surélever le plafond, ce qui contribue à augmenter la capacité de la salle de 6 000 places[71]. La dernière rencontre disputée par les Spurs dans cette salle est la sixième rencontre de la demi-finale de conférence opposant les Spurs aux Suns de Phoenix, rencontre perdue sur le score de 102 à 100 et qui élimine les Spurs[71]. Au total, les Spurs disputent 893 rencontres de saison régulière ou playoffs[70].

Les Spurs rejoignent ensuite l'Alamodome, salle de grande taille dont le but est d'attirer une franchise de la National Football League, NFL, à rejoindre la ville[70]. La première rencontre voit les Spurs s'incliner sur le score de 91 à 85 face aux Warriors de Golden State le 5 novembre 1993. Finalement, en 1999, la décision de construire une nouvelle salle est prise. Elle doit être financée à 50 % par les Spurs, avec 28,5 millions, le reste provenant de capitaux privés[70].

La nouvelle salle est baptisée SBC Center la société SBC Communications ayant acheté le nom de la salle pour 41 millions de dollars sur vingt ans. La salle devient ensuite AT&T Center avec le rachat de la société par AT&T[71]. La franchise des Spurs joue pour la première fois au sein de celle-ci le 1er novembre 2002. Lors se sa première saison, les Spurs jouent à vingt-et-une reprises à guichet fermé, pour une moyenne de 17 950 spectateurs sur la saison[71].

Effectif actuel[modifier | modifier le code]

Tony Parker, en mouvement et en train de dribbler.
Tony Parker, le meneur des Spurs des années 2000.
Spurs de San Antonio
Effectif actuel
Entraîneur : Gregg Popovich
Meneur 1 Drapeau des États-Unis Kyle Anderson (R) UCLA
Ailier fort 11 Drapeau des États-Unis Jeff Ayres Arizona State
Ailier fort, Pivot 16 Drapeau de l'Australie Aron Baynes (AL) Washington State
Arrière 3 Drapeau de l'Italie Marco Belinelli Italie
Ailier fort, Pivot 15 Drapeau des États-Unis Matt Bonner Florida
Meneur -- Drapeau des États-Unis Bryce Cotton Providence
Meneur -- Drapeau : Serbie Nemanja Dangubić (R) Serbie
Ailier fort 23 Drapeau des États-Unis Austin Daye Gonzaga
Ailier fort, Pivot 33 Drapeau de la France Boris Diaw France
Ailier fort 21 Drapeau des États-Unis Tim Duncan (C) Wake Forest
Arrière 20 Drapeau de l’Argentine Manu Ginóbili Injured Argentine
Arrière, Ailier 4 Drapeau des États-Unis Danny Green North Carolina
Meneur 5 Drapeau du Canada Cory Joseph Texas
Ailier, Arrière 2 Drapeau des États-Unis Kawhi Leonard San Diego State
Meneur 8 Drapeau de l'Australie Patrick Mills Injured Saint Mary's
Meneur 9 Drapeau de la France Tony Parker (C) France
Pivot 22 Drapeau du Brésil Tiago Splitter Brésil
(C) - Capitaine (AL) - Agent libre (R) - Rookie (ou Recrue) - Injured Blessé

Joueurs et personnalités[modifier | modifier le code]

Joueurs[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Deux joueurs des Spurs obtiennent le titre de meilleur joueur de la ligue, NBA Most Valuable Player, David Robinson, en 1995, et Tim Duncan en 2002 et 2003[72]. Ce dernier obtient également à trois reprises le titre de meilleur joueur des finales, National Basketball Association Finals Most Valuable Player Award, en 1999, 2003 et 2005. Le Français Tony Parker obtient cette distinction en 2007 et Kawhi Leonard en 2014[73].

David Robinson et Tim Duncan possèdent également un titre en commun : ils sont désignés NBA Rookie of the Year, respectivement en 1990 et 1998[74].

Ces deux joueurs sont également désignés plusieurs fois dans le premier cinq de la NBA, All-NBA First Team, en 1991, 1992, 1995, 1996 pour Robinson, et 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2007, 2013 pour Duncan. Un troisième joueur des Spurs obtient des places dans le premier cinq NBA : George Gervin en 1978, 1979, 1980, 1981 et 1982. Robinson et Duncan obtiennent également des nominations dans les deuxième et troisième cinq de la NBA, et Gervin obtient deux places dans le deuxième cinq. D'autres joueurs sont présents dans ces équipes de l'année : Alvin Robertson en 1986, et Tony Parker, en 2012, 2013 et 2014, sont présents dans le deuxième cinq de la ligue. Ce dernier est également présent dans le troisième cinq en 2009, son coéquipier Manu Ginóbili obtenant deux places en 2008 et 2011[75]. Dans les équipes de débutant, Greg Anderson en 1988, Willie Anderson en 1989, David Robinson en 1990, Tim Duncan en 1998, Tony Parker en 2002, Gary Neal en 2011 et Kawhi Leonard en 2012 figurant dans la NBA Rookie First Team et Sean Elliott en 1990, Manu Ginóbili en 2003 et DeJuan Blair figurent dans le deuxième cinq des débutants en 2010[76].

Alvin Robertson en 1987, David Robinson en 1990, 1993, 1995, 1997, 1998, Dennis Rodman en 1995, Tim Duncan en 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2005, 2007, 2008 et Bruce Bowen en 2004, 2005, 2006, 2007, 2008 figurent dans le NBA All-Defensive First Team. Certains de ces joueurs sont également désignés dans le deuxième cinq défensif, Alvin Robertson en 1986, 1988, 1989, David Robinson en 1991, 1992, 1994, 1996, Dennis Rodman en 1994, Tim Duncan en 1998, 2004, 2006, 2009, 2010, 2013, Bruce Bowen en 2002, 2003 et Kawhi Leonard en 2014[77].

Des joueurs obtiennent d'autres récompenses attribuées par la NBA : Alvin Robertson et David Robinson sont désignés NBA Defensive Player of the Year en 1986 et 1992[78], Manu Ginóbili est nommé NBA Sixth Man of the Year en 2008[79], et Alvin Robertson reçoit NBA Most Improved Player en 1986[80].

Maillots retirés[81]
Numéro Nom du joueur
00 Johnny Moore
6 Avery Johnson
12 Bruce Bowen
13 James Silas
32 Sean Elliott
44 George Gervin
50 David Robinson

La franchise a retiré sept maillots : les joueurs sont Johnny Moore, Avery Johnson, Bruce Bowen, James Silas, Sean Elliott, George Gervin et David Robinson.

Maillots retirés

La franchise des Spurs de San Antonio compte sept joueurs introduits au Hall Of Fame : il s'agit de Cliff Hagan, introduit en 1978 et joueur des Chaparrals de Dallas, ancien nom de la franchise, de 1967 à 1973. George Gervin, introduit en 1996, joue aux Spurs de 1974 à 1985. Artis Gilmore évolue cinq saisons avec les Spurs de 1982 à 1987, et est introduit au Hall of Fame en 2011. David Robinson, qui effectue toute sa carrière avec les Spurs de 1989 à 2003, est honoré en 2009. Dennis Rodman, joueur des Spurs de 1993 à 1995, est honoré en 2011. Moses Malone, qui dispute sa dernière saison NBA sous le maillot des Spurs, est honoré en 2001. Dominique Wilkins, honoré en 2006, est joueur des Spurs lors d'une seule saison, en 1996-1997[82].

Quelques joueurs des Chaparral de Dallas, puis des Spurs, figurent dans l'équipe ABA All-Time : Ron Boone, Donnie Freeman, George Gervin, Bob Netolicky, Billy Paultz, James Silas[83].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Meilleurs marqueurs[84]
Place Nom du joueur Pays Points
1er Tim Duncan 1997 - Drapeau des États-Unis États-Unis 24 904
2e George Gervin 1974 - 1985 Drapeau des États-Unis États-Unis 23 602
3e David Robinson 1989 - 2003 Drapeau des États-Unis États-Unis 20 790
4e Tony Parker 2001 - Drapeau de la France France 16 051
5e Manu Ginóbili 2002 - Drapeau de l’Argentine Argentine 11 657
6e James Silas 1972 - 1981 Drapeau des États-Unis États-Unis 10 290
7e Mike Mitchell 1981 - 1987 / 1990 Drapeau des États-Unis États-Unis 9 799
8e Sean Elliott 1989 - 1993 / 1994 - 2001 Drapeau des États-Unis États-Unis 9 659
9e Larry Kenon 1981 - 1987 / 1990 Drapeau des États-Unis États-Unis 8 248
10e Avery Johnson 1975 - 1980 Drapeau des États-Unis États-Unis 6 486
Dernière mise à jour : le 26 juin 2014
En gras : Joueurs évoluant toujours dans la franchise

Le trio de joueurs constitué de Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginóbili occupe de nombreuses places dans le Top 5 des différentes catégories statistiques concernant la franchise. Leur fidélité à celle-ci explique en partie ces résultats : ainsi Duncan est le joueur ayant disputé le plus de rencontres avec les Spurs, Tony Parker occupe la troisième place au terme de la saison 2013-2014 et Ginóbili la cinquième. Le deuxième de ce classement est David Robinson et le quatrième est George Gervin[84].

Tim Duncan occupe ainsi la première place pour le nombre de points marqués, 24 904 au terme de la saison 2013-2014. Il devance George Gervin, 23 602 et David Robinson, 20 790. Tony Parker et Manu Ginóbili occupent ensuite les quatrième et cinquième places[84]. Toutefois, Gervin possède la meilleure moyenne de points pour un joueur de la franchise avec 26,3, devant David Robinson, 21,1, Larry Kenon, 20,7, Donnie Freeman 20,5 et Tim Duncan[84]. La première place de Duncan s'explique par sa première place au classement des paniers tentés et réussis, devançant dans ces deux classements Gervin et Robinson[84]. Il est également en tête pour les trois catégories concernant le rebond : nombre de rebonds défensifs, offensifs et cumulés, toujours devant les deux mêmes joueurs. Dennis Rodman possède la meilleure moyenne de rebonds pris par match avec 17,1 devant Swen Nater et Manny Leaks[84]. David Robinson occupe la première place du nombre de contres réussis, devant Duncan et Gervin, George Johnson possédant la meilleure moyenne dans cette catégorie statistique avec 3,3 contres[84].

Records individuels[84]
Statistique Nom du joueur Nombre
Meilleur marqueur Tim Duncan 24 904 points.*
Meilleur passeur Tony Parker 5 635 passes décisives.*
Meilleur rebondeur Tim Duncan 13 939 rebonds.*
Meilleur contreur David Robinson 2 954 contres.
Meilleur intercepteur David Robinson 1 388 interceptions.
Matchs joués Tim Duncan 1254 matchs joués
Dernière mise à jour : le 23 avril 2014
* Joueur jouant toujours dans la franchise.

La statistique des passes décisives est menée par Tony Parker, qui a dépassé les 4 474 passes décisives d'Avery Johnson en février 2012[85]. Suivent ensuite Johnny Moore, Tim Duncan et Manu Ginóbili[84]. Tony Parker occupe la quatrième du classement de la moyenne, classement dominé par Rod Strickland avec une moyenne de 8,2, devant Johnny Moore, 7,4 et Avery Johnson 6,9[84]. Le classement des interceptions est dominé par David Robinson avec 1 388 devant George Gervin, 1 159, Manu Ginóbili occupant la troisième place[84]. Alvin Robertson possède la meilleure moyenne dans cette statistique avec 2,9 devant Rod Strickland, 2,0[84].

Tim Duncan occupe la tête de deux classements moins positifs : le classement des pertes de balles, devant George Gervin, et le nombre de fautes personnelles.

Gervin obtint à quatre reprises le titre de meilleur marqueur de la ligue avec des moyennes de 27,2 en 1978[86], 29,6 en 1979[87], 33,1 en 1980[88] et 32,3 en 1982[89]. Un autre joueur des Spurs a obtenu ce titre, David Robinson, avec une moyenne de 29,8 en 1994[90].

Entraineurs[modifier | modifier le code]

Gregg Popovich en costume, un adjoint dans son dos.
Gregg Popovich

Dix huit entraîneurs différents dirigent la franchise depuis ses débuts. Le premier est Cliff Hagan lors de la saison 1967-1968, sous le nom de Chaparrals de Dallas. L'entraîneur en poste est Gregg Popovich. Ce dernier est l'entraîneur qui compte le plus de saisons à la tête du club avec dix-huit après la saison 2013-2014. Bob Bass occupe le poste à quatre reprises, et six entraîneurs ne restent qu'une seule saison ou moins, Rex Hughes n'occupant le poste que lors d'une seule rencontre.

Gregg Popovich, seul entraîneur de la franchise à remporter un titre NBA, il en compte cinq, remporte à trois reprises le titre d'entraîneur de l'année, NBA Coach of the Year[91].

Entraîneurs des Spurs[92]
Numéro Nom Période
1 Cliff Hagan 1968-1970
2 Max Williams 1970-1971
3 Bill Blakeley 1971-1971
4 Tom Nissalke 1972-1975
5 Babe McCarthy 1973-1973
6 Dave Brown 1973-1973
7 Bob Bass 1975-1976
8 Doug Moe 1977-1980
9 Bob Bass 1980
10 Stan Albeck 1980-1983
11 Morris McHone 1984-1984
Numéro Nom Période
12 Bob Bass 1984
13 Cotton Fitzsimmons 1984-1986
14 Bob Weiss 1987-1988
15 Larry Brown 1989-1992
16 Bob Bass 1992
17 Jerry Tarkanian 1992-1993
18 John Lucas 1993-1994
19 Rex Hughes 1993-1993
20 Bob Hill 1995-1997
21 Gregg Popovich Dep. 1997

Politique de recrutement[modifier | modifier le code]

Gregg Popovich est l'un des pionniers dans la recherche de joueurs qui ne sont pas issus du basket-ball universitaire américain. En 1988, alors qu'il est assistant de Larry Brown, il convainc les dirigeants de sa franchise de lui permettre de s'en rendre en Europe afin d'essayer d'y trouver de nouveaux talents[93]. Le Yougoslave Žarko Paspalj sera alors recruté par les Spurs, ce recrutement s'avérant toutefois un échec.

Gregg Popovich, une fois désigné entraineur en chef, continue sa politique de recrutement qui n'est pas basée uniquement sur le monde universitaire. Parmi les recrues étrangères notables des Spurs se trouvent Emanuel Ginóbili (57e choix), Tony Parker (29e), Luis Scola (56e) — même s'il n'a jamais porté le maillot des Spurs — et Tiago Splitter (28e).

Palmarès[modifier | modifier le code]

Bannières des titres NBA des Spurs de San Antonio
Bannières des titres NBA des Spurs de San Antonio

Les joueurs champions de NBA[modifier | modifier le code]

Entraîneur : Drapeau : États-Unis Gregg Popovich (1999, 2003, 2005, 2007, 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La draft est aussi appelée repêchage par les francophones d'Amérique du nord, en particulier au Québec.
  2. Lors des négociations pour le rachat du club, un accord est basé sur une location du club pour trois saisons, avec déménagement de la franchise à San Antonio. Au bout de ce délai, les futurs propriétaires du club peuvent décider de ne pas l'acheter et la franchise retournerait alors à Dallas.
  3. Le terme de sweep désigne une série de playoffs perdue sans avoir remporté la moindre victoire.
  4. Le règlement de la NBA prévoit une suspension automatique d'une rencontre pour toute entrée d'un joueur sur le parquet en cas d'incident.
  5. Le nouveau record de victoires établi par les Spurs est le record pour une série de victoires dont les rencontres se font en saison régulière puis en playoffs. Le record de la série la plus longue est de 33 par les Lakers lors de la saison NBA 1971-1972.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. a et b (Roselius, p. 9-10)
  3. a et b (Roselius, p. 11)
  4. a et b (Roselius, p. 12)
  5. a et b (Stewart, p. 9)
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  9. (Roselius, p. 15)
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  12. (Roselius, p. 25)
  13. (en) Jeff Merron, « The suns rise in Phoenix », sur sports.espn.go.com
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  15. (Roselius, p. 26)
  16. (en) Scott Howard-Cooper, « One Way or Another, Brown Out With Spurs », sur articles.latimes.com,‎ 22 janvier 1992
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  18. (en) Harvey Araton, « PRO BASKETBALL; Lucas Is Staying Ahead on Two Fronts », sur nytimes.com,‎ 5 janvier 1993
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  20. a, b et c (en) Tim Povtak, « Spurs Get Last Laugh In Elliott-rodman Deal », sur articles.orlandosentinel.com,‎ 12 décembre 1993
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  22. Jonathan Demay, « Duel de légende : Hakeem Olajuwon donne la leçon à David Robinson », sur basketusa.com,‎ 25 janvier 2010
  23. (en) « At 3-15, Spurs Fire Hill As Coach », sur articles.philly.com,‎ 11 décembre 1996
  24. (en) Tim Griffin, « Spurs memory No. 20: Pop replaces Hill after injury-riddled 3-15 start », sur .mysanantonio.com,‎ 17 octobre 2011
  25. (en) « Spurs receive top lottery pick », Lawrence Journal-World,‎ 19 mai 1997 (lire en ligne)
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Bibliographie[modifier | modifier le code]