Lucie Delarue-Mardrus

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Lucie Delarue-Mardrus

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Lucie Delarue-Mardrus

Nom de naissance Lucie Delarue
Autres noms Princesse Amande
Naissance 3 novembre 1874
Honfleur
Décès 26 avril 1945 (à 70 ans)
Château-Gontier
Langue d'écriture Français

Lucie Delarue-Mardrus, née à Honfleur le 3 novembre 1874 et morte le 26 avril 1945 à Château-Gontier, poétesse, romancière, sculptrice et dessinatrice, journaliste et historienne française.

Éléments de biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents ayant refusé la main de celle qu’on surnomme « Princesse Amande » au capitaine Philippe Pétain, elle épouse l’orientaliste Joseph-Charles Mardrus. Comme elle est intimement liée à Natalie Barney, Romaine Brooks et Germaine de Castro, son mari, dont elle divorce vers 1915, qui désire garder intacte la beauté de sa Princesse Amande, propose à Natalie Barney de lui faire un enfant à sa place. C'est à cette époque qu'elle emménage au 17 bis quai Voltaire à Paris, où elle vit de 1915 à 1936.

Les écrits de cet auteur prolifique, qui a laissé plus de soixante-dix romans, recueils de poèmes (Occident, 1901, Ferveur, 1902 ; Horizons, 1904 ; la Figure de proue, 1908), récits (le Roman de six petites filles, 1909 ; l’Ex-voto, 1921), biographies, Mémoires (1938), contes, nouvelles, récits de voyage, pièces en vers (Thoborge, reine de mer, 1905) et pièces de théâtre (Sapho désespérée, 1906), révèlent une peintre de la vie intime et de la nature. Ses écrits expriment son désir d’évasion et son amour de sa Normandie natale. Son Ex-Voto est une description pleine de sensibilité du milieu et de la vie des pêcheurs honfleurais au début du XXe siècle. Elle est également l’auteur de chroniques hebdomadaires, critiques littéraires ou musicales, conférences aux Annales parues dans la presse. Dans les dernières années de sa vie, elle a présenté au Salon de la Société Nationale des sculptures dont Danseurs nus (figurine) Dame Patricia, son nègre et son galant (figurine) ou Deux danseuses et un indifférent. Elle exposa au Salon d'Hiver en 1936 un autoportrait (n°43)[réf. nécessaire].

Elle participe au championnat de France d'échecs féminin à Paris en 1927[1].

Elle vit aussi à Honfleur au 44 rue des Capucins (aujourd'hui un hôtel)[2] et passe les trois dernières années de sa vie à Château-Gontier où elle se retire en 1942.

Citations[modifier | modifier le code]

Caricature parue dans Les Hommes du jour (1911).

« Toi mère et toi, ma sœur Marie
Pour moi récitez un Ave
Allons enfants de la patrie
Le jour de gloire est arrivé
 »

— le 16 août 1914, au tout début de la Première Guerre mondiale[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Occident, 1901
  • Horizons, 1905
  • Toutoune et son amour, 1919
  • Les Trois Lys - Les Œuvres inédites N°11, 1920
  • La Cigale, 1924 Fayard, bois originaux de Renefer
  • La Mère et le Fils, 1920 ; Ferenczi, 1932, bois originaux de Robert Haardt
  • À côté de l’amour, 1922
  • Le Pain blanc, 1923 ; Ferenczi 1924, bois originaux de Jean Buhot
  • Marie, fille-mère, 1924
  • Deux amants, 1925
  • Embellissez-vous, 1926
  • Sainte Thérèse de Lisieux 1926
  • Le Roi des reflets, 1926 ; Ferenczi, 1945
  • Rédalga, 1928 ; Ferenczi, 1931 ; bois originaux d'Emmanuel Poirier
  • Amanit, 1929
  • Hortensia dégénéré, 1929
  • Le Beau Baiser, 1929
  • Les Amours d’Oscar Wilde, 1929
  • Anatole, 1930
  • Le Roman de six petites filles, 1930
  • La Petite Fille comme ça, Ferenczi 1930, bois originaux de Maurice Delavier
  • Le Cheval, 1930
  • L’Amour à la mer, 1931
  • L’Autre Enfant, 1931
  • La Pirane, 1931
  • Le Bâtard, vie de Guillaume le Conquérant, Fasquelle, 1931
  • Graine au vent, 1932
  • L’Ex-voto, 1932
  • L’Amérique chez elle, 1933
  • L’Ange et les Pervers, 1934
  • Rouen, éd. Henri Defontaine, Rouen, 1935
    Illustrations de Robert Antoine Pinchon
  • François et la Liberté, 1936
  • Un cancre, 1936
  • L’Amour attend, 1937
  • L’Enfant au coq, 1937
  • Fleurette, 1938
  • L’Hermine passant, 1938
  • Mes mémoires, 1938
  • La Girl, 1939
  • Une femme mûre et l’amour, 1939
  • L’Homme du rêve, 1939
  • Peaux d’lapins, 1944
  • El Arab, éd. Lugdunum, Lyon, 1944
  • Verteil et ses amours, 1945
  • La Perle magique, 1945
  • Nos secrètes amours, 1951 (Posth.)
  • Lumières de Honfleur, éd. Vialetay, 1964
    Illustrations de André Hambourg
    • À un nuage : pour mezzo-soprano et pour piano, musique de José de Cor-de-Lass ; poésie de Lucie Delarue ; ill. par P. Borie ; E. Gallet (Paris) 1895

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edmond Spalikowski, Honfleur et Mme Lucie Delarue-Mardrus. À travers l'histoire littéraire normande, Albert Lainé, Rouen, 1931.
  • André Albert-Sorel, Lucie Delarue-Mardrus, sirène de l'Estuaire, née-native de Honfleur, éd. de la Lieutenance, Honfleur, 1999.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paris 1927 - championnat de France Féminin sur le site Héritage des échecs français
  2. Lucie Delarue Mardrus dans le pavillon de la reine
  3. Jean-Jacques Becker, La France en guerre (1914-1918) : La grande mutation, Bruxelles, éditions Complexe, 1988, p. 47.

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