Castineta

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Castineta
Castineta (co)
Vue sur Castineta
Vue sur Castineta
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Castifao-Morosaglia
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Jean-Marc Giamarchi
2014-2020
Code postal 20218
Code commune 2B082
Démographie
Gentilé Castinitinchi (co)
Population
municipale
55 hab. (2011)
Densité 6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 25′ 24″ N 9° 17′ 59″ E / 42.4233333333, 9.29972222222 ()42° 25′ 24″ Nord 9° 17′ 59″ Est / 42.4233333333, 9.29972222222 ()  
Altitude 800 m (min. : 255 m) (max. : 1 563 m)
Superficie 9,15 km2
Localisation

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Castineta (en corse Castineta, prononcé [kaʃ.ti.ˈnɛː.da]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la Collectivité territoriale de Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Castineta est une commune de la Casaluna, en pleine Castagniccia. Elle est située dans l'ancienne pieve du Rustinu.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Piedigriggio Morosaglia Quercitello Rose des vents
Gavignano N La Porta
O    Castineta    E
S
Gavignano Gavignano Croce

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue sur les vallées du Prunitaccio, de la Casaluna et du Golo et des Aiguilles de Popolasca

Castineta est une commune de moyenne montagne, sans façade littorale. Elle se situe dans la Corse schisteuse au nord-est de l'île[Note 1], dans le prolongement de l'arête schisteuse du Cap Corse ou massif de la Serra, qui se poursuit avec le massif du San Petrone et se termine au sud de la Castagniccia.

Le territoire de la commune est une longue bande de terre représentée en grande partie par le vallon du ruisseau de Prunitaccio, au nord-ouest du San Petrone.

  • À l'est il s'appuie sur environ 1,5 km, sur la dorsale de l'« en deçà des monts », celle de la Corse schisteuse au nord-est de l'île, qui comprend le San Petrone sommet culminant de la Castagniccia situé à un kilomètre plus au sud.
  • À l'ouest il s'élargit en déclinant vers la vallée du Golo. Depuis le hameau de Canavaggia (Gavignano) sur la route D13 jusqu'au hameau de Salgi (Gavignano), ses limites longent le cours de la Casaluna, la traversent puis longent sa rive gauche jusqu'à l'ouest de Rusumini et Vaccaccio où, entre deux collines (344 m et 361 m), est situé un site préhistorique[1].
  • Au nord il est limité par une ligne de crête dominant la Casaluna, passant par Pedani, sommet de 910 m de haut, suivant ensuite le flanc de la montagne à une altitude moyenne de 600 m jusqu'au nord du village, enfin s'élevant en se dirigeant jusqu'à Punta di Chiarasgioli (1 211 m).
  • Au sud depuis Canavaggia, ses limites sont marquées par une ligne longeant le flanc de collines, traversant deux petits cours d'eau (ruisseaux de Ripe Rosse et de Venato) avant d'atteindre le ruisseau de Prunitaccio et suivre son cours sur près d'un kilomètre. La ligne repart à l'Est en direction de Punta di Timozzallo (1 185 m) en s'élevant sur le flanc des collines, jusqu'à atteindre la dorsale de la Castagniccia, 500 m au nord du Monte Goio (1 650 m).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Malgré la possession en limite de territoire des deux rives de la rivière Casaluna sur près d'un kilomètre, le principal cours d'eau de la commune est le ruisseau de Prunitaccio[2]. Avant de traverser la commune, il s'appelle le ruisseau de Conca (dans la commune de Morosaglia) ou encore ruisseau de Funtana Maio ; le Prunitaccio reçoit les eaux des ruisseaux de Senichello[3] et de Panicale[4] jusqu'en amont de sa confluence avec le ruisseau de Gavignaninco[5] au lieu-dit « Ponte ». C'est à Ponte qu'il quitte la commune après l'avoir arrosée.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

De climat moins humide que le versant oriental de la chaîne du San Petrone, la commune est néanmoins très verte, comme toute la Castagniccia en général, couverte d'un manteau végétal épais de forêt d'essences diverses, moins homogène et morcelée en différentes unités : chênes verts, chênes blancs, pins maritimes, châtaigniers, frênes, etc. La partie orientale de la commune est une partie de la forêt indivise de San Pietro d'Accia (nord), une remarquable hêtraie.

Les châtaigneraies moins omniprésentes qu'en petite Castagniccia, constituent un élément marquant dans le paysage.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par la route D15, une départementale qui relie la D7 depuis Volpajola à la D14 à Favalello via un grand nombre de villages du Casacconi, de Castagniccia, de la Casaluna et du Boziu.

À l'approche de la vallée du Golo, la route D39 qui longe la Casaluna, emprunte par deux fois le territoire de Castineta.

Transports[modifier | modifier le code]

Castineta est éloigné des métropoles régionales. La gare de Chemins de fer de la Corse la plus proche est la gare de Ponte-Leccia, distante de 20 km.
L'aéroport le plus proche est celui de Bastia distant de 43 km. Le port de commerce de L'Île-Rousse est distant de 50 km. Quant au port de commerce de Bastia, il se trouve à 57 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le village a été construit sur une arête de montagne, séparée au nord de Morosaglia par le vallon du ruisseau de Conca, et au sud le vallon du ruisseau de Panicale qui le sépare de Gavingano.

Il est partagé en deux parties : Castineta Sottana (U Suttanu) « le Bas », et Castineta (U Supranu), le village même, « le Haut ». C'est un village typique du centre de la Corse avec ses toits en lauzes. Le vieux hameau de La Mazza est situé en contrebas, en bordure du ruisseau de Prunitaccio, dans les châtaigniers. Ruiné, il a été presque entièrement restauré et est maintenant habité.

La mairie est installée à Castineta Sottana. L'église paroissiale San Bastianu se situe au cœur du village, et le cimetière au nord.

Le village a obtenu en 2007 la distinction de village fleuri (3 fleurs).

Un réservoir d'eau se trouve à l'est du village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Il existe un site préhistorique sur le flanc nord d'une petite colline au lieu-dit Rusimini. Une fouille programmée a été effectuée sur ce site de 1983 à 1985. Le sommet (344 m) de la colline de Rusumini « porte une enceinte et des structures diverses (fondations d'une tour sommitale, terrasses occupées par des restes d'habitations) à proximité d'un point d'eau. L'étude des structures qui s'étendent sur une superficie de l'ordre de un hectare et le mobilier découvert permettent de dater le début de l'occupation du site à l'Âge du Bronze. C'est à cette époque que l'on peut attribuer la construction de l'enceinte, de la tour sommitale et d'autres éléments dont l'ensemble peut être comparé aux monuments torréens du Sud de la Corse. Le site a été de nouveau occupé à l'Âge du Fer, époque à laquelle il semble avoir subi des réaménagements assez importants »[6].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Monte San Petrone (Saint-Pierre) autrefois appelé mont Nigheuno (Nigeuno en latin), était au centre des domaines pontificaux de Cella Cupia (Cellas Cupias appellatur en latin).

Article détaillé : San Petru d'Accia.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La pieve de Rostino comptait environ 3 250 habitants vers 1520. À l'époque, les lieux habités étaient Saliceto, Vicinato, lo Borgo, Chiamachie, Gavignani, la Petragrossa, Castineta, Sevasi, la Terchina, la Fogatella, la Brocca, Casa Pitti, Tarlagia, lo Collo, Grate, la Valle, Frasso, Pastorechia, le Balleciasce, Piano, Caniolo, Petralata, lo Vignale, Mileto, Bisinchi, Lesca[7].

La pieve de Rostino deviendra en 1789, le canton de Morosaglia.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1954, le canton de Morosaglia comprenait les communes de Castineta, Bisinchi, Castello-di-Rostino, Gavignano, Morosaglia, Saliceto et Valle-di-Rostino.

1971-1973 : le canton de Castifao-Morosaglia est créé avec la fusion imposée des anciens cantons de Castifao et Morosaglia.

Le 6 septembre 2010 la petite commune de Castineta était à l'honneur dans le quotidien Corse-Matin avec la parution du succès à l'élection de Miss Corse 2010, de Jade Morel, étudiante à Corte vivant au village. Fort de ce succès, l'élue a défendu les couleurs de la Corse le 4 décembre 2010 à l'élection de Miss France 2011, obtenant la dixième place.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Août 1976 en cours Jean Marc Gianmarchi    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 55 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
378 285 261 307 300 290 247 219 250
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
257 267 257 239 239 216 223 260 225
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
267 248 173 177 169 232 108 89 74
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
63 45 37 31 53 53 55 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'école à Castineta. L'établissement le plus proche est l’école primaire publique Pascal Paoli à Morosaglia (1,57 km). Le collège le plus proche se trouve être celui de Moltifao à environ 17 km. Le lycée le plus proche est le lycée Pascal Paoli de Corte à 34 km. De plus, Corte est une ville universitaire.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Les plus proches hôpitaux sont :

  • le Centre hospitalier intercommunal Corte Tattone à 20 km.
  • le Centre hospitalier de Bastia à environ 50 km,

Les cabinets des médecins les plus proches sont situés à Ponte-Leccia et à Corte, à une vingtaine de kilomètres. Les ambulanciers les plus proches se trouvent également à Corte, de même que les masseurs kinésithérapeutes qu'on trouve également à Ponte-Leccia. Des infirmiers sont présents à Morosaglia (19 km).

Culte[modifier | modifier le code]

Il n'existe qu'un lieu de culte, catholique, à Castineta. L'église paroissiale de (San Bastianu) relève du diocèse d'Ajaccio.

Économie[modifier | modifier le code]

Des mines de cuivre étaient autrefois exploitées à Orzella, au Nord-ouest de Castineta Sottana, sous le nom de Mines de Casaluna. Il s'agit de gisements de sulfures encaissés dans des roches ultrabasiques qui avaient été exploités artisanalement[10].

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, le comte Auguste Marie Le Coat de Kerveguen avait obtenu la concession d'exploitation des mines dite de Linguizetta (Inventaire général du Patrimoine culturel[11]), était intéressé également par les gisements de Castineta et de l'Argentella.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sébastien (San Bastianu). Sur le linteau au-dessus de la porte d'entrée est gravé « 1726 RENOTA ».

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Fontaine à U Supranu
  • Monument aux morts

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Hêtraies du massif du San Petrone

La forêt de San Pietro d'Accia est divisée en deux massifs, l'un au nord, concernant Castinetta, qui s'étend du col de Prato (985 mètres) jusqu'au sommet du San Petrone (1 767 mètres), point culminant de la Castagniccia, et l'autre au sud qui comprend les crêtes et les versants boisés entre le Monte Calleruccio (1 484 mètres) et la Punta di Caldane (1 724 mètres). Cette forêt communale, soumise au régime forestier, est exploitée localement pour le bois de chauffage. La zone fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004200 - Hêtraies du massif du San Petrone, 2e génération[12]

Châtaigneraies et bois des versants sud et ouest du massif du San Petrone

La zone comprend les formations boisées de la Castagniccia occidentale et du Bozio. Elle s'étend du nord au sud sur les bassins versants des affluents du Golo, de la Casaluna, de la Bravone et du Corsigliese qui se jette dans le Tavignano[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ange Tomasi, né en 1883 à Corte, il meurt en 1950 à Ajaccio[14]. Issu d'une famille de bergers, à l’âge de 13 ans, il rencontre le photographe Jean-Baptiste Moretti qui l’engage comme tireur, retoucheur, puis portraitiste dans son atelier de Corte. Très vite, il veut sortir de l’atelier et explorer les possibilités de ce nouveau support artistique, parallèlement à sa passion pour la peinture. Il n’a pas 20 ans quand il s’installe à Bastia comme photographe. Mobilisé en 1914, il s’établira ensuite à Ajaccio comme portraitiste et éditeur d’art à la fin de la guerre. À cette époque, il se liera d’amitié avec un photographe allemand qui lui laissera 400 plaques de verre réalisées en Corse de 1880 à 1900. Au cours de sa vie, Ange Tomasi réalisera plus de 40 000 clichés sur plaque en verre de toute la Corse. Il s’intéressera à toutes les innovations technologiques et utilisera les premiers appareils Rolleiflex et Leica. Il s’intéressera également au cinéma et rencontrera Auguste Melies, qui décèdera à Ajaccio en 1915. Il travaille avec des opérateurs tels que Jacques Catani qui assure le suivi de son studio. La plupart des clichés utilisés sont imprimés sur cartes postales, éditées par lui et imprimées sur le continent. Il est un des principaux photographes de la Corse de l’entre-deux guerres. Considéré par le milieu de la photographie comme un pionnier.

Il est le beau-père d'André Léotard, maire de Fréjus, et le grand-père du ministre François Léotard et de l'acteur Philippe Léotard dit Léotard-Tomasi et de Dominique Léotard.

  • Ambrosi Alexandre (Castineta 1798 - décédé en 1842). Poète improvisateur.
  • Paul-François Morucci (Castineta 1868 - Château-Arnoux, Basses-Alpes 1935). Médecin (dit "le médecin des pauvres"). Député de Marseille (1919). Poète[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. par opposition au « delà des monts » (Pumonte) ou Corse granitique au sud-ouest
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]