Sauli Niinistö

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Sauli Niinistö
Sauli Niinistö, en 2013.
Sauli Niinistö, en 2013.
Fonctions
12e président de la République de Finlande
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&07812 ans, 1 mois et 20 jours)
Élection 5 février 2012
Premier ministre Jyrki Katainen
Prédécesseur Tarja Halonen
57e président de la Diète nationale
Législature 35e
Prédécesseur Timo Kalli
Successeur Ben Zyskowicz
Ministre des Finances
Président Martti Ahtisaari
Tarja Halonen
Premier ministre Paavo Lipponen
Prédécesseur Iiro Viinanen
Successeur Antti Kalliomäki
Vice-Premier ministre finlandais
Président Martti Ahtisaari
Tarja Halonen
Premier ministre Paavo Lipponen
Prédécesseur Pertti Salolainen
Successeur Ville Itälä
Ministre de la Justice
Président Martti Ahtisaari
Premier ministre Paavo Lipponen
Prédécesseur Anneli Jäätteenmäki
Successeur Kari Häkämies
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Salo (Finlande)
Nationalité Finlandaise
Parti politique Kokoomus
Conjoint Jenni Haukio
Diplômé de Université de Turku
Profession Avocat
Résidence Mäntyniemi (Helsinki)

Sauli Niinistö
Présidents de la République de Finlande

Sauli Niinistö, né le à Salo, est un avocat et homme d'État finlandais, président de la République de Finlande depuis 2012.

Membre du Parti de la Coalition nationale (Kok), dont il devint président en 1994, il occupa les fonctions de ministre de la Justice dès l'année suivante, puis celles de ministre des Finances de 1996 à 2003, sous la conduite du Premier ministre social-démocrate Paavo Lipponen.

En 2006, Niinistö présenta sa candidature à l'élection présidentielle, devenant le principal rival de la présidente de la République sortante, Tarja Halonen. Il parvint à se qualifier pour le second tour, mais perdit l'élection, après avoir obtenu 48 % des suffrages contre 52 % acquis à la présidente Halonen.

Réélu député aux élections législatives de l'an suivant, en 2007, il est élu président de la Diète nationale pour une législature de quatre ans.

En 2011, Niinistö ne concoure pas aux élections législatives du mois d'avril, afin de préparer sa candidature à l'élection présidentielle de 2012.

Le 5 février, Sauli Niinistö, après avoir mené une campagne pro-européenne, est élu président de la République de Finlande au second tour de scrutin, face à l'écologiste Pekka Haavisto, avec 62 % des suffrages exprimés[1]. Il est investi de ses fonctions présidentielles le 1er mars, succédant ainsi à son ancienne adversaire de 2006, Tarja Halonen, devenant, de ce fait, le premier président conservateur du pays depuis Juho Kusti Paasikivi, qui dirigea le pays jusqu'en 1956.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une vie personnelle tourmentée[modifier | modifier le code]

Sauli Niinistö épousa Marja-Leena Alanko en 1974. Au cours de cette union naissent deux enfants, Nuutti (1975) et Matias (1980). Marja-Leena Niinistö décéda en 1995, au cours d'un accident de la circulation.

Veuf, Sauli Niinistö a une aventure avec la députée de l'opposition Tanja Karpela, une ancienne reine de beauté devenue plus tard ministre de la Culture, connue en Finlande pour ses liaisons avec plusieurs politiciens influents. Cette relation, contestée au sein du Kansallinen Kokoomus, sera connue de tous dès 2003 ; peu de temps après leurs fiançailles, le couple se sépare en 2004. Cette même année, l'ex-ministre et ses deux fils, qui séjournaient en Thaïlande, échappent au séisme qui secoua l'Océan Indien ; un épisode relevé par la presse finlandaise.

En 2009, Sauli Niinistö épouse, en secondes noces, une jeune attachée de presse de vingt-neuf ans sa cadette, Jenni Elina Haukio (1977) ; celle-ci, qui travaillait pour le service de communication du Parti de la Coalition nationale (Kokoomus), est également l'auteur de recueils de poèmes.

Sauli Niinistö est l'oncle de Ville Niinistö, originaire de Turku, membre de la Ligue verte et ministre de l'Environnement du gouvernement de coalition dirigé par Jyrki Katainen.

Les premiers pas dans le jeu politique[modifier | modifier le code]

C'est à Salo, sa ville natale, que Niinistö fonda son propre cabinet d'avocat avant d'entrer dans la vie politique nationale.

Niinistö siégea au Conseil municipal de Salo de 1977 à 1992 et fut élu membre de l'Eduskunta (le Parlement finlandais) du district de Finlande du Sud en 1987. En 1994 il est désigné pour diriger le Parti de la Coalition nationale (Kokoomus).

Une figure importante de la coalition arc-en-ciel[modifier | modifier le code]

À la suite des législatives de 1995 et de la formation d'une « coalition arc-en-ciel » avec les sociaux-démocrates, les communistes, les écologistes et les suédophones, il devient ministre de la Justice, et suppléant du Premier ministre, titre équivalent à celui de vice-Premier ministre. Le , il devient ministre des Finances, et se fait dès lors connaître pour sa politique budgétaire stricte ainsi que sa passion du roller.

Doté d'un fort charisme auprès des sympathisants de son parti, Niinistö est poussé par la direction de son parti à présenter sa candidature à l'élection présidentielle de 2000. Après réflexion, il refuse, jugeant mince la probabilité de son élection.

Un retrait temporaire[modifier | modifier le code]

Remplacé par Ville Itälä comme chef du parti, Niinistö devient vice-président du Conseil d'administration de la Banque européenne d'investissement, peu après la fin de sa carrière ministérielle en 2003.

Par ailleurs, Niinistö occupa les fonctions de président honoraire du Parti populaire européen (PPE), après avoir réussi à négocier la fusion de l'Union démocratique européenne (UDE), dans le PPE en 2002.

La campagne présidentielle de 2006[modifier | modifier le code]

En mars 2005, Niinistö annonce sa candidature à la présidence de la République finlandaise pour l'élection présidentielle qui doit se tenir l'année suivante, en 2006. Il représente le Kansallinen Kokoomus, défiant la présidente sortante, Tarja Halonen. Durant toute sa campagne électorale, il se fit remarquer pour son soutien à l'OTAN[2].

Parvenant à se qualifier pour le second tour de scrutin, il entend être un obstacle à la réélection annoncée de la présidente Tarja Halonen, mais il est cependant vaincu par cette dernière, le 29 janvier, réélue avec 52 % des voix.

Président de la Diète nationale[modifier | modifier le code]

Peu après sa défaite à l'élection présidentielle, Niinistö annonça qu'il n'a pas l'intention d'entrer au gouvernement, préférant se consacrer à la préparation du prochain scrutin parlementaire. Lors des élections législatives finlandaises de 2007, il rassemble sur son nom 60 498 votes, ce qui est un nombre record de votes pour un candidat à l'élection parlementaire finlandaise.

Après les élections législatives, Niinistö, dont le nom fut pressenti pour la charge de Premier ministre, accepta de prendre la position respectée de président de la Diète nationale (Eduskunta), devenant à cette occasion le troisième personnage de l'État, derrière le président de la République et le Premier ministre.

En novembre 2009, Niinistö est élu à la présidence de la Fédération de Finlande de football, une charge qu'il assume parallèlement à la présidence du Parlement.

La campagne présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

À l'approche des élections législatives de 2011, Sauli Niinistö déclare ne pas avoir l'intention de se présenter à ce scrutin, dans le dessein de préparer sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012, dont il semble être le grand favori devant le populiste Timo Soini et le social-démocrate Paavo Lipponen[3].

À cette occasion, la presse revient sur la vie personnelle tourmentée de Niinistö et fait de l'épouse du candidat conservateur, Jenni Haukio, l'une des grandes figures de sa campagne.

Alors que la campagne présidentielle porte essentiellement sur la place de la Finlande dans l'Union européenne, Niinistö, candidat conservateur, se fait le garant d'une Finlande qui doit s'affirmer davantage dans la zone euro[4].

Arrivé en tête du premier tour de scrutin, le 22 janvier avec 37 % des voix, Niinistö est cependant contraint à un second tour face au candidat écologiste et libéral Pekka Haavisto, qui a créé la surprise en se classant second de ce premier tour. Le 5 février, Niinistö confirme son avance et est élu président de la Finlande avec 62,7 % des voix face au candidat libéral et écologiste Pekka Haavisto[5].

Président de la République de Finlande[modifier | modifier le code]

Tarja Halonen et Sauli Niinistö, le jour de l'investiture présidentielle de ce dernier, à Helsinki, le 1er mars 2012.

Sauli Niinistö, conformément à la Constitution, prête serment le au palais de la Diète, siège du Parlement, en tant que nouveau président de la République. C'est la présidente sortante, Tarja Halonen, qui lui remet ses pouvoirs. La cérémonie, qui se tient dans la grande salle du Parlement du palais de la Diète, est présidée par Eero Heinäluoma, le président de la Diète nationale.

Dans son premier discours, qu'il prononce devant les députés, le nouveau chef de l'État exprime son inquiétude quant au système de protection sociale financière et les emprunts d'argent réguliers du gouvernement, dirigé par le conservateur Jyrki Katainen, n'hésitant pas à évoquer des « signaux d'alarme » pour l'économie nationale. Le jour de son investiture, il fait savoir qu'il suivra la tradition instaurée par ses prédécesseurs et qu'il devrait résider à Mäntyniemi, la seconde résidence présidentielle située dans la capitale, préférant faire du palais présidentiel un lieu de travail.

Avec l'investiture du président Sauli Niinistö, l'exécutif finlandais est dirigé par deux membres du Kokoomus. Le président Niinistö est, depuis 1956 et la fin du mandat de Juho Kusti Paasikivi, le premier président conservateur de Finlande.

En , alors qu'il s'est favorablement prononcé pour un effort budgétaire assumé par les institutions, le président Niinistö proposa au gouvernement l'étude d'un projet de loi réduisant le salaire du président de la République, sans, cependant, modifier le montant des pensions attribuées aux anciens chefs de l'État[6].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]