Sauli Niinistö

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Sauli Niinistö
Sauli Niinistö, en 2013.
Sauli Niinistö, en 2013.
Fonctions
12e président de la République de Finlande
En fonction depuis le 1er mars 2012
(&&&&&&&&&&&&08812 ans, 4 mois et 29 jours)
Élection 5 février 2012
Premier ministre Jyrki Katainen
Alexander Stubb
Prédécesseur Tarja Halonen
57e président de la Diète nationale
24 avril 200727 avril 2011
Législature 35e
Prédécesseur Timo Kalli
Successeur Ben Zyskowicz
Ministre des Finances
2 février 199617 avril 2003
Président Martti Ahtisaari
Tarja Halonen
Premier ministre Paavo Lipponen
Prédécesseur Iiro Viinanen
Successeur Antti Kalliomäki
Vice-Premier ministre finlandais
13 avril 199530 août 2001
Président Martti Ahtisaari
Tarja Halonen
Premier ministre Paavo Lipponen
Prédécesseur Pertti Salolainen
Successeur Ville Itälä
Ministre de la Justice
13 avril 19952 février 1996
Président Martti Ahtisaari
Premier ministre Paavo Lipponen
Prédécesseur Anneli Jäätteenmäki
Successeur Kari Häkämies
Biographie
Nom de naissance Sauli Väinämö Niinistö
Date de naissance 24 août 1948 (65 ans)
Lieu de naissance Salo (Finlande)
Nationalité Finlandaise
Parti politique Kok
Conjoint Jenni Haukio
Diplômé de Université de Turku
Profession Avocat
Résidence Mäntyniemi (Helsinki)

Sauli Niinistö
Présidents de la République de Finlande

Sauli Väinämö Niinistö, né le 24 août 1948 à Salo, est un avocat et homme d'État finlandais, président de la République de Finlande depuis 2012.

Membre du Parti de la Coalition nationale (Kok), dont il devint président en 1994, il occupa les fonctions de ministre de la Justice dès l'année suivante, puis celles de ministre des Finances de 1996 à 2003, sous la conduite du Premier ministre social-démocrate Paavo Lipponen.

En 2006, Niinistö présenta sa candidature à l'élection présidentielle, devenant le principal rival de la présidente de la République sortante, Tarja Halonen. Il parvint à se qualifier pour le second tour, mais perdit l'élection, après avoir obtenu 48 % des suffrages contre 52 % acquis à la présidente Halonen.

Réélu député aux élections législatives de 2007, il est élu président de la Diète nationale pour une législature de quatre ans.

En 2011, Niinistö ne concoure pas aux élections législatives du mois d'avril, afin de préparer sa candidature à l'élection présidentielle de 2012.

Le 5 février, Sauli Niinistö, après avoir mené une campagne pro-européenne, est élu président de la République de Finlande au second tour de scrutin, face à l'écologiste Pekka Haavisto, avec 62 % des suffrages exprimés[1]. Il est investi de ses fonctions présidentielles le 1er mars, succédant ainsi à son ancienne adversaire de 2006, Tarja Halonen, devenant, de ce fait, le premier président conservateur du pays depuis Juho Kusti Paasikivi, qui dirigea le pays jusqu'en 1956.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une vie personnelle tourmentée[modifier | modifier le code]

Sauli Niinistö épouse Marja-Leena Alanko en 1974. Au cours de cette union naissent deux enfants, Nuutti (1975) et Matias (1980). Marja-Leena Niinistö décède en 1995, au cours d'un accident de la circulation.

Veuf, Sauli Niinistö a une aventure avec la députée du Parti du Centre (Kesk) Tanja Karpela, une ancienne reine de beauté devenue plus tard ministre de la Culture, connue en Finlande pour ses liaisons avec plusieurs hommes politiques influents. Cette relation, contestée au sein du Parti de la Coalition nationale, sera connue de tous dès 2003. Le couple, récemment fiancé, se sépare en 2004. Cette même année, il échappe avec ses deux fils au séisme du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien, un épisode relevé par la presse finlandaise.

En 2009, Sauli Niinistö épouse, en secondes noces, une jeune attachée de presse de vingt-neuf ans sa cadette, Jenni Elina Haukio (1977) ; celle-ci, qui travaille pour le service de communication du Kok, est également l'auteur de recueils de poèmes.

Sauli Niinistö est l'oncle de Ville Niinistö, originaire de Turku, membre de la Ligue verte et ministre de l'Environnement du gouvernement de coalition dirigé par Jyrki Katainen.

Les premiers pas dans le jeu politique[modifier | modifier le code]

C'est à Salo, sa ville natale, que Niinistö fonde son propre cabinet d'avocat avant d'entrer dans la vie politique nationale.

Niinistö siège au conseil municipal de Salo de 1977 à 1992 et est élu membre de la Diète nationale du district de Finlande du Sud en 1987. En 1994 il est désigné pour diriger le Parti de la Coalition nationale, alors principale force de l'opposition au gouvernement du centriste Esko Aho.

Une figure importante de la coalition arc-en-ciel[modifier | modifier le code]

À la suite des élections législatives de 1995 et de la formation d'une « coalition arc-en-ciel » avec les sociaux-démocrates, les communistes, les écologistes et les suédophones, il devient ministre de la Justice, et suppléant du Premier ministre, titre équivalent à celui de vice-Premier ministre. Le 2 février 1996, il devient ministre des Finances, et se fait dès lors connaître pour sa politique budgétaire stricte ainsi que sa passion du roller.

Doté d'un fort charisme auprès des sympathisants de son parti, Niinistö est poussé par la direction de son parti à présenter sa candidature à l'élection présidentielle de 2000. Après réflexion, il refuse, jugeant mince la probabilité de son élection. Le parti choisit à sa place la présidente de la Diète Riitta Uosukainen, qui termine troisième avec un peu plus de 12 %.

Un retrait temporaire[modifier | modifier le code]

Remplacé par Ville Itälä comme chef du parti en août 2001, Niinistö devient vice-président du Conseil d'administration de la Banque européenne d'investissement, peu après la fin de sa carrière ministérielle en 2003.

Par ailleurs, Niinistö occupa les fonctions de président honoraire du Parti populaire européen (PPE), après avoir réussi à négocier la fusion de l'Union démocratique européenne (UDE), dans le PPE en 2002.

La campagne présidentielle de 2006[modifier | modifier le code]

En mars 2005, Niinistö annonce sa candidature à la présidence de la République finlandaise pour l'élection présidentielle qui doit se tenir l'année suivante, en 2006. Il représente le Parti de la Coalition nationale, défiant la présidente sortante Tarja Halonen du Parti social-démocrate, et le Premier ministre Matti Vanhanen du Parti du Centre. Durant toute sa campagne électorale, il se fait remarquer pour son soutien à l'OTAN[2].

Au premier tour de scrutin, il remporte 725 886 voix, soit 24,1 % des voix. Il se classe ainsi en seconde position, derrière la présidente Halonen qui le devance de 670 000 suffrages, mais devant le Premier ministre Vanhanen, qui accuse un retard de 164 000 voix. Au second tour, Niinistö parvient à réduire très fortement l'écart avec la chef de l'État; à seulement 112 000 voix, mais échoue à se faire élire, concédant la défaite avec 1 518 333 voix, ce qui correspond à 48,21 % des suffrages.

Président de la Diète nationale[modifier | modifier le code]

Peu après sa défaite à l'élection présidentielle, il annonce qu'il n'a pas l'intention d'entrer au gouvernement, préférant se consacrer à la préparation du prochain scrutin parlementaire. Lors des législatives de 2007, il rassemble sur son nom 60 498 votes préférentiels, ce qui constitue un record.

Après les élections législatives, il est élu président de la Diète nationale, devenant ainsi le troisième personnage de l'État, derrière le président de la République et le Premier ministre.

En novembre 2009, Niinistö est élu à la présidence de la Fédération de Finlande de football, une charge qu'il assume parallèlement à la présidence du Parlement.

La campagne présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

À l'approche des élections législatives de 2011, Sauli Niinistö déclare ne pas avoir l'intention de se présenter à ce scrutin, dans le dessein de préparer sa campagne pour l'élection présidentielle de 2012, dont il semble être le grand favori devant le populiste Timo Soini et le social-démocrate Paavo Lipponen[3].

À cette occasion, la presse revient sur la vie personnelle tourmentée de Niinistö et fait de l'épouse du candidat conservateur, Jenni Haukio, l'une des grandes figures de sa campagne.

Alors que la campagne présidentielle porte essentiellement sur la place de la Finlande dans l'Union européenne, Niinistö, candidat conservateur, se fait le garant d'une Finlande qui doit s'affirmer davantage dans la zone euro[4].

Au premier tour de scrutin, il vire en tête en recueillant 1 131 254 voix, soit 37 %. Il se retrouve opposé au second tour à un écologiste libéral, le candidat de la Ligue verte Pekka Haavisto. Les deux candidats connaissent une progression en voix assez identique, ce qui lui permet de l'emporter facilement avec 1 802 328 suffrages, soit 62,6 %[5].

Président de la République de Finlande[modifier | modifier le code]

Tarja Halonen et Sauli Niinistö, le jour de l'investiture présidentielle de ce dernier, à Helsinki, le 1er mars 2012.

Sauli Niinistö, conformément à la Constitution, prête serment le 1er mars 2012 au palais de la Diète, siège du Parlement, en tant que nouveau président de la République. C'est la présidente sortante, Tarja Halonen, qui lui remet ses pouvoirs. La cérémonie, qui se tient dans la grande salle du Parlement, est présidée par Eero Heinäluoma, le président de la Diète nationale.

Dans son premier discours, qu'il prononce devant les députés, le nouveau chef de l'État exprime son inquiétude quant au système de protection sociale financière et les emprunts d'argent réguliers du gouvernement, dirigé par le conservateur Jyrki Katainen, n'hésitant pas à évoquer des « signaux d'alarme » pour l'économie nationale. Le jour de son investiture, il fait savoir qu'il suivra la tradition instaurée par ses prédécesseurs et qu'il devrait résider à Mäntyniemi, la seconde résidence présidentielle située dans la capitale, préférant faire du palais présidentiel un lieu de travail.

Avec l'investiture du président Sauli Niinistö, l'exécutif finlandais est dirigé par deux membres du Kokoomus. Le président Niinistö est, depuis 1956 et la fin du mandat de Juho Kusti Paasikivi, le premier président conservateur de Finlande.

En février 2013, alors qu'il s'est favorablement prononcé pour un effort budgétaire assumé par les institutions, le président Niinistö propose au gouvernement l'étude d'un projet de loi réduisant le salaire du président de la République, sans, cependant, modifier le montant des pensions attribuées aux anciens chefs de l'État[6].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]