Sauli Niinistö
| Sauli Niinistö | |
Sauli Niinistö, en 2011. |
|
| Fonctions | |
|---|---|
| 12e président de la République de Finlande | |
| En fonction depuis le 1er mars 2012 (1 an, 2 mois et 23 jours) |
|
| Élection | 5 février 2012 |
| Premier ministre | Jyrki Katainen |
| Prédécesseur | Tarja Halonen |
| Président de la Diète nationale de Finlande | |
| 24 avril 2007 – 27 avril 2011 | |
| Législature | 35e |
| Prédécesseur | Timo Kalli |
| Successeur | Ben Zyskowicz |
| Ministre des Finances | |
| 2 février 1996 – 17 avril 2003 | |
| Président | Martti Ahtisaari Tarja Halonen |
| Premier ministre | Paavo Lipponen |
| Prédécesseur | Iiro Viinanen |
| Successeur | Antti Kalliomäki |
| Vice-Premier ministre finlandais | |
| 13 avril 1995 – 30 août 2001 | |
| Président | Martti Ahtisaari Tarja Halonen |
| Premier ministre | Paavo Lipponen |
| Prédécesseur | Pertti Salolainen |
| Successeur | Ville Itälä |
| Ministre de la Justice | |
| 13 avril 1995 – 2 février 1996 | |
| Président | Martti Ahtisaari |
| Premier ministre | Paavo Lipponen |
| Prédécesseur | Anneli Jäätteenmäki |
| Successeur | Kari Häkämies |
| Biographie | |
| Date de naissance | 24 août 1948 |
| Lieu de naissance | Salo (Finlande) |
| Nationalité | finlandaise |
| Parti politique | Kokoomus |
| Conjoint | Jenni Haukio (depuis 2009) |
| Profession | Avocat |
| Résidence | Mäntyniemi, Helsinki (officielle) |
|
|
|
| Présidents de la République de Finlande Ministres de la Justice de Finlande |
|
| modifier |
|
Sauli Niinistö, né le 24 août 1948 à Salo, est un avocat et homme d'État finlandais.
Membre du Parti de la Coalition nationale (Kok), dont il devint président en 1994, il occupa les fonctions de ministre de la Justice dès l'année suivante, puis celles de ministre des Finances de 1996 à 2003, sous la conduite du Premier ministre social-démocrate Paavo Lipponen.
En 2006, Niinistö présenta sa candidature à l'élection présidentielle, devenant l'un des rivaux de la présidente de la République sortante, Tarja Halonen. Il parvint à se qualifier pour le second tour, mais perdit l'élection avec 48 % des voix contre 52 % des suffrages pour la présidente Halonen.
Élu député aux élections législatives de l'an suivant, en 2007, il est porté, par ses pairs députés, à la présidence de la Diète nationale (Eduskunta ou Riksdag).
En avril 2011, Niinistö ne renouvelle pas son mandat lors des élections législatives, afin de se consacrer pleinement à sa candidature à l'élection présidentielle de janvier 2012.
Le 5 février, Sauli Niinistö, après une campagne au cours de laquelle il a prôné une Finlande de plus en plus intégrée dans l'Union européenne, est élu président de la République de Finlande au second tour de scrutin, face à l'écologiste Pekka Haavisto, avec 62 % des suffrages exprimés[1]. Il est investi de ses fonctions présidentielles le 1er mars, succédant ainsi à son ancienne adversaire de 2006, Tarja Halonen, devenant, de ce fait, le premier président conservateur du pays depuis Juho Kusti Paasikivi, dont le mandat fut terminé en 1956.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Mariages, enfants et famille [modifier]
Sauli Niinistö épousa Marja-Leena Alanko en 1974. Au cours de cette union naissent deux enfants, Nuutti (1975) et Matias (1980). Marja-Leena Niinistö décéda en 1995, au cours d'un accident de la circulation.
Veuf, Sauli Niinistö a une aventure avec la députée de l'opposition Tanja Karpela, une ancienne reine de beauté devenue plus tard ministre de la Culture, connue en Finlande pour ses liaisons avec plusieurs politiciens influents. Cette relation, contestée au sein du Kansallinen Kokoomus, sera connue de tous dès 2003 ; peu de temps après leurs fiançailles, le couple se sépare en 2004.
En janvier 2009, Sauli Niinistö épouse, en secondes noces, une jeune attachée de presse de vingt-neuf ans sa cadette, Jenni Elina Haukio.
Niinistö est l'oncle de Ville Niinistö, membre de la Ligue verte, originaire de Turku.
Les débuts dans la politique [modifier]
C'est à Salo, sa ville natale, que Niinistö fonda son propre cabinet d'avocat avant d'entrer dans la vie politique nationale.
Niinistö siègea au Conseil municipal de Salo de 1977 à 1992 et fut élu membre de l'Eduskunta (le Parlement finlandais) du district de Finlande du Sud en 1987. En 1994 il est désigné pour diriger le Parti de la Coalition nationale.
Une figure importante de la coalition arc-en-ciel [modifier]
À la suite des législatives de 1995 et de la formation d'une « coalition arc-en-ciel » avec les sociaux-démocrates, les communistes, les écologistes et les suédophones, il devient ministre de la Justice, et suppléant du Premier ministre. Le 2 février 1996, il devient ministre des Finances, et se fait dès lors connaître pour sa politique budgétaire stricte ainsi que sa passion du roller.
Doté d'un fort charisme auprès des sympathisants de son parti, Niinistö est poussé par la direction de son parti à présenter sa candidature à l'élection présidentielle de 2000. Après réflexion, il refuse, jugeant mince la probabilité de son élection.
Le retrait temporaire [modifier]
Remplacé par Ville Itälä comme chef du parti, Niinistö devient vice-président du Conseil d'administration de la Banque européenne d'investissement, peu après la fin de sa carrière ministérielle en 2003.
Par ailleurs, Niinistö occupa les fonctions de président honoraire du Parti populaire européen (PPE), après avoir réussi à négocier la fusion de l'Union démocratique européenne (UDE), dans le PPE en 2002.
La campagne présidentielle de 2006 [modifier]
En mars 2005, Niinistö annonce sa candidature à la présidence de la République finlandaise pour l'élection présidentielle qui doit se tenir l'année suivante, en 2006. Il représente le Kansallinen Kokoomus, défiant la présidente sortante, Tarja Halonen. Durant toute sa campagne électorale, il se fit remarquer pour son soutien à l'OTAN[2].
Parvenant à se qualifier pour le second tour de scrutin, il entend être un obstacle à la réélection annoncée de la présidente Tarja Halonen, mais il est cependant battu mais par cette dernière, le 29 janvier, réélue avec 52 % des voix.
La présidence de la Diète nationale [modifier]
Peu après sa défaite à l'élection présidentielle, Niinistö annonça qu'il n'a aucune intention d'occuper une fonction ministérielle dans un quelconque gouvernement. Lors des élections législatives finlandaises de 2007, il rassemble sur son nom 60 498 votes, ce qui est un nombre record de votes pour un candidat à l'élection parlementaire finlandaise.
Après les élections législatives, Niinistö accepta de prendre la position respectée de président de la Diète nationale (Eduskunta), devenant à cette occasion le troisième personnage de l'État, derrière le président de la République et le Premier ministre.
En novembre 2009, Niinistö est élu à la présidence de la Fédération de Finlande de football. Certains de ses adversaires, qui soupçonnent un conflit d'intérêt à l'approche des législatives, souligneront cet évènement.
Au cours de son mandat à la présidence de la Diète, il fit figure de personnalité politique impartiale, partisan du dialogue et de la conciliation.
La campagne présidentielle de 2012 [modifier]
Niinistö ne se représente pas aux élections législatives de 2011, afin d'être candidat à l'élection présidentielle de 2012, dont il est le grand favori devant Timo Soini et Paavo Lipponen[3].
À cette occasion, la presse souligne l'influence de Jenni Haukio, la jeune épouse du candidat, très présente durant la campagne présidentielle.
Alors que la campagne présidentielle porte essentiellement sur la place de la Finlande dans l'Union européenne, Niinistö, candidat conservateur, se fait le garant d'une Finlande qui doit s'affirmer davantage dans la zone euro[4].
Arrivé en tête du premier tour de scrutin, le 22 janvier avec 37 % des voix, Niinistö est cependant contraint à un second tour face au candidat écologiste et libéral Pekka Haavisto, qui a créé la surprise en se classant second de ce premier tour. Le 5 février, Niinistö confirme son avance et est élu président de la Finlande avec 62,7 % des voix face au candidat libéral et écologiste Pekka Haavisto[5].
La présidence de la République [modifier]
Sauli Niinistö, conformément à la Constitution, prête serment le 1er mars 2012 au palais de la Diète, siège du Parlement, en tant que nouveau président de la République. Il arrive dans la même voiture que la présidente sortante, Tarja Halonen, qui lui remet ses pouvoirs. La cérémonie, qui se tient, dans la grande salle des séances du palais de la Diète, est présidée par Eero Heinäluoma, président de la Diète nationale.
Dans son premier discours, qu'il prononce devant les députés, le nouveau chef de l'État exprime son inquiétude quant au système de protection sociale financière et les emprunts d'argent réguliers du gouvernement, dirigé par le conservateur Jyrki Katainen, n'hésitant pas à évoquer des « signaux d'alarme » pour l'économie nationale. Le jour de son investiture, il fait savoir qu'il suivra la tradition instaurée par ses prédécesseurs et qu'il s'installera à Mäntyniemi, la seconde résidence présidentielle située dans la capitale, préférant faire du palais présidentiel un lieu de travail.
Avec son investiture, l'exécutif finlandais est dirigé par deux membres du Parti de la Coalition nationale. Le président Niinistö est, depuis 1956 et la fin du mandat de Juho Kusti Paasikivi, le premier président conservateur de Finlande.
En février 2013, alors qu'il s'est favorablement prononcé pour un effort budgétaire assumé par les institutions, le président Niinistö proposa au gouvernement l'étude d'un projet de loi réduisant le salaire du président de la République, sans, cependant, modifier le montant des pensions attribuées aux anciens chefs de l'État[6].
Articles connexes [modifier]
- Finlande ; Président de la République de Finlande
- Élection présidentielle finlandaise de 2012
- Jenni Haukio
- Ministre de la justice de Finlande
Notes et références [modifier]
- (fr) « Le conservateur Sauli Niinistö élu nouveau président de Finlande », Le Monde, 5 février 2012
- (fi) « Sauli Niinistö seuraava presidentti :Ulkopolitiikka », 9 août 2011.
- (fr) « Finlande : un conservateur pro-européen favori de l'élection présidentielle », Le Point, 22 janvier 2012.
- (fr) « Quatre millions de Finlandais élisent leur président », Euronews, 22 janvier 2012.
- (fr) « Finlande : le conservateur Niinistö élu nouveau Président », Libération, 5 février 2012
- (fr) « L'exécutif veut baisser le salaire du président », 20 Minutes Online, 7 février 2013