Gary Burton

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Gary Burton

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Gary Burton

Informations générales
Naissance (71 ans)
Anderson, Indiana, États-Unis
Activité principale Musicien de Jazz
Genre musical Jazz, Jazz-Fusion
Instruments Vibraphone, Marimba
Années actives Depuis 1960
Labels RCA, Atlantic, ECM, Concord, GRP, Mack Avenue Records
Site officiel Garyburton.com

Gary Burton est un vibraphoniste américain, né le à Anderson, Indiana. Il est l'un des quelques vibraphonistes qui ont marqué de leur créativité l'histoire du jazz.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'enfance[modifier | modifier le code]

Gary Burton grandit à Anderson aux États-Unis, où il apprend à jouer du vibraphone et du marimba en autodidacte à partir de 6 ans. Il développe dès l'âge de 8 ans une technique à 4 baguettes. Encouragé par ses parents, il se produit en public. À 13 ans il découvre le jazz qui va l'orienter définitivement vers son métier de musicien professionnel.

Les débuts[modifier | modifier le code]

En 1960, il arrive à Nashville, où il rencontre des artistes comme Hank Ballard, Chet Atkins et les Stars de Nashville avec lesquelles il enregistre un album pour le Festival de Jazz de Newport.

Grâce à Chet Atkins, il signe un contrat avec le studio d'enregistrement RCA avec lequel il commercialise ses premiers albums jusqu'en 1970. Alors qu'il est toujours étudiant au Berklee College of Music de Boston, il sort son premier disque solo : New Vibe Man in Town (1961). En 1962 il enregistre Who is Gary Burton ? qui le présente au grand public.

En 1962 il met un terme à ses études et rejoint pendant une année le quintette du pianiste George Shearing, avec qui il enregistre un album de ses compositions : Out of the Woods. En 1964, il rejoint le groupe de Stan Getz, en compagnie duquel il se fait remarquer en Europe pour sa virtuosité.

Le succès[modifier | modifier le code]

En 1966, il retourne à Nashville pour enregistrer Tennessee Firebird, un mélange de jazz et de country, puis en 1967 Duster considéré comme l'un des premiers album de jazz-fusion[1],[2].

Il est depuis 1971 enseignant au Berklee College of Music de Boston, dont il devient directeur en 1995. Il prend sa retraite en 2004, constitue un groupe intitulé « Generation » qui sert à promouvoir les jeunes talents du jazz.

Depuis 1970, Gary Burton continue de publier des albums en solo, duo ou quartet. Il multiplie ses expériences dans différents genres et sous-genres jazz. Il est considéré comme un des plus grands vibraphonistes de l'histoire du jazz.

Collaborations[modifier | modifier le code]

Tout au long de sa carrière Gary Burton enregistre plusieurs albums avec d'autres célèbres stars du jazz, ou avec son quartette, dans des collaborations souvent marquantes.

Gary Burton Quartet[modifier | modifier le code]

Aux origines le Gary Burton Quartet est composé de :

Le premier album publié sous le nom de « Gary Burton Quartet »[3]date de 1968 (enregistré en 1967).

Aujourd'hui le Gary Burton Quartet, renommé « The new Gary Burton Quartet »[4], est sous le label Mack Avenue. Il est composé de :

Ils sortent Quartet Live (2009), Common Ground (2011) et Guided Tour (2013).

Avec Keith Jarrett[modifier | modifier le code]

C'est au début des années 1970 que Gary Burton commence sa collaboration avec Keith Jarrett. Il enregistre avec lui plusieurs albums : Throb (1969)[5] et Gary Burton & Keith Jarrett[6] (enregistré en 1970, sorti en 1971).

Avec Chick Corea[modifier | modifier le code]

Chick Corea en 1992

Depuis plus de 40 ans, Gary Burton et le pianiste Chick Corea entretiennent une solide amitié.

Ils enregistrent ensemble Crystal Silence (1972), Duet (1979), album qui connaît un grand succès public et critique (Grammy Award de la meilleure performance individuelle ou en groupe de jazz, voir aussi la critique de Scott Yanow[7]), Native Sense: The New Duets (1997), The New Crystal Silence en 2008 (Grammy Award du meilleur album de jazz instrumental)[8],[9] et Hot House (2012).

Ils se produisent également de nombreuses fois en concert. L'album In concert, Zurich, October 28, 1979 est récompensé d'un Award[10] et est apprécié du public[11].

Avec Pat Metheny[modifier | modifier le code]

La collaboration entre Gary Burton et Pat Metheny est un énorme succès, leur album Reunion, enregistré en 1989 et commercialisé en 1990, est très bien accueilli par le public, il reçoit une bonne critique[12]et se classe 1er au Top des meilleurs albums Jazz de l'année 1990[13]. En 2009, Gary Burton rejoue avec Pat Metheny dans Quartet Live.

Autres collaborations[modifier | modifier le code]

Technique[modifier | modifier le code]

Tout au long de sa carrière, Gary Burton utilise et invente même différentes techniques de jeu pour le vibraphone. Il a une telle importance dans l'histoire du vibraphone que son domaine d'influence ne se limite pas qu'au jazz mais à tout l'instrument.

À partir de 1965, Gary Burton s'inspire des pianistes et guitaristes pour jouer du vibraphone ; il développe une technique jusqu'alors inédite en 4 baguettes, avec des accords et des harmonies qui lui permettront de réaliser des prestations en solo (dès 1970). Le vibraphone devient ainsi un instrument soliste, ou accompagnateur d'un instrument mélodique (comme la trompette ou le saxophone).

La poignée de Burton

Gary Burton est l'un des grand innovateurs dans la technique du vibraphone à 4 baguettes, il développe sa propre tenue connue sous le nom de « poignée de Burton » ou de « Tenue ou Grip Gary Burton », aujourd'hui la plus utilisée. La tenue Burton permet de jouer les lignes mélodiques avec la baguette intérieure gauche et la baguette extérieure droite.

Aujourd'hui la marque VicFirth commercialise des baguettes pour vibraphone signée Gary Burton[19].

L'effet Wouh

C'est l'effet qui consiste à jouer la note au vibraphone et à la faire descendre d'1/4 de ton. Gary Burton l'utilise dans un grand nombre de ses albums (voir Crystal Silence).

Style[modifier | modifier le code]

Si Gary Burton touche à plusieurs styles musicaux, il ne s'éloigne jamais beaucoup du jazz.

Dans le jazz[modifier | modifier le code]

Durant sa carrière, Gary Burton approche plusieurs sous-genres du jazz comme le Third Stream, le jazz fusion ou encore le Post-bop.

Third Stream

Gary Burton joue et enregistre aussi des albums de Third Stream (mélangeant le jazz et la musique classique) : en 1968, A Genuine Tong Funeral, et en 1974, Hotel Hello[20].

Jazz fusion

Si le trompettiste Miles Davis est aujourd'hui considéré comme un des acteurs majeurs de la naissance du jazz fusion, Gary Burton aide beaucoup à la naissance de ce courant et à son développement. En 1967, il enregistre et commercialise Duster considéré comme un des premiers albums de jazz fusion[1],[2].

Post-bop

Cette période post-bop moderne comprend les albums Ring (1974), Matchbook et Dreams So Real (1975), Passengers (1976), Times Square (1978) et Duet (avec Chick Corea) en 1979.

Dans le classique[modifier | modifier le code]

Gary Burton joue également des pièces de musique de chambre : en 1974, il publie Seven Songs for Quartet and Chamber Orchestra, composé par Michael Gibbs. En 2002, sort l'album Virtuosi, en duo avec le japonais Makoto Ozone, sur lequel on trouve une série de variations sur des pièces classiques de Johannes Brahms, Domenico Scarlatti, Maurice Ravel et Samuel Barber.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Durant toute sa carrière, Gary Burton accumule différentes récompenses et considérations du public[21].

Influences[modifier | modifier le code]

Artistes ayant influencé Gary Burton


Artistes ayant été influencés par Gary Burton

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums classés[modifier | modifier le code]

Album Année Catégorie Position
Dreams So Real 1976 Jazz Album 25e
Passengers 1977 Jazz Album 25e
Times Square 1978 Jazz Albums 43e
Easy as Pie 1981 Jazz Albums 38e
Times Like These 1988 Top Jazz Albums 9e
Reunion 1990 Top Jazz Albums 1e
Cool Nights 1991 Top Contemporary Jazz Albums 9e
Six Pack 1992 Top Contemporary Jazz Albums 15e
Like Minds 1998 Top Jazz Albums 5e
Quartet Live 2009 Top Jazz Albums 4e
Common Ground 2011 Jazz Albums 19e
Guided Tour 2013 Jazz Albums 17e

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Scott Yanow, « Critique de Duster », sur allmusic.com (consulté le 28 octobre 2013).
  2. a et b (en) Todd S. Jenkins, « Fusion », sur allaboutjazz.com,‎ 9 janvier 2003 (consulté le 28 octobre 2013).
  3. (en) Scott Yanow, « Critique de Gary Burton Quartet in Live », sur allmusic.com .
  4. (en) « Fiche de The New Gary Burton Quartet », sur allmusic.com .
  5. (en) Scott Yanow, « Critique de Throb », sur allmusic.com .
  6. (en) Scott Yanow, « Critique de Gary Burton & Keith Jarett », sur allmusic.com .
  7. (en) Scott Yanow, « Critique de Duet », sur allmusic.com .
  8. (en) Thom Jurek, « Critique de The New Crystal Silence », sur allmusic.com .
  9. (en) « Page des récompenses de The New Crystal Silence », sur allmusic.com .
  10. (en) « Page des récompenses de In concert, Zurich, October 28, 1979 », sur allmusic.com .
  11. (en) Scott Yanow, « Critique de In concert Zurich, October 28, 1979 ».
  12. (en) Scott Yanow, « Revue sur l'album Reunion », sur allmusic.com .
  13. (en) « Bilboard de Reunion », sur allmusic.com .
  14. (en) « Fiche de l'album For Hamp, Red, Bags And Call ».
  15. (en) Jonathan Widran, « Critique de For Hamp, Red, Bags And Call ».
  16. (en) « Revue sur l'album The New Tango ».
  17. (en) Adam GrennBerg, « Critique de The New Tango ».
  18. « Collaboration de Gary Burton  ».
  19. (en) « Baguettes M25 « Gary Burton » », sur vicfirth.com (consulté le 28 octobre 2013).
  20. (en) « A Genuine Tong Funeral », sur rateyoumusic.com (consulté le 28 octobre 2013)
  21. (en) « Page des récompenses obtenu par Gary Burton », sur allmusic.com .
  22. (en) « 1968 DownBeat Readers Poll », sur downbeat.com,‎ 31 décembre 1968 (consulté le 28 octobre 2013).
  23. a et b (en) « Influencé par/Ayant influencé (Gary Burton) », sur allmusic.com (consulté le 30 octobre 2013).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur Gary Burton
  • Jean-Louis Ginibre, « Gary Burton, le voyageur aux cent bagages », Jazz Magazine, no 151,‎ février 1968, p. 26-32
  • Claude Guilhot, « Les grands vibraphonistes », Jazz Hot, no 257,‎ janvier 1970, p. 12-14
  • (en) Josef Woodard, « Vibes Mission », Jazz Hot, no 544,‎ octobre 1997, p. 33-36
  • (en) Gary Burton, « About Vibes », Jazz Hot, no 544,‎ octobre 1997, p. 37
  • Stéphane Ollivier, « Galliano-Burton : lames contre lames », Jazzman, no 139,‎ octobre 2007, p. 34-36
  • Gary Burton Albums de LLC Books et Books Group (2010)
  • Vibraphoniste Américain: Lionel Hampton, Gary Burton, Walt Dickerson, Eddie Costa, Joe Locke, Mike Mainieri, Charles Moffett, Dave Pike de Livres Groupe (2010)
  • Vibraphoniste de Jazz: Cal Tjader, Ghislain Muller, Lionel Hampton, Roy Ayers, Gary McFarland, Bernard Lubat, Gary Burton, Walt Dickerson, Sa de Livres Groupe (2010)
Par Gary Burton
  • Learning to Listen: The Jazz Journey of Gary Burton (2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]