Tam-tam

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Maillets de grosse caisse et de tam-tam préparés pour une exécution de la cantate Alexandre Nevski.
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Un tam-tam (ou tamtam) est un idiophone fait d’un disque de métal à bords légèrement relevés ; suspendu, il se frappe à l’aide d’un maillet ou d’une baguette.

Cet instrument de percussion, en usage dans la musique orientale, ressemble au gong ; la différence est que le tam-tam émet un son indéterminé, composé d’une gamme continue de fréquences ne permettant pas d’identifier une note précise [1], alors que le gong produit un son de hauteur définie.

Son nom le fait souvent confondre avec un terme générique désignant divers instruments de percussion non métalliques d'origine africaine ou amérindienne, plus particulièrement ceux dont l’intensité sonore les rend aptes à un emploi pour la transmission de messages à distance.

Apprécié par les compositeurs occidentaux en raison de l'effet dramatique produit par sa sonorité profonde et métallique, il a été introduit parmi les percussions de l'orchestre symphonique au XIXe siècle.

François-Joseph Gossec l'a utilisé pour la première fois en Europe en 1791 dans la Marche funèbre composée à la mort de Mirabeau. Par la suite, il a été utilisé, par exemple, dans le Requiem de Luigi Cherubini, dans Roméo et Juliette de Daniel Steibelt en 1793, ou dans La Vestale de Gaspare Spontini en 1807.

Une de ses premières utilisations dans la musique militaire a été décidée à l'occasion de l'inhumation des restes de Napoléon Bonaparte aux Invalides le . [réf. nécessaire]

Selon l'Encyclopædia Britannica, la qualité de la sonorité des tam-tams serait due à la composition de leur bronze comprenant quatre-vingts parties de cuivre pour vingt d'étain, ainsi qu'à leur trempe à l'eau froide. Cette particularité aurait été redécouverte au début du XIXe siècle par le chimiste Jean-Pierre Joseph d'Arcet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier THOMAS, « Thèse de doctorat dans l'analyse vibratoire des instruments à percussion », sur Multimania,‎ 2001 (consulté le 18 novembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]