Tam-tam
Un tam-tam (ou tamtam) est un idiophone similaire au gong, mais tandis que la hauteur du son émis par un gong est définie, le tam-tam émet une large gamme de fréquences et non une note précise [1]. Son nom prête souvent à confusion, car il est couramment employé (par erreur) pour désigner diverses sortes de membranophones d'origine africaine ou amérindienne, sans faire référence à un type d'instrument précis.
Cet instrument de percussion d'origine asiatique a été apprécié par les compositeurs occidentaux en raison de l'effet dramatique produit par sa sonorité profonde et métallique. Il a été introduit parmi les percussions de l'orchestre symphonique au XIXe siècle.
François-Joseph Gossec l'a utilisé pour la première fois en Europe en 1791 dans la Marche funèbre composée à la mort de Mirabeau. Par la suite, il a été utilisé, par exemple, dans le Requiem de Luigi Cherubini, dans Roméo et Juliette de Daniel Steibelt en 1793, ou dans La Vestale de Gaspare Spontini en 1807.
Une de ses premières utilisations dans la musique militaire a été décidée à l'occasion de l'inhumation des restes de Napoléon Bonaparte aux Invalides le 15 décembre 1840. [réf. nécessaire]
Selon l'Encyclopædia Britannica, la qualité de la sonorité des tam-tams serait due à la composition de leur bronze comprenant quatre-vingts parties de cuivre pour vingt d'étain, ainsi qu'à leur trempe à l'eau froide. Cette particularité aurait été redécouverte au début du XIXe siècle par le chimiste Jean-Pierre Joseph d'Arcet.
Notes et références [modifier]
- Olivier THOMAS, « Thèse de doctorat dans l'analyse vibratoire des instruments à percussion », sur Multimania, 2001. Consulté le 18 novembre 2012