Partiel (acoustique)

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Premiers partiels d'une corde vibrante, correspondant à ses harmoniques

En acoustique, un partiel désigne toute composant simple ou fréquence d'un son[1]. Les harmoniques sont des partiels particuliers.

La somme des partiels donne le timbre d'un instrument de musique.

Sons harmoniques[modifier | modifier le code]

Tout phénomène périodique (et de durée infinie) peut être décomposé en une série de fréquences, dite série de Fourier, série composée d'une fondamentale et de fréquences multiples de cette fondamentale.

En acoustique, il y a deux systèmes différents pour nommer ces composantes de fréquence sinusoïdale d'un son périodique.

  • Considérant le spectre sonore dans son entier, la fréquence fondamentale f0 est également appelée premier partiel.
  • Avec un son musical de hauteur fixe, il est plus commode d'utiliser la notion d'harmoniques. f0 est la fondamentale (identique au premier harmonique f1), et f2 (= 2 x f0) le second harmonique, etc...

Mais la véritable justification de la décomposition de Fourier en acoustique est que le son, synthétisé à partir de la superposition des harmoniques calculés, possède un timbre indifférentiable de celui du son d'origine.

D'une façon générale, il est préférable de réserver le terme « harmonique » aux sons musicaux strictement périodiques et infinis, dont les composantes spectrales sont des multiples entiers de la fréquence fondamentale. Dans tous les autres cas, où les « fréquences harmoniques » du son ne sont plus des multiples entiers de la fréquence la plus basse, il serait illogique d'appeler ces fréquences supérieures « harmoniques inharmoniques » ; c'est pourquoi on parle alors uniquement de partiels. Par exemple, les instruments à percussion, instruments qui n'ont pas de hauteur fixe, ne comportent que des partiels. Les transitoires d'attaque, c'est-à-dire des composantes du son qui ne sont pas périodiques et de durée infinie, tel un claquement, un choc, le crissement de la colophane sur la corde d'un violon au tout début du son, sont tous des phénomènes inharmoniques qui ne peuvent se décomposer qu'en partiels. Ces phénomènes, échappant à la stricte décomposition de Fourier, sont néanmoins accessibles à son extension plus moderne, la transformée de Fourier.

La distinction entre harmoniques et partiels peut aussi être illustrée en prenant l'exemple de la clarinette (ou de tout instrument à vent cylindrique et ouvert à une seule extrémité). Le timbre de la clarinette ne contient que des harmoniques impaires 3,5,7, etc.(elle quintoie). Ici donc le deuxième partiel correspond au troisième harmonique, le troisième partiel au cinquième et ainsi de suite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gouttenoire 2006, p. 80

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Gouttenoire et Jean-Philippe Guye, Vocabulaire pratique d'analyse musicale, DELATOUR FRANCE,‎ 2006, 128 p. (ISBN 978-2-7521-0020-7)