Yamaha

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Yamaha

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Création 12 octobre 1887
Siège social Hamamatsu, Drapeau du Japon Japon
Activité Motos, VTTs, Motoneiges, instruments de musique, moteurs hors-bord, nautisme, HiFi, électronique
Effectif 25 658 (2010)
Site web (en) www.global.yamaha.com
Chiffre d’affaires 4,4 milliards US$ (2003)
Résultat net 149 millions US$ (2003)

La société Yamaha (ヤマハ株式会社, Yamaha kabushiki-gaisha?) est une entreprise japonaise opérant dans de nombreux domaines, parmi lesquels les motos, les motoneiges, les scooters des mers, les moteurs, les instruments de musique, les circuits intégrés et les appareils électroniques grand public. Elle est fondée en 1887 par un horloger pour la fabrication d'orgues mais se diversifie dans le domaine automobile à partir de la Seconde Guerre mondiale. Elle est devenue depuis une multinationale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le siège de Yamaha, à Hamamatsu

Sous le nom de Yamaha Organ Manufacturing, elle a été fondée en 1887 par Torakusu Yamaha à Hamamatsu dans la préfecture de Shizuoka. Torakusu Yamaha, horloger et mécanicien, avait remporté un franc succès en réparant l'harmonium d'une des écoles de la ville. L'entreprise vendit cette année-là 250 instruments. En 1897, elle fut rebaptisée Nippon Gakki Co., Ltd. (Nippon Gakki Seïzo Kabushiki Kwaïsha) dans le but de se lancer dans la fabrication d'autres instruments.

En 1900, Yamaha revient des États-Unis après une année passée à apprendre le métier de facteur de piano. L'entreprise se met alors à vendre ses premiers piano droits et deux ans plus tard des pianos à queue. Fort de ce succès, elle continue donc de se diversifier en fabriquant d'autres instruments : harmonicas, xylophones, etc. Torakusu Yamaha, meurt en 1916.

En 1930, Nippon Gakki crée son propre laboratoire d'acoustique. Durant la deuxième guerre mondiale, l'entreprise est forcée de fabriquer des hélices d'avions et de 1944 à 1947 elle ne produira plus aucun instrument. Après la guerre, la croissance économique est importante, la société planche sur différents produits lui permettant de se diversifier (machine à coudre, automobile, etc.).

En 1955, Nippon Gakki est rebaptisée Yamaha en l'honneur de son fondateur et lance sa première motocyclette, la YA-1.

En octobre 1987 Yamaha rachète le fabricant de batteries et percussions anglais Premier Percussion Limited et le revend en février 1995.

Yamaha achète Korg en 1989, en 1993 Korg redevient une société complètement indépendante en rachetant les parts de Yamaha.

Yamaha achète Steinberg en 2004 et rachète aussi Motobécane-Motoconfort.

En 2001, l'activité motos et moteurs se sépare de Yamaha Corporation par la création de Yamaha Motor Corporation. Cette scission se fait par échange d'actions avec Toyota.

Le logo de la marque, qui représente trois diapasons entrecroisés, rappelle les débuts de cette entreprise qui aujourd'hui est l'un des deux plus grands fabricants de pianos au monde, environ 130 000 unités par an.

Produits[modifier | modifier le code]

Motos[modifier | modifier le code]

Une 350 RD

L'histoire de Yamaha Motor commence par une copie de la DKW 125 RT et quelques améliorations, empruntée sans leur avis à leur ami allemand de l'époque. (Article LVM no 304 p. 28). Yamaha sera, au début, un spécialiste du moteur 2 temps, comme deux autres japonais (Suzuki et Kawasaki), contrairement à Honda.

Ses machines de série ont tout de suite été réputées pour leur vivacité et leur fiabilité.

Yamaha arrive sur le marché européen à la fin des années 1960, avec une gamme de petites et moyennes cylindrées 2 temps, cylindres en fonte, dont:

  • 50 et 80 cm³
  • 125 AS1 bicylindre
  • 180 CS1 bicylindre
  • 250 YDS1 bicylindre
  • 350 YR1 bicylindre

Ces machines sont originales, avec une lubrification par injection d'huile (système autolube) et non par mélange.

Dès 1970 ces machines évolueront par l'adoption de cylindres en aluminium :

  • 125 AS3 (1971), AS3 Europa (1972)(réservoir plus large), puis RD (admission par clapets), enfin RDX (frein à disque)
  • la 350 RD après adjonction d'une admission par clapets, deviendra rapidement la 400 RD à la suite d'une augmentation de la cylindrée ; bizarrement, la nouvelle boite 6 vitesses de cette dernière restera en France limitée à 5 vitesses.
  • 250 et 350 RD, puis RDLC (1980), introduisant le refroidissement liquide, et la suspension cantilever, inspirée de la Vincent HRD.
  • Durant la décennie 80, la 125 RD bicylindre à refroidissement classique sera remplacée par la 125 RDLC monocylindre 6 vitesses dotée d'un carénage tête de fourche et d'un refroidissement liquide. Celle-ci évoluera fin 1987 en 125 TZR entièrement carénée et en 250 TZR bicylindre. Du moteur de cette dernière sera issu celui de la 250 TDR.
  • DT125MX, DT125 type 10 V (première 125 à rallier Dakar classée lors du Paris-Dakar 1984) et DT125LC (frein à disque).
  • RD 200 modèle peu répandu
  • TDR 250 (1988) Super motard motorisée par un bicylindre à refroidissement liquide (44 chevaux à 10 000 tr/min, 153 kg avec les pleins)

Yamaha travaillera beaucoup sur la technique du 2 temps, avec l'admission par clapets et YPVS étudié afin d'ajuster l'accord admission / échappement.

Yamaha s'essaye avec succès au 4 temps : la 650 XS sort en 1969 ; elle poursuivra d'ailleurs sa carrière jusqu'en 1982. Pour contrer le succès de la Honda CB 750 Four, Yamaha sort en 1972 la 750 TX mais c'est un échec, à cause d'une mécanique fragile.

Les années 1970 voient aussi l'arrivée de Yamaha dans le tout-terrain (modèles trail) : DT 360 en 1973, DT 125, qui évoluera en DTMX (suspension cantilever), qui sera un énorme succès commercial.

En 1975, Yamaha relance la mode du « gromono » (gros monocylindre) avec la Yamaha XT 500, modèle tout terrain. Il y aura de nombreux dérivés tout-terrain (XT 550, XT 600, XT 660 R et X, Ténéré etc.) et route (SR 500).

En 1977, Yamaha sort une XS 500, bicylindre 4 temps à 2 arbres à cames en tête et 8 soupapes, et une XS 750, trois cylindres 4 temps à transmission par arbre et cardan, qui évoluera en 850 cm³. Ces deux machines ne feront pas une carrière exceptionnelle, mais la suivante, la XS 1100, quatre cylindres à transmission par arbre, sera la plus belle machine de l'époque (1978).

La 1000 GTS et son étrange monobras avant

En 1983, Yamaha sort la 900 XJ qui évoluera en 84 avec un carénage tête de fourche fixé au cadre et des simplifications technique ainsi qu'une augmentation de la cylindrée au bénéfice de la souplesse et du couple. Il s'agit d'une excellente routière à cardan maniable, très économique et d'une fiabilité exemplaire. La 750 XJ lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Existeront également au préalable ou en parallèle la 650 XJ, la 750 XJ Séca (sans carénage mais transmission secondaire par cardans également), la 400 et 600 (transmission secondaire par chaîne). Ils continueront à produire la 900 XJ jusqu'en 1994 et la remplaceront ensuite par la 900 Diversion.

Yamaha continuera à innover :

  • Moteur turbo sur la XJ 650 (sans plus de succès que ses concurrents)
  • Moteur à 5 soupapes par cylindre sur la FZ 750 en 1985
  • ABS sur la FJ1200 en 1990
  • La 1000 GTS et son système de suspension monobras avant et arrière
  • Le premier Scooter GT sportif en 2001 : Le T-max
  • Embrayage semi-automatique géré électroniquement proposé sur la FJR1300 en 2007
  • la XV 950 "Bolt" en 2013[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

Compétition[modifier | modifier le code]

Championnats du monde de vitesse
Parallèlement, Yamaha récoltera de nombreux succès en Grand Prix (Jarno Saarinen,Giacomo Agostini, Johnny Cecotto, Kenny Roberts, Patrick Pons, Christian Sarron etc.) avec les TZ, proches des modèles de série au début.

Champions du monde :

Scooters[modifier | modifier le code]

Un scooter Aerox Race Replica

Yamaha produit également des scooters. En France, Yamaha commercialise également ses scooters 50 cm³ sous la marque MBK.

50 cm³[modifier | modifier le code]

Giggle, NEOs, Aerox R, Aerox Race Replica, BW's Naked, BW's 12 pouces, BW's Original, BW's Next Generation, Slider Naked Tzr.BREEZE Jog R, Jog RR, Dt50x, Dt50r et TZR 50

125 cm³[modifier | modifier le code]

X-Max 125, Majesty 125, Cygnus X, X-City 125, Vity, BW'S 125

Maxi-scooter[modifier | modifier le code]

TMAX 500, Majesty 400, X-Max 250, X-Max 400, X-City 250

Motoneiges[modifier | modifier le code]

Une motoneige Yamaha

Yamaha s'est lancée dans la fabrication de motoneiges en 1968. Voulant profiter de la popularité croissante de ce véhicule, la compagnie produit la SL-350 propulsée par un moteur à deux temps de deux cylindres. C'était la première motoneige avec un carburateur à valve latérale. En 1971, le modèle SR433 de haute performance est introduit pour les courses. En 1976, le modèle SRX440 place ce fabricant à l'avant-garde dans les circuits de courses.

Le quartier général de la division des motoneiges se trouve à Cypress en Californie.

Aujourd'hui[Quand ?] Yamaha est le leader mondial des motoneiges à 4 temps.

Moteurs[modifier | modifier le code]

  • Yamaha Motor Corporation est une société d'ingénierie automobile filiale de Yamaha qui a développé des moteurs de compétition destinés à la Formule 1. De 1982 à 1997, la société a été dirigée par John Judd, qui possédait déjà sa propre officine de conception de moteurs (Judd). De fait, à partir du moment où Yamaha a décidé de s'investir sous son nom propre en F1, les moteurs conçus par Judd étaient soit baptisés Judd, soit badgés Yamaha. Les écuries de F1 ayant couru avec un Yamaha sont les suivantes:
  • Équipent certaines voitures de Volvo, Ford et la dernière luxueuse LF-A de Lexus équipée d'un V10 à la sonorité d'une F1
  • Yamaha est un des leaders dans le moteur hors-bord de bateau

Instruments de musique[modifier | modifier le code]

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Circuits intégrés[modifier | modifier le code]

Un circuit intégré YM2612

Audio professionnel[modifier | modifier le code]

Table de mixage Yamaha MC2403

Électronique grand public[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Salon de Paris 2013 : Yamaha XV 950 "Bolt" sur http://www.motomag.com (consulté le 27 février 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]