Idries Shah

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Idries Shah (16 juin 1924 – 23 novembre 1996), également connu sous le nom d'Idris Shah, né Sayyid Idris al-Hashimi, était auteur et poète de la tradition soufie.

Idris Shah a été décrit "comme le chercheur le plus important dans l'adaptation de la pensée spirituelle classique au monde moderne"[réf. nécessaire]. Les livres de Shah se sont vendus dans le monde entier à plus de 15 millions d'exemplaires dans 12 langues. Ils ont fait l'objet d'articles dans le New York Times, le New Yorker, le Times (de Londres, se rapporter par exemple au papier de Doris Lessing), la Tribune, le Telegraph et de nombreuses autres revues et journaux internationaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Idries Shah est né à Simla, en Inde, d'un père indo-afghan et d'une mère écossaise. Son enfance s'est déroulée en Angleterre (Londres et Oxford), mais son éducation fut comme un pont jeté entre l'Est et l'Ouest. Il fut éduqué, tel son père avant lui, par des précepteurs privés, en Europe et au Moyen-Orient, et lors de nombreux et vastes voyages – toute une série de périples qui, en fait, caractérisent l'éducation et le développement Soufis. En accord avec la tradition soufie, sa vie fut essentiellement dédiée au service. On comptait parmi ses amis et associés des soldats, des scientifiques, des artistes, des auteurs, des penseurs, des hommes d'affaires, des êtres accomplis, des célébrités, des rois et des reines.

Les écrits d'Idries Shah ont considérablement accru la connaissance des enseignements soufis en Occident [réf. nécessaire]. Il a eu une influence profonde sur plusieurs intellectuels, notamment Doris Lessing. Sa définition du soufisme était ouverte dans le sens où il pensait que le Soufisme avait précédé l'islam et ne dépendait pas uniquement du Coran, mais que sa source, sa portée et sa pertinence étaient universelles [réf. nécessaire]. Il soutenait l'idée que les enseignements spirituels devaient être présentés sous des formes et en des termes familiers à la communauté où ils doivent prendre racine. Il pensait que l'on devait donner aux étudiants un travail en fonction de leurs capacités individuelles et rejeter les systèmes qui appliquent les mêmes exercices à tous. Dans son propre travail, il a utilisé des histoires-enseignements et l'humour avec de très bons résultats.[réf. nécessaire]

Les connaissances et les activités de Shah portaient sur un nombre de secteurs spécialisés si différents et se déployaient dans un tel nombre de pays, que ses amis, et parfois même sa famille, n'avaient conscience de ce qu'il faisait qu'à partir de ce qu'il était "utile qu'ils sachent". Shah lui-même, et son entourage, étaient passés maîtres en désinformation.[réf. nécessaire]

Idries Shah a créé les éditions Octagon Press afin de pouvoir publier et diffuser les livres sur le Soufisme sans risquer qu'ils soient épuisés. Il voulait que ces derniers soient toujours disponibles à chaque nouvelle génération. Le registre de ces livres va des manuels soufis traditionnels aux ouvrages contemporains.

Plusieurs livres avec le personnage du mollah Nasroudine y figurent également. Ces histoires-enseignements pleines d'humour constituent une partie fondamentale dans l'observation de soi, si nécessaire à la progression sur la Voie.[réf. nécessaire]

Il a également créé "L'Institut pour la recherche culturelle" (Institute for Cultural Research) actuellement basé à Londres, qui accueille des cours et des conférences sur des sujets liées aux aspects de la nature humaine. L'institut n'offre pas d'approche religieuse. Davantage basée sur la psychologie, il inclut également "la psychologie traditionnelle". Il laisse la question de la religion et de Dieu à l'aspirant.

Shah s'est marié avec Cynthia (Kashfi) Kabrajd en 1958 et a eu un fils, Tahir Shah et deux filles, Saira y Safia. Saira Shah a réalisé un reportage sur les droits des femmes en Afghanistan avec son documentaire "Sous le voile" ('Beneath the Veil'). Le frère de Shah, Omar Ali-Shah, était également un auteur de la tradition soufie.

Le seul roman d'Idries Shah, Kara Kush, est basé sur des faits et son expérience sur le terrain de l'extraordinaire courage du peuple afghan et des atrocités effroyables qu'il a subies. Environ un an après sa dernière visite en Afghanistan, vers la fin du printemps 1987, Shah a souffert successivement de deux crises cardiaques foudroyantes. Il est mort à Londres en 1996. Selon la nécrologie écrite par ses sympathisants, Idries Shah était fondateur des éditions "Octagon Press", soutien des moudjahiddin dans la guerre russo-afghane, directeur d'études de "L'Institut pour la recherche culturelle" et administrateur de la "Royal Humane Society" et de "L'hôpital et centre royal pour incurables", entre autres réalisations.

En outre, Idris Shah se présentait lui-même comme un descendant du prophète Mahomet. Or, il n'en a jamais fourni la preuve.

Avis critiques sur l'ouvrage "les Soufis et l'ésotérisme"[modifier | modifier le code]

La sortie de la traduction en francais de cet ouvrage a suscité des critiques.
Par exemple :

  • Georges Vajda qualifie cet ouvrage de fatras prétentieux et bonimenteur. Fait rare, il en déconseille la lecture aux personnes insuffisamment informées (quant au véritable Soufisme) et donc vulnérables dans ce domaine[1].
  • Charles André Gilis propose une analyse détaillée où il montre les nombreuses confusions que l'ouvrage véhicule ainsi que son aspect scurrile[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article de G.Vajda sur l'ouvrage "les Soufis et l'ésotérisme" Persée
  2. Compte rendu de C.A. Gilis sur l'ouvrage "les Soufis et l'ésotérisme" Turban noir

Liens internes[modifier | modifier le code]

Sur Wikipedia en anglais :

Bibliographie partielle[modifier | modifier le code]

Liens externes (en français)[modifier | modifier le code]

Liens externes (en anglais)[modifier | modifier le code]