Al-Hujwīrī

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Al-Hujwīrī naquit à Ghazna, en Afghanistan. On sait peu de choses de sa vie si ce n’est qu’il voyagea beaucoup et parcourut les contrées musulmanes de son temps et étudia auprès des grands maîtres du soufisme. Tout comme Rūmī, Hāfiz et ‘Attār, al-Hujwīrī fut un des grands saints musulmans. Son Kashf al-mahjub, « Le Dévoilement du Mystère », est le plus ancien traité persan sur le soufisme et est une référence d’autant plus importante que c’est le seul de ses ouvrages qui nous soit parvenu. Il s’agit d’un recueil écrit à Lahore où il s’était établi et en réponse aux questions de ses disciples. Son Dīwān est un traité sur la méthode du soufisme, incluant une biographie d’al-Hallāj. Parmi ses principaux ouvrages on mentionnera aussi son Kitāb al-bayān li-ahl al-iyān, « Le Livre explicite destiné aux contemplatifs ». Non seulement il répertorie les vies de grands saints mais traite aussi de sujets de portée universelle tels que la contemplation, la générosité et le sens intérieur des règles de l’adab ou encore de la prière et de l’amour. Il mit en garde contre les faux instructeurs spirituels. Il mourut à Lahore entre 1072 et 1076[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Le Livre des Haltes, Émir Abd el-Kader, traduction de Abdallah Penot, Dervy, Paris 2008, avec l’aimable autorisation de M. Jean Annestay.