Joseph-Henri-Joachim Lainé

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Joseph Henri Joachim Lainé
Le vicomte Lainé en 1820.
Le vicomte Lainé en 1820.
Fonctions
1er président de la Chambre des députés des départements
12 octobre 18155 septembre 1816
Prédécesseur Jean-Denis Lanjuinais, Président de la Chambre des représentants
Successeur Étienne-Denis Pasquier
11 juin 181420 mars 1815
Prédécesseur Claude Ambroise Régnier, Président du Corps législatif
Successeur Jean-Denis Lanjuinais, Président de la Chambre des représentants
Ministre sans portefeuille
20 février 182014 décembre 1821
Biographie
Date de naissance 11 novembre 1768
Date de décès 17 décembre 1835 (à 67 ans)
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Résidence Drapeau de la France France

Joseph-Henri-Joachim[1], vicomte Lainé, né le 11 novembre 1768 à Bordeaux et mort le 17 décembre 1835 à Paris, est un avocat et homme politique français.

Présentation[modifier | modifier le code]

Négociant à Bordeaux, il fut ensuite reçu avocat en 1789 et plaida avec un grand succès à Paris. Nommé administrateur du district de La Réole en 1793, il reprend son métier d'avocat pendant le Directoire. Nommé membre du Corps législatif en 1808, il fit, dans cette assemblée, preuve d’une indépendance singulière. Pendant les Cent-Jours, Lainé s'enfuit en Angleterre, accompagnant la duchesse d'Angoulême : Napoléon revenu annonce qu'il pardonne à tous, excepté à ses deux « plus grands ennemis », Lynch et Lainé[2],[3].

Préfet provisoire de la Gironde de fin mars à juin 1814, il fut à nouveau député sous la Restauration, président de la Chambre des députés en 1814-1815 et 1815-1816 et ministre de l'intérieur entre 1816 et 1818, pair de France, sans jamais cesser de faire paraître en lui le partisan de la liberté constitutionnelle. C’est lui qui dit, en 1830, à l’occasion des ordonnances : « Les rois s’en vont ! »

Nommé par ordonnance (mais non élu) membre de l’Académie française, il remplace Hugues-Bernard Maret en 1816. Dans son rôle d’homme public, Lainé n’a pas laissé d’écrits. Son éloquence, au jugement des contemporains, était chaleureuse et entraînante.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emile de Perceval, Le vicomte Lainé, Champion 1926

Sources[modifier | modifier le code]

Ses papiers personnels sont conservés aux Archives nationales sous la cote 232AP[4]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Parfois cité comme Joseph-Louis-Joachim Lainé. Conformément à l’usage de l’époque, il n’utilisait pas publiquement de prénom devant son nom.
  2. Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne..., Paris, 1843-1865, tome 25, p. 556-558.
  3. Michaud,Biographie universelle ancienne et moderne..., Paris, 1843-1865, tome 22, p. 558-562.
  4. Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

Liens externes[modifier | modifier le code]