Sinnamary

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Sinnamary
Vue du Bourg de Sinnamary
Vue du Bourg de Sinnamary
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guyane
Département Guyane
Arrondissement Arrondissement de Cayenne
Canton Canton de Sinnamary
Maire
Mandat
Jean-Claude Madeleine
2008-2014
Code postal 97315
Code commune 97312
Démographie
Population
municipale
3 165 hab. (2011)
Densité 2,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 5° 22′ 39″ N 52° 57′ 35″ O / 5.377449, -52.9595955° 22′ 39″ Nord 52° 57′ 35″ Ouest / 5.377449, -52.959595  
Altitude Min. 2 m – Max. 278 m
Superficie 1 340 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Guyane

Voir la carte administrative de Guyane
City locator 14.svg
Sinnamary

Géolocalisation sur la carte : Guyane

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Sinnamary
Liens
Site web http://sinnamary.mairies-guyane.org/

Sinnamary est une commune française, située dans le département de la Guyane.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

En rouge le territoire communal de Sinnamary.

La cité est située le long du fleuve Sinnamary qui est le cinquième fleuve de Guyane ; long de 260 km. Il prend sa source dans le massif central guyanais au nord de Saül. Il est aussi le plus profond de Guyane. Il est composé de 28 criques et de 39 sauts. La commune est située à 63 km de Kourou et à 112 km de Cayenne et est bordée par la mer au nord. Le point culminant est la montagne Plomb (355 m), située au sud de la commune[1]. Il existe également un grand lac créé par la retenue d'eau du barrage de Petit-saut, partagé avec la commune de Saint-Élie. Elle a pour limites :

Au sud le bassin versant de la crique Tigre jusqu'au confluent de la rivière de Sinnamary et de la crique Plomb, puis cette dernière jusqu'à la ligne de partage des eaux entre les rivières de Sinnamary et de Kourou;

À l'ouest la crique Yiyi prolongée jusqu'à la grande crique de Counamama jusqu'au bassin versant de la crique Tigre ;

À l'est la crique Malmanoury. La commune englobe ainsi les hameaux de la pointe Combi, de la savane Manuel et de Corossony, encore habités aujourd'hui.

L'Anse, autrefois principal lieu habité, et les hameaux de Renner et de Malmanoury, dont la population a été expropriée lors de l'installation du Centre Spatial Guyanais, sont maintenant déserts.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type équatorial humide (longitude entre 2 et 6° Nord).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est essentiellement composée d'un bourg principal.

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 1 101. Parmi ces logements, 74 % sont des résidences principales, 7,6 % sont des résidences secondaires et 18,1 % sont des logements vacants[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La définition de Sinnamary est "Nihil Sine Maria" ce qui veut dire "rien sans Marie". Elle nous montre à quel point était pieuse la population du bourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sinnamary était à l'origine un village amérindien. En 2003, lors de fouilles archéologiques effectuées pour les travaux d’aménagement du projet Soyouz sur des cordons pré-littoraux, témoins d’anciens rivages de la côte de Guyane on a découvert 2 sites amérindiens importants[3].

Les premiers colons arrivèrent vers 1770.

Pendant la Révolution française, les Thermidoriens y déportèrent d'abord Billaud-Varenne et Collot d'Herbois ; ensuite le Directoire après son coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) y déporta ses ennemis politiques d’alors : François Barthélemy, François Barbé-Marbois, André-Daniel Laffon de Ladebat, Guillaume Alexandre Tronson Ducoudray, le Général Pichegru, l'abbé Brottier, Antoine Murinais, Josèphe Rovère, Victor-Amédée Willot, François Aubry, Jean-Pierre Ramel, Charles Honorine Berthelelot de La Villeurnois, Isaac Delarue et François Bourdon de l'Oise ; deux autres convois en 1798 y déportèrent 312 autres proscrits, principalement des prêtres réfractaires et des journalistes. Sur le total de 328 déportés par le Directoire à Sinnamary, 180 moururent sur place dans les mois qui suivirent leur arrivée[4].

Dans les années 1850, la découverte d'or y fit venir de nombreux prospecteurs.

En 1933, un établissement pénitentiaire y fut créé pour accueillir des prisonniers indochinois.

En 1956, l'État construisit le pont de Madame de Maintenon qui permit de relier les deux rives du fleuve Sinnamary.

Des sites archéologiques très anciens ont récemment été révélés lors des opérations de terrassement du futur site Soyouz.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 165 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 798 1 913 2 055 1 991 3 431 2 783 3 069 3 151 3 165
(Sources : Insee : Population sans doubles comptes à partir de 1961[5] puis population municipale à partir de 2006[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1996 Elie Castor ... ...
2001 2008 Georges Madeleine ... ...
2008 en cours Jean-Claude Madeleine ... ...

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Victor Augustin d'Auberjon (1731-1798), comte de Murinais, député de la Seine en 1797, membre du Conseil des Cinq-Cents, déporté au bagne de Sinnamary.
  • Henri Salvador (1917-2008), compositeur et guitariste Français.
  • Jean-Claude Darcheville (1975-), footballeur. Né à Sinnamary où il est revenu jouer en amateur à la fin de sa carrière.
  • Roland Verderosa, maire durant 35 années, conseiller général durant 19 ans.
  • Constantin Verderosa, instituteur, écrivain, musicien, a ouvert avec ses modestes moyens, vers 1930, la route d'Iracoubo.
  • Elie Castor (1943-1996), député, conseiller général, successeur comme maire et ami de Roland Verderosa, qui, comme lui, a bien œuvré pour l'essor de sa commune.
  • Léon Becker (1889-1918), officier né à Sinnamary et mort durant la Première Guerre mondiale qui donna son nom à une rue de Cayenne.
  • Eudoxie Baboul (1901-), doyenne des Français d'Outre-Mer, y est née.

Économie[modifier | modifier le code]

Ensemble de lancement Soyouz du centre spatial guyanais.

L'économie de la ville est tirée par deux sites majeurs :

Sports[modifier | modifier le code]

Équipement sportif :

  • Stade Paul Clet

Clubs sportifs :

  • US Sinnamary, football
  • AC Corossony, football
  • VCS (Vélo Club de Sinnamary), cyclisme

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

église,le barrage de petit saut.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sur la carte IGN les Montagnes Plomb seraient situées sur la commune de Saint Elie
  2. Données INSEE compulsées par Linternaute - Logement à Sinnamary
  3. Rapport d'activité 2004 de l’Inrap page 15
  4. Philippe de Ladebat, Seuls les morts ne reviennent jamais – Les pionniers de la guillotine sèche en Guyane française sous le Direction, Amalthée,‎ 2008, 420 p. (ISBN 978-2-35027-894-0, lire en ligne)
  5. Historique de la population des communes de 1961 à 2008
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. Site de la préfecture de la Guyane, consulté le 11 mai 2008

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Des Russes en Guyane, film documentaire de Rémi Rozié, France Ô et Beta Production, 2011, 52'. Le quotidien des ingénieurs et techniciens russes logés sur la commune lors de la construction de l'Ensemble de Lancement Soyouz dans l'enceinte du centre spatial guyanais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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