Louis Becquey

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Louis Becquey ou François Louis Becquey, né en 1760 à Vitry-le-François et mort en 1849 à Paris[1], est un homme politique et haut fonctionnaire français, contre-révolutionnaire sous le Directoire.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Becquey est le neveu de Louis Marie Becquey et a été ingénieur des Ponts et Chaussées (il a conçu le pont d'Austerlitz avec Corneille Lamandé).

Louis Marie Becquey commence sa carrière comme procureur-général-syndic du département de la Haute-Marne. En 1791, il est élu député de l'Assemblée législative où il est un des plus ardents défenseurs du trône : il maintient des liens directs avec Louis XVI de France et Marie-Antoinette d'Autriche. Il fait partie des sept députés qui votent contre la déclaration de guerre à l'Autriche en mars 1792 (les six autres députés furent Théodore de Lameth, François Jaucourt, Mathieu Dumas, Gentil, Baërt et Hua) .

Sous la Convention, il parvint à se cacher et à échapper à la guillotine. Il est agent royaliste très actif sous le Directoire avec son ami Pierre-Paul Royer-Collard.

En 1810, sous l'Empire, il est directeur de l'Université et abandonne la contre-révolution.

Sous la restauration, en 1814, il est directeur général du commerce. En 1815, il est député de la Haute-Marne. De 1817 à 1830, il succède à Louis-Mathieu Molé à la direction des ponts et chaussées[1] et des mines où il met en application le Plan Becquey. En 1826, il est président de la société de géographie.

Il prend sa retraite sous Charles X qui le nomme ministre d'État (acte signé de Charles X).

Le plan Becquey[modifier | modifier le code]

Durant sa période à la direction des Ponts et Chaussées et des Mines, Becquey donne une vive impulsion aux travaux de navigation intérieure et surtout à l'exécution des canaux.

Ses lois du 5 août 1821 et du 14 août 1822, définissent deux axes de réforme :

  • création de nouvelles voies navigables (quelques milliers de kilomètres)
  • Standardisation de l'ensemble des voies selon un gabarit unique : le gabarit Becquey
    • longueur utile : 30,40 m
    • largeur utile : 5,20 m
    • mouillage : 1,60 m
    • hauteur sous ouvrage : 3 m

Les anciens canaux construits selon des normes inférieures sont réaménagés. C'est le cas par exemple du canal de Briare. On doit au plan Becquey la plupart des grands canaux latéraux (Loire, Garonne, Somme, etc.). L'État reste maitre d'œuvre des travaux, mais, le financement est partiellement privé, L'exploitation et l'entretien des canaux revenant à terme à ces compagnies privées.

Le travail de Becquey sera poursuivi à la fin du XIXe siècle par Charles de Freycinet.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la Révolution française de Jules Michelet

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b F.-P.-H Tarbé de Saint-Hardouin (1884), Notices biographiques sur les ingénieurs des ponts et chaussées, p 14

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]