Geert Wilders

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Geert Wilders en 2010.

Geert Wilders (API : ['ɣe:ʁt 'ʋildɛʁs]), né le 6 septembre 1963 à Venlo, est un parlementaire néerlandais, fondateur du PVV (Partij voor de Vrijheid, Parti pour la Liberté), un parti politique néerlandais nationaliste.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

De 1990 à 1998, Geert Wilders est l'assistant parlementaire de Frits Bolkestein[1].

Il est membre de la seconde Chambre depuis 1998, d'abord pour le VVD puis pour le PVV, qu'il a créé en 2006 à la suite de son départ du VVD.

À la tête du PVV, il a réalisé un très bon score aux élections européennes de juin 2009. Avec environ 16 % des voix, le PVV est arrivé en effet en deuxième position derrière le CDA du Premier ministre Jan Peter Balkenende, qui lui, totalisait seulement 20 % des suffrages.

En février 2010, ils arrivent deuxièmes et opèrent une percée symbolique aux élections municipales.

Lors des élections législatives de juin 2010, le PVV récolte 16 % des voix, ce qui en fait le troisième des Pays-Bas, derrière le VVD (21 %) et le PVDA (20 %). En octobre 2010, le PVV signe un accord de gouvernement avec le VVD et la CDA sur la base d'un programme clairement à droite tant sur le plan économique que sur celui de la lutte contre l'immigration. En apportant son soutien au VVD et à la CDA, Geert Wilders rend possible la formation du gouvernement mais il n'y participe cependant pas directement.

Prises de positions et controverses[modifier | modifier le code]

Sur l'islam[modifier | modifier le code]

Depuis l'assassinat du réalisateur Théo Van Gogh par un islamiste, il s'est distingué par ses prises de position contre l'islam, qu'il assimile à une « idéologie fasciste[2] ». Il déclare notamment : « Je n'ai rien contre les individus, mais nous avons un problème avec l'idéologie islamique. Je ne veux pas renvoyer ceux qui sont ici et veulent s'assimiler, mais je leur dis de se débarrasser de cette idéologie, que je qualifie de fasciste ». Il fustige tout particulièrement la place réservée aux femmes et aux homosexuels par l'islam, en dénonçant le sexisme de cette religion. Il préconise l'interdiction du Coran aux Pays-Bas qu'il compare à Mein Kampf, l'arrêt de l'immigration venant de pays à majorité musulmane ainsi que l'expulsion de toute personne originaire de ces pays coupable de délit.

« Je le dis de manière plus claire : ma culture est meilleure que la culture islamique. Nous ne traitons pas les femmes, les homosexuels, les relations politiques au sein de la société, comme cette culture attardée. Les individus sont égaux[2]. ».

Il est l'auteur d'un court-métrage vidéo, Fitna[3], très critique à l'égard du Coran, livre qu'il assimile au Mein Kampf d'Adolf Hitler et dont il a demandé l'interdiction[4]. Al-Qaïda a lancé un appel au meurtre de Wilders pour cette raison[5].

Ce court-métrage a été diffusé le 27 mars 2008 sur liveleak.com[6],[7].

Il suscita aussi une vive controverse en 2009 en accusant Joanie de Rijcke, journaliste néerlandaise enlevée et violée par des talibans, de souffrir du syndrome de Stockholm car elle refusait de condamner l'islam[8].

Fin 2010, Wilders est jugé pour « incitation à la haine raciale » pour son film "Fitna" et sa proposition d'interdire le livre saint des musulmans. Le 23 juin 2011, le tribunal d'Amsterdam conclut toutefois à la relaxe de Wilders pour tous les quatre chefs d'accusation mis à sa charge, dont incitation à la haine et à la discrimination raciale et religieuse[9],[10].

En juin 2011, la commune de Savièse (Canton du Valais) refuse la venue de Geert Wilders sur son territoire[11], alléguant des « questions de sécurité[11] », annulant ainsi de facto sa rencontre avec le conseiller national UDC valaisan Oskar Freysinger pour un débat consacré à l’islam[11]. Une conférence de presse doit réunir les deux personnalités en Hollande, à La Haye, en date du 9 juin 2011, dans l’enceinte du Parlement[11].

Sur la tension politique en Belgique[modifier | modifier le code]

En mai 2008, il déclare que la Flandre devrait se séparer de la Belgique et être annexée aux Pays-Bas. Il propose un référendum en Flandre et aux Pays-Bas pour sonder la population.

Sur l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Wilders s'est marié avec une Hongroise à Budapest en 1992. Il était membre du groupe de travail hongrois du VVP et s'est opposé fermement à l'entrée de la Slovaquie et de la Roumanie à l'Union européenne[12]. De surcroît, il a demandé à ce que la Roumanie et la Bulgarie en soient expulsées. Élu député européen en juin 2009, il a annoncé qu'il ne siégerait pas au Parlement européen, dont il demande l'abolition[8].

Sur l'État d'Israël[modifier | modifier le code]

Geert Wilders affirme entretenir une relation personnelle forte avec Israël[13]. Il s'est rendu en Israël une quarantaine de fois au cours des 25 dernières années. Selon ses propres déclarations, il y aurait rencontré plusieurs fois Ariel Sharon et Ehud Olmert. Il revendique des liens étroits avec le Mossad[13].

Wilders voulait dans un premier temps émigrer vers Israël. Il y a d'ailleurs travaillé dans des boulangeries industrielles et dans un moshav[13]. Devenu député européen, il soutient Israël et fustige les pays qui lui sont hostiles. Il continue de s'y rendre après son élection, accompagné d'autres élus de son parti[14].

Geert Wilders a été soutenu pendant le processus judiciaire contre lui par des néoconservateurs américains comme Daniel Pipes et David Horowitz[15]. La Coalition juive républicaine (Republican Jewish Coalition, RJC) a financé un de ses discours dans une synagogue à Boston (États-Unis)[15].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]