Geert Wilders

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Geert Wilders
Geert Wilders en 2010.
Geert Wilders en 2010.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le 1er juillet 2014
Élection 25 mai 2014
Législature 8e (2014-2019)
Biographie
Date de naissance 6 septembre 1963 (50 ans)
Nationalité Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Parti politique Parti pour la liberté

Geert Wilders (API : ['ɣe:ʁt 'ʋildɛʁs]), né le 6 septembre 1963 à Venlo, est un parlementaire néerlandais, fondateur du PVV (Partij voor de Vrijheid, Parti pour la Liberté), un parti politique néerlandais nationaliste.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'un père néerlandais et d'une mère née en Indonésie, il suit une formation d'assistant social à Amsterdam et obtient des diplômes en sciences juridiques à l'université libre hollandaise. Il s'installe quelques années en Israël où il travaille dans un moshav. Il visite les pays arabes de la région puis retourne aux Pays-Bas. Il travaille dans le secteur de l'assurance maladie puis entre en politique comme rédacteur de discours pour le Parti populaire libéral et démocrate.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

De 1990 à 1998, Geert Wilders est l'assistant parlementaire de Frits Bolkestein[1].

Il est membre de la seconde Chambre depuis 1998, d'abord pour le VVD puis pour le PVV, qu'il a créé en 2006 à la suite de son départ du VVD.

À la tête du PVV, il a réalisé un très bon score aux élections européennes de juin 2009. Avec environ 16 % des voix, le PVV est arrivé en effet en deuxième position derrière le CDA du Premier ministre Jan Peter Balkenende, qui lui, totalisait seulement 20 % des suffrages.

En février 2010, ils arrivent deuxièmes et opèrent une percée symbolique aux élections municipales.

Lors des élections législatives de juin 2010, le PVV récolte 16 % des voix, ce qui en fait le troisième des Pays-Bas, derrière le VVD (21 %) et le PVDA (20 %). En octobre 2010, le PVV signe un accord de gouvernement avec le VVD et la CDA sur la base d'un programme clairement à droite tant sur le plan économique que sur celui de la lutte contre l'immigration. En apportant son soutien au VVD et à la CDA, Geert Wilders rend possible la formation du gouvernement mais il n'y participe cependant pas directement. Il est élu député européen le 25 mai 2014.

Prises de positions et controverses[modifier | modifier le code]

Sur l'islam[modifier | modifier le code]

Depuis l'assassinat du réalisateur Théo Van Gogh par un islamiste, il s'est distingué par ses prises de position contre l'islam, qu'il assimile à une « idéologie fasciste[2] ». Il déclare notamment : « Je n'ai rien contre les individus, mais nous avons un problème avec l'idéologie islamique. Je ne veux pas renvoyer ceux qui sont ici et veulent s'assimiler, mais je leur dis de se débarrasser de cette idéologie, que je qualifie de fasciste ». Il fustige tout particulièrement la place réservée aux femmes et aux homosexuels par l'islam, en dénonçant le sexisme de cette religion. Il préconise l'interdiction du Coran aux Pays-Bas qu'il compare à Mein Kampf, l'arrêt de l'immigration venant de pays à majorité musulmane ainsi que l'expulsion de toute personne originaire de ces pays coupable de délit.

« Je le dis de manière plus claire : ma culture est meilleure que la culture islamique. Nous ne traitons pas les femmes, les homosexuels, les relations politiques au sein de la société, comme cette culture attardée. Les individus sont égaux[2]. ».

Il est avec Arnoud van Doorn[3] l'auteur d'un court-métrage vidéo, Fitna[4], très critique à l'égard du Coran, livre qu'il assimile au Mein Kampf d'Adolf Hitler et dont il a demandé l'interdiction[5]. Al-Qaïda a lancé un appel au meurtre de Wilders pour cette raison[6].

Ce court-métrage a été diffusé le 27 mars 2008 sur liveleak.com[7],[8].

Il suscita aussi une vive controverse en 2009 en accusant Joanie de Rijcke, journaliste néerlandaise enlevée et violée par des talibans, de souffrir du syndrome de Stockholm car elle refusait de condamner l'islam[9].

Fin 2010, Wilders est jugé pour « incitation à la haine raciale » pour son film "Fitna" et sa proposition d'interdire le livre saint des musulmans. Le 23 juin 2011, le tribunal d'Amsterdam conclut toutefois à la relaxe de Wilders pour tous les quatre chefs d'accusation mis à sa charge, dont incitation à la haine et à la discrimination raciale et religieuse[10],[11].

En juin 2011, la commune de Savièse (Canton du Valais) refuse la venue de Geert Wilders sur son territoire[12], alléguant des « questions de sécurité[12] », annulant ainsi de facto sa rencontre avec le conseiller national UDC valaisan Oskar Freysinger pour un débat consacré à l’islam[12]. Une conférence de presse doit réunir les deux personnalités en Hollande, à La Haye, en date du 9 juin 2011, dans l’enceinte du Parlement[12].

Sur la tension politique en Belgique[modifier | modifier le code]

En mai 2008, il déclare que la Flandre devrait se séparer de la Belgique et être annexée aux Pays-Bas. Il propose un référendum en Flandre et aux Pays-Bas pour sonder la population.

Sur l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Wilders s'est marié avec une Hongroise à Budapest en 1992. Il était membre du groupe de travail hongrois du VVP et s'est opposé fermement à l'entrée de la Slovaquie et de la Roumanie à l'Union européenne[13]. De surcroît, il a demandé à ce que la Roumanie et la Bulgarie en soient expulsées. Élu député européen en juin 2009, il a annoncé qu'il ne siégerait pas au Parlement européen, dont il demande l'abolition[9].

Sur l'État d'Israël[modifier | modifier le code]

Geert Wilders affirme entretenir une relation personnelle forte avec Israël[14]. Il s'est rendu en Israël une quarantaine de fois au cours des 25 dernières années. Selon ses propres déclarations, il y aurait rencontré plusieurs fois Ariel Sharon et Ehud Olmert. Il revendique des liens étroits avec le Mossad[14].

Wilders voulait dans un premier temps émigrer vers Israël. Il y a d'ailleurs travaillé dans des boulangeries industrielles et dans un moshav[14]. Devenu député européen, il soutient Israël et fustige les pays qui lui sont hostiles. Il continue de s'y rendre après son élection, accompagné d'autres élus de son parti[15].

Geert Wilders a été soutenu pendant le processus judiciaire contre lui par des néoconservateurs américains comme Daniel Pipes et David Horowitz[16]. La Coalition juive républicaine (Republican Jewish Coalition, RJC) a financé un de ses discours dans une synagogue à Boston (États-Unis)[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Noël Blandin, « Qui est Geert Wilders ? », La République des Lettres, vendredi 5 juin 2009.
  2. a et b « Geert Wilders : “L'idéologie islamique est fasciste” », Le Figaro, 7 mars 2008.
  3. « Former Anti-Islam Film-Maker, Arnoud Van Doorn, Peforms Hajj After Becoming Muslim », Huffington Post UK,‎ 22 octobre 2013 (consulté le 22 avril 2014)
  4. Fitna (vidéo) - Break.com.
  5. « Les Pays-Bas craignent des attaques terroristes », Le Nouvel Observateur, 6 mars 2008.
  6. (en) Far-right Dutch MP Geert Wilders vows to defy UK ban Times Online
  7. Lien du court-métrage diffusé sur Liveleak
  8. « Pays-Bas : le populiste Geert Wilders réussit à diffuser son film anti-islam sur Internet », Le Monde, 24 mars 2008.
  9. a et b (en) Fiachra Gibbons, « Dutch backlash shocks Europe », RFI, 5 juin 2009.
  10. Incitation à la haine : Geert Wilders relaxé, La Libre Belgique en ligne, 23 juin 2011
  11. Incitation à la haine : Geert Wilders relaxé Le Soir en ligne, 23 juin 2011
  12. a, b, c et d [vidéo] [audio] Oskar Freysinger rencontrera Geert Wilders aux Pays-Bastsrinfo.ch – 5 juin 2011, 17:14.
  13. Hella Rottenberg, « Hongarije-werkgroep VVD is Hongaarser dan Hongaars », De Volkskrant, 26 août 1996, p. 21
  14. a, b et c (nl) « Verliefd op Israel », De Volksrant, 10 avril 2007.
  15. « Far-right Dutch politician brings his anti-Islam rhetoric back to Jerusalem », Haaretz, 11 janvier 2008.
  16. a et b Op zoek naar dollars, Cherchant des dollars, Vrij Nederland

Liens externes[modifier | modifier le code]