Élections législatives hongroises de 2002

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Politique en Hongrie
Image illustrative de l'article Élections législatives hongroises de 2002

Les élections législatives hongroises de 2002 (2002-es magyarországi országgyűlési választások) se sont déroulées les 7 et 21 avril 2002, afin d'élire les 386 députés de la quatrième législature de l'Assemblée nationale (Országgyűlés). Le scrutin s'est soldé par la courte défaite de la coalition de centre-droit, au pouvoir depuis 1994 et dominée par la Fidesz-Parti civique hongrois (Fidesz-MPP) de Viktor Orbán.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale de Hongrie comprend trois cent quatre-vingt-six députés, élus pour un mandat de quatre ans selon un mode de scrutin mixte, proportionnel et majoritaire, en deux tours et à trois niveaux différents. 176 députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, chacun dans une circonscription électorale. En outre, uniquement lors du premier tour, les électeurs votent, dans vingt circonscriptions correspondant aux dix-neuf comitat et à la capitale, Budapest, pour une liste de candidats, les 146 sièges à pourvoir étant répartis à la proportionnelle par circonscription entre les listes ayant franchi le seuil de 5 % des suffrages exprimés. Enfin, les 64 élus restants sont désignés à l'issue du second tour, au niveau national, par utilisation du total national des voix n'ayant pas permis d'élire des candidats, au niveau uninominal ou départemental.

Résultats[modifier | modifier le code]

Répartition finale[modifier | modifier le code]

Répartition des voix et sièges aux élections législatives hongroises de 2002
Parti  % (1er tour) +/-  % (2e tour) +/- Sièges +/-
MSzP 42,05 % +9,80 45,77 % +5,93 178 +44
Fidesz-MPP 41,07 % +9,77 49,97 % +11,17 164 +16
MDF 24 +7
SzDsZ 5,57 % -2,31 2,89 % -0,16 20 -4
MIÉP 4,37 % -1,18 0,01 % -4,07 0 -14
FKgP 0,75 % -13,03 0,02 % -10,88 0 -48
TOTAL 93,81 % +3,05 98,66 % +2,79 386 N/A

Analyse[modifier | modifier le code]

Le scrutin constitue globalement un revers pour la droite hongroise, qui perd le pouvoir après l'avoir exercé pendant quatre ans. Certes, la Fidesz-Parti civique hongrois du Premier ministre Viktor Orbán, coalisée avec les libéraux du Forum démocrate hongrois (MDF), au pouvoir entre 1990 et 1994, parvient à rester la première force parlementaire et à progresser clairement, mais au détriment du Parti civique des petits propriétaires indépendants et des travailleurs agraires (FKgP), troisième partenaire de la coalition gouvernementale au pouvoir qui connaît un échec retentissant. La disparition de la formation d'extrême droite Parti de la justice hongroise et de la vie (MIÉP) du Parlement, qui rate de peu la barre des 5 % des suffrages exprimés, permet également de stabiliser l'hémicycle. Sous la houlette de l'ancien ministre des Finances, sans étiquette, Péter Medgyessy, le Parti socialiste hongrois (MSzP) retrouve donc son statut de premier parti de l'Assemblée[1].

Conséquences[modifier | modifier le code]

L'impossibilité pour Viktor Orbán de s'allier avec l'un des deux autres partis représentés à l'Assemblée nationale l'a contraint à renoncer au pouvoir, au profit d'une alliance entre les socialistes et les démocrates libéraux de la SzDsZ, conduite par le nouveau Premier ministre indépendant, Péter Medgyessy, dont l'une des premières mesures fut d'augmenter le salaire des agents du service public de l'éducation et de la santé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le MSzP est bien le premier parti en termes de députés, mais l'alliance Fidesz-MDF est la première force parlementaire.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]