Piotr Krasnov

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Piotr Nikolaïevitch Krasnov
Naissance 22 septembre 1869
Saint-Pétersbourg
Décès 17 janvier 1947 (à 77 ans)
Moscou
Origine Russe
Allégeance Flag of Russia.svg Empire russe
Flag of Russia.svg Armées blanches
Flag of German Reich (1935–1945).svg Reich allemand
Arme Flag of Russia.svg Armée impériale russe
Flag of Russia.svg Armées blanches
Balkenkreuz.svg Wehrmacht
Grade IRA F8GenBranch 1917 h.png Général d'armée
Conflits Guerre russo-japonaise

Première Guerre mondiale
Guerre civile russe
Seconde Guerre mondiale

Distinctions Ordre de St-Georges IVe classe Ordre de Saint-Georges

Ordre de Saint-Vladimir IIIe classe Ordre de Saint-Vladimir
Ordre de Sainte-Anne IIe classe Ordre de Sainte-Anne
Ordre de Saint-Stanislas IIe classe Ordre de Saint-Stanislas

Piotr Nikolaïevitch Krasnov (en russe : Петр Николаевич Краснов) né le 22 septembre 1869 dans une très ancienne famille de Cosaques du Don, mort le 17 janvier 1947 est un officier russe et un écrivain militaire. C’est le fils du général Nikolaï Krasnov et le frère du géographe et botaniste Andreï Krasnov et de l’écrivain Platon Krasnov.

Biographie[modifier | modifier le code]

En sa qualité d’écrivain militaire, il a été correspondant de guerre, chroniqueur, théoricien et romancier.

Il a été ancien officier de la Garde impériale russe (régiment « Atamansky »), brillant chef d’unités de cavalerie pendant la Première Guerre mondiale (distingué par l’ordre de Saint-Georges de 4e classe). Défenseur du gouvernement provisoire contre la révolution d'Octobre.

Fin 1917 il rentre dans la région du Don où il mène la lutte armée anti-bolchévique, il est élu Ataman des cosaques du Don le 16 mai 1918. Il combattit aux côtés des armées blanches durant la guerre civile russe mais représentait une tendance minoritaire pro-allemande avec sa Grande armée du Don. Après la défaite de l’empire allemand en novembre 1918 Krasnov fut contraint de reconnaître l’autorité de Dénikine qui l’envoya en Estonie auprès des troupes de Ioudenitch.

L’exil[modifier | modifier le code]

Selon les souvenirs de la romancière L. A. Avilova (grande amie de Tchekhov et émigrée en Tchécoslovaquie pendant la guerre civile), qu’elle révèle dans des échanges épistolaires avec l’écrivain Ivan Bounine (prix Nobel de littérature en 1933) en avril 1923, « tout le monde ou presque est enthousiaste » du roman fleuve du général P. N. Krasnov paru à Berlin en 1921-1922, De l’aigle bicéphale au drapeau rouge. Il s’agit d’un panorama, ardent et subjectif, de la vie en Russie depuis le début du règne de Nicolas II jusqu’à la fin de la guerre civile. Ce livre rencontra un grand succès littéraire dans l’émigration et fut largement traduit à l’étranger - il est apprécié dans la Russie d’aujourd’hui comme un témoignage.

La seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Anticommuniste convaincu, Krasnov préconisa dès 1941 la création d’unités de volontaires cosaques anti-soviétiques armés par la Wehrmacht. Début juin 1945, après s’être constitué prisonnier auprès des forces britanniques en Autriche, il fut livré avec ses troupes aux autorités soviétiques (tragédie dite de « Lienz »). Pendu à Moscou avec d’autres chefs cosaques (généraux Andreï Chkouro, Timofeï Domanov, Helmuth von Pannwitz, Sultan Ghirey-Keletch, Simon Krasnov) en 1947 après une longue instruction et un procès-éclair. Incinéré, ses cendres sont dans une fosse commune du Monastère Donskoï à Moscou.

Parenté[modifier | modifier le code]

Miguel Krasnov-Martchenko, son petit-neveu, né à Lienz (Autriche) en janvier 1946 et qui a grandi au Chili, a été impliqué dans des violations des droits de l’homme durant le coup d’État de 1973 quand il était officier dans l’armée chilienne. Il est devenu général sous Augusto Pinochet et a été de nombreuses fois décoré. Il a été arrêté en 2000 et, condamné après un long procès, est emprisonné dans une forteresse chilienne à régime sévère.


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Les cosaques pendant la Seconde Guerre mondiale.