Bennecourt

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Bennecourt
Image illustrative de l'article Bennecourt
Blason de Bennecourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Bonnières-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de l’Île-de-France
Maire
Mandat
Didier Dumont[1]
2008-2014
Code postal 78270
Code commune 78057
Démographie
Population
municipale
1 812 hab. (2011)
Densité 261 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 27″ N 1° 33′ 47″ E / 49.0408333333, 1.56305555556 ()49° 02′ 27″ Nord 1° 33′ 47″ Est / 49.0408333333, 1.56305555556 ()  
Altitude Min. 10 m – Max. 120 m
Superficie 6,95 km2
Localisation

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Bennecourt

Bennecourt est une commune française du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, située à 15 km environ au nord-ouest de Mantes-la-Jolie.

Ses habitants sont appelés les Bennecourtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Bennecourt dans les Yvelines.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Bennecourt se trouve dans le nord-ouest des Yvelines, à 16 kilomètres au nord-ouest de Mantes-la-Jolie, chef-lieu d'arrondissement et à 57 kilomètres au nord-ouest de Versailles, préfecture du département. C'est une commune rurale situé en bordure de Seine, sur la rive droite du fleuve, dans la concavité d'un méandre. Outre le bourg principal, elle compte deux hameaux, Gloton et Tripleval.

La commune est limitrophe de Limetz-Villez à l'ouest, de Gommecourt au nord. La Seine la sépare de Jeufosse, Bonnières-sur-Seine et Freneuse, communes situées au sud et à l'est.

Territoire[modifier | modifier le code]

Le territoire communal se trouve dans un méandre de la Seine, dans une zone de transition entre une rive concave, marquée par une falaise abrupte qui prolonge celle de Gommecourt et La Roche-Guyon et s'abaisse progressivement vers le sud, et une rive convexe, alluvionnaire, en pente douce qui se développe vers l'aval et s'élargit dans la commune voisine de Limetz-Villez. En arrière de la falaise, l'altitude diminue progressivement de 100 mètres environ jusqu'à 15 mètres sur la rive vers l'ouest et le sud-ouest.

Il est riverain de la Seine sur environ cinq kilomètres et englobe plusieurs îles : la Grande Île, face à Bonnières-sur-Seine, séparée côté Bennecourt par le bras de Gloton, la Lorionne, îlot situé légèrement en amont de la précédente dans le bras principal, l'île de la Flotte, prolongée par l'île de Merville, plus en aval, ces deux dernières étant en partie administrativement rattachées à Jeufosse.

Ce territoire est essentiellement rural, à 82 %[2]. L'espace rural est principalement consacré à des champs cultivés, les parties boisées, environ 20 % du total, se trouvant surtout dans le nord de la commune. L'espace construit comprend principalement des habitations, les plus anciennes dans les noyaux historiques de Bennecourt, Gloton et Tripleval, s'échelonnant au pied de la falaise le long de la Seine, les plus récentes sont dispersées le long des routes, surtout en bord de Seine en direction de Villez, et dans la pointe amont de la Grande Île. Les espaces consacrés aux activités représentent 3,5 % du total, soit 4,3 ha dans la Grande Île.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Les communications sont assurées par des routes départementales, la D201 qui relie la commune à Bonnières-sur-Seine au sud grâce à deux ponts successifs appuyés sur la Grande Île, et Giverny vers le nord, la D100 qui rejoint La Roche-Guyon en suivant la rive nord de la Seine, ainsi que par diverse voies communales.

La commune n'est pas desservie par le chemin de fer. La gare la plus proche est celle de Bonnières, située à deux kilomètres environ du village.

Un sentier de grande randonnée, diverticule reliant le GR 26 au sud au GR 2 au nord en passant par la gare de Bonnières, traverse le territoire communal.

Gloton sous la neige.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Bennecourt est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[3]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Bernencuria en 1337[4],[5].

Les formations toponymiques en -court sont caractéristiques du nord de la France. L'élément court est issu du gallo-roman CŌRTE (bas latin cōrtem). Ce même étymon a donné le français cour et son dérivé courtois. L'orthographe actuelle de cour est liée à une fausse étymologie d'après le latin curia qui explique aussi la forme latinisée Bernencuria, pour *Bernencort. Le permier élément est un nom de personne germanique, comme c'est généralement le cas. Il s'agit ici de Berno[6],[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été habitée à l'époque gallo-romaine ainsi qu'en témoignent les vestiges d'un sanctuaire fouillés dans les années 1980.

Aux IXe et Xe siècles, Bennecourt, comme toutes les localités riveraines de la Seine, subit les ravages des incursions vikings, qui ne prirent fin qu'avec le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. ceux-ci établirent à plusieurs reprises une base arrière dans l'île de la Flotte (île partagée entre les communes de Jeufosse et Bennecourt située près de la rive gauche face à Jeufosse), où ils hivernaient et d'où ils s'élançaient notamment vers Paris[8].

Bennecourt fut longtemps rattachée à La Roche-Guyon dont la seigneurie s'étendait dès le XIIIe siècle, sur les deux rives de la Seine de Bonnières à Vétheuil[9]. Les propriétaires de Bennecourt furent notamment les familles de Tilly, du Plessis, et de La Rochefoucauld[10]

La commune fut créée en juin 1790 et rattachée initialement au district de Mantes.

Vers la fin du XIXe siècle, plusieurs peintres, dont Monet et Cézanne fréquentèrent Bennecourt, logeant dans une auberge de Gloton.

Le 24 août 1884, la mise en service des deux ponts routiers sur la Seine mit fin à l'isolement de Bennecourt qui ne communiquait avec Bonnières qu'à l'aide de bacs[11]. Ces ponts furent détruits en 1940 et reconstruit après-guerre.

Lors de la Première Guerre mondiale, un industriel belge dans le but de poursuivre son activité en dépit de l'avancée de l'armée allemande en Belgique, transféra son activité à Bonnières-sur-Seine où il fonda la première usine sidérurgique, les laminoirs de Saint-Éloi, entraînant l'arrivée d'un millier d'ouvrier Belges dans la région. À cette époque, l'église Saint-Ouen de Bennecourt devint la paroisse des Belges[12] et reçut en 1920 des vitraux offerts par Louis Piret.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé du maire et de quatorze conseillers dont quatre sont adjoints au maire, proportionnellement au nombre d'habitants[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Didier Dumont    
mars 2008 2014 Didier Dumont    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune de Bennecourt appartient au canton de Bonnières-sur-Seine ainsi qu'à la communauté de communes des Portes de l’Île-de-France dont la ville centre est également Bonnières.

Le territoire communal est également inclus dans celui de l'opération d'intérêt national Seine-Aval[14].

Sur le plan électoral, elle est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale du nord-ouest des Yvelines, dont le député est Jean-Marie Tétart (UMP) . Au plan judiciaire, Bennecourt fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[15],[16].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 812 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 054 1 059 1 016 1 117 1 135 1 118 1 080 1 030 962
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
900 860 846 815 729 771 749 746 688
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
701 667 682 700 643 660 665 667 682
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
809 858 1 123 1 179 1 572 1 784 1 763 1 780 1 812
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,8 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 14 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 17,1 %).
Pyramide des âges à Bennecourt en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,7 
3,3 
75 à 89 ans
4,9 
10,5 
60 à 74 ans
11,5 
23,4 
45 à 59 ans
23,0 
21,5 
30 à 44 ans
23,5 
18,3 
15 à 29 ans
16,9 
22,8 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Commune résidentielle.
  • Agriculture
  • Port Saint-Nicolas, port de plaisance sur la Seine.
  • Chantier naval.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Ouen : église du XVIe siècle, classée monument historique par arrêté du 18 mai 1932[21]. Dans cette église se trouvent un ensemble de vitraux offerts vers 1920 par un industriel belge, Louis Piret[22],.
  • Vestiges d'un sanctuaire gallo-romain, le Fanum, fouillé entre 1982 et 1988[21].
  • Ancien temple protestant datant en 1964, transformé en résidence secondaire.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les « coteaux de la Seine de Tripleval à Vétheuil », représentant au total environ 286 hectares, inclus dans le site Natura 2000 des « Coteaux et Boucles de la Seine » (code FR1100797, s'étendent en partie dans la commune de Bennecourt. Il s'agit de coteaux calcaires exposés au sud dans la concavité d'un méandre de la Seine sur lesquelles on trouve une flore thermophile d'affinité méditerranéenne et une végétation d'éboulis calcaires. Parmi les espèces animales présentes figure Callimorpha quadripunctata, l'écaille chinée, papillon qui est inscrit parmi les espèces d'intérêt communautaire dans l'annexe II de la directive habitats[23].

Au bord de l'eau à Bennecourt,
Claude Monet, 1868, Art Institue of Chicago

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Zola (1840-1902), écrivain, a habité la commune à la fin du XIXe siècle. Une partie de son roman "L'oeuvre", se situe à Bennecourt.
  • Peintres célèbres ayant fréquenté Bennecourt au XIXe siècle :
  • Louis Piret, industriel belge, maître de forges à Thy-le-Château près de Charleroi, installa une usine sidérurgique à Bonnières en août 1915[12]. Deux vitraux offerts par Louis Piret en « hommage des Belges à la France hospitalière » sont installés dans l'église de Bennecourt.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bennecourt

Les armes de Bennecourt se blasonnent ainsi :
d'azur à la grappe de raisin tigée et feuillée d'or, accostée de deux épis de blé du même, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d'or.

Les épis de blé et la grappe de raisin évoquent les cultures principales de la commune (pour la vigne il s'agit d'une culture disparue) tandis que les trois étoiles en chef symbolisent les trois noyaux urbains de Bennecourt, Gloton et Tripleval[24].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. les maires des Yvelines, Préfecture des Yvelines
  2. Mode d'occupation du sol en 1999, Iaurif
  3. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 72a
  5. Ernest Nègre, TGLF (lire en ligne) [1]
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  7. Ernest Nègre, op. cit.
  8. Serge Sochon, Alerte, drakkars sur la Seine !, le siège de Paris par les Vikings, éditions Charles Corlet, Condé-sur-Noireau, 1994 (ISBN 2-85480-453-8).
  9. La Roche-Guyon, l'un des plus beaux villages de France, Alain Quenneville, Thierry Delahaye et Christian Broutin, Le Valhermeil, 1996, p. 7.
  10. Monique Bardy, La grande histoire des Yvelines, Édijac, p. 22.
  11. Le pont de Bonnières, site officiel de Bonnières-sur-Seine
  12. a et b 1914-1918, Bonnières-sur-Seine sur le site de Thy-le-Château
  13. Site municipal - Présentation des élus
  14. « OIN Seine-Aval », EPAMSA (consulté le 16 avril 2011).
  15. « Tribunal d'instance de Mantes la Jolie - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 16 avril 2011).
  16. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 16 avril 2011).
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  19. « Évolution et structure de la population à Bennecourt en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  20. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 avril 2011)
  21. a et b Le Patrimoine des communes des Yvelines, Paris, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ août 2000, 1155 p. (ISBN 2-84234-070-1), p. 91.
  22. Bennecourt, église paroissiale Saint-Ouen, Archives des Yvelines
  23. « Document d'objectifs du site « Coteaux et boucles de la Seine », p. 96-104 », Réseau Natura 2000 (consulté le 14 mai 2011).
  24. Le blason sur le site officiel de la commune