Mauvezin (Gers)

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Mauvezin
Mairie.
Mairie.
Blason de Mauvezin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Mauvezin
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des bastides de Lomagne
Maire
Mandat
Gérard Marcet
2014-2020
Code postal 32120
Code commune 32249
Démographie
Gentilé Mauvezinois
Population
municipale
2 009 hab. (2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 53″ N 0° 52′ 44″ E / 43.7313888889, 0.87888888888943° 43′ 53″ Nord 0° 52′ 44″ Est / 43.7313888889, 0.878888888889  
Altitude 158 m (min. : 115 m) (max. : 202 m)
Superficie 32,18 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Mauvezin (Mauvesin en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Midi-Pyrénées.

Chef-lieu de canton, il s'étale au flanc d'un coteau entre les vallées fertiles de l'Arrats et de la Gimone. Son ancienne forteresse, redoutée des alentours lui valut son nom de « Mauvais voisin » (en occitan mau vesin). Une autre interprétation du nom Malvesin (à partir des travaux du professeur A. Nouvel) permet de dire que mal signifie « hauteur ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur un coteau enchassé par deux rivières : l'Arrats et la Gimone qui coulent parallèlement. Frontière entre l'Aquitaine et la Narbonnaise, place forte implantée sur un site escarpé, Mauvezin dès le XIIIe siècle se dote de la structure qui la caractérise aujourd'hui : la haute ville (place de la Libération) et la basse ville.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Mauvezin fut la capitale du Fézensaguet. Ce territoire démembré du comté de Fezenzac vers 920, devint le vicomté de Fredelon, troisième fils de Guillaume Garsie en 940. Il s'étendait des portes de Saint-Clar et de Fleurance jusqu'aux environs d'Auch et de L'Isle-Jourdain.

En 1275, les habitants reçurent une charte de coutumes et de libertés, octroyées par Géraud V. En 1472, le Fézensaguet fut intégré par Louis XI dans le domaine royal. Au début du XVIe siècle, il fut donné au duc d'Alençon et reprit son autonomie. Marguerite d'Angoulême reçut confirmation de cette donation au moment de son remariage avec Henri d'Albret, roi de Navarre.

Jeanne d'Albret, mère du futur Henri IV, vicomtesse du Fézensaguet, favorisa le développement de la Religion réformée, la religion protestante. À cette époque, Mauvezin était qualifiée de « Petite Genève ».

Henri de Navarre vint assez souvent à Mauvezin, notamment en 1576 : il s'empare de la ville ; les troupes causèrent quelques désordres ; les catholiques durent quitter les lieux.

Mauvezin connut les guerres de religion et leurs conséquences : querelles, violences, saccages, combats... Le couvent et l'église furent en partie détruits.

Louis XIII s'est efforcé d'établir le pouvoir absolu. Ses troupes ont investi les places fortes protestantes dont Mauvezin. La ville fit soumission en 1621. Le duc de Mayenne desarma le château et des murailles. En 1789, la Révolution, la disette et la « Grande Peur » marquèrent la cité.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 mars 2014 Yvon Montané   Conseiller général du canton de Mauvezin (1976-1994)
mars 2014 en cours Gérard Marcé[1] PCF Conseiller général du canton de Mauvezin depuis 1997

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 009 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 981 1 989 2 090 2 164 2 689 2 674 2 634 2 616 2 700
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 704 2 713 2 727 2 672 2 587 2 567 2 465 2 477 2 261
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 205 2 128 1 735 1 826 1 756 1 865 1 730 1 712 1 866
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
1 857 1 756 1 705 1 671 1 642 1 743 1 755 1 947 2 009
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • J.E.M. Mauvezin : les Journées Économiques de Pâques avec « Bonjour les Antiquaires », les concerts de gospels, la foire aux produits régionaux, la randonnée de l'Omelette mauvezinoise, les expositions et la fête foraine.
  • La Fête de l'Ail : le lundi après le 15 août, la journée est animée, la veille par la randonnée cyclotouriste de l'ail, et le jour même par l'élection de la Reine de l'Ail et par le bal populaire.
  • Rondes des foies gras, chaque année le deuxième dimanche d'octobre, parcours de 25 km à effectuer soit en course à pied en individuel soit en couple course à pied + VTT. Cette course présente la particularité d'offrir des ravitaillements au foie gras dans les sept fermes productrices du parcours.
  • Cinéma tous les mardis, vendredis et dimanches. En été séances les mardis, jeudis et dimanches.
  • Fête locale et patronale le dernier dimanche de septembre, avec bal, course cycliste et fête foraine, organisée par le comité des fêtes (fête de la Saint-Michel) et concert d'orgues.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture local et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La place de la Libération et mairie - vue aérienne.
Église.
  • La promenade du Château

Elle a été édifiée sur les ruines de l'ancien château vicomtal démantelé en 1621.
Cette promenade soutenue par de monumentales terrasses transformées en un parc éducatif avec quatre grands thèmes : les droits de l'Homme, les saveurs et les senteurs, les formes, les quatre éléments (l'eau, la terre, le feu, et l'air).

La place de la Libération est le cœur de la bastide. Le Trépadé, qui forme un bel ensemble architectural, est bordé de maisons anciennes à arcades où l'on remarque la poste, Maison Henri IV de style gascon du XVIe siècle, la mairie, belle construction de pierre du XIXe siècle et la halle du XIVe siècle, imposant monument aux piliers soutenant une magnifique charpente couverte en tuile.

À étages octogonaux et puissants contreforts, ce clocher gothique du XIIIe siècle est classé. L'église, ruinée par les Guerres de religion a été reconstruite en partie en 1829. À l'intérieur, on peut admirer des stalles gothiques du XVe siècle en provenance de l'église de Barran (Gers), un baldaquin et un orgue de 14 jeux.

  • La tour Jeanne-d'Albret

Tour carrée du XIVe siècle, de style austère et dépouillé dominant la basse ville.

Le temple du XVIIe siècle fut rasé en 1684 lors des guerres de Religion. Il fut reconstruit au XIXe siècle et récemment restauré.

Située entre la basse ville et le centre ville, cette fontaine a été récemment restaurée.

Édifiée à la mémoire du journaliste sportif, enterré au cimetière de Mauvezin (route d'Auch).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois barres d'azur, aux trois vaches d'or rangées en bande brochant sur le tout[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]