Glencore

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Glencore-Xstrata

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Logo de Glencore

Création 2 mai 2013
Fondateurs Marc Rich
Personnages clés Ivan Glasenberg
Forme juridique Public limited company
Action LSE : GLEN, HKEX : 0805
Siège social Drapeau de Suisse Baar (Suisse)
Direction

Tony Hayward (Interim chairman), Ivan Glasenberg

Ivan Glasenberg (CEO)
Activité négoce en matières premières
Effectif 57 000 via ses différentes filiales (2011)
Site web www.glencore.com
Chiffre d’affaires 144,9 milliards $ (2010)

Glencore-Xstrata est une compagnie anglo-suisse de négoce et courtage de matières premières. Elle résulte de la fusion le 2 mai 2013 de Glencore, compagnie de négoce fondée par le trader Marc Rich et de Xstrata, multinationale active dans l'extraction minière. Elle est basée en Suisse à Baar, dans le canton de Zoug.

En 2011, le groupe employait plus de 2 700 personnes affectées au marketing et 54 800 personnes (dans 30 pays) affectées directement ou indirectement aux opérations industrielles de Glencore[1]. Selon les données disponibles (fournies par l'entreprise lors de ses ventes d'actions), Glencore contrôlerait en 2011 environ 60 % du zinc mondial, 50 % du cuivre, 30 ou 38% de l'aluminium, 25 % ou 28% du charbon, et environ 10 % du grain et 3 % du pétrole[2],[3]. Le groupe contrôlerait aussi au moins 45% du marché mondial du plomb[4], métal toxique, mais stratégique (pour les batteries, le nucléaire, l'armement et les munitions de guerre, de chasse et de tir sportif, le plomb tétraéthyle..) dont le prix a beaucoup grimpé.

Son fondateur, Marc Rich était poursuivi à plusieurs reprises pour corruption et évasion fiscale[5]. Après avoir œuvré durant 37 ans dans un halo de mystère, cette société très controversée qui a reçu en 2008 le prix du Public Eye Awards de la multinationale la plus irresponsable[5], est entrée en bourse en 2011 et est classée 6e entreprise européenne en 2005. Son patron, Ivan Glasenberg, est présenté comme « le premier courtier du monde », avec 15,8 % des actions du groupe, représentant une enveloppe de 10 milliards de dollars (7 milliards d’euros), ce qui devrait la forcer à un peu plus de transparence[6].

Que produit Glencore ?[modifier | modifier le code]

Selon son site internet, Glencore est un groupe international de marketing et de production intégrée de matières premières ayant des activités dans la « production, l'approvisionnement, la transformation, le raffinage, le transport, le stockage, le financement et la fourniture de métaux et minéraux, produits énergétiques et produits agricoles » provenant de la production du groupe Glencore lui-même ou de tiers.

Glencore fournit aussi de l'ingénierie financière et logistique et d'autres services de la chaîne d'approvisionnement pour un large éventail de producteurs et consommateurs de produits.

Les clients sont principalement des industries métallurgiques, agroalimentaires (270 000 hectares de terres en culture déclarées en 2011[7]), automobiles ou pétrolières et de production d'énergie ou de carburant (3 % du pétrole négocié dans le monde en 2010, avec de gros projets (en développement) en offshore au large de l'Afrique, mais aussi gaz, charbon, coke[8], etc.).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le groupe provient d'une société fondée par Marc Rich, un homme d'affaires belge controversé, qui a acquis plusieurs nationalités, dont américaine. Il a été condamné aux États-Unis pour violation d'embargo de 1983 à 2001 et accusé en 1983 par un grand jury fédéral américain de plus de 50 chefs d'inculpation, ayant fui en suisse, finalement gracié après avoir fait partie de la liste dix fugitifs les plus recherchés du FBI[9].

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Selon les données disponibles, le chiffre d'affaires de Glencore aurait atteint en 2010 environ 102 milliards d’euros (soit environ 145 milliards de dollars). Son bénéfice net aurait été de 3,8 milliards de dollars en 2010[10]. D'après le site fortune.com (qui publie le classement Fortune 500), Glencore a réalisé en 2013 un chiffre d'affaires de 232,7 milliards de dollars, en progression de 8.5% par rapport à 2012.
Le groupe posséderait aussi 55,7 milliards d’euros (79,8 milliards de dollars) de biens et 13,39 milliards d'euros (19,6 milliards de dollars) de participations dans d'autres entreprises.

Mi-avril 2011, Glencore, alors encore très peu connu du public, annonce vouloir entrer en bourse.

Le mardi 24 mai 2011 Glencore entre effectivement en Bourse (opération préparée sous le nom de code « Galaxy » avec l'émission prévue de 6,4 milliards d'actions[10]) à la Bourse de Londres (après que des cotations sur le marché gris de Londres ont commencé le 19 mai 2011). Le groupe annonce en mai 2011 qu'il compte vendre ses actions de 480 à 580 pence par titre pour son introduction à Londres mais aussi ensuite à Hong­kong, visant ainsi à lever 10 milliards de dollars (6,7 milliards d'euros)[11]. La part du capital du groupe introduite en Bourse représente 16,4 % du capital[12]. Le groupe annonce aussi prévoir l'émission de 10 % d'actions supplémentaires (surallocation) si la demande dépassait l'offre ; Ces 10 % portant l'offre à 11 milliards de dollars, ce qui est plus que le record (10,6 milliards de dollars levés en 2006) sur la place de Londres détenu par le russe Rosneft[12].

Selon Glencore, le groupe vaut alors environ 40 milliards d'euros. Glencore annonce que de grands investisseurs (dont des fonds souverains de Singapour et d'Abu Dhabi) ont souscrit près de 31 % du capital (environ 3,1 milliards de dollars) ce qui selon certains analystes devait aider Glencore à augmenter (de 50,7 % à 93 %) sa participation dans Kazzinc, le complexe métallurgique kazakh de zinc, cuivre, plomb, or (de la mine de Vasilkovskoe), argent et acide sulfurique (recyclage des fumées), situé à Öskemen (Kazakhstan-Oriental[13]), qui produit en 2011 18 métaux élémentaires, et 23 produits finis, avec une capacité de raffinage de 370 000 tonnes/an de cuivre à laquelle s'ajoute le recyclage de 70 000 t/an de cathodes de cuivre (pour un potentiel de 87 500 t/an de recyclage de ces cathodes)[13], ainsi qu'à financer d'autres investissements et réduire sa dette[11].

Le 25 mai 2011, Glencore entre en bourse à Hongkong après avoir, le 13 mai 2011, annoncé une fourchette de prix pour la partie des titres réservée à Hongkong ; 66,53 dollars de Hong Kong l'action[12].
Glencore, de par sa valeur boursière entre ensuite immédiatement dans le FTSE 100 (« ce qui n'est arrivé que deux fois jusqu'ici dans l'histoire de cet indice[12] »), c'est-à-dire les cent plus grosses valeurs boursières du London Stock Exchange.

En juin 2011, en réponse à une rumeur véhiculée par la presse, le groupe a démenti (par un communiqué) vouloir acquérir l'un de ses concurrents Eurasian Natural Resources Corporation (ENRC), en raison de la considération par l'exécutif du groupe de la règle 2.8 du code City Code on Takeovers and Mergers sur les fusions et acquisition, en vigueur au London Stock Exchange. Glencore annonce toutefois se réserver le droit de faire à l'avenir une offre négociée avec le Takeover Panel[14] en cas d'offre d'une tierce partie pour ENRC, ou dans le cas d'un « changement important de circonstances »[15].

Entre septembre et novembre 2011, Glencore acquiert les parts qu'il ne possède pas encore dans Minara Resources, une entreprise australienne extrayant du cobalt et du nickel pour 278 millions de dollars[16].

Glencore a mis au point un système d'intégration verticale sans précédent (il était en 2011 par exemple propriétaire de détient près de 300.000 hectares de terres agricoles productives, tout en ayant « accès unique à l'information sur la production et la distribution » (du grain et des métaux ferreux), renforcé par « des bureaux présents partout dans le monde » note Devlin Kuyek, chercheur à GRAIN, une ONG travaillant sur le thème de la sécurité alimentaire ; selon lui il est préoccupant que les gens détenant cette information soient aussi des spéculateurs (Cf. possibles délit d'initié et conflit d'intérêt et possibilité de parier sur l'instabilité des marchés alimentaires et des matières premières).
Le groupe est aussi devenu assez puissant et monopolistique pour être peut-être devenu « l'une des rares sociétés minières capable de fixer les prix, plutôt que de les subir »[4], selon Chris Hinde, directeur de la rédaction du magazine spécialisé « Mining Journal » qui ajoute que ce groupe qui possède des mines et emploie aussi les agents de change qui dans le domaine du commerce des matières premières oeuvent dans « un monde assez secret » et « fixent effectivement le prix de certains produits très importants »[4].

Fusions[modifier | modifier le code]

Fusion avec RusAl et Sual[modifier | modifier le code]
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En se rapprochant de Sual (ou Siberian-Urals Aluminium Company) en 2006[17] puis en fusionnant avec les deux leaders russes de l'aluminium (Rusal et Sual), Glencore acquiert une position monopolistique en créant le numéro un mondial de l'aluminium[18],[19]. Ces deux groupes contrôlaient en 2005 95 % du marché russe de l'aluminium et 20 % du marché mondial[20]. Ils sont issus d'une concentration par regroupements/rachats d'entreprises de l'Ex-URSS effectués lors de la libéralisation de l'économie russe et dans l'élan de « l'effet richesse résultant de la dévaluation de l'automne 1998 » ayant permis « la stabilisation d'une oligarchie capitaliste dans la métallurgie russe (...) dès 1997 mais surtout à partir de 1999 ».

Le grand producteur russe d'aluminium Rusal et Sual (producteur russe et possesseur de mines de bauxite et d'alumine) ont annoncé leur fusion avec Glencore, ce dernier apportant une grande part de ses actifs, donnant naissance au numéro un mondial du secteur. « C'est un événement historique, a déclaré le président du conseil d'administration de Sual, Viktor Vekselberg », précisant que ce nouveau groupe entrerait en bourse avant 18 mois.

La valeur potentielle du groupe serait de 25 à 40 milliards de francs. Le milliardaire russe Oleg Deripaska, magnat de l'aluminium[21] dont la fortune est estimée à 14 milliards de dollars, deviendra le principal actionnaire de la nouvelle compagnie. En 2007, il détenait déjà 66% des parts de de Rusal (Viktor Vekselberg et Leonid Blavatnik, ses deux principaux partenaires en possédant 15 %[22]).

Le nouveau géant aura une capacité de production de plus de 4 millions de tonnes d'aluminium primaire par an, a indiqué M. Vekselberg. Il dépassera ainsi l'américain Alcoa, qui produit 3,6 millions de tonnes d'aluminium par an, et le canadien Alcan qui en produit autant.

La création de ce nouveau géant a été préalablement approuvée par le président russe Vladimir Poutine qui avait encouragé M. Vekselberg en ce sens lorsque celui-ci lui avait présenté le projet de fusion le 13 septembre devant les caméras de télévisions.

En 2005, bien avant l'annonce de cette fusion, Rusal, la plus grande des trois compagnies ambitionnait déjà de dominer le marché de l'aluminium[23], visant 5 millions de tonnes d'aluminium primaire en 2013.

La direction de avait indiqué aussi s'intéresser d'autres métaux (cuivre, nickel...), suggérant une transformation possible du groupe en un géant minier diversifié du type du groupe minier BHP Billiton. Depuis plusieurs années, ces groupes prennent le contrôle d'installation portuaires[24] et cherchent à développer leur marché à l'étranger[25], d'une manière agressive et « prédatrice »[26] parfois.

Fusion avec Xstrata[modifier | modifier le code]

Glencore veut depuis plusieurs années fusionner avec Xstrata (également basé en Suisse).

La commission européenne a autorisé cette fusion, de même que les autorités sud-africaines, à certaines conditions. Mais la Chine tardant à avaliser cette fusion, la fusion a été repoussée à 2012, puis à 2013, près que Pékin ait donné son accord. Cet accord est conditionné à un engagement de fourniture à la Chine durant 8 ans au moins de concentrés de cuivre, zinc et plomb, ainsi qu'à la vente de la participation de Xstrata dans la mine de Las Bambas (Pérou) avant le 30 septembre 2014, à un repreneur validé par Pékin pour une cession définitive au 20 juin 2015)[27].

Le 2 mai 2013, Glencore International AG rachète Xstrata, pour devenir Glencore-Xstrata, la fusion donnant ainsi naissance à un géant mondial des matières premières[28].

Scandales et suspicions d'illégalités[modifier | modifier le code]

La tour à plomb de Métaleurop-Nord avant sa destruction suite à la mise en faillite de l'Usine par Glencore

En février 2007, le président bolivien Evo Morales nationalisa une mine d'étain détenue par une filiale de Glencore. Morales avait alors indiqué que le complexe minier, créé dans les années 1970 sous Hugo Banzer, avait été privatisé et vendu à Glencore par Gonzalo Sánchez de Lozada, le président chassé suite à la « guerre du gaz », qui s'était, selon Morales, enrichi illégalement lors de cette vente [29].

Dans l'affaire Pétrole contre nourriture, Glencore a été citée dans le rapport de Paul Volcker (Rapport Volcker) pour avoir versé des commissions occultes à Saddam Hussein, l'ancien président irakien.

Glencore est également controversé dans le secteur minier et métallurgique. Par exemple en Zambie, l'entreprise est accusée de mise en danger de la population, dégradation de l’environnement, pillage des ressources minières, évasion fiscale et transferts douteux via des paradis fiscaux[30] ; à Kankoyo, quartier pauvre de la ville cuprifère zambienne de Mufulira où la compagnie Mopani (Mopani Copper Mines, 1re mine du pays, qui a été privatisée et est maintenant filiale à 70% de Glencore et à 30 % de First Quantum Minerals Ltd (Canada) se montre très polluante[31], tout en étant gérée via des sociétés intermédiaires souvent implantées dans des paradis fiscaux, privant les populations locales et le pays des recettes fiscales dont ils devraient bénéficier en retour de l'exploitation de la ressource en cuivre[32]. La moitié environ des mineurs ne sont pas officiellement salariés de l'usine, et ont un accès difficile aux soins médicaux. Les salaires (3 livres/jour en 2011[32]) sont corrects par rapport aux standards locaux, mais la vie est plus chère autour de la mine à cause de la pollution et de ses effets sur la santé, l'eau, l'agriculture et le refus d'autres acteurs à investir dans cet environnement[32], et il est interdit d'adhérer à un syndicat sous peine de licenciement selon l'ONG Sherpa[32]. Alors que les bénéfices de la compagnie n'ont cessé de grrandir (le prix du cuivre est passé de moins de 2000 $/t quand Glencore a acquis Mopani, à plus de $ 7500 en 2011), Mopani a été accusée d'évasion fiscale par un rapport d'audit commandé par les autorités zambiennes [32].

Avec Xstrata (appartenant partiellement à Glencore) le groupe a, en Colombie sur le site des mines de charbon de Cerrejon, rasé des villages entiers et exproprié leurs habitants de force avec la complicité des autorités et de l'armée. Ces deux sociétés sont aussi dénoncées par le syndicat des mineurs pour corruption et violations graves des droits de l'être humain. Ailleurs, le peuple indien Wayuu a été chassé de ses terres ancestrales par, entre autres, une unité de l'armée habituellement "employée" par la mine pour surveiller ses installations[33].

Dans ses activités de courtage pétrolier, Glencore aurait créé un mécanisme des préfinancements pétroliers qui a permis en Afrique à un pays de s'endetter sur ses revenus pétroliers à venir, souvent au bénéfice des dirigeants (voir kleptocratie et pétrole). Ceci a été dénoncé en Afrique du Sud, suite à la mise au jour par les journaux The Mail & The Guardian (20-27.05.05) de manœuvres frauduleuses ayant associé la société para-étatique Petro SA qui aurait en Afrique du Sud payé deux fois le prix d'un stock de condensat de gaz naturel à Glencore). En décembre 2003, Petro SA aurait avancé 25 millions de dollars a été impliqué dans le scandale Oil gate,
Glencore a aussi signé un contrat pétrolier avec le Sud-Soudan trois jours seulement après que celui-ci a accédé à l’indépendance ; la Joint venture nommée Petro Nile est contrôlé à 51 percent par Nilepet, la compagnie nationale, et à 49% par Glencore[34] De même, le groupe aurait signé un contrat avec la National Oil Company de Libye pour l’approvisionner en essence et produits raffinés (avant la levée imminente annoncée des sanctions onusiennes.[réf. nécessaire]

En 2003, Roselyne Bachelot, alors ministre de l'environnement avait qualifié Glencore de « voyou » après qu'il eut provoqué la faillite de Metaleurop Nord à Noyelles-Godault (usine métallurgique traitant principalement le plomb et le zinc, mais aussi de nombreux autres métaux, dont rares et/ou précieux) en laissant une vaste friche polluée, sans assumer les engagements antérieurs de l'entreprise à l'égard de l'environnement et de la situation sociale et sanitaire locale[2].

Glencore est aussi accusé d'avoir spéculé sur la faim et les crises[4] notamment en ayant provoqué une hausse du prix du blé en 2010[2],[3] et en jouant sur les prix du carburant et des matières premières.

Selon une enquête conjointe de la BBC et de la RTS, Glencore actif dans le bassin du Congo via deux joint-ventures ; Kamoto Copper Company (KCC) et DRC Copper and Cobalt Project (DCP) aurait acheté (75.15% des parts en 2013, et 3300 employés[35]) Katanga Mining Limited via sa filiale la compagnie minière Kamoto Copper Company. Dans cette région du Katanga, du minerai de cuivre est extrait par des adolescents et des enfants, notamment dans les mines artisanales de Tilwezembe. Cette même enquête mentionne qu’à proximité de Kolwezi, une usine hydroindustrielle exploitée par Kamoto Copper Company rejetterait de l'acide sulfurique dans la rivière Luilu et la contaminerait, provoquant l'empoisonnement de la population locale[36]. l'ONG Global Witness dénonce des actions de corruption[37].

Une entreprise ("London Metal Exchange" ou LME, propriété de "Hong Kong Exchanges" et "Clearing SA") a été attaquée dans le cadre de la loi antitrust des États-Unis suite à une plainte groupée émise par des fabricants de produits en aluminium (véranda, coques, etc.) estimant que des entreprises (dont Goldman Sachs Group Inc. et Glencore Plc) ont réduit la fournitures d'aluminium (avec jusqu'à 16 mois de retard d'exécution des commandes) pour faire monter les prix de ce métal. Les compagnies poursuivies ont nié les allégations portées à leur encontre, et au motif que l'entreprise LME exerçe aussi une mission de délégation de service public pour le compte du Gouvernement du Royaume-Uni (mission visant la régulation des marché, s'est étonné la juge américaine chargée du dossier), elle a été considérée comme par le juge de district américain chargé à Manhattan d'instruire la plainte comme à l'abri des poursuites (immunité liée à la souverainneté du Royaume-Uni). Les auteurs de la plainte estiment pour leur part que le London Metal Exchange ne peut échapper au litige car est plus actif pour les contrats d'entreposage à des fins commerciales dans le monde entier que dans sa mission réglementaire au Royaume-Uni. Il accusent LME, avec Goldman et JPMorgan Chase & Co. d'ainsi augmenter leur profit au détriment des acheteurs[38].

En 2014, la nomination de Tony Hayward comme président de Glencore Xstrata a été très controversée, notamment dans la City de Londres où certains investisseurs ont jugé cette nomination incompatible avec la direction du conglomérat[39] (T Hayward est l'ancien président de BP, souvent considéré comme responsable de la catastrophe de Deepwater Horizon 4 ans plus tôt dans le Golfe du Mexique[39] ; Hayward était déjà membre du conseil d'administration et président par intérim depuis que Sir John Bond avait été renversé lors de l'assemblée générale annuelle de 2010). L'un des investisseurs institutionnels a vendu toutes ses parts dans Glencore en signe de protestation[39]. Des investisseurs ou des personnalités avaient demandés la nomination d'un patron externe à l'entreprise pour rajeunir le conseil d'administration, et certains souhaitaient l'arrivée d'une femme, car comme l'avait dénoncé Vince Cable[40] Glencore était l'un des rares groupes de cette taille et le seul du FTSE 100 encore gouverné sans aucune femme dans le conseil d'administration, trois ans après la demande faite au précédent PDG par Vince Cable [39]. Glencore a ensuite nommé une ancienne dirigeante minière canadienne Patrice Merrin dans le CA [41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Glencore, Company Overview, site internet consulté 2011-12-11
  2. a, b et c Ivan Glasenberg, L'homme qui vaudra 10 milliards, Le Monde, 25 mai 2011
  3. a et b Blas, J., & Farchy, J. (2011). Glencore reveals bet on grain price rise. Financial Times, 24.
  4. a, b, c et d Arsenault C (2011) Glencore: Profiteering from hunger and chaos ; The world's largest commodities trader is issuing a stock sale, and critics say the firm causes spikes in food prices., press service et Aljezeera
  5. a et b Ce qu'il faut savoir sur le sulfureux Glencore, L'express, 25 mai 2011
  6. Julia Finch (2011) Glencore: too big not to be transparent ; With a float due to raise $11bn, the private Swiss commodities empire is a business we should all be interested in, The Guardian, Thursday 14 April 2011
  7. Grains Oils / Oilseeds, sur le site internet du groupe, consulté 2011-12-11
  8. Activités pétrolières, Site internet du groupe, consulté 2011-12-11
  9. (en) Ammann, Daniel, The King of Oil: The Secret Lives of Marc Rich, New York, St. Martin‘s Press,‎ 2009, 1e éd. (ISBN 978-0-312-57074-3, LCCN 2009016926)
  10. a et b Matières premières: le géant suisse Glencore fixe le prix de ses actions en Bourse, 2011-05-04 à 09:25
  11. a et b Jean-Bernard Litzler, L'introduction en Bourse du géant mondial du négoce de matières premières devrait être la troisième plus grosse opération de ce type en Europe, Le Figaro, 04/05/2011, 19:51
  12. a, b, c et d Glencore/Bourse: débuts mitigés, Reuters, 2011-05-19
  13. a et b Glencore, Communiqué du 13 septembre 2011, émis à Baar, Suisse,
  14. Panel on Takeovers and Mergers (Site internet)
  15. Glencore International plc (“Glencore”) response to press speculation - Eurasian Natural Resources Corporation plc (“ENRC”), Communiqué Glencore, 2011-07-15
  16. Minara tells investors to accept Glencore bid, Reuters, 19 septembre 2011
  17. Cherkasova, M., & Pleshanova, O. (2006). Energy, Metallurgy, Aluminum, Russian Federation. SUAL, Rusal and Glencore Signs a Merger Agreement. Business and Economic Reports, (191).
  18. Infos - bluewin.ch
  19. Rubinshtein TB (2011) Estimating the effect of mergers and acquisitions in metallurgy. Russian Journal of Non-Ferrous Metals, 52(6), 516-518.
  20. Oleg Ustenko (2002) Russia’s Accession into WTO : A Case Study of the Aluminium Industry, Centre for Economic and Financial Research (CEFIR), Moscou/OMC, mars 2002 ; Voir page 3
  21. Russia-Profile (2006), Smelting the Last Champion By Adam Fuss Special to Russia Profile An Aluminum Merger Sets up Russia’s Next Big Thing, 2006-09-12
  22. Moscow times, 2007, march 22:6, in Ravi Ramamurti, Jitendra V. Singh (2009) Emerging Multinationals in Emerging Markets, Cambridge University Press, 2009-04-16, 439 pages, voir p. 183/439
  23. « RUSAL aims to be world’s top aluminum producer », Dow Jones International News ; 2005-10-21 (lien)
  24. Russia Intelligence (2005), “Grand remue ménage dans les ports russes”, 27 mai 2005, http://www.russiaintelligence. fr/news00011b43.asp
  25. Durand C., « Transformations of the Russian metallurgical branch (19912000) », EastWest Journal of Economics and Business, vol. 6, no 1, 2003, p. 315337.
  26. Durand C., « De la prédation à la rente : émergence et stabilisation d’une oligarchie capitaliste dans la métallurgie russe (19912002) », Géographie, Économie, Société, vol. 6, no 1, 2004, p. 1938
  27. Enerpress (2013) L'épine chinoise retirée de la fusion Glencore/Xstraté ; Enerpress no 10806, 2013-04-18
  28. Glencore-Xstrata : naissance d'un géant des matières premières, Le Monde.fr, 2 mai 2013
  29. El Complejo Metalúrgico Vinto vuelve a manos del Estado, Bolpress, 9 février 2007.
  30. Glencore : comment une multinationale pille l’Afrique avec la complicité de l’Europe [1] : http://www.bastamag.net/article1352.html
  31. Davies R (2011). The other face of Glencore Mining that investors never see. Daily Mail [UK], Nov, 21.
  32. a, b, c, d et e « Dossier de Presse Mopani »,‎ 12 avril 2011
  33. Ces faits ont été révélés par un reportage diffusé sur la Télévision suisse romande le 29 juin 2006
  34. Matt Richmond (2011), article intulé “South Sudan’s Oil Company Forms Joint Venture With Glencore to Sell Oil.” www.bloomberg.com. 7-12-11.
  35. « Katanga Mining Limited is listed on the Toronto Stock Exchange and operates a large-scale copper-cobalt project in the Democratic Republic of Congo through two joint ventures, Kamoto Copper Company (KCC) and DRC Copper and Cobalt Project (DCP). », selon page Katanga du site internet de Glencore International, consulté 2013-03-16
  36. Révélé par l'enquête de Marc Allgöwer et John Sweeney (en) : http://www.rts.ch/info/suisse/3924500-glencore-le-geant-minier-suisse-lie-au-travail-des-enfants-en-rdc.html
  37. Simon Goodley (2014) GlencoreXstrata faces questions over deals made with friend of DRC leader Commodities trader Dan Gertler made $67m in deals conducted with Glencore in the impoverished African country, report alleges, 2014-05-19
  38. Erik Larson (2014), http://www.bloomberg.com/news/2014-08-26/london-metal-exchange-wins-dismissal-from-antitrust-suit.html London Metal Exchange Wins Dismissal From Antitrust Suit], 2014-08-26, consulté 2014-08-26
  39. a, b, c et d New Glencore chief Tony Hayward opposed by investors Investors of Glencore Xstrata ready to demand meetings over appointment of Tony Hayward, former boss of BP, as chairman, The Guardian 2014-05-15
  40. Jill Treanor & Simon Goodley (2014), article intulé Vince Cable blasts Glencore Xstrata for lack of women on board Business secretary wants to discuss issue with commodities trader's new chairman, former BP boss Tony Hayward publié dans The Guardian, 2014-05-20
  41. Sean Farrell (2014), Glencore, last all-male FTSE 100 board, appoints Patrice Merrin as director Mining group recruits Canadian after years of pressure – most recently from Vince Cable – for failure to have woman on board, The Guardian, Thursday 26 June 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Audrey Gallet et Alice Odiot, Zambie : à qui profite le cuivre ?, production : Yami 2, durée : 52 minutes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]