BB 8500

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BB 8500

Une BB 8500 stationnée à Toulouse

Une BB 8500 stationnée à Toulouse

Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation BB 8501 à 8646
Surnom Danseuses
Type locomotive électrique
Couplage Réversibilité
Construction 146 locomotives
Constructeur(s) Alstom-MTE
Livraison 1964-1974
Effectif 31 au 13/01/2014
Affectation SNCF/ VFE - CIC - Fret - TER - INF
sous séries
1 2 3 4
BB 8501 à BB 8536
BB 8537 à BB 8567 BB 8568 à BB 8587 BB 8588 à BB 8646
caractéristiques techniques sous séries
sous séries BB 8501 à BB 8567 BB 8568 à BB 8587 BB 8588 à BB 8646
Cabines:
Persiennes latérales:

Longueur:
Largeur:
Hauteur:
Masse:
petites
2*25 petites carrées

14,7 m
3,038 m
4,148 m
78,3 t
petites
2*13 petites rectangulaires

14,94 m
3,038 m
4,148 m
79,5 t
grandes
2*1 verticales inox
15,57 m
3,026 m
4,1505 m
79,7 t
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux B'B'
Écartement standard
 Alimentation 1,5 kV continu
 Pantographes 2 * AM 18 B
Moteurs de traction 2 moteurs TAB 660 B1
ventil. forcée
 Puissance continue 2 940 kW
Empattement 8,50 m
 Empattement du bogie 1,608 m
 Diamètre des roues Ø1100
Climatisation non
Vitesse maximale 100/140 selon le mode du réducteur km/h

[1],[2],[3],[4]

Les BB 8500 sont des locomotives électriques de la SNCF fonctionnant sous une tension d'alimentation de 1 500 volts continu. Elles sont parfois surnommées Danseuses, en raison de leur suspension aléatoire.

Conception[modifier | modifier le code]

Les BB 8500 font partie de la série des BB Alsthom.

Ces locomotives sont issues des BB 25500 par soustraction de l'équipement monophasé. Le reste de l'engin est identique à sa série mère sur la plupart des points : double réduction, châssis...

Cette série de locomotives a été conçue dans un objectif de polyvalence : elle est apte au fonctionnement en unité multiple et possède un rapport de réduction « petite vitesse » pour les trains de marchandises et un autre « grande vitesse » pour les trains de messageries et ceux de voyageurs.

Les BB 8501 à 5 possédaient d'origine une cabine panoramique à vitres d'angle. Les suivantes (jusqu'à la BB 8587) ne possèdent plus que deux vitres frontales, pour des raisons de sécurité. L'ensemble des BB 8501 à 8587 est parfois appelé « petite cabine » en opposition à la sous-série suivante. En effet, à partir de la BB 8588, un allongement de la caisse a été réalisé pour la mise en place d'un futur attelage automatique européen, qui n'a jamais été mis en place. Cette série se distingue par une vitre supplémentaire entre la porte d'accès et l'extrémité des engins. Plus récente, cette seconde partie de la série est aussi plus confortable pour les conducteurs.

Outre ces distinctions de cabine et de châssis, les BB 8501 à 8536 sont équipées de moteurs TAB 660 A1 alors que les suivantes possèdent des TAB 660 B1, plus puissants.

À partir de la BB 8549, les BB 8500 furent équipées de marquages adhésifs d'usine, en remplacement des plaques en relief. La toiture eut aussi un changement notable : les accrochages pour les échelles de toiture, que l'on retrouve au-dessus des pavillons des 48 premières BB 8500 et qui permettaient d'effectuer une visite sur la toiture, sont remplacées par un dispositif de trappe de toiture, avec échelle intérieure permanente ; le lanterneau fut remplacé par un type plus grand de forme plus pyramidale. De même, la sous-série de BB 8549 à 8568, est équipée d'origine de persiennes à carreaux soudées à la caisse.

Services effectués[modifier | modifier le code]

Prévues pour assurer un service aussi polyvalent que possible, les BB 8500 ont parcouru la plupart des lignes électrifiées en 1 500 V continu.

Actuellement, on les retrouve en tête des trains de voyageurs sur plusieurs réseaux TER, tractant des rames réversibles régionales (RRR) ou des voitures omnibus à 2 niveaux (VO 2N) par exemple. Les parcours sont généralement limités et les vitesses modérées étant donné leur suspension peu performante.

Une part importante de la série était utilisée pour la traction des trains de fret. En unités multiples, sur leur rapport d'engrenages basse vitesse, ces machines étaient particulièrement efficaces en tête de trains lourds : céréales, inter-triage, etc. Elles ont été remplacées par des BB 27000.

À partir de 1997, quelques éléments ont été transformés en BB 88500 afin d'effectuer des manœuvres ou de la desserte, d'une manière similaire aux BB 8100 transformées en BB 80000.

En 2001, une petite vingtaine de machines était affectée comme machines de pousse sur la ligne de la Maurienne. Elles avaient été renumérotées BB 8700 et reçu une rénovation limitée. Basées au dépôt de Chambéry, elles ont été radiées entre 2004 et 2005.

À l'instar des BB 8700, en 2002 les BB 8500 affectées aux services TER Bourgogne autour de Dijon ont, elles aussi, été rénovées avec agrandissement d'une des cabines de conduite. Leur réforme est prévue pour 2007-2008, remplacées par des 8500/25500 grandes cabines venues d'Ile De France.

Une BB 8500 en livrée Île-de-France en tête d'une rame VB 2N quitte la gare de Paris-Montparnasse à Paris.
Deux BB 8500 en livrée « En voyage... » à Ouest-Ceinture, à proximité de Paris-Montparnasse.

En juin 2007, les machines qui étaient affectées au réseau Transilien (banlieue francilienne) sont reversées à l'activité TER Centre[5], à l'exception de la BB 8643, radiée le 29 novembre de la même année[6].

Les BB 8553 et 8556 sont équipées de soc et sont nommées respectivement CN1 et CN2.

Lignes desservies[modifier | modifier le code]

  • Paris - Chartres - Nogent-le-Rotrou - Le Mans
  • Paris - Les Aubrais
  • Paris - Orléans
  • Paris - Toulouse
  • Chambéry - Montmélian - Modane (BB 8700 seulement)
  • Toulouse - Montauban Ville Bourbon - Cahors
  • Toulouse - Carcassonne
  • Bordeaux - Marmande - Agen - Montauban - Toulouse.
  • Toulouse - Montréjeau-Gourdan-Polignan - Luchon
  • Narbonne - Cerbère
  • Béziers - Neussargues
  • Bordeaux - Hendaye
  • Bayonne - Saint-Jean-Pied-de-Port (desserte fret)
  • Saint-Jean-Pied-de-Port - Ossès - Saint-Martin-d'Arrossa (desserte fret)
  • Lannemezan - Arreau
  • Dijon - Chalon-sur-Saône - Mâcon
  • Bordeaux - La Pointe de Grave
  • Villefranche - Perpignan
  • Toulouse - Tarbes - Pau
  • Toulouse - Latour de Carol
(liste non exhaustive)

Dépôts responsables de la maintenance[modifier | modifier le code]

  • Technicentre Bourgogne Franche-Comté de Dijon-Perrigny : jusqu'en juin 2011
  • Les Aubrais (dès février 1965)
  • Montrouge : 11 exemplaires
  • Toulouse : 14 exemplaires
  • Villeneuve : 14 exemplaires

(Paris-Sud-Ouest (dès août 1964) : rattaché au dépôt de Villeneuve-Saint-Georges)

Machine conservée (2013)[modifier | modifier le code]

Modélisme[modifier | modifier le code]

  • Cette locomotive a été reproduite en HO par les firmes Lima, Piko et Hornby/Jouef.
  • Sa reproduction en N a été faite par la firme Piko.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, N.M. La Vie du Rail, 1978
  2. Denis Redoutey, Le matériel moteur de la SNCF, page 57, 59, 61, La Vie du Rail, 2007 (ISBN 978-2-915034-65-3)
  3. Revue bimestrielle Voies Ferrées, Le matériel moteur de la SNCF, en plusieurs articles sur plusieurs numéros par année
  4. Revue mensuelle Rail Passion, État trimestriel du matériel moteur SNCF, un article par trimestre
  5. Rail Passion, no 119, p. 82
  6. Rail Passion, no 128, p. 80

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, N.M. La Vie du Rail,‎ 1969 et réédition 1978
  • Denis Redoutey, Le matériel moteur de la SNCF, La Vie du Rail,‎ 2007 (ISBN 978-2-915034-65-3)
  • Revue : Olivier Constant, « Le Train », Encyclopédie du matériel moteur SNCF, Les locomotives à courant continu 1 500 V, Hors série 2004.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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