Villequiers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Villequiers
Villequiers
Villequiers#Héraldique
Blason de Villequiers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Intercommunalité Communauté de communes La Septaine
Maire
Mandat
Pascal Méreau
2020-2026
Code postal 18800
Code commune 18286
Démographie
Gentilé Villequerois
Population
municipale
473 hab. (2018 en diminution de 5,96 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 04′ 13″ nord, 2° 48′ 20″ est
Altitude Min. 174 m
Max. 216 m
Superficie 29,49 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bourges
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Avord
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 14.svg
Villequiers
Géolocalisation sur la carte : Cher
Voir sur la carte topographique du Cher
City locator 14.svg
Villequiers
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villequiers
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villequiers
Liens
Site web www.villequiers.fr

Villequiers est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villequiers est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,7 %), prairies (9,7 %), forêts (5,9 %), zones urbanisées (1,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village s'appelait jadis Montfaucon-en-Berry. La famille des sires de Montfaucon[8],[9],[10],[11] constitue une maison féodale berrichonne des plus notables au Moyen Age, protectrice de l'abbaye de Fontmorigny à Menetou-Couture, fieffée aussi à Sancergues, Herry, La Grange à St-Bouize (ces derniers fiefs sont transmis aux Sully-Beaujeu par le mariage d'Aénor/Eléonore de Montfaucon — sœur de Renaud II, fille d'Eudes Ier et petite-fille de Renaud Ier de Montfaucon — avec Eudes Ier de Sully-Beaujeu vers 1194) ; elle finit même par absorber les seigneurs princes de Charenton par le mariage de Renaud II de Montfaucon († vers 1214).

  • au XIIe siècle, on trouve Renaud Ier de Montfaucon, † vers 1180, fils d'un sire de Montfaucon méconnu et probablement d'une sœur[12] de Renaud de Châtillon (Châtillon-sur-Loing plutôt que Châtillon-sur-Marne ; deux enfants d'Hervé II de Donzy-Gien, frère et sœur de Geoffroy III de Donzy ?). Frère d'Aveline/Anceline de Montfaucon (femme d'Urson/Orson de Nemours-Château-Landon) et mari d'Agnès, fille d'Eudes-Archambaud III de Sully et de Mathilde/Mahaut de Beaugency (elle-même fille de Raoul Ier de Beaugency et de la capétienne Mathilde/Mahaut de Vermandois), d'où :
    • Eudes Ier, † après 1196, frère aîné d'Archambaud, Raoul et Simon de Montfaucon (ce dernier étant père d'Eudes de Montfaucon), époux de Sare/Sarah, fille de Gibaud de Saint-Vérain etr de Sarah de Toucy ; parents de :
      • Renaud II de Montfaucon († vers 1214 ou vers 1235), marié à Mahaut/Mathilde de Charenton à la fin du XIIe siècle. Mais cette principauté berrichonne ne dure pas puisque leur fils,
        • Renaud III de Montfaucon-Charenton meurt vers 1242/1250 (le site MedLands dit avant 1242 ; le médiéviste Olivier Trotignon dit vers 1250, en tout cas après le testament de sa mère Mahaut de Charenton qu'il date de 1243...) sans héritier direct de son union avec Isabelle/Isabeau de Courtenay-Champignelles : par testament il disperse ses grandes richesses entre ses parents, amis et des fondations pieuses. Il avait eu un frère, - Eb(b)e, et deux sœurs au moins, - Sibylle (voir ci-dessous) et - Agnès de Montfaucon-Charenton, avec une descendance par cette dernière chez les Toucy de la Puisaye, les Culan, les Courtenay-Champignelles, les Roussillon...[13]. Veuve, Isabelle de Courtenay marie vers 1242 Jean de Chalon l'Antique, futur comte régent de Bourgogne, avec postérité Chalon-Auxerre-Tonnerre
      • Aénor/Eléonore de Montfaucon, dame de Sancergues, Erry, La Grange, x ca. 1194 Eudes Ier de Sully-Beaujeu : postérité
      • et Sibylle de Montfaucon (à moins qu'elle ne soit, selon le site indexé MedLands, la même que la sœur de Renaud III), † 1247, x Robert II de Bommiers : postérité, d'où la suite des seigneurs de Montfaucon.

La grande baronnie de Charenton-Montfaucon éclate donc, par le partage successoral de .

Si Charenton échoit aux Courtenay-Champignelles, aux Sancerre, puis aux Chaumont d'Amboise et aux Brichanteau, Montfaucon passe aux Bommiers/Beaumetz en 1264 (une sœur de Renaud II et d'Aénor, Sibylle de Montfaucon — à moins que ce ne soit une sœur de Renaud III — avait épousé Robert II de Bommiers, père de Robert III, père lui-même de Robert IV dont la petite-fille Marguerite de Bommiers/Beaumetz se marie avec le comte Jean V de Roucy), aux Roucy-Pierrepont (comtes Jean V et Simon), puis aux Sancerre (cf. le mariage de Louis II de Sancerre en 1329 avec Béatrix fille de Jean V de Roucy-Pierrepont ; par ailleurs les Sancerre, comme on vient de l'évoquer, sont aussi seigneurs de Charenton de 1264/1266 à 1428 environ)[14]. Mais Antoine de Bueil comte de Sancerre, beau-frère de Louis XI, vend finalement Montfaucon aux Chazeron à la fin du XVe siècle.

En 1483, la baronnie de Montfaucon est donc achetée par Jacques de Chazeron (mari d'Anne d'Amboise, fille de Pierre Ier d'Amboise et d'Anne de Bueil-Sancerre, cette dernière étant fille de Jean IV de Bueil et de Marguerite-Dauphine d'Auvergne héritière de Sancerre, donc issue des anciens seigneurs de Montfaucon), d'une famille auvergnate qui la conservera plus d'un siècle. Puis Henri II de Bourbon, prince de Condé et gouverneur du Berry (petit-fils de Louis Ier de Condé et d'Éléonore de Roye-Conti-Roucy, une descendante des comtes de Roucy ci-dessus et donc des anciens Montfaucon), déjà seigneur de Baugy, achète la baronnie en 1626. Henri II de Condé se constitue d'ailleurs un immense domaine en Berry, acquérant notamment les comtés de Châteauroux (1612) et de Sancerre (1640) ainsi que St-Amand-Montrond et Orval (transaction avec Sully en 1621).

Enfin, le prince Armand de Bourbon-Conti, deuxième fils d'Henri II de Condé et frère cadet du Grand Condé, vend en 1663 la baronnie de Montfaucon à Louis-Marie-Victor d'Aumont de Rochebaron, marquis de Villequier, baron de Chappes, de Nolay et d'Estrabonne, 2e duc d'Aumont à Isle-Aumont (qui d'ailleurs descendait des anciens sires de Montfaucon par son ancêtre Françoise de Sully-Beaujeu, femme de Pierre IV d'Aumont).

Montfaucon devient alors Villequiers, son nom actuel, venu d'un titre seigneurial de la Maison d'Aumont : Villequier (sans s final), faisant référence au fief de Villequier, actuelle commune de Seine-Maritime (cf. les articles château de Villequier et Antoinette de Maignelais), qui avait appartenu à des ancêtres maternels des d'Aumont mais qu'ils ne possédaient plus. Les d'Aumont ont aussi honoré le nom de Villequier en rebaptisant ainsi leur terre de Genlis en Picardie : Villequier-Aumont, ou duché de Villequier.

Villequier (Seine-Maritime, Wilikier, Willeker en 1178 ; Willekier au XIIe siècle) est un type toponymique anglo-scandinave basé sur les termes vieil anglais wilig (variante de weliġ, moderne willow) « saule » et vieux norrois kjarr « marais »[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 9 août 2020[16])
Pascal Méreau PS Professeur des écoles
Conseiller départemental du canton d'Avord (2015 → )
Conseiller général du canton de Baugy (2004 → 2015)
Réélu en 2008, 2014[17] et 2020[18]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].

En 2018, la commune comptait 473 habitants[Note 3], en diminution de 5,96 % par rapport à 2013 (Cher : −2,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8608348118849661 0541 0541 0901 100
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1771 2861 3141 2661 2901 2661 2321 1761 094
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0341 019985834798770734676567
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
564534527433466446507516502
2017 2018 - - - - - - -
479473-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Comme le rappelle la plaque apposée sur l'église du village, « Jeanne d'Arc en octobre 1429 séjourna pendant deux semaines à Villequiers alors appelé Montfaucon en Berry ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Villequiers (Cher).svg

Les armoiries de Villequiers se blasonnent ainsi :

Écartelé : aux 1er et 4e d'azur au faucon perché d'argent regardant à dextre, aux 2e et 3e de gueules au château de trois tours couvertes et pavillonnées d'argent, ouvert et ajouré de sable et posé sur un tertre de sinople.

Dessin : Jean-Paul Fernon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Baronnie de Montfaucon-en-Berry, p. 731-736 », sur Histoire de Berry, par Gaspard Thaumas de La Thaumassière, chez Jacques Morel à Paris, 1689.
  9. « Seigneurs de Montfaucon-en-Berry », sur MedLands.
  10. « Histoire : de Montfaucon à Villequiers (activer les flèches pour tourner les pages) », sur Villequiers.
  11. « La seigneurie de Charenton du XIe au XIIIe siècle, par Olivier Trotignon », sur blog Berry médiéval.
  12. « Origines de Renaud de Châtillon, p. 7-10, notamment p. 8 (mais Schlumberger néglige Hervé II de Donzy et passe directement de Geoffroy II à Geoffroy III) », sur Renaud de Châtillon, prince d'Antioche et seigneur d'Outre-Jourdain, par Gustave Schlumberger, 1898 ; édition en ligne par Stéphane Le Mat, La Gibecière à Mots n°96, octobre 2015.
  13. « L'univers spirituel d'un seigneur du Berry : le testament de Renaud de Montfaucon, par Olivier Trotignon », sur blog Berry médiéval.
  14. « Comtes de Sancerre, p. 5 et 11 », sur Racines & Histoire.
  15. François de Beaurepaire, Les Noms des paroisses et anciennes communes de la Seine-Maritime, éditions Picard, Paris, 1979, p. 164
  16. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 9 août 2020).
  17. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  18. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 9 août 2020).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :