Guy Brossollet

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Guy Brossollet
Naissance
Épinal (Vosges)
Décès (à 82 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de France Française
Formation

Guy Brossollet est un auteur et essayiste français, né le à Épinal, dans les Vosges, et mort le (à 82 ans) à Paris. Militaire de carrière et sinisant, il fut le premier traducteur en français de l'œuvre poétique de Mao Tsé-toung dans son intégralité. Il est officier de la Légion d'honneur et détenteur de la croix de la Valeur militaire avec palme et trois étoiles.

Biographie et œuvres[modifier | modifier le code]

Guy Brossollet est issu de la 140e promotion de l'École spéciale militaire de St-Cyr Coëtquidan, 1953-1955 "Ceux de Dien-Bien-Phu".

Il a servi quatre ans et demi (1956-1961) en Algérie, d'abord dans les Aurès (7e régiment de tirailleurs algériens), puis au Sahara comme méhariste.

Pendant sa scolarité à l'École supérieure de guerre de 1972 à 1974, il écrivit l’Essai sur la non-bataille, qui fut traduit plus tard en plusieurs langues étrangères. Cet essai constituait une réflexion stratégique, remettant d'une part en question l'efficacité de l'arme nucléaire tactique et du corps de bataille blindé en cas d'attaque soviétique (tout en restant dans le cadre de la politique de dissuasion nucléaire, fondement de la stratégie de défense nationale française), et proposant d'autre part une défense en profondeur de type « modulaire ». Ces théories suscitèrent à l'époque de la parution du livre un débat important au sein des communautés militaire et stratégique françaises[1], et font aujourd'hui encore l'objet de commentaires[2]. En raison de ce livre, Guy Brossollet est aujourd'hui considéré comme l'un des précurseurs du concept de techno-guérilla[3]; il ne partageait cependant pas l'opposition à la dissuasion nucléaire des promoteurs du concept. Définie sous ce terme par des stratèges allemands dans les années 1980 (dont Horst Afheldt), la techno-guérilla aurait été appliquée sur le terrain pour la première fois de façon systématique par le Hezbollah pendant la guerre du Liban en 2006 [4],[5], ce qui entraîna un regain d'intérêt pour les thèses de Guy Brossollet.

Ses ouvrages ultérieurs, à caractère historique, traitent sous divers angles de la colonisation européenne en Asie au XIXe siècle et au XXe siècle.

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Articles publiés dans la revue Défense nationale
  • « Ombres et lumières sur le Laos » (no 279, juin 1969)
  • « Le Parti communiste français et la Chine » (no 269, juin/juillet 1968)
  • « La langue chinoise est-elle compatible avec la pensée moderne ? » (no 259, juillet 1967)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]