Cette page est semi-protégée.

Usul (vidéaste)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Usulmaster)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Usul.
Usul
Image illustrative de l'article Usul (vidéaste)
Usul à la Japan Party 2013.
Genre Podcast vidéo
Naissance (32 ans)[réf. nécessaire]
Drapeau de la France France
Vidéos populaires 3615 Usul
Mes chers contemporains
Nombre d'abonnés 203 000 (Usul2000)
176 000 (Usul Master)
Chaîne MrUsul2000
Usulmasta

Usul est un vidéaste web, chroniqueur et vidéopodcasteur français qui aborde principalement les jeux vidéo et la politique, notamment à travers ses séries 3615 Usul et Mes chers contemporains, et ses chroniques sur Mediapart.

Biographie

Jeunesse

Militant de la Ligue communiste révolutionnaire pendant son adolescence, il choisit le surnom Usul en référence à Paul Atréides, personnage de Dune[1]. Il étudie aux beaux-arts[2], où il remarque que le jeu vidéo a du mal à trouver sa place car considéré « pas assez noble »[3].

Chroniques de jeux vidéo

Usul commence à publier des vidéos de retrogaming en 2008 sur Dailymotion, puis part sur YouTube à partir de 2011 pour lancer la chaîne « Usul Master »[4] où est diffusée (en parallèle avec Jeuxvideo.com) la chronique 3615 Usul qui le rend célèbre en tant que critique de jeu vidéo[5]. Plus que simplement chroniquer des jeux vidéo, il s'attache à analyser les thèmes, les mécanismes, ou les techniques du milieu vidéoludique[6]. Il cherche à montrer qu'il existe de nombreuses passerelles entre l'art et les jeux vidéo et tend ainsi à en démonter les clichés les plus tenaces[3].

Il est proche de l'équipe de vidéastes gravitant autour de l'équipe Nesblog, dont font notamment partie le Joueur du Grenier et Karim Debbache.

En octobre 2011, le rédacteur en chef de Jeuxvideo.com le repère et lui propose d'intégrer son équipe de blogueurs vidéo. Bénéficiant désormais de la notoriété et de l'appui logistique du premier site européen d'actualité vidéoludique, il se forge une réputation de chroniqueur érudit avec des vidéos multipliant les références aussi bien littéraires que numériques. Il multiplie peu à peu les analyses sociologiques et politiques, dérivant aux marges du jeu vidéo jusqu'à tenir un discours politique[6].

Chroniques politiques

En janvier 2014, il met fin à sa collaboration avec Jeuxvideo.com[2], expliquant vouloir « retrouver un peu plus de liberté[7] ». Depuis, il se consacre à l'analyse politique et n'a publié que quatre vidéos consacrées au jeu vidéo sur sa première chaine YouTube.

En mars 2014, il lance – sous le pseudonyme « Usul2000 » – une nouvelle série de vidéos intitulée Mes chers contemporains[8], dans laquelle il brosse le portrait de personnalités contemporaines avec un regard politique critique[6]. En octobre 2016, il réalise avec le vidéaste Linguisticae un documentaire intitulé Manipulation par la langue en politique ?[9].

Usul et ses analyses sont classés à gauche[1] et il se déclare lui-même communiste[10]. C'est le succès d'Alain Soral sur internet qui le motive à lutter contre l'influence des discours d’extrême droite en expérimentant de nouvelles formes de médias[11].

De novembre 2016 à la fin des élections présidentielle et législatives de 2017, il réalise des chroniques vidéos bi-mensuelles pour Mediapart, intitulées « L'air de la campagne » et analysant des stratégies de communications politiques[12].

Le 2 octobre 2017, Usul commence une nouvelle série appelée « Ouvrez les guillemets », toujours sur Mediapart. Cette série a comme but de parler de politique de manière très générale en répondant à l'actualité dans certains épisodes. La forme est très libre, le fond reste engagé politiquement à gauche tout en gardant le même humour qu'il y avait dans les 3615.

Prises de position et polémiques

En , lorsqu'éclate l'affaire dite du Doritosgate, Usul dénonce l'absence de réelle déontologie et les nombreux conflits d'intérêts existant dans le milieu de la presse spécialisée jeu vidéo[13]. Il finira cette critique avec sa dernière vidéo réalisée pour Jeuxvideo.com en janvier 2014, dans laquelle il précise un peu plus sa pensée sur les médias vidéoludiques.

En avril 2014, il annonce qu'il renonce au financement publicitaire pour réaliser sa nouvelle série Mes chers contemporains, en recourant uniquement au financement participatif via la plateforme de don Tipeee[14].

En septembre 2014, Usul publie une vidéo consacrée à l'essayiste français Étienne Chouard dans laquelle il réfute les accusations de collusion avec les milieux fascistes et antisémites. Il se rétracte quelques jours plus tard, jugeant qu'il a « raté le coche » et que les liens de Chouard avec des personnalités comme Alain Soral vont au-delà des « erreurs pardonnables »[15].

À partir de 2016, en adéquation avec son militantisme[16], il est un des membres fondateurs du collectif #OnVautMieuxQueÇa initié en réaction à l'avant-projet de réforme du Code du Travail porté par Myriam El Khomri et dans le but de libérer la parole sur des problèmes de société[17].

Il est également régulièrement invité à des conférences en rapports avec les sujets traités dans sa série Mes chers contemporains, notamment à l'Institut d'études politiques de Lyon[18], celui de Rennes, ou l'Université libre de Bruxelles.

Fin 2017, l'exhumation d'une de ses interviews au Bondy Blog datant de mai 2017 fait polémique. Il y déclare en effet, à propos des émeutiers dans les quartiers populaires et des ouvriers basculant à l'extrême droite : « Elles sont où leurs instances de représentation ? Il est où leur rôle dans la démocratie ? [...] Donc on est contraint, en effet, à la révolte, au vote Le Pen dans les campagnes parce que les gens se disent que la démocratie est bloquée, donc essayons de la débloquer, et on peut en effet la débloquer en gueulant un bon coup, en sortant dans la rue et en tabassant des flics ». Il réagit en assumant ses propos, en niant tout appel au lynchage, et en condamnant « le sacré républicain »[11].

Le journaliste Yann Barte estime que « dans son entreprise consistant à nourrir une offre politique alternative à Soral et « une critique si possible fertile des discours dominants » (sic), Usul semble paradoxalement emprunter les mêmes chemins tortueux que ceux qu’il dit vouloir combattre ». Il lui reproche notamment de s'orienter « vers des sources d’information alternatives, très douteuses », comme Jacques Sapir ou Reporterre, et considère également qu'il « flatte la nébuleuse identitaire, d’extrême gauche comme d’extrême droite », en « [soutenant] les thèses décoloniales ouvertement racistes du Parti des Indigènes de la République (PIR) » ou en « [dédouanant] de tout antisémitisme l’écrivain d’extrême droite Marc-Edouard Nabe ». Il lui reconnaît néanmoins une bonne analyse de certains discours conspirationnistes, comme celui de François Asselineau[11].

Réalisations

Notes et références

  1. a et b Alice Maruani, « Usul met Marx à la sauce Youtube (et inversement) », sur rue89.nouvelobs.com,
  2. a et b Adrien Sénécat, « Usul, le clap de fin d'un gamer lettré », sur lexpansion.lexpress.fr,
  3. a et b Adrian de San Isidoro, « Usul, le mec à la pipe qui "frague" les clichés sur les jeux vidéo », sur rue89.nouvelobs.com,
  4. https://www.youtube.com/channel/UC_NukSq2ve_AHVAz_9ikTDg
  5. Carole Boinet, « Usul, la nouvelle star de la critique de jeu vidéo », sur lesinrocks.com,
  6. a, b et c « Usul : du jeu vidéo à la politique », RTBF Culture,‎ (lire en ligne)
  7. la rédaction, « Usul: une "saucisse" pour sa dernière sur Jeuxvideo.com », sur arretsurimages.net,
  8. Lady Dylan, « Usul se lance hors du jeu vidéo », sur madmoizelle.com,
  9. Linguisticae, « MANIPULATION par la langue en POLITIQUE ? feat. USUL (version courte) », (consulté le 7 décembre 2016)
  10. https://m.youtube.com/watch?v=h_u8J1bAZ5Q
  11. a, b et c « Usul : du combat contre la « mythologie républicaine » à la tentation complotiste », sur Conspiracy Watch, (consulté le 2 janvier 2018).
  12. Usul chronique «l'air de la campagne». Gauche et droite sont-elles savon ou assurance ? sur Mediapart, le 3 novembre 2016
  13. Baptiste Peyron, « Usul: "la presse jeu vidéo est un milieu consanguin" », sur ragemag.fr,
  14. Alexandre Hervaud, « Un Youtuber à succès qui refuse la pub, c'est possible », sur mouv.fr,
  15. Vincent Coquaz, « Dédiaboliser? Usul défend Chouard, et se ravise », sur arretsurimages.net,
  16. Mathieu Dejean, « Les Inrocks - Usul, le youtubeur en guerre contre la fachosphère », sur Les Inrocks (consulté le 22 avril 2016)
  17. Magazine Marianne, « "On vaut mieux que ça": quand la France qui galère trop prend la parole », sur Marianne (consulté le 22 avril 2016)
  18. « USUL vient parler avec vous ! | Sciences Po Lyon - IEP Lyon », sur www.sciencespo-lyon.fr (consulté le 22 avril 2016)