Nathalie Yamb

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Nathalie Yamb
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Biographie
Naissance
Nationalités
Domiciles
Allemagne, Cameroun (depuis ), Suisse (jusqu'en ), Côte d'Ivoire (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
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Parti politique

Nathalie Yamb, née le à Gränichen en Suisse, est une femme politique, activiste et militante suisso-camerounaise[1].

Installée en Côte d'Ivoire depuis 2007, elle est expulsée du pays pour la Suisse en décembre 2019[2].

Elle est membre du parti politique ivoirien Lider et conseillère exécutive de Mamadou Koulibaly[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Nathalie Yamb est né le 22 juillet 1969 en Suisse d'un père camerounais et d'une mère suisse. Son père est menuisier et sa mère couturière. Elle grandit à Gränichen jusqu'en 1977 lorsque ses parents quittent la Suisse pour s'installer au Cameroun avec elle et son frère aîné[4].

Elle fait des études de sciences politiques, journalisme et communication en Allemagne. Diplômée en sciences politiques et en journalisme, elle commence sa carrière en 1992 dans l’industrie télévisuelle en Allemagne. De retour au Cameroun, elle décide de ne pas travailler en tant que journaliste[5] et occupe des postes stratégiques dans l’industrie publicitaire.

Nathalie Yamb totalise une vingtaine d'années d’expérience en tant que spécialiste de la communication et ressources humaines en Europe et en Afrique[6]. La journaliste, également consultante en stratégie, a travaillé en 2005 comme responsable des ressources humaines et de la communication pour la filiale camerounaise de l’armateur Maersk. Elle a dirigé au Nigéria le service Emploi et Formation d’APM Terminals, une filiale de Maersk.

En 2007, elle s'installe en Côte d’Ivoire pour occuper le poste de directrice générale des ressources humaines pour la filiale locale de l’opérateur de télécommunications MTN. De 2009 à 2014, elle supervise le développement de compétences de l’opérateur télécom en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale[1]. Plus tard, elle devient le porte-parole de l’ancien chef d’État ghanéen Jerry Rawlings, puis conseillère exécutive de la mairie d’Azaguié en Côte d’Ivoire[1].

Carrière politique et militantisme[modifier | modifier le code]

Elle s’engage aux côtés de Mamadou Koulibaly, chef du parti Lider (Liberté et démocratie pour la République) en 2007 et y adhère officiellement en 2011[1].

En 2007, elle œuvre aux côtés de Mamadou Koulibaly et prend sa défense quand ce dernier est accusé de dissidence par le président Laurent Gbagbo[1]. Le blog de Saoti, sa création, est un instrument de dénonciation des actions du gouvernement de Alassane Ouattara et promeut l’autodétermination africaine[1]. Le 24 octobre 2019, lors du Sommet Russie-Afrique, l’activiste parle d’identité africaine et remet en cause le rôle joué par la France sur le continent. En décembre 2019, elle est expulsée de Côte d’Ivoire, accusée de mener des activités incompatibles avec l’intérêt national[3]. Cependant, elle reste très active sur les réseaux sociaux, tenant des propos toujours aussi virulents contre le gouvernement Ouattara et la politique française en Afrique. En février 2020, la militante déplore le silence de l’Union Africaine par rapport aux thématiques qu’elle aborde[7]. Ses prises de positions lui valent d’être considérée comme un relai d'opinion de la Russie sur le continent africain[8],[9]

En 2021-2022 son militantisme s'engage dans une voie anti-occidentale dénonçant notamment le « néocolonialisme français ». Parallèlement elle soutient la ligne russe sur le conflit en Ukraine et est considérée par ses opposants comme agent russe. Elle exerce son militantisme au travers des réseaux sociaux (200 000 abonnés sur Twitter et 160 000 sur Youtube)[8].

Controverses[modifier | modifier le code]

En 2021, Nathalie Yamb a participé, en tant que Leader, à des évènements promotionnels en faveur d'un programme d'investissement à haut rendement connu sous le nom de Liyeplimal[10]. Le Liyeplimal est accusé de fonctionner en pyramide de Ponzi[11],[12],[13] — ce qui le rend illégal dans de nombreux pays —, la dénomination Leader étant réservée à ses membres haut placés.

La participation de N. Yamb à ces évènements a lieu à une époque à laquelle le Liyeplimal et sa société gérante, Global Investment Trading, étaient déjà sommés de cesser leurs activités jugées frauduleuses par les gendarmes financiers de plusieurs pays, dont la COSUMAF[14] en Afrique centrale et la CREPMF[15] en Côte d'Ivoire, pays où N. Yamb exerce des fonctions politiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Agence Ecofin, « Nathalie Yamb : la templière anti Françafrique rejetée par les autorités ivoiriennes », sur Agence Ecofin (consulté le )
  2. « L’opposante Nathalie Yamb expulsée de Côte d’Ivoire », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a et b « L'opposante Nathalie Yamb expulsée de Cote d’Ivoire », BBC News Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « Nathalie Yamb dévoile tout sur son enfance », sur www.camerounweb.com, (consulté le )
  5. recevez nos alertes infos, « Nathalie Yamb : «Ma mère est une battante, elle est ma référence » », sur Actu Cameroun, (consulté le )
  6. « Nathalie Yamb », sur Roscongress Bulding Trust (consulté le )
  7. « Nathalie Yamb se déchaine contre l'Union africaine : "A quoi sert-elle ?" », sur www.afrique-sur7.fr (consulté le )
  8. a et b Cyril Bensimon, « Nathalie Yamb, l’influenceuse qui veut chasser la France d’Afrique » Accès payant, Le Monde, (consulté le )
  9. « Russie-Afrique : de Kemi Seba à Nathalie Yamb, les « influenceurs » pro-Poutine du continent », (consulté le )
  10. « Leader Nathalie Yamb qui est aussi investisseur dans Liyeplimal », .
  11. (en) Agir-Solutions, « Liyeplimal - Global Crypto Currencies Trading AVIS », sur Agir Solutions, (consulté le ).
  12. « Liyeplimal Review: Limo and XAF Ponzi points », sur behindmlm.com (consulté le ).
  13. « Cryptomonnaie : incursion au cœur de la nébuleuse Liyeplimal », sur EcoMatin, (consulté le ).
  14. « Communiqué de Presse CONSUMAF 3/21 : Mise en garde », (consulté le ).
  15. CREPMF, « Communiqué sur les placements à hauts risques », (consulté le ).