Tristan Klingsor

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Tristan Klingsor
Tristan Klingsor.jpeg

Portrait présumé de Tristan Klingsor,
photographie non sourcée.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 91 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Léon LeclèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Lieu de travail

Tristan Klingsor, nom de plume de Léon Leclère, né le à Lachapelle-aux-Pots (Oise) et mort le à Nogent-sur-Marne, est un poète, musicien, peintre et critique d'art français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vers de Tristan Klingsor, Paris, jardin des Poètes.

Le poète publie ses premiers vers entre 1890 et 1900 dans La Plume, La Revue Blanche et Le Mercure de France. Certains sont encore signés de son nom véritable, Léon Leclère[1], d'autres de son nom de plume obtenu en accolant les noms de deux personnages de l'opéra wagnérien : Tristan de Tristan et Isolde et le magicien Klingsor de Parsifal.

Son premier recueil, Filles-fleurs (1895), était en vers de onze syllabes. Par la suite, il utilisa souvent une forme personnelle de vers libres rimés.

Il fut également peintre (exposant à partir de 1905 au Salon d'automne[2]), auteur de plusieurs études sur l'art, ami de Victor Dupont, et musicien (plusieurs recueils de mélodies, chansons à quatre voix, etc.). Comme peintre, il fit des paysages, des natures mortes, et des portraits de poètes. Certains de ses poèmes ont par ailleurs été mis en musique par d'autres compositeurs : Maurice Ravel (Shéhérazade), René Berthelot, Charles Koechlin, Paul Lacombe, Georges Migot, Robert Planel… Il appartint au groupe des Apaches.

Il reçoit en tant qu'artiste peintre le prix Puvis-de-Chavannes en 1952, et en tant que poète le grand prix de poésie de l'Académie française en 1959.

Il est décrit par Alexandre Arnoux de l'Académie Goncourt : {{Citation|poète exquis, délicat, aérien, rompu aux rythmes rigoureusement libres, abondant en images transparentes et irisées, un des plus purs et des plus nécessaires de son temps ». Gérald Schurr voit pour sa part en Tristan Klingsor « un homme-orchestre, un artiste complet comme il s'en rencontre à l'époque du Symbolisme[3] ».

Marié en 1902 et père d'un enfant, il aurait, selon le critique Tim Ashley, connu une passion homosexuelle pour un « jeune étranger »[4].

Publications[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Filles-Fleurs, Mercure de France, 1895
  • Squelettes fleuris, Mercure de France, 1897
  • L’Escarpolette, Mercure de France, 1899
  • Le Livre d'Esquisses, Mercure de France, 1902
  • Schéhérazade, Mercure de France, 1903
  • Le Valet de Cœur, Mercure de France, 1908
  • Poèmes de Bohème, Mercure de France, 1913
  • Chroniques du Chaperon et de la Braguette, 1913
  • Humoresques, 1921
  • L'Escarbille d'or, Chiberre, Paris, 1922
  • Poèmes du Brugnon, 1928
  • Poèmes du Brugnon, 1933
  • Khalif ou pauvre
  • Mesures pour rien, in Poésie 42, Pierre Seghers, 1942
  • Cinquante Sonnets du Dormeur éveillé, 1949
  • Le Tambour voilé, Mercure de France, 1960
  • Florilège poétique, poèmes choisis par Georges Bouquet et Pierre Menanteau, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1955
  • Poèmes de la princesse Chou, 1974

Contes[modifier | modifier le code]

  • La Jalousie du Vizir, Mercure de France, 1899

Monographies consacrées à des peintres[modifier | modifier le code]

  • Hubert Robert et les paysagistes français du XVIIIe siècle, 1913
  • Cézanne, Rieder, Paris, 1923
  • Joseph Bernard, Nouvelle Revue Française, Paris, 1923
  • Chardin, collection Maîtres Anciens et Modernes, Nilsson, Paris, 1924
  • Léonard de Vinci, avec soixante planches hors texte en héliogravure (Maîtres de l'art ancien), Rieder, Paris, 1930
  • Claude Lepape, Flammarion, 1958

Essais d'esthétique[modifier | modifier le code]

  • Les caprices de Goya, essai critique, 1909
  • Les derniers-états des lettres et des arts : la peinture, 1913
  • La Peinture (L’art français depuis vingt ans), Rieder, Paris, 1921
  • La Peinture (L’art français depuis vingt-cinq ans), Rieder, Paris, 1922
  • Essai sur le chapeau, Les Cahiers de Paris, 1926
  • L’Art de peindre, collection Initiations, Braun, Paris

Recueils de mélodies[modifier | modifier le code]

  • Chansons de ma Mère l'Oie
  • Chansons de bonne humeur
  • Chansons villageoises
  • Chansons à quatre voix

Varia[modifier | modifier le code]

  • Petits métiers des rues de Paris, prose, 1904
  • La Duègne apprivoisée, comédie, 1907
  • Les Femmes de théâtre au XVIIIe siècle, 1911
  • G.Dufrénoy, Albert Lévy, 1926
  • Album, 1955
  • Second florilège, avec portrait et fleurons dessinés par le poète, 1964
  • Maisons Aloysius, 1964

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Syrinx de juin 1892, selon le Mercure de France d'août 1892 ; La Plume en 1890.
  2. Patrick-F. Barrer cite Tristan Klingsor dans L'Histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Editions Arts et Images du Monde, 1992.
  3. Gérald Schurr, dans Les petits maîtres de la peinture, valeur de demain}}.
  4. (en) Tim Ashley, « Why composers are so seduced by The Arabian Nights », The Observer, 20 août 2005.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anthologie des poètes français contemporains, T.4, Paris, Delagrave, 1958.
  • Gérald Schurr, Les petits maîtres de la peinture, valeur de demain, tome 1, Éditions de l'amateur, 1975, p. 55.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Éditions de l'amateur, 1980.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, tome 7, Gründ, 1999, p. 859.

Liens externes[modifier | modifier le code]