Franc-Nohain

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Franc-Nohain
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait (1912) par Leonetto Cappiello.
Nom de naissance Maurice Étienne Legrand
Naissance
Corbigny
Décès (à 61 ans)
Paris
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français

Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le à Corbigny (Nièvre) et mort le à Paris, est un avocat, sous-préfet, écrivain, poète et librettiste français.

Il choisit le nom de « Nohain » en hommage au cours d'eau le Nohain traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père est agent-voyer. Au lycée Janson-de-Sailly, il fonde, avec André Gide et Pierre Louÿs, la Potache revue.

Il publie ses poèmes[1] dans la revue Le Chat noir. Il se qualifie de « poète amorphe »[2]. Il écrit de nombreux livrets d’opérettes pour le compositeur Claude Terrasse. Il est un proche d'Alfred Jarry avec lequel, associé à Terrasse et André-Ferdinand Hérold, il inaugure le Théâtre des pantins au 6 rue Ballu en janvier 1898[3]. Le 23 mars suivant, on y donne sa trilogie musicale Vive la France !, sur une composition de Terrasse et un décor de Pierre Bonnard, représentation qui est interdite par la censure[4].

Il fonde Le Canard sauvage (mars-octobre 1903)[5] et devient le rédacteur en chef de L’Écho de Paris.

Pour Maurice Ravel, il écrit le livret de L'Heure espagnole (1907).

L'ensemble de ses œuvres lui vaut de recevoir le grand prix de littérature de l'Académie française en 1932.

Il épouse, en 1899, Marie-Madeleine Dauphin (1879-1942), la fille du musicien et poète, ami de Paul Arène, Léopold Dauphin (1847-1925). C'est une illustratrice prolixe et novatrice[6]. Ils ont deux fils, le parolier et animateur Jean Nohain (dit Jaboune) (1900-1981), filleul d'Alfred Jarry, et le comédien Claude Dauphin (1903-1978), et une fille, Francine Dauphin (1914-1970), illustratrice comme sa mère.

Il meurt le 25 octobre 1934 dans le 7e arrondissement de Paris[7], et, est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 89)[8].

À Cosne-Cours-sur-Loire, ainsi que dans le 13e arrondissement de Paris, une rue et une école portent son nom de plume.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Envoi de Franc-Nohain.
À gauche : La Promenade signée Marie-Madeleine Franc-Nohain, son épouse, dans Paris-Noël, 1899.
  • Inattentions et sollicitudes, Paris, 1894
  • « La Nouvelle Cuisinière bourgeoise » (1894), dans La Revue blanche, 1900
  • Flûtes, Paris, 1898
  • Chansons des trains et des gares, Paris, 1899.
  • Le Temps des croisades (aussi connu sous le titre Péché véniel), livret d'un opéra-bouffe, musique de Claude Terrasse, Paris, 1901
  • La Fiancée du scaphandrier, livret, musique de C. Terrasse, éditions de la Revue blanche/Enoch et Cie, 1902
  • Les Mémoires de Footit et Chocolat (ill. René Vincent), Paris, Pierre Lafitte, , 119 p. (Wikisource)
  • Jaboune, 1910
  • Les Joujoux de la vie, 1912
  • Le Journal de Jaboune, 1914
  • Histoire anecdotique de la guerre (avec Paul Delay), Paris, P. Lethilleux libraire-éditeur, 1er fascicule paru le
  • Les Avis de l’oncle Bertrand, 1920
  • Fables, 1921
  • De la Mer aux Vosges, 1921
  • Couci-couça, 1922
  • Le Kiosque à musique, 1922
  • Les Salles d’attente, 1922
  • Le Cabinet de lecture, 1922-1925
  • Le Jardin des bêtes et des plantes, Paris, 1923
  • L’Orphéon. Chœurs et cantates, 1925
  • Fables nouvelles (livres IV, V, VI), 1927
  • La Vie amoureuse de Jean de La Fontaine, 1928
  • L’Art de vivre, 1929
  • Dites-nous quelque chose, 1930
  • La Cité heureuse, 1930
  • Fables (livres I à IX), 1931
  • Guide du bon sens, 1932
  • Saint-Louis, 1932
  • Nouvelles fables (livres X, XI, XII), 1933
  • Bayard ou la Gentillesse française, 1934
  • Histoire sainte, 1934
  • Vive la France ! (1898), posthume, 2003
Autres livrets

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les grandes voix françaises : anthologie des poètes français contemporains Franc-Nohain, Maurice », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 13 janvier 2018).
  2. Alphonse Allais écrit de lui : « Trésorier général dans un des plus fertiles départements de notre chère France sud-occidentale, ce sympathique fonctionnaire se double d’un poète amorphe d’une rare envergure. »
  3. « Alfred Jarry et Le Théâtre des Pantins », dans Livrenblog, 6 août 2009.
  4. « Vive la France ! Le Théâtre des Pantins censuré », dans Livrenblog, 10 août 2009.
  5. Le Canard sauvage, Catalogue numérique de la Bibliothèque nationale de France.
  6. Marie-Madeleine Franc-Nohain, sur Magalerieaparis [blog], 21 février 2011.
  7. Archives de Paris 7e, acte de décès no 1475, année 1934 (page 8/31).
  8. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 605

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]