Franc-Nohain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nohain (homonymie).
image illustrant un poète image illustrant français image illustrant la Nièvre
Cet article est une ébauche concernant un poète français et la Nièvre.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Franc-Nohain
Nom de naissance Maurice Étienne Legrand
Naissance
Corbigny
Décès (à 61 ans)
Paris
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Envoi de Franc-Nohain

Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny (Nièvre) et mort le 18 octobre 1934 à Paris, est un avocat, sous-préfet, écrivain, poète et librettiste[1] français.

Il choisit le nom de « Nohain » en hommage au cours d'eau le Nohain traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père est agent-voyer. Au lycée Janson-de-Sailly, il fonde avec André Gide et Pierre Louÿs Potache revue.

Il publie ses poèmes dans la revue Le Chat noir. Il se qualifie de « poète amorphe ». Il écrit de nombreux livrets d’opérettes pour le compositeur Claude Terrasse et, également notamment celui de L’Heure espagnole de Maurice Ravel. Il fonde Le Canard sauvage et devient le rédacteur en chef de L’Écho de Paris.

L'ensemble de ses œuvres lui vaut de recevoir le Grand prix de littérature de l'Académie française en 1932.

Marié en 1899 avec l'illustratrice Marie-Madeleine Dauphin (1879-1942), fille du musicien et poète Léopold Dauphin (1847-1925), qui fut une illustratrice prolixe parfois considérée comme un précurseur de la ligne claire[2]. Ils ont deux fils, le parolier et animateur Jean Nohain (dit Jaboune) (1900-1981), dont le parrain est Alfred Jarry, et le comédien Claude Dauphin (1903-1978), et une fille, Francine (1914-1970), illustratrice comme sa mère.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 89)[3].

À Cosne-Cours-sur-Loire, ainsi que dans le 13e arrondissement de Paris, une rue et une école portent son nom de plume.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Inattentions et sollicitudes, Paris, 1894
  • La Nouvelle Cuisinière bourgeoise, 1894. Pour La Revue blanche, 1900
  • Flûtes, Paris, 1898
  • Chansons des trains et des gares, Paris, 1899.
  • Le Temps des croisades (aussi connu sous le titre Péché véniel) livret d'un opéra-bouffe, musique de Claude Terrasse, Paris, 1901
  • Les Mémoires de Footit et Chocolat (ill. René Vincent), Paris, Pierre Lafitte, , 119 p.
  • Jaboune, 1910
  • Le Journal de Jaboune, 1914
  • Histoire anecdotique de la guerre (avec Paul Delay), Paris, P. Lethilleux libraire-éditeur, premier fascicule paru le 15 mars 1915
  • Les Avis de l’oncle Bertrand, 1920
  • Fables, 1921
  • Couci-couça, 1922
  • Le Kiosque à musique, 1922
  • Les Salles d’attente, 1922
  • Le Cabinet de lecture, 1922-1925
  • Le Jardin des bêtes et des plantes, Paris, 1923
  • L’Orphéon. Chœurs et cantates, 1925
  • Nouvelles fables, 1927
  • La Vie amoureuse de Jean de La Fontaine, 1928
  • L’Art de vivre, 1929
  • Dites-nous quelque chose, 1930
  • La Cité heureuse, 1930
  • Guide du bon sens, 1932
  • Saint-Louis, 1932
  • Bayard ou la Gentillesse française, 1934
  • Histoire sainte, 1934
  • Vive la France, posthume, 2003

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alphonse Allais écrit de lui : « Trésorier général dans un des plus fertiles départements de notre chère France sud-occidentale, ce sympathique fonctionnaire se double d’un poète amorphe d’une rare envergure. »
  2. http://magalerieaparis.wordpress.com/2011/02/21/marie-madeleine-franc-nohain/
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 605

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]