Albert Lantoine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lantoine.
Albert Lantoine
Description de cette image, également commentée ci-après
Albert Lantoine, dessin publié en 1896
Naissance
Arras
Décès
Paris
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Romancier, Poète, Historien.

Albert Lantoine, né à Arras en 1869 et décédé à Paris en 1949, est un franc-maçon et essayiste français, dont la franc-maçonnerie fut le sujet essentiel des écrits.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Albert Lantoine est un poète, un romancier et il est surtout connu comme un historien de la franc-maçonnerie[1].

À 18 ans, il publie ses premiers poèmes dans L'Écho des Rosati d'Arras. Ses publications dont des poésies, pièces de théâtre, et autres recueils vont alors se suivre. Il rencontre Verlaine et d'autres littérateurs de son époque.

Il était un tenant du néo-malthusianisme.

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Albert Lantoine est reçu franc-maçon dans la loge n°1 du Droit Humain, le , le même jour que sa femme Blanche. Toutefois, cette nouvelle obédience n'étant pas reconnue, il rejoint alors la loge « la Jérusalem écossaise » numéro 99 de la Grande Loge symbolique écossaise. Le il entre en loge, qui s’apprête à intégrer la naissante Grande Loge de France. En 1903, il préside aux destinées de cette loge, qui était également la loge de Georges Martin en 1903[2].

En 1905, il fait un intervention lors du convent de la Grande Loge de France, où il se déclare pour les loges d'adoption que l'obédience propose de recréer, tout en restant opposé à leur principe de mise sous tutelle des femmes, qu'il juge inadmissible. Il continue de fréquenter la franc-maçonnerie mixte du Droit Humain au travers de la loge Marie Bonnevial n°4, dont est membre sa femme, Blanche Lantoine (1868-1915) qui le suit dans son aventure maçonnique[2], elle devient un membre important du Droit Humain et de sa première scission, la Grande Loge mixte symbolique (1913)[3]. Il est aussi un membre fondateur de cette nouvelle obédience mixte, dont sa femme devient rapidement grande secrétaire générale, le titre de grand maitre étant supprimé[2].

Le , le conseil fédéral de la Grande Loge de France le nomme à la tête d'une commission chargée d’organiser une bibliothèque et un musée maçonnique. Le , il présente son rapport sur la bibliothèque et demande l'octroi d'un emplacement pour l’installer. Le , il demande et obtient une subvention de 200 francs pour créer une bibliothèque à la « salle du petit comité ». Le , il est mentionné comme bibliothécaire dans les procès-verbaux du conseil et le le conseil fédéral pérennise le poste et le maintient dans cette fonction. Il est grand bibliothécaire de la Grande Loge de France pendant 31 ans, de 1908 à 1939[2].

La , lors du conseil fédéral, il demande la création de la loge Le Portique (N° 427 de la Grande Loge de France), en tant qu'animateur principal de cette fondation. La demande est acceptée et la nouvelle loge est installée le mardi suivant par le grand maître Gustave Mesureur[2]. Après la Première Guerre mondiale, la loge est mise en sommeil en 1919, elle est réveillée le , avec Albert Lantoine comme vénérable maître provisoire, Francis Baumal lui succède en 1923. Lantoine redevient vénérable maître en 1934[2].

Bien qu'ayant une opininion peu positive des hauts grades maçonniques, il est reçu 33e du Rite écossais ancien et accepté le , après avoir reçu le 30e (Chevalier Kadosh) le même jour[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale sa bibliothèque et son manuscrit sur la duchesse de Lamballe prêt à être publié, ainsi que celui sur Lafayette auquel il travaille, sont saisis par la Gestapo et Lantoine est complètement ruiné. Après la guerre le comité d'épuration de la Grande Loge de France le fait interroger par un jeune vénérable maître de la loge Les Libérateurs N° 392. Outré par les questions posées sur son attitude pendant l'occupation, Lantoine le met à la porte. Son cas n'est pas consigné dans le rapport du comité et Lantoine ne revient pas en loge et il cesse toute activité, tant dans l'obédience que dans la juridiction du Rite écossais ancien et accepté[2].

Le Albert Lantoine épouse Marie Marguerite Appoline Dessubré (1875- 1967) à la Mairie du 10ème arrondissement de Paris. Marguerite Lantoine avait appartenu dans sa jeunesse à la même obédience - la Grande Loge Mixte de France - que Blanche, la première épouse de d'Albert, elle tenait la librairie Le Bibliomane au 2, avenue Trudaine, dans le 9ème arrondissement de Paris, non loin du domicile de Lantoine[2].

Albert Lantoine meurt chez lui au 24 rue Navarin le , il est enseveli au cimetière parisien de Pantin, division 17, ligne 1, tombe 4[2].

Thèses[modifier | modifier le code]

Au sujet du lien entre les hauts grades maçonniques et les templiers, il a affirmé que la charte dite de « Larmenius » était une fabrication de circonstance et prolongeait le mythe chevaleresque mêlant rêves et réalité[4].

Préfacier[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Pierre d'Iris, Éditions Lemerre, 1889.
  • Elisçuah, roman, Bibliothèque artistique et littéraire, 1896. Réédition Nabu Press - 2010.
  • La Caserne, roman, Bibliothèque artistique et littéraire, 1899.
  • "La Franc-maçonnerie et le Néo-Malthusianisme", article dans Génération Consciente, no 51, 1912.
  • Le Réveil de Nebucadnetzar. Conte du pays de Babylone historié et calligraphié en caractères cunéiformes par Latour Jan. Éditions Georges Crès, Paris 1919. Tirage à 150 exemplaires.
  • Les Roseaux de Midas. Éditions du Livre Mensuel, 1919.
  • Paul Verlaine Et Quelques-Uns, Direction Du Livre Mensuel - 1920.
  • Histoire De La Franc-Maçonnerie Française. La Franc-Maçonnerie dans L'État, Emile Nourry - 1925
  • Histoire de la Franc-maçonnerie Française. La Franc-maçonnerie chez Elle. Éditions E. Nourry, 1927.
  • Histoire de la Franc-maçonnerie Française. Le Rité Écossais Ancien et Accepté. Éditions E. Nourry, 1930.
  • Hiram Couronné d'Épines. Éditions E. Nourry, 1926.
  • Un Précurseur de la Franc-Maçonnerie John Toland. 1670-1722, suivi de la traduction française du Pantheisticon de John Toland Éditions E. Nourry, 1927.
  • Lettre Au Souverain Pontife, Éditions Du Symbolisme - 1937
  • Les Lézardes Du Temple. Éditions Du Symbolisme - 1939
  • Les Sociétés Secrètes Actuelles En Europe Et En Amérique, Presses Universitaires De France - 1940.
  • Finis Latomorum. Édition posthume. Éditions de L'Hermite, 1950.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une petite biographie se trouve dans la réédition de son "La franc-maçonnerie écossaise en France", réalisée par Claude Gagne.
  2. a b c d e f g h i et j « Albert Lantoine, le franc-maçon écossais, l'historien, le poète, le romancier, l'homme exceptionnel... », sur jlturbet.net, (consulté le 11 février 2018).
  3. Voir Rémy Boyau dans Histoire du Droit Humain, p. 314-316.
  4. Albert Lantoine, La Franc-Maçonnerie dans l’État, Réédition Slatkine 1982 p. 403-408

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Préface de Claude Gagne à la nouvelle édition de : Albert Lantoine. La Franc-Maçonnerie Écossaise en France. Éditions Dervy, 2011.
  • Rémy Boyau. Histoire de la Fédération Française de l'Ordre Maçonnique Mixte International. Édition privée, 1976.
  • Françoise Jupeau Réquillard, La Grande Loge Symbolique écossaise 1880-1911, ou les avant-gardes maçonniques, Éditions du Rocher, .

Liens externes[modifier | modifier le code]