La Plume

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Plume.
La Plume
La Plume littéraire, artistique et sociale
Image illustrative de l'article La Plume
Couverture conçue par Alfons Mucha (15 janvier 1898)

Pays France
Langue français
Périodicité bimensuelle
Format 20 x 26 cm (?)
Genre revue d'art et de littérature
Prix au numéro 60 centimes
Fondateur Léon Deschamps
Date de fondation 15 avril 1889
Date du dernier numéro janvier 1914 (n°426)
Ville d’édition Paris

ISSN 2427-8513
OCLC 1762491

La Plume est une revue littéraire et artistique française fondée en 1889 par Léon Deschamps qui la dirigea durant 10 années, elle était située au no 31 de la rue Bonaparte à Paris où fut organisé le salon des Cent. Karl Boès lui succèda à la tête de la revue. Elle disparut en 1914.

Histoire du périodique[modifier | modifier le code]

Dès son premier numéro daté 15 avril 1889, La Plume s’affiche avec la farouche volonté de promouvoir tous les talents artistiques sans limitation, avec comme devise : « Pour l’Art ». Le premier numéro est publié avec l'aide de René Ponsard qui avance le coût de l'impression, soit 1 500 francs. Cette revue, Deschamps la veut au service des jeunes écrivains et artistes[1].

Assez rapidement, La Plume obtient un vif succès en publiant des auteurs comme Paul Verlaine, Jean Moréas, Jules Laforgue, Léon Bloy, Stéphane Mallarmé, Mécislas Golberg, etc., issus pour la plupart du mouvement des symbolistes, dans ses aspects les plus radicaux.

Couverture du n° 97, daté 1er mai 1893, sur l'anarchisme.

Dès ses débuts, La Plume fait appel à des illustrations puis des dessins exécutés par de célèbres artistes : Willette, Forain, Eugène Grasset, Toulouse-Lautrec, Maurice Denis, Paul Gauguin, Pissarro, Signac, Seurat, Odilon Redon, etc.

Léon Deschamps crée des numéros spéciaux consacrés à des artistes ou des thèmes plus généraux. Par exemple, sur le Chat noir, sur le manifeste symboliste de Jean Moréas, sur l’anarchisme composé par André Veidaux, sur l'affiche illustrée (novembre 1893), sur Mucha, sur Eugène Grasset (avril 1894) ou bien encore sur l’occultisme.

La revue lance aussi une maison d'édition, Les éditions de La Plume, sise à la même adresse. En 1899, l'American Art Association of Paris (AAAP), qui regroupe étudiants et artistes américains vivant dans la capitale française et qui avait une galerie quai Voltaire, fait éditer un périodique, The Quartier Latin, a magazine devoted to the arts, dont la fabrication et la diffusion sont supervisées par les éditions de La Plume qui le vend comme supplément à la revue[2]. En 1903, le premier prix Goncourt est attribué à l'auteur franco-américain qui contribuait à la revue, John-Antoine Nau pour son roman Force ennemie, entre fantastique et science-fiction.

La revue est prétexte à organiser des rencontres entre personnalités dans des soirées littéraires et artistiques bimensuelles au Caveau du Soleil d'or. Guillaume Apollinaire, Edmond-Marie Poullain, entre autres, s'y retrouvent. C'est dans le hall du journal que fut créé par Léon Deschamps en 1894 le Salon des Cent qui dura jusqu'en 1900.

Deschamps meurt en décembre 1899 : Paul Ferniot assure l'intérim jusqu'en avril 1900, puis Karl Boès prend le relais jusqu'en septembre 1905, absorbant la revue L'Europe-artiste en février 1905 et publiant comme supplément, Le Mentor à partir de 1903. La Plume ressuscite en novembre 1911 après une période difficile, sous la direction officieuse de René Le Gentil (1881-1963) et connaît une deuxième vie jusqu’au 15 août 1913, publiant même un supplément, La Boîte à sardines (1913). Une ultime livraison, avec le numéro 426, sort en janvier 1914.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une revue littéraire bimensuelle appelée La Plume parut d'avril 1878 à 1881 dirigée par Jean de La Leude à Paris.
  2. Foreign Artists and Communities in Modern Paris, 1870-1914: Strangers in Paradise par Susan Waller et Karen L. Carter, Ashgate Publishing, 2015, page 102, en ligne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :