Shéhérazade (Ravel)

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Shéhérazade est le titre d'une ouverture de Maurice Ravel, ainsi que d'un cycle de mélodies pour voix et orchestre de Maurice Ravel sur des vers de Tristan Klingsor[1].

Ouverture[modifier | modifier le code]

Shéhérazade
M.17
Musique Maurice Ravel
Création 1899

Orchestration[modifier | modifier le code]

Instrumentation de Shéhérazade
Bois
1 petite flûte, 2 flûtes, 2 hautbois, 1 cor anglais, 2 clarinettes (en la), 3 bassons, 1 sarrusophone contrebasse
Cuivres
4 cors (en fa), 4 trompettes (2 en ut et 2 en si), 3 trombones, 1 tuba contrebasse
Percussions
3 timbales (1 en fa dièse, 1 en si et 1 en mi bémol), triangle, tambour de basque, grosse caisse, cymbale, tambour, gong
Cordes
1 célesta, 2 harpes, premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses

Genèse[modifier | modifier le code]

Dans son autobiographie, Ravel mentionna son attrait pour le charme profond que l'Orient exerçait sur lui depuis son enfance. L'œuvre était destinée à introduire un opéra oriental et féérique[2].

Réception et postérité[modifier | modifier le code]

L'œuvre n'eut pas de succès. En 1903, il choisit trois textes du poète Tristan Klingsor à mettre en musique pour voix et orchestre. Il réutilisa une partie du matériau musical ainsi que le titre de son ouverture de 1898, à laquelle il ne devait plus attacher d'importance.

Cycle de mélodies[modifier | modifier le code]

Shéhérazade
M.41
Musique Maurice Ravel
Texte Tristan Klingsor
Langue originale Français
Création 1904

Orchestration[modifier | modifier le code]

Instrumentation de Shéhérazade
Bois
1 petite flûte, 2 grandes flûtes, 2 hautbois, 1 cor anglais, 2 clarinettes (en la), 2 bassons
Cuivres
4 cors (en fa, chromatiques), 2 trompettes (en ut, chromatiques), 3 trombones, 1 tuba
Percussions
timbales, triangle, tambour de basque, tambour, cymbales, grosse caisse, tam-tam, 1 jeu de timbres
Cordes
1 célesta, 2 harpes, premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses

Structure[modifier | modifier le code]

  1. Asie
  2. La Flûte enchantée
  3. L'Indifférent

Les trois mélodies sont d'inégale longueur — la première étant de loin la plus longue.

Textes[modifier | modifier le code]

Genèse[modifier | modifier le code]

Ravel avait choisi ces textes car il les considérait comme les moins aptes à être mis en musique. Il voulait des vers difficiles, tout à fait impossibles à chanter.

Création[modifier | modifier le code]

L'œuvre fut créée le par la mezzo-soprano Jeanne Hatto [mais selon Victor Girard, dans le livret accompagnant en 1998 le CD Marston consacré à Jane Bathori, c'est cette dernière qui fut la toute première créatrice d'Asie aux Bouffes-Parisiens, en remplacement de Jeanne Hatto souffrante le soir de cette création]. Depuis lors l'œuvre est habituellement chantée par une voix de femme. On trouve néanmoins certaines interprétations par des voix d'hommes apportant une couleur homoérotique, particulièrement dans les deuxième et troisième poèmes.

Influences[modifier | modifier le code]

L'influence spirituelle de Claude Debussy se fait sentir dès les premières mesures — moins dans le coloris orchestral raffiné que dans la déclamation libre et discrète des vers à la rythmique ouverte, selon l'exemple de Pelléas et Mélisande.

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Les enregistrements qu'en a donnés Ernest Ansermet à la tête de l'orchestre de la Suisse romande avec Suzanne Danco en 1954 et Régine Crespin en 1963 sont toujours au catalogue aujourd'hui.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]