André Caplet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
André Caplet
Description de cette image, également commentée ci-après
André Caplet en 1920
Nom de naissance André Caplet
Naissance
Le Havre (Seine-Inférieure)
Décès (à 46 ans)
Neuilly-sur-Seine (Seine)
Activité principale Compositeur
Style Musique impressionniste
Activités annexes Chef d’orchestre
Lieux d'activité Paris
Années d'activité 1898-1925
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Gabriel Fauré

Œuvres principales

André Caplet est un compositeur et chef d'orchestre français, né le au Havre et mort le à Neuilly-sur-Seine.

Biographie[modifier | modifier le code]

André Caplet étudie la composition dans sa ville natale avant de partir au conservatoire de Paris. Comme Claude Debussy en 1884, il remporta le prix de Rome en 1901 (devant Maurice Ravel) avec une cantate intitulée Myrrha, ce qui fut à l’origine de leur amitié et de leur collaboration. Il quitta Rome et la villa Médicis pour gagner l'Allemagne où il apprit la direction d'orchestre. Il composa des œuvres vocales et religieuses, telles que la Messe des petits de Saint-Eustache-la-Forêt (1919), Pie Jesu (1919) et Le Miroir de Jésus (1923). Également chef d'orchestre, il créa le Martyre de Saint-Sébastien de Debussy en 1911. Il dirigea également à l'opéra de Boston de 1910 à 1914.

André Caplet et Claude Debussy

En 1914, nommé chef de l'orchestre de l'Opéra de Paris et, bien qu'exempté du service militaire, Caplet s’engage au moment de la déclaration de la Première Guerre mondiale. Gazé, sa santé l'empêchant de continuer sa carrière de chef d'orchestre alors qu'il était considéré comme l'un des meilleurs de son époque au niveau international[1], il se consacre ensuite essentiellement à l'orchestration (La Boîte à joujoux, Jet d'eau, Clair de lune de Claude Debussy) et à la composition avec une dominante religieuse (Messe à trois voix, La Part à Dieu, Le Miroir de Jésus : Mystères du Rosaire[2]). Il est également l'auteur de Légende, qui comporte une partie significative de saxophone[3].

Ses œuvres instrumentales ont mis en musique des thèmes populaires persans, Salammbô de Flaubert (1902), le Conte fantastique d'après Le Masque de la mort rouge d’Edgar Allan Poe et la Suite persane pour double quintette à vent.

Il a épousé Geneviève Perruchon le , dont il a eu un fils, Pierre, né le . Il a été l’amant d’Isadora Duncan.

« Hier, pour la première fois, j’ai entendu deux mélodies d’André Caplet sur des vers de Georges Jean-Aubry [...] Ce Caplet est un artiste. Il sait trouver l’atmosphère sonore et, avec une jolie sensibilité, a le sens des proportions ; ce qui est beaucoup plus rare qu’on ne le croit, à notre époque de musique bâclée, ou hermétique comme un bouchon ! »

— Claude Debussy, 1908

Une partie de ses partitions manuscrites originales est conservée par la Bibliothèque municipale du Havre.

Il est inhumé dans la 22ème division du Cimetière de Montmartre.

Catalogue des œuvres[modifier | modifier le code]

Musique vocale[modifier | modifier le code]

Voix et piano[modifier | modifier le code]

  • Green (P. Verlaine, 1902
  • Il était une fois (J. Richepin), 1903
  • Poème de mai (A. Silvestre), 1902
  • Dans la fontaine (P. Gravollet), 1903
  • Papillons (P. Gravollet), 1903
  • Le Livre rose (P. J. Pain), 1898–1901
    • 1. Le Livre où je veux lire
    • 2. Premier Prix
    • 3. Les Pleurs de bébé
    • 4. Le Furet du bois, Mesdames
  • Chanson d'automne (A. Silvestre), 1900
  • Paroles à l'absente (G. Jean-Aubry), 1908
    • 1. Préludes
    • 2. Ce sable fin et fuyant
    • 3. Angoisse
  • Le Vieux Coffret (R. de Gourmont), 1914–1917
    • 1. Songe
    • 2. Berceuse
    • 3. In una selva oscura
    • 4. Forêt
  • En regardant ces belles fleurs (Charles d’Orléans), octobre 1914
  • Nuit d'automne (H. de Régnier), mars 1915
  • Prière normande (J. Hébertot), 1916
  • Solitude (J. Ochse), 1915
  • La Croix douloureuse (R. P. Lacordaire) 1918
  • Détresse ! (H. Charasson), 9 novembre 1918
  • Trois Fables (La Fontaine), 1919
    • 1. Le Corbeau et le Renard
    • 2. La Cigale et la Fourmi
    • 3. Le Loup et l'Agneau
  • Le Pain quotidien, (15 exercices), 1920
  • Cinq Ballades françaises (P. Fort) 1920
    • 1. Cloche d'aube
    • 2. La Ronde
    • 3. Notre chaumière en Yvelines
    • 4. Songe d'une nuit d'été
    • 5. L'Adieu en barque
  • L'Hymne à la naissance du matin (d’après Paul Fort), 1920
  • La Cloche fêlée (C. Baudelaire), 1922
  • La Mort des pauvres (C. Baudelaire), 1922
  • La Part à Dieu (chanson populaire), 1925

Voix et orgue[modifier | modifier le code]

  • Pie Jesu, 1919
  • Panis angelicus, 1919
  • Pater noster, 1919
  • Tu es sacerdos, 1920
  • Les Prières, 1914-1917

Voix et flûte[modifier | modifier le code]

Voix et harpe[modifier | modifier le code]

  • Quand reverrai-je, hélas ! (Du Bellay), 27 août 1916
  • Sonnet « Doux fut le trait » (Ronsard), 1924

Voix et orchestre[modifier | modifier le code]

  • Myrrha, scène lyrique pour troix voix solistes et orchestre (F. Beissier d'après Sardanapale de Lord Byron), 1901 - Grand Prix de Rome
  • Il était une fois (J. Richepin)
  • Paroles a l'absente (G. Jean-Aubry), 1908
    • 1. Préludes
    • 2. Angoisse
  • Le Vieux Coffret (R. de Gourmont)
  • La Croix douloureuse (R. P. Lacordaire)
  • Détresse ! (H. Carasson)
  • Hymne à la naissance du matin (P. Fort), novembre 1920
  • Les Prières pour voix, harpe et quatuor à cordes, 1914–1917
    • 1. Oraison dominicale
    • 2. Salutation angélique
    • 3. Symbole des apôtres
  • Le Miroir de Jésus (Henri Ghéon) pour voix solo, chœur à 3 voix, harpe et quatuor à cordes, 1923

Musique chorale[modifier | modifier le code]

  • Inscriptions champêtres pour trois voix a cappella (R. de Gourmont), août 1914
  • Messe à trois voix, dite des petits de Saint-Eustache la Forêt, a cappella 1919-1920
    • 1. Kyrie eleison
    • 2. Gloria
    • 3. Sanctus
    • 4. Agnus Dei
    • 5. O Salutaris
  • Été (V. Hugo), pour chœur mixte et orchestre, 1899
  • Paques citadines (C. Spinelli), pour chœur mixte et orchestre, 1920

Musique instrumentale[modifier | modifier le code]

Harpe[modifier | modifier le code]

  • Deux Divertissements (1924)
    • 1. à la française
    • 2. à l'espagnole

Piano[modifier | modifier le code]

  • Menuet dans le style ancien, 1897
  • Prélude pour piano à quatre mains, 1899
  • Deux pièces, 1900
  • Do, ré, mi, fa, sol dans tous les tons (petites pièces faciles) pour piano à quatre mains, 1901
  • Un tas de petites choses pour piano à quatre mains, 1919

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • Rêverie et Petite Valse pour flûte et piano, 1897
  • Quintette pour piano, flûte, hautbois, clarinette et basson, 1898
    • 1. Allegro
    • 2. Adagio
    • 3. Scherzo
    • 4. Finale
  • Suite persane pour 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, et 2 cors, 1900
    • 1. Scharki (allegretto)
    • 2. Nihavend (andantino)
    • 3. Iskia Samaisi (vivo)
  • Feuillets d'album pour flûte et piano, 1901
  • Élégie pour violoncelle et piano, 1903
  • Allégresse pour violoncelle et piano, 1903
  • Septuor pour cordes vocales et instrumentales (quatuor à cordes et trois voix de femmes), 1909
  • Sonate pour piano, voix, violoncelle, 1919
  • Épiphanie pour violoncelle et piano (réduction de la version pour orchestre), 1923
  • Improvisations pour violoncelle et piano d'après Le Pain quotidien, 1923
  • Conte fantastique d'après Le Masque de la mort rouge d'Edgar Allan Poe pour harpe et quatuor à cordes, 1924
  • Sonata da chiesa pour violon et orgue, 1924
    • 1. Calme
    • 2. Intérieur
    • 3. Alléluia

Orchestre[modifier | modifier le code]

  • Suite d'orchestre (sur des mélodies populaires persanes), 1900
  • Légende (suite symphonique pour saxophone et orchestre), 1905
  • Le Masque de la mort rouge pour harpe chromatique principale et orchestre à cordes, 1908
  • Marche solennelle pour le centenaire de la Villa Medicis, 1903
  • Salammbô, poème symphonique, 1902
  • Marche héroïque de la Ve Division pour musique militaire, 1917
  • Épiphanie, fresque musicale pour violoncelle et orchestre, 1923

Arrangements[modifier | modifier le code]

Réductions pour piano[modifier | modifier le code]

  • Images (Debussy)
1. Rondes de printemps
2. Gigues
3. Iberia
  • La Mer (Debussy)
  • Le Martyre de Saint Sébastien, voix et piano (Debussy)
  • La Mer, pour 2 pianos, 6 mains (Debussy)

Orchestrations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « André Caplet » dans Jean-Pierre Thiollet, Sax, Mule & Co, H & D, Paris, 2004, p. 109.
  2. André Caplet, Le Miroir de Jésus : Mystères du Rosaire pour chant (voix principale), chœur de femmes, orchestre à cordes et harpe, éditions Durand.
  3. Jean-Pierre Thiollet, Sax, Mule & Co, op. cit., p. 108-109.

Liens externes[modifier | modifier le code]