Trie-sur-Baïse

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Trie-sur-Baïse
Monastère des Carmes.
Monastère des Carmes.
Blason de Trie-sur-Baïse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Tarbes
Canton Les Coteaux
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Trie
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Pierre Grasset
2014-2020
Code postal 65220
Code commune 65452
Démographie
Gentilé Triais
Population
municipale
1 062 hab. (2014 en diminution de 1,67 % par rapport à 2009)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 20″ nord, 0° 22′ 16″ est
Altitude Min. 224 m
Max. 360 m
Superficie 11,2 km2
Localisation

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Trie-sur-Baïse est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Triais.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Trie-sur-Baïse dans les Hautes-Pyrénées
Localisation de Trie-sur-Baïse dans le département des Hautes-Pyrénées.

Situation[modifier | modifier le code]

Commune du Pays des Coteaux sur la Baïse.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière de la Baïse traverse la commune du sud au nord au centre de la commune.
Le ruisseau de Buzas affluent de rive droite de la Baïse traverse la commune du sud au nord et forme la limite est avec la commune de Sadournin.
Le ruisseau les Cluzets affluent de rive droite de la Baïse forme une partie de la limite sud-est avec la commune de Puydarrieux.
Les ruisseaux le Pélan, de Lapeyre de Lalanne, de Caysac affluents de rive gauche de la Baïse traversent la commune d'ouest en est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Trie-sur-Baïse et des proches communes.
Communes limitrophes de Trie-sur-Baïse
Fontrailles
Bernadets-Debat, Lapeyre,
Lalanne-Trie, Vidou
Trie-sur-Baïse Sadournin, Puydarrieux
Tournous-Darré

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Hautes-Pyrénées.

Le climat est tempéré de type océanique dû à l'influence proche de l'Océan Atlantique situé à peu près 150 km plus à l'ouest. La proximité des Pyrénées fait que la commune profite d'un effet de foehn, il peut aussi y neiger en hiver, même si cela reste inhabituel.

Données climatiques à Trie-sur-Baïse.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 1,3 2,7 5,2 8,3 11,6 14,1 13,9 11,7 8 3,6 1,3 6,9
Température moyenne (°C) 5,3 6,1 7,8 10 13,3 16,7 19,3 19 17,2 13,3 8,5 5,8 11,9
Température maximale moyenne (°C) 9,9 11 12,9 14,8 18,3 21,7 24,5 24 22,6 18,6 13,4 10,4 16,8
Ensoleillement (h) 108,8 118,8 155,6 157,2 181,3 191,5 215,5 196,4 194,5 164,4 124,4 104,4 1 912,8
Précipitations (mm) 112,8 97,5 100,2 105,7 113,6 80,7 57,3 70,3 71 85,2 93 112,1 1 099,4
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale d'Ossun de 1961-1990[1].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par l'autoroute A64 sortie Sortie 13 et les routes départementales D632 et D939.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 667[2].
Parmi ces logements, 76,8 % sont des résidences principales, 5,7 % des résidences secondaires et 17,4 % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Trie-sur-Baïse.

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[3] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

Trie prend le nom de Trie-sur-Baïse en 1966.

Étymologie : du nom de Jean de Trie, sénéchal de Toulouse.

Nom occitan : Tria.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation de la bastide au XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Trie-sur-Baïse est une de ces villes nouvelles appelées « bastide » qui ont été fondées au XIIIe siècle et XIVe siècle dans le Sud-Ouest de la France dans un contexte d'essor démographique et d'affirmation du pouvoir royal. Le contrat de paréage, acte de fondation de la ville, est signé en 1323, entre, Jean de Trie, représentant du roi, le seigneur de Duffort Bernard de Manas, le seigneur de Puydarrieux Géraud d'Esparros et un représentant de l'abbaye de l'Escaladieu, l'abbé Roger de Mauléon. Le nom de la ville s'inspirerait ainsi de celui de Jean de Trie, sénéchal de Toulouse[4].

Sièges, pillages et reconstruction[modifier | modifier le code]

Durant la guerre de Cent Ans qui voit s'affronter sur le sol français deux dynasties, les Plantagenêts et la Maison capétienne de Valois, le prince de Galles dit Prince Noir mène, en 1355, une dévastatrice expédition dans le Sud-Ouest. Trie est assiégée et prise. Les pillages se succèdent alors.

Le reconstruction de la ville est permise avec l'arrêt des saccages en 1363. Les Carmes fondent un monastère en 1365. Les fortifications sont achevées et une citadelle abrite des soldats en stationnement. Deux hôpitaux sont édifiés : l’hôpital Saint-Antoine est destiné aux pèlerins de passage et l’hôpital Saint-Jacques est consacré aux plus pauvres. La ville s'enrichit et connaît son âge d'or au XVe siècle[5]. Symbole toujours visible de cette prospérité, l'église entre en construction en 1444.

Jusqu'à la Révolution, la bastide de Trie fut une des nombreuses enclaves de la Jugerie de Rivière-Verdun dans la comté d'Armagnac.

De nouvelles difficultés à partir du XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, Trie connaît, comme le reste de la région, des conflits religieux opposant protestants et catholiques. Au mois d'août 1569, les troupes du réformé Montgonmery incendient le monastère. Une vingtaine de personnes y demeurant sont exécutées.

Durant presque trois siècles, la cité connaît des périodes de famine ou de maladie. Les finances publiques sont mises en difficulté par le passage incessant de troupes qu'il faut payer.

Cadastre napoléonien de Trie-sur-Baïse[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien de Trie-sur-Baïse est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 mars 2008 Jacques Aubian    
mars 2008 avril 2014 Maryse Maumus    
avril 2014 en cours Jean-Pierre Grasset PG puis DVG Postier

Historique administratif[modifier | modifier le code]

Sénéchaussée de Toulouse, élection de Rivière-Verdun, canton de Trie (1790). Lalanne est une dépendance politique de Trie, d'abord commune (1790), aurait été ensuite réunie à Trie contre le vœu de ses habitants, érigée à nouveau en commune à la fin de 1791, mais les limites des deux communes n'auraient été fixées qu'en 1798, Trie prend le nom de Trie-sur-Baïse en 1966[7].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Trie-sur-Baïse appartient à la communauté de communes du Pays de Trie créée en septembre 2006 et qui réunit 22 communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune de Trie-sur-Baïse dispose d'une agence postale.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2014, la commune comptait 1 062 habitants[Note 1], en diminution de 1,67 % par rapport à 2009 (Hautes-Pyrénées : -0,31 %).
          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 176 969 1 004 1 203 1 365 1 235 1 385 1 570 1 767
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 714 1 680 1 743 1 660 1 676 1 589 1 554 1 585 1 433
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 459 1 459 1 240 1 226 1 255 1 241 1 197 1 126 1 200
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
1 175 1 096 1 075 1 011 1 034 1 065 1 080 1 062 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école et d'un collège en 2016[13].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville est également célèbre pour son festival annuel du cri du cochon[14], la Pourcailhade [15]. Il est entièrement consacré au cochon.

Il a lieu le mois d'août. Il a connu 36 éditions depuis 1975[16],[17],[18]. La 36e édition de la Pourcailhade s'est déroulée le 14 août 2011[19]. Il n'a pas eu lieu en 2012 "Faute de bénévoles et de concurrents professionnels"[16].

Un grand nombre d'activités était proposé tournant autour du cochon comme un concours de cri du cochon[20], de la course de porcelets ou d'un concours du plus grand mangeur de boudin[21].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monastère des Carmes[modifier | modifier le code]

Le monastère a été fondé en 1365. En 1569, à la suite d'un incendie, seule l'église échappe à la destruction. Mais, le monastère est reconstruit 60 à 70 ans plus tard.

Durant la Révolution il a fait partie de ces possessions de l’Église devenues biens nationaux pour être revendues. Une fois encore, seule l'église subsiste. Les autres bâtiments furent démantelés. Le cloître a ainsi été reconstruit, à partir d'éléments achetés avant la Première Guerre mondiale par le collectionneur George Grey Barnard, dans l'enceinte du musée The Cloisters, à New York.

L'église, édifice de type gothique méridional, a été restaurée en 1992 pour devenir un centre d'activités culturelles.

La mairie-halle[modifier | modifier le code]

La mairie, imposant édifice Empire, abrite, en son rez-de-chaussée, une halle aux extensions de type Baltard.

L'église Notre-Dame-des-Neiges[modifier | modifier le code]

La tradition voudrait que l'église doive son nom à un signe divin. Les premiers habitants de la cité se seraient réunis en assemblée un matin d'août 1355 afin de décider du lieu de construction de leur lieu de culte. Le neige se serait mis à tomber et aurait recouvert le sol de façon à faire apparaître une croix. Une chapelle est alors construite et dédiée à Notre-Dame-des-Neiges qui devient la protectrice de la bastide.

L'église actuelle, édifiée un siècle plus tard, porte ce même nom. Elle est dotée d'un clocher aux lignes massives surmontée d'une flèche de style gothique flamboyant.

Vestiges des fortifications[modifier | modifier le code]

Des vestiges des fortifications de la cité sont encore visibles telles que la Tour Ronde et la Tour Carré datant des XIVe et XVe siècles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier de gueules à trois coquilles d'or, au deuxième et au troisième d'azur à trois fleurs de lys d'or, au quatrième d'or à trois pals de gueules.
Commentaires : Ce blason est officiel (vérifié auprès de la mairie).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Climatologie mensuelle à Tarbes », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 25 septembre 2016).
  2. Insee : Rapport statistique communal pour la commune de Trie-sur-Baïse
  3. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2).
  4. http://abadie.jimdo.com/bastides-bigourdanes/trie-sur-ba%C3%AFse/le-par%C3%A9age/ Retranscription du contrat de paréage
  5. http://www.triesurbaise.com/ Le site de la commune retrace son histoire
  6. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral de Trie-sur-Baïse en 1827
  7. Archives départementales des Hautes-Pyrénées
  8. « Liste des juridictions compétentes pour Trie-sur-Baïse », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  13. « Annuaire : Résultats de recherche », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 28 juin 2017).
  14. http://www.pourcailhade.com/ Le site de la POURCAILHADE
  15. (en) April Orcutt, « La Fête du Cochon/La Pourcailhade, Trie-sur-Baïse, France », sur latimes.com, (consulté le 31 juillet 2016).
  16. a et b Bastien Hugues, « Les Français, médaillés d'or en cracher de bigorneau et en lancer de tong - Pour se consoler des JO, voici dix disciplines estivales où nul ne peut rivaliser avec les tricolores. », sur francetvinfo.fr, (consulté le 31 juillet 2016).
  17. http://arounddeglobe.com/la-pourcailhade-a-french-festival-to-honor-the-humble-swine/
  18. http://sud-ou-est.fr/mugron-40-envisage-de-ressusciter-le-championnat-du-monde-du-cri-du-cochon/
  19. « Trie-sur-Baïse. Pourcailhade : la fidélité récompensée », sur ladepeche.fr, (consulté le 31 juillet 2016).
  20. Ondine Millot, « Cris cochons à Trie-sur-Baïse », sur liberation.fr, (consulté le 31 juillet 2016).
  21. http://www.lasemainedespyrenees.fr/2008/08/08/trie-sur-baise-la-pourcailhade-un-petit-groinde-paradis/