Chelle-Debat

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Chelle-Debat
Image illustrative de l'article Chelle-Debat
Blason de Chelle-Debat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Les Coteaux
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux de Pouyastruc
Maire
Mandat
Christine Salières
2014-2020
Code postal 65350
Code commune 65142
Démographie
Gentilé Chellois
Population
municipale
211 hab. (2014 en stagnation par rapport à 2009)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 21″ nord, 0° 13′ 51″ est
Altitude Min. 190 m
Max. 347 m
Superficie 8,69 km2
Localisation

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Chelle-Debat

Chelle-Debat est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Chellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Chelle-Debat dans les Hautes-Pyrénées
Localisation de Chelle-Debat dans le département des Hautes-Pyrénées.

Situation[modifier | modifier le code]

Commune du piémont pyrénéen située en Bigorre dans l'aire urbaine de Tarbes à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Tarbes, à huit kilomètres du Gers.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière de l'Arros (affluent droit de l'Adour) traverse la commune du sud au nord et forme une partie de la limite ouest avec les communes de Jacque et Marseillan .
Les ruisseaux des Oustaus , le Miqueu et la Chella, affluent droit de l'Arros, arrosent les terres de la commune.
Les ruisseaux de Labascure et l'Eschous traversent la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Chelle-Debat et des proches communes.
Communes limitrophes de Chelle-Debat
Laméac, Trouley-Labarthe
Jacque, Marseillan Chelle-Debat Osmets, Mun
Castelvieilh, Cabanac, Aubarède

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Hautes-Pyrénées.

Le climat est tempéré de type océanique dû à l'influence proche de l'Océan Atlantique situé à peu près 150 km plus à l'ouest. La proximité des Pyrénées fait que la commune profite d'un effet de foehn, il peut aussi y neiger en hiver, même si cela reste inhabituel.

Données climatiques à Chelle-Debat.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 1,3 2,7 5,2 8,3 11,6 14,1 13,9 11,7 8 3,6 1,3 6,9
Température moyenne (°C) 5,3 6,1 7,8 10 13,3 16,7 19,3 19 17,2 13,3 8,5 5,8 11,9
Température maximale moyenne (°C) 9,9 11 12,9 14,8 18,3 21,7 24,5 24 22,6 18,6 13,4 10,4 16,8
Ensoleillement (h) 108,8 118,8 155,6 157,2 181,3 191,5 215,5 196,4 194,5 164,4 124,4 104,4 1 912,8
Précipitations (mm) 112,8 97,5 100,2 105,7 113,6 80,7 57,3 70,3 71 85,2 93 112,1 1 099,4
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale d'Ossun de 1961-1990[1].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par la route départementale D632.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est assez étendue (superficie : 860 ha environ), et l’habitat est dispersé. Si le cœur du village se concentre près du lit de l’Arros, au confluent avec l’Achella, certaines maisons sont encore situées à plus d’un kilomètre et demi de la (seule !) place du village, sur les collines avoisinantes.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 104[2].

Parmi ces logements, 86,0 % sont des résidences principales, 7,6 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes :

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Chelle-Debat au sud de Saint-Sever-de-Rustan

Étymologie[modifier | modifier le code]

Il pourrait provenir du latin stella qui signifie étoile, du fait que le village est situé au centre d’une étoile à cinq branches formé par les cinq grands bourgs voisins que sont Tarbes au sud-ouest, Tournay au sud, Trie-sur-Baïse à l’est, Villecomtal-sur-Arros au nord et Rabastens-de-Bigorre au nord-ouest[Informations douteuses] [?]. Ces cinq localités sont en effet à une quinzaine de kilomètres environ du village.

Mais l’étymologie la plus probable du mot Chelle reste une déformation du mot latin cella (petit sanctuaire romain ou mérovingien), en rapport avec l’autel que les villageois auraient édifié après le passage de saint Martin dans le village, ou à proximité de la fontaine miraculeuse située au cœur du bois communal. Cet autel et cette fontaine sont d’ailleurs représentés sur les armoiries du village, et saint Martin est demeuré le patron de la paroisse.

En revanche, quelques autochtones pensent - à tort -[réf. nécessaire] que le mot de Chelle provient de l’Achella, un petit ruisseau qui traverse le village. En réalité, c’est le village qui a donné son nom au ruisseau.

Quant au deuxième mot, Debat, il provient de l’occitan et signifie « en bas » ainsi que « au nord » (S. Palay : dictionnaire du Béarnais et du Gascon).

Remarque : prononcer « chèle débatt ».

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[3] Nom occitan : Shèla Devath.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village ne se trouvait pas au même endroit lors de sa fondation. On pense que le centre était alors situé au lieu-dit Las Crabès, où l’on peut encore voir dans un champ, au creux d’un méandre de l’Arros, le tumulus sur lequel était érigée une ancienne chapelle.

Le village, que l’on considère traditionnellement fondé par saint Martin de Tours, est probablement né au cours du haut Moyen Âge, résultant de la sédentarisation de quelques paysans locaux qui devaient utiliser l’eau de l’Arros pour l’agriculture. Un moulin devait déjà se situer à l’endroit du moulin actuel, sur la rivière, au lieu-dit Las Crabès, tandis qu’un oppidum retranché sur une colline voisine dominait la vallée. On peut encore à l’heure actuelle se rendre sur cette motte féodale où, bien que rien ne subsiste, l’on peut noter des traces de terrassement.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au cours du Moyen Âge, le village dépendait des moines de l’abbaye voisine de Saint-Sever-de-Rustan, qui offrait travail et protection aux habitants du village.

Politiquement, la situation du village était un peu particulière. Localisé sur la frontière entre le comté de Bigorre (bientôt sous suzeraineté béarnaise) et le pays d'Astarac (apporté avec la Gascogne au royaume d’Angleterre par Aliénor d'Aquitaine), le village fut sûrement le théâtre de plusieurs affrontements. Ainsi, le centre du village, situé à proximité d’un gué sur l’Arros, fut conquis et/ou conservé au cours de la guerre de Cent Ans par les Anglais, intéressés par les droits de péage. La partie du village comprenant les quartiers de Pouey et Las Crabès, en revanche, était restée française. De la présence des Anglais dans le village ne demeure à présent que le sobriquet des habitants du village : Les Anglais de Chelle.

De grands personnalités historiques marquèrent l’histoire de la région. Gaston Phébus, le comte, opposa non loin une résistance farouche aux Anglais ; le Prince Noir et ses troupes massacrèrent les bastides de Trie-sur-Baïse, de Rabastens-de-Bigorre et brûlèrent l’abbaye de Saint-Sever-de-Rustan ; la riche comtesse Pétronille de Comminges, urbanisa et fit prospérer la région en faisant notamment construire des canaux d'irrigation.

Le reste de l’histoire du village reste malheureusement méconnu, mais il doit se calquer plus ou moins sur l’histoire de la Bigorre. On sait toutefois qu’au XVIIIe siècle, le village compta jusqu’à sept cents âmes, soit trois fois plus qu’aujourd’hui.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

On raconte qu’au XVIe siècle, lorsque le roi Henri IV venait chasser à proximité du village, il s’attardait au moulin auprès de la fille du meunier. On dit aussi que dans le bois du village, une fontaine miraculeuse (dont plus personne ne connaît l’emplacement aujourd’hui) permettait aux jeunes filles stériles de tomber enceintes. Certains ajoutent que quelques galants passant par-là n’y étaient pas étrangers…

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours du XIXe siècle, le village a « englobé » le hameau voisin de Pouey.

Enfin, on peut entendre par-ci par-là qu'à l'époque de l'occupation anglaise, une maison aurait été engloutie et aurait ressurgi d'un champ marécageux

Cadastre napoléonien de Chelle-Debat[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien de Chelle-Debat est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 2001 Henri Save    
mars 2001 2014 Francis Courtiade    
mars 2014 en cours Christine Salières   Première femme élue maire de la commune

Historique administratif[modifier | modifier le code]

Sénéchaussée de Toulouse, élection d'Astarac, abbaye de Saint-Sever, Pouey était du Pays et de la sénéchaussée de Bigorre et du quarteron de Rabastens, Chelle-Debat est du canton de Saint-Sever puis d'Aubarède (1790), chef-lieu transféré à Pouyastruc (1803), Pouey n'est pas cité dans les listes de 1790, apparaît en 1792 dans le canton d'Aubarède et dans celui de Trie à partir de 1801 et est rattaché à Chelle-Debat et au canton de Pouyastruc en 1828[6].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Chelle-Debat appartient à la communauté de communes des Coteaux de Pouyastruc créée en janvier 2013 et qui réunit 27 communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune de Chelle-Debat dispose d'une agence postale.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9].

En 2014, la commune comptait 211 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2009 (Hautes-Pyrénées : -0,31 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204 282 297 348 459 477 441 439 395
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
376 347 351 306 309 306 270 246 265
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
253 228 215 226 207 194 187 170 173
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
157 162 174 189 206 204 204 203 214
2014 - - - - - - - -
211 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école en 2017[12].

Économie[modifier | modifier le code]

L’agriculture occupe une place importante dans l’économie du village. La culture du maïs et l’élevage de bovins (pour la laiterie de Villecomtal-sur-Arros ou pour la boucherie) règlent la vie d’un bon tiers des habitants du village.

L’exode rural a décimé la population chelloise au cours des XIXe et XXe siècles. On observe à présent plutôt l’inverse, c’est-à-dire un phénomène de rurbanisation : les gens viennent vivre à la campagne tout en n’étant qu’à une vingtaine de minutes de l’agglomération tarbaise et de leur lieu de travail.

La région s’ouvre lentement au tourisme vert, qui a pris son envol grâce au film Le Bonheur est dans le Pré. Quelques étrangers viennent passer leurs vacances ou acquérir des maisons anciennes qu’ils restaurent.

Enfin l’école, l’auberge, le bureau de poste, le cabinet médical et le salon de coiffure montrent encore que les petits villages hors des sentiers battus entretiennent jalousement leur identité.

Population et société[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Saint patron : saint Martin - fête du village : le 11 novembre.
  • Au début du mois de novembre, se tient le festival Théâtre en Automne mêlant, pendant une semaine, des pièces jouées en français et en occitan par des troupes de professionnels ou d'amateurs. Le festival ouvre traditionnellement par le spectacle des enfants de l'Association de Théâtre du village.
  • L'Association Club de Chelle-Debat.FR, affiliée à la fédération des Familles Rurales, propose des activités diverses : gymnastique volontaire, yoga, conversation anglais/français, randonnées en montagne, soutien scolaire...

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au mont de sinople sommé d'une pierre de sable chargée d'une croisette du champ, au chef cousu d'or chargé de trois pals de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Climatologie mensuelle à Tarbes », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 25 septembre 2016).
  2. Insee : Rapport statistique communal pour la ville de Chelle-Debat
  3. a et b Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Conseil Général des Hautes Pyrénées, 2000.
  4. a, b, c et d ibidem
  5. Archives départementales des Hautes-Pyrénées : Plan cadastral de Chelle-Debat en 1809
  6. Archives départementales des Hautes-Pyrénées
  7. « Liste des juridictions compétentes pour Chelle-Debat », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. « Annuaire : Résultats de recherche », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 28 juin 2017).