Roquefort-des-Corbières

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Roquefort-des-Corbières
Roquefort-des-Corbières
Vue aérienne.
Blason de Roquefort-des-Corbières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Intercommunalité Grand Narbonne
Maire
Mandat
Luc Castan
2021-2026
Code postal 11540
Code commune 11322
Démographie
Gentilé Roquefortois
Population
municipale
1 007 hab. (2018 en diminution de 1,08 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 30″ nord, 2° 57′ 15″ est
Altitude Min. 10 m
Max. 540 m
Superficie 45,44 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Narbonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Corbières Méditerranée
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site Internet de la mairie

Roquefort-des-Corbières Écouter est une commune française située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont les Roquefortois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Roquefort-des-Corbières est une commune des Corbières. Elle est située à 5,8 km du chef-lieu de canton, Sigean, et à 77 km de la préfecture, Carcassonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La principale caractéristique géographique du lieu est la falaise dominant le village.

L'altitude moyenne de la commune est 117 mètres.

Les espaces naturels de la commune sont essentiellement des garrigues.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 13 des Autobus de Narbonne.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 15 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 13,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 620 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,6 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[2].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Portel-des-Corbières », sur la commune de Portel-des-Corbières, mise en service en 1971[7]et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[8],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 15,2 °C et la hauteur de précipitations de 640,4 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Perpignan », sur la commune de Perpignan, dans le département des Pyrénées-Orientales, mise en service en 1924 et à 33 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 15,4 °C pour la période 1971-2000[11], à 15,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 16,1 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Roquefort-des-Corbières est une commune rurale[Note 3],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Narbonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (74 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (69,4 %), cultures permanentes (23,4 %), forêts (4,7 %), zones urbanisées (1,3 %), zones agricoles hétérogènes (0,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Roquefort-des-Corbières

Son blasonnement est : D'azur au pal fuselé d'or et d'azur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , un incendie détruit 60 hectares de garrigue[20].

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Les chevaliers de l'ordre du Temple étaient implantés à Roquefort au XIIIe siècle avec une maison et des biens qui dépendaient de leur commanderie de Périès (domus de Rocafort, 1205)[21],[22]. Au début du XIVe siècle ces biens furent dévolus aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et rattachés à leur commanderie d'Homps[23] au sein du grand prieuré de Saint-Gilles[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1988 mars 2014 Christian Théron RPR-UMP Conseiller général du canton de Sigean (2001-2015)
mars 2014 novembre 2020 Marie-Christine Théron-Chet UMP-LR Conseillère départementale du canton de Sigean depuis 2015
novembre 2020 mars 2021 Délégation spéciale    
mars 2021 En cours Luc Castan    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26]. En 2018, la commune comptait 1 007 habitants[Note 5], en diminution de 1,08 % par rapport à 2013 (Aude : +2,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
285293295430471468567629636
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6066127058151 0001 2501 3511 2401 182
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2161 1021 0341 005932832840669643
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
6476216575606166648499471 032
2018 - - - - - - - -
1 007--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

En termes de population, Roquefort-des-Corbières est la 463e des 1 545 communes du Languedoc-Roussillon.

Économie[modifier | modifier le code]

La principale culture pratiquée sur la commune est la viticulture. Le vin produit est classé en Vin de pays, sous l'appellation Vin de pays des Coteaux du Littoral Audois, depuis le décret 2000/848 du .

Un projet de développement de la production d'énergie renouvelable, sur le territoire de la commune, est à l'étude. Il comprend un parc éolien avec 21 aérogénérateurs de 2,2 MW chacun, et deux centrales photovoltaïques qui occuperont au total près d'une cinquantaine d'hectares[29].

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Roquefort-des-Corbières possède un jardin d'enfants.

Culture[modifier | modifier le code]

Roquefort-des-Corbières possède une Maison des jeunes, de la culture et des loisirs (MJCL).

De nombreuses associations animent le village. En ce qui concerne la culture, l'association " Roquefort Histoire et Patrimoine" édite tous les ans une ou deux revues qui sont disponibles à la médiathèque de Narbonne.En partenariat avec le parc naturel régional, cette association entretien le site de La Clotte où se trouvent deux bornes milliaires (lien ci-dessous).

Activités sportives[modifier | modifier le code]

L'association "Roquefort Corbières Randonnées" propose des randonnées sur la commune ainsi que sur le département de l'Aude et les départements voisins (voir lien ci-dessous).

Sur la commune, un itinéraire balisé de 17 km permet de découvrir de nombreux vestiges agropastoraux et d'admirer de vastes panoramas. Roquefort est un village étape du Sentier cathare qui chemine de la Méditerranée aux Pyrénées.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La falaise est un site classé.

Roquefort-des-Corbières abrite une église dédiée à saint Martin.

  • Au sud-ouest du village, à environ 3 km, dans un petit vallon, on trouvera deux milliaires de l'époque augustéenne. Ce sont des bornes numérotées que les Romains plaçaient de mille en mille (1481 m) pour guider les voyageurs et rendre hommage à l'empereur. Ces deux bornes ont été déplacées de leur implantation initiale à une époque encore indéterminée.
  • Sur le territoire de la commune, on peut voir des capitelles, abris de pierre sèche liés à la viticulture.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Martrou, pionnier de la spéléologie française.
  • Yves Noé, joueur de rugby. Ancien joueur de rugby à XV du Stade toulousain, évoluant au poste de numéro 8 (1,81 m - 92 kg). Champion de France de rugby à XV en 1947. Dirigeant à la Fédération française de rugby. Il décédé en 2006 et inhumé dans son village d'origine, Roquefort-des-Corbières.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Portel-des-Corbières - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Roquefort-des-Corbières et Portel-des-Corbières », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Portel-des-Corbières - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Roquefort-des-Corbières et Perpignan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Perpignan - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Perpignan - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Perpignan - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. [1]
  21. Émile Bonnet, « Les maisons de l'ordre du Temple dans le Languedoc méditerranéen (suite) », Cahiers d'histoire et d'archéologie, no 30,‎ , p. 171-172, lire en ligne sur Gallica
  22. E.G Léonard, Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale : suivi d'un tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs, E. Champion, , xv-259 p.
    L'auteur nomme et localise à tort la commanderie de Périeis en proposant Peyrens sur la commune de Bizanet dans l'Aude, cf. Bonnet 1935, p. 170.
  23. Antoine du Bourg, Ordre de Malte : Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France..., Toulouse, L. Sistac et J. Boubée, , p. 591-593, lire en ligne sur Gallica
  24. « Cartulaire de la commanderie d'Homps et de ses dépendances, Albas, Prugnanes, La Roque de Fa, le Carcassès, Roquefort, Coustouges, Jonquières, de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem », sur ccfr.bnf.fr (consulté le )
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. [2]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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