Roquefort-des-Corbières

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Roquefort-des-Corbières
Roquefort-des-Corbières
La borne milliaire de Roquefort-des-Corbières.
Blason de Roquefort-des-Corbières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Corbières-Maritimes
Intercommunalité Le Grand Narbonne
Maire
Mandat
Marie-Christine Théron-Chet
2014-2020
Code postal 11540
Code commune 11322
Démographie
Gentilé Roquefortois
Population
municipale
1 035 hab. (2015 en augmentation de 6,59 % par rapport à 2010)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 30″ nord, 2° 57′ 15″ est
Altitude Min. 10 m
Max. 540 m
Superficie 45,44 km2
Localisation

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Liens
Site web Site Internet de la mairie

Roquefort-des-Corbières est une commune française située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont les Roquefortois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Roquefort-des-Corbières est une commune des Corbières. Elle est située à 5,8 km du chef-lieu de canton, Sigean, et à 77 km de la préfecture, Carcassonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roquefort-des-Corbières[1]
Portel-des-Corbières Sigean
Villesèque-des-Corbières Roquefort-des-Corbières Port-la-Nouvelle
(sur 200 m)
Fraissé-des-Corbières Feuilla La Palme,
Caves
(par un quadripoint)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La principale caractéristique géographique du lieu est la falaise dominant le village.

L'altitude moyenne de la commune est 117 mètres.

Les espaces naturels de la commune sont essentiellement des garrigues.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Roquefort-des-Corbières

Son blasonnement est : D'azur au pal fuselé d'or et d'azur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les chevaliers de l'ordre du Temple étaient implantés à Roquefort au XIIIe siècle avec une maison et des biens qui dépendaient de leur commanderie de Périès (domus de Rocafort, 1205)[2],[3]. Au début du XIVe siècle ces biens furent dévolus aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et rattachés à leur commanderie d'Homps[4] au sein du grand prieuré de Saint-Gilles[5].

Le 19 juillet 2008, un incendie détruit 60 hectares de garrigue[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1988 mars 2014 Christian Théron UMP Conseiller général du Canton de Sigean (2001-2015)
mars 2014 en cours Marie-Christine Théron-Chet UMP Conseillère départementale du Canton de Sigean depuis 2015
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2015, la commune comptait 1 035 habitants[Note 1], en augmentation de 6,59 % par rapport à 2010 (Aude : +2,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
285293295430471468567629636
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6066127058151 0001 2501 3511 2401 182
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2161 1021 0341 005932832840669643
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
6476216575606166648499471 032
2015 - - - - - - - -
1 035--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

En termes de population, Roquefort-des-Corbières est la 463e des 1 545 communes du Languedoc-Roussillon.

Économie[modifier | modifier le code]

La principale culture pratiquée sur la commune est la viticulture. Le vin produit est classé en Vin de pays, sous l'appellation Vin de pays des Coteaux du Littoral Audois, depuis le décret 2000/848 du 1er septembre 2000.

Un projet de développement de la production d'énergie renouvelable, sur le territoire de la commune, est à l'étude. Il comprend un parc éolien avec 21 aérogénérateurs de 2,2 MW chacun, et deux centrales photovoltaïques qui occuperont au total près d'une cinquantaine d'hectares[11].

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Roquefort-des-Corbières possède un jardin d'enfants.

Culture[modifier | modifier le code]

Roquefort-des-Corbières possède une Maison des jeunes, de la culture et des loisirs (MJCL)

De nombreuses associations animent le village. En ce qui concerne la culture, l'association " Roquefort Histoire et Patrimoine" édite tous les ans une ou deux revues qui sont disponibles à la médiathèque de Narbonne.En partenariat avec le Parc Naturel Régional,cette association entretien le site de La Clotte où se trouvent deux bornes milliaires.(lien ci-dessous)

Activités sportives[modifier | modifier le code]

L'association "Roquefort Corbières Randonnées" propose des randonnées sur la commune ainsi que sur le département de l'Aude et les départements voisins.(voir lien ci-dessous).

Sur la commune,un itinéraire balisé de 17 KM permet de découvrir de nombreux vestiges agropastoraux et d'admirer de vastes panoramas.Roquefort est un village étape du Sentier Cathare qui chemine de la Méditerranée aux Pyrénées.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La falaise est un site classé.

Roquefort-des-Corbières abrite une chapelle dédiée à Saint Martin.

Sur le territoire de la commune, on peut voir des capitelles, abris de pierre sèche liés à la viticulture.Au sud-ouest du village,à environ 3 km, dans un petit vallon, on trouvera deux milliaires de l'époque augustéenne. Ce sont des bornes numérotées que les Romains plaçaient de mille en mille (1481 m) pour guider les voyageurs et rendre hommage à l'empereur. Ces deux bornes ont été déplacées de leur implantation initiale à une époque encore indéterminée.

Des hébergements touristiques existent dans le village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Martrou, pionnier de la spéléologie française.
  • Yves Noé, joueur de rugby. Ancien joueur de rugby à XV du Stade toulousain, évoluant au poste de numéro 8 (1,81 m - 92 kg). Champion de France de rugby à XV en 1947. Dirigeant à la Fédération Française de Rugby. Il décédé en 2006 et inhumé dans son village d'origine, Roquefort-des-Corbières.
  • Théodore Marty (1842- 1926): propriétaire viticole, né dans la commune, membre de la commission archéologique de Narbonne, passioné par l'histoire de son village et auteur des "Recherches historiques sur Roquefort et Montpezat" (Chauvin, Toulouse,1889).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Émile Bonnet, « Les maisons de l'ordre du Temple dans le Languedoc méditerranéen (suite) », Cahiers d'histoire et d'archéologie, no 30,‎ , p. 171-172, disponible sur Gallica
  3. E.G Léonard, Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale : suivi d'un tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs, E. Champion, , xv-259 p.
    L'auteur nomme et localise à tort la commanderie de Périeis en proposant Peyrens sur la commune de Bizanet dans l'Aude, cf. Bonnet 1935, p. 170.
  4. Antoine du Bourg, Ordre de Malte : Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France..., Toulouse, L. Sistac et J. Boubée, , p. 591-593, disponible sur Gallica
  5. « Cartulaire de la commanderie d'Homps et de ses dépendances, Albas, Prugnanes, La Roque de Fa, le Carcassès, Roquefort, Coustouges, Jonquières, de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem », sur ccfr.bnf.fr (consulté le 31 décembre 2017)
  6. [1]
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. [2]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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